• La nuit est encore jeune ; catastrophe

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    né pour le changement dans un monde créé pour changer

    « Pour des raisons suffisamment évidentes, chaque génération traite la vie qu’elle trouve à son arrivée dans le monde comme une donnée définitive, hors les quelques détails à la transformation desquels elle est intéressée. C’est une conception avantageuse, mais fausse. A tout instant, le monde pourrait être transformé dans toutes les directions, ou du moins dans n’importe laquelle; il a ça, pour ainsi dire, dans le sang. C’est pourquoi il serait original d’essayer de se comporter non pas comme un homme défini dans un monde défini où il n’y a plus, pourrait-on dire, qu’un ou deux boutons à déplacer (ce qu’on appelle l’évolution), mais, dès le commencement, comme un homme né pour le changement dans un monde créé pour changer…».

    (L’ Homme sans qualités)

    Robert Musil

  • Abraham et fils

    Abraham et fils

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    L'histoire se passe à Pithiviers, à Montargis, Beaune la Rolande, Orléans...

  • Le Chevalier de Maison-Rouge

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    de lire aussi "Aurai-je sauvé Geneviève Dixmer ?" de Pierre Bayard.

  • Un an après

    Un an après

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    C’est avec la même élégance distanciée qu’Anne Wiazemsky reprend sa réécriture d’elle jeune femme. Elle est désormais mariée avec Godard, quand survient 68. Tout semble toujours aussi étranger aux yeux d’Anne, plus avide d’amitiés qu’intéressée par la rhétorique intellectuelle d’alors. D’ailleurs le tourbillon des évènements cesse vite et l’après-fête est triste…Godard veut casser son cinéma, prisonnier du verbe, prisonnier de sa jalousie aussi. Anne et Jean-Luc, c’est bientôt fini, Anne Wiazemsky peut alors cesser de remonter le temps, celui où elle fut un témoin privilégié. rédigé par Nicolas Trigeassou , 22 janvier

  • Amusements de mécanique

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  • Le Garçon Cousu

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    Le corps (Nicolas Maury) dit qu’il vient des livres lus. Il tient à jour leur liste. Elle dit : Donnez moi la liste. Il accepte. Le Garçon Cousu est un monologue écrit par Liliane Giraudon pour Nicolas Maury, et mis en scène par Robert Cantarella. La première eut lieu à la Maison de la Poésie. La place coûtait 15 euros en plein tarif et 10 euros pour les adhérents. Nicolas Maury avance dans la travail de scène par sauts d’intensité variable, ce qui le fait se retourner sur une décision tout en ne la contredisant pas. Ce qui passe par lui est une charge d’énergie qui se condense provisoirement à cause d’une polarité avec une matière, un espace, un sens, une attitude d’une des partenaires de scène. Je peux ne pas saisir les variations, je sais que je dois me retrouver à un moment donné, mais imprévisible, sur le chemin de l’intensité quand elle va se déclencher et vibrer, ou plus simplement inventer. Ce qui s’invente alors est une forme. Par exemple Nicolas demande un autre espace pour créer un rapport avec la surface, l’odeur, la matière, la sensualité d’un plastique et ainsi se permettre une invention dans l’interprétation. Il se retourne et constate un blanc entre deux accessoires, et il s’agit bien d’un blanc c’est-à-dire d’une potentialité d’écriture. Il propose (comme une fissure dans la certitude précédente) de modifier une expression du corps et donc de la voix. Pourquoi ce qui est simplement une idée de scène venue depuis l’interprête est particulièrement singulière en ce qui le concerne? Tous les acteurs sont aussi des sismographes de la présence et sont à même de formuler une intuition de plateau, une invention. Tous je ne sais pas, mais Nicolas Maury va plus vite avec la délicatesse d’un chat. L’intensité le traverse et ne peut pas se contenter d’être pur trajet, elle le fait se déplacer sur lui même et j’assiste à un bouillonement de son être, à une sorte d’électrification qui saute le pas du sens ou de la logique pour accéder à la micro-création d’un présent. Travail d’acteur. Je ne sais pas exactement ce que le terme de grand acteur ou actrice recouvre mais je sais ce qu’un acteur qui laisse agir les intensités aux instants de la recherche est capable de ne pas fermer une idée/théâtre ou une sensation/message. En le regardant faire et défaire les mouvements de sens pendant la répétition je sais que j’aime la mise en scène avec Nicolas Maury. Robert Cantarella http://robert-cantarella.tumblr.com/post/72755883543/115

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