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Le choix de Deborah : rentrée littéraire d'hiver
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Le Dernier Roi de Marettimo
Grégoire Domenach
- Christian Bourgois
- Littérature Française
- 8 Janvier 2026
- 9782267056716
Deux hommes se retrouvent après de longues années sur une petite île sicilienne. Ils furent autrefois les meilleurs amis du monde, quand Lorenzino venait passer ses vacances d'été à Marettimo où vivait Cesare. Ils consacraient alors tout leur temps à jouer aux échecs, dans une passion dévorante. Mais un jour, Zino, comme on l'appelle, se trouve mêlé à une affaire de contrebande qui l'oblige à quitter précipitamment l'Italie. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, il s'installe en France, le pays d'origine de sa mère, où Lorenzino devient Laurent. Résistant dans le maquis du plateau des Glières, déporté à Mauthausen, puis capitaine d'industrie et père de famille, il se construit une nouvelle existence en surmontant les épreuves, sans jamais se retourner. Sans même faire signe à Cesare - jusqu'au jour où, cinquante ans après son départ de Marettimo, il éprouve le besoin de revoir son ami d'enfance pour lui confier ce qu'il a fait de sa vie, les trahisons dont il se sent coupable et le sentiment de vide qui l'habite depuis longtemps... Le troisième roman de Grégoire Domenach, au carrefour de l'intime et de l'Histoire, se lit comme une passionnante traversée du XXee siècle et nous offre un bouleversant récit d'amitié.
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Sont-ce des anges qui chutent du ciel ? Ou des hommes qui s'effondrent, dansant les désastres du passé ? En s'approchant, on comprend qu'il ne s'agit pas d'un tableau ancien, mais bien d'une image récente de notre condition humaine. Car nous sommes toutes et tous des survivants de la peste noire qui, en cinq ans seulement, de 1347 à 1352, emporta plus de la moitié de la population européenne.
La peste est la plus grande catastrophe démographique de l'histoire de l'humanité. C'est à la fois un événement monstre et un événement de longue durée, qui laisse ses empreintes dans les textes et les images, mais aussi dans les archives du vivant et dans celles de la Terre. Ce livre propose de les recueillir pour éprouver la capacité des pouvoirs et des sociétés à faire face à la mort de masse.
Avec Peste noire, on parcourt une histoire-monde ouverte aux apports de l'archéologie, de la génétique et des sciences de l'environnement, débordant le récit traditionnel d'un Moyen Âge qui ne tient plus en place. Dans la tourmente épidémique, le temps se défait et se charge de nos hantises contemporaines. C'est toute l'histoire qui entre dans la danse, avec ses exigences et ses espérances. Car cette danse n'est pas macabre. Elle se place aux côtés des endeuillés pour y célébrer une poésie du savoir qui sait que le contraire de la mort n'est pas la vie, mais la vérité. -
Ici tombent les filles
Stephene Gillieux
- Éditions Phébus
- Littérature Française
- 15 Janvier 2026
- 9782752915047
Conte horrifique, roman sur la cellule familiale, ses mensonges, ses legs impossibles et le sort réservé aux filles : ce premier livre aborde l'emprise avec une envoûtante maîtrise et tient son lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.
Dans un futur proche où le grand dérèglement contraint aux migrations, un père a choisi de fuir la ville pour emmener sa famille sur la Butte, le domaine de ses ancêtres isolé en montagne. Pilha, Dag et Mette, ses trois filles y mènent une vie de servitude sous les ordres de leur mère. Il y a aussi Finn, le frère, né un jour de tempête, le seul pour lequel le Père envisage un avenir.
Car viendra le temps où il faudra mener chacune des filles en haut de la montagne. Ainsi en a décidé la malédiction qui pèse sur la lignée. Ainsi en a décidé le Père. Il faudra sacrifier au rituel. Parce que ce qui coule entre les cuisses des filles ne permet pas le doute. Lorsque Pilha, l'aînée, est atteinte de la mystérieuse maladie du sang, elle est escortée jusqu'au Mont. Et Pilha ne revient pas.
Dag l'a compris : elle sera la prochaine. Alors, c'est décidé : son sang ne coulera pas. Dans la forêt dont elle a fait son royaume, la tension monte. Et de découvertes macabres en révélations, la jeune fille trouvera le courage de s'arracher à la funeste destinée familiale. -
Les courants d'arrachement
Elise Lépine
- Éditions Grasset
- Littérature Française
- 7 Janvier 2026
- 9782246842248
Casablanca, 1955. À marée basse, Reine est allongée sur le « rocher des condamnés. » Ce matin, après avoir installé sa fille Rose sur le sable, elle a rejoint cet îlot minéral où, six ans plus tôt, elle passait des heures, à l'abri des regards, dans les bras de Jean, son amant.
Pourquoi ce pèlerinage ? Elle vient d'apprendre que Jean est mort. Celui dont elle espérait tant le retour ne viendra pas la sauver de sa tante cruelle, de son frère malsain, de la vie de captive qui l'attend aux côtés de son époux, François, dans l'univers calfeutré d'une bourgeoisie qui vit ses dernières années de faste sous le Protectorat français.
Reine cherche une raison de ne pas se laisser prendre par les courants de la marée montante pour rejoindre l'homme de sa vie dans la mort. Ses souvenirs la submergent : sa naissance en France dans une famille nombreuse des années 1930 ; la pauvreté ; la mort de sa mère ; son adoption par un couple de notables rattrapés par l'horreur de la Shoah ; l'invitation d'un oncle installé au Maroc ; la mystérieuse disparition de son amant ; le piège du mariage sans amour qui s'est refermé sur elle...
Alternant le temps contracté des chapitres au présent où se joue le suspens d'un possible suicide par noyade et le temps dilaté des chapitres au passé retraçant l'aventure de sa vie, le premier roman d'Élise Lépine se lit comme une saga intime, une épopée dont l'héroïne solaire et désespérée devra, à la fin, choisir son destin. -
Un premier roman incandescent qui nous plonge au coeur des plaies intimes creusées par la grande Histoire.
Yana, une jeune Bulgare née après la chute du Mur, est venue tenter sa chance aux États-Unis. Un soir, elle est témoin d'un accident de vélo. En apprenant que la victime est une autre immigrée d'Europe de l'Est, Yana est envahie par un flot de souvenirs qui mettent en scène les héroïnes de sa vie d'avant : sa mère, Lili, médecin qui a subi l'alcoolisme de son mari; sa grand-mère, Eva, qui a survécu avec elles à la violence des hommes et du régime...
De la maison natale d'Eva et de son village bulgare aux plages du Delaware,
Porter la faute déploie avec une puissance narrative rare le destin de femmes marquées par l'exil, la culpabilité et leur quête éperdue d'un chez-soi qui n'existe peut-être nulle part.
Joanna Elmy dresse le portrait magnétique d'une génération déchirée entre passé et avenir, entre fidélité et rupture, qui tente d'inventer une alternative à la résignation.
Ce premier roman incandescent nous plonge au coeur des plaies intimes creusées par la grande Histoire. -
Comme de nombreuses jeunes femmes de l'aristocratie vénitienne du XVIIIe siècle, Caterina Querini est nantie d'un époux et d'un sigisbée, un jeune Français. De ce trio amoureux est née une fille, Giulia qui, à l'âge de trois ans, sera enlevée par le sigisbée. Quinze ans plus tard, Caterina écrit à Stendhal, son ami, pour le charger de retrouver sa fille. Dans ses lettres, Caterina fait revivre la brillante Venise du XVIIIe siècle, sa jeunesse dorée entre ces deux hommes qui l'aimaient, mais aussi les drames qui ont jalonné sa vie. Elle finit, surtout, par confesser les raisons de la fuite de son sigisbée. L'affaire se complique lorsqu'Henri retrouve la jeune fille... et en tombe amoureux.
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Luigi Bellandi, professeur et traducteur, se remémore l'été 1972. Il a encore « douze ans et quatre mois », et tout le monde le surnomme alors Gigio. Comme chaque année, sa famille loue une maison dans une station balnéaire huppée de la côte toscane où il navigue avec son père, charismatique avocat. Sa voisine de plage, Astel Raimondi, s'intéresse enfin au jeune homme qu'il est en train de devenir, s'amusant à lui faire traduire, lui dont la mère est irlandaise, les chansons de rock qu'ils écoutent inlassablement sur son tourne-disque. Pour Gigio, c'est l'été des découvertes - la musique, la lecture et le plaisir de la traduction -, mais aussi celui de la naissance du désir et des inquiétudes qui l'accompagnent.
La nostalgie des premières amours pourrait être joyeuse si l'on ne pressentait pas, dès les premières pages du roman, l'avènement d'un drame familial. Celui-ci va se superposer au massacre perpétré par l'organisation terroriste Septembre noir, interrompant brutalement les Jeux olympiques de Munich que Gigio suivait avec une obsession encore enfantine. La « férocité du monde » frappera immanquablement le jeune garçon et ses proches, marquant ainsi la fin de son innocence.
Avec Septembre noir, le grand écrivain Sandro Veronesi démontre à nouveau la puissance narrative de sa plume, cette fois au service d'une tragédie au dénouement saisissant. Il signe là un roman plein de tendresse sur le pouvoir du langage et la nostalgie de la fin de l'enfance.
Traduit de l'italien par Dominique Vittoz -
La banlieue de Dresde, dans les années 1970 : après l'école, Karin, seize ans, s'occupe de sa petite soeur, tandis que sa grand-mère se remémore sa jeunesse nazie et que ses parents rêvent d'une autre vie. Mais lorsque son petit ami Paul ne revient pas d'une randonnée, c'est Karine que la Stasi interroge. La jeune femme se retrouve alors entraînée dans un monde de surveillance et de suspicion, où chaque choix peut bouleverser son destin.
Les Jeux heureux de l'enfance est une fresque vibrante, aussi intime qu'universelle, qui nous plonge dans un monde révolu dont les séquelles perdurent. Dans ce premier roman, en cours de traduction dans une douzaine de langues, Charlotte Gneuss révèle un talent narratif d'une sensibilité et d'une force remarquables. -
Dans une société ultra-répressive et menacée par la surpopulation, la mort est devenue un problème d'État. L'âge de la mort ("dévitalisation") comme les rapports sexuels sont imposés par décret.
Dans ce monde où la méchanceté est érigée en qualité première (car il faut savoir tuer), le seul objectif d'Albin, anti-héros tout aussi sombre que le narrateur de Viande, n'est pas de survivre mais de grimper dans l'échelle sociale, d'acquérir le pouvoir absolu pour laisser libre cours à son sadisme.
Pris dans les rouages des décrets officiels, d'une loi toujours changeante, il n'en sera finalement que le jouet misérable, tandis que la révolution, censée rétablir un monde plus humain, ne fera que déplacer l'exercice de la violence. -
Les cendres de Bowie
Massimo Palma
- Éditions de la variation
- La Ritournelle
- 9 Janvier 2026
- 9782383890522
David Bowie est né de la poussière des étoiles, il a joué avec les extraterrestres et les planètes lointaines, il a raconté les voyages spatiaux comme autant d'échappatoires à une terre trop bleue. Spécialiste de la métamorphose, être apocalyptique parfaitement intégré, étranger mais à l'aise dans ce monde, Bowie a dès le début mis en scène sa mort comme un rite de passage vers d'autres personnages, d'autres genres. Ce livre - l'occasion pour Massimo Palma de rendre hommage à l'artiste anglais dix ans après sa mort - traite de l'obsession de Bowie pour la fin - ses déguisements, ses tenues - et de ses stratégies pour toujours recommencer. David Bowie renaîtra toujours de ses cendres.
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De la roquette aux artichauts, du radicchio à la cima di rapa, du café aux digestifs, l'amertume joue un rôle de premier plan dans la cuisine italienne. Aucune autre cuisine européenne n'a une telle prédilection pour cette saveur qui a d'ailleurs donné son nom à des produits bien connus : les liqueurs comme l'Amaretto ou les variétés infinies d'amari, les vins comme l'Amarone ou le Negroamaro, et même ces délicieuses friandises aux amandes, les fameux amaretti. L'historien de l'alimentation Massimo Montanari puise dans les sources littéraires, les traités de botanique, les traités d'agriculture, les recettes de cuisine et de diététique pour retracer les origines de la prédilection de ses compatriotes pour l'amertume, dont les racines sont à trouver autant dans la paysannerie que dans la noblesse.
Le goût amer se retrouve principalement dans les légumes crus, dans les salades et autres herbes, dont la consommation a caractérisé les habitudes alimentaires et l'alimentation des classes populaires et rurales au cours des siècles. Il est passionnant de suivre l'auteur et de constater combien « l'adoption de modèles paysans par la haute cuisine est un cas tout à fait insolite, qui caractérise l'histoire de la cuisine italienne comme aucune autre ». Dans l'histoire gastronomique de l'Italie, il existe de nombreuses démonstrations d'une influence « du haut vers le bas », du noble vers le populaire, et inversement. Cette « convergence inattendue », ce « subtil partage des goûts entre banquets aristocratiques et tables paysannes », pour reprendre les mots de l'auteur, nous emmène dans un voyage fascinant aux sources de l'amer. -
Italie, Monza, 1936. Francesca, douze ans, est allongée sur la rive du Lambro, un homme mort sur elle. Il essayait de la violer avant de s'effondrer. Son amie Maddalena l'aide à cacher le corps. Rien ne les destinait pourtant à se lier d'amitié : Francesca est issue de la bourgeoisie, Maddalena, des quartiers pauvres de la ville, et la rumeur prétend qu'elle porte malheur. Cependant, les deux adolescentes vont devenir inséparables.
Ce roman à l'écriture tendrement tranchante est un cri de liberté, féministe et moderne. Hubert Artus, Le Parisien week-end.
Un texte viscéral et poétique. Linda Pommereul, librairie Doucet (Le Mans), Page des libraires.
Traduit de l'italien par Françoise Bouillot. -
" Ce texte part d'une photographie que personne ne verra jamais. Une image immontrable, prise après l'accouchement de Jacob, mon fils, né sans vie après une IMG (Interruption médicale de grossesse) à sept mois de grossesse. Pendant deux heures, avec ma femme, nous avons tenu ce bébé mort dans nos bras, et nous avons voulu garder une trace, une preuve qu'il avait existé. Il existe cette photo où nous apparaissons tous les trois. Mais que faire d'une photo qu'on ne peut ni partager, ni exposer, ni même toujours regarder ? Ce texte est à la fois une tentative d'exploration intime et un manifeste. Il interroge la mémoire, le deuil et l'invisibilité de ces enfants dont on ne parle pas. Il traverse le chemin jusqu'à l'IMG, l'accouchement d'un enfant qu'on ne connaîtra jamais vivant, et l'existence paradoxale de cette image qui contient tout et qui, pourtant, reste hors du monde.
Un texte poétique et fragmenté, qui oscille entre l'intime et le collectif, en donnant aussi une voix à tous ces enfants invisibles et aux parents qui n'ont pas de place pour leur deuil. Parce que personne ne parle de ces bébés morts, parce que ces naissances sans vie sont souvent effacées des récits familiaux, parce que l'IMG est encore trop souvent un tabou. Ce texte est un geste de mémoire, mais aussi une manière de questionner ce que signifie montrer et exister. " -
Il faut prendre garde à ce qu'on peut trouver dans la rue : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. En découvrant par hasard une montagne de photos dans une rue madrilène, Paco Gómez s'est engagé sans le savoir dans la plus folle des histoires vraies : celle de la famille Modlin. Il se fait détective, suit leurs traces et tente de reconstituer leur existence, mais chaque étape de son investigation paraît plus improbable que la précédente...
Mêlant journal intime, biographie et reportage photographique, L'incroyable famille Modlin est une enquête visuelle hypnotique où chaque cliché dévoile les secrets d'une étrange dynastie prise entre art, exil, obsession... et échec. Paco Gómez y ressuscite avec brio les vestiges de vies qui n'auraient jamais dû disparaître ; leur destin est plus romanesque que la fiction elle-même. -
«Je ne disais rien. Je ne me révoltais pas. À quoi bon. Je voulais juste survivre. Rester dans la vie, malgré tout.» Dix ans après la mort de sa mère, Youssef, un professeur exilé en France, revient à Salé, au Maroc, pour vendre l'appartement familial. Ce retour réveille les blessures d'une enfance meurtrie, brisée par les abus et le silence complice de tout un quartier. Mais aux souvenirs douloureux se mêlent ceux des jours heureux auprès de ses six soeurs, flamboyantes, insoumises et libres, qu'il a adulées puis haïes pour n'avoir pas su le protéger. À l'ombre des remparts de la ville et de son coeur, Youssef trouvera-t-il la force de leur pardonner ?
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Depuis qu'il a survécu à une fièvre mortelle, personne n'a vu son visage. Chaque nuit, l'enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s'enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres.
Alors qu'il entre dans l'adolescence, une jeune fille apparaît parmi les arbres. Elle ne ressemble en rien aux habitants de ce village perdu, hanté par des haines ancestrales. Mais elle aussi porte un secret et rêve d'échapper à l'avenir qui lui est promis.
Le Visage de la nuit est un roman éblouissant, traversé d'éclairs sur l'adolescence, la violence et le désir. -
Après le succès de son premier roman, Juliette Oury s'attèle à un sujet brûlant d'actualité
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Quand Anaïs rencontre Éden, c'est l'évidence. La passion.
Mais Éden porte en lui un lourd secret : une maladie génétique incurable. Il l'avait prévenue. Elle aurait pu partir. Et pourtant, Anaïs reste. Par choix. Par amour. Jusqu'où ira-t-elle ? Dans une langue ciselée, Geneviève Jannelle signe un roman bouleversant sur le courage d'aimer.
Geneviève Jannelle a publié plusieurs romans salués au Québec. -
" Je veux raconter la cuisine comme elle est, par celles et ceux qui la font. Celles et ceux qui y gravitent, que l'on rencontre de jour comme de nuit. "
De la cuisine d'un étoilé au zinc des brasseries parisiennes en passant par une enseigne de prêt-à-manger, Adélie Vernhes raconte par tableaux successifs les joies et les peines de la restauration. Elle retranscrit aussi bien le tourbillon des coups de feu - où tous les sens sont en éveil, où chaque plat est source d'émerveillement et de créativité - que les rencontres d'hommes et de femmes associant leur solitude après le service.
Des cadences infernales des cuisines aux repas partagés au petit matin,
L'Exercice des mâchoires est un portrait sensoriel et délicat de celles et ceux qui ont fait voeu de nourrir autrui, parfois au détriment de leur propre personne. -
Un jeune homme disparaît à la sortie d'un club. Il ne laisse derrière lui qu'une lettre et, dans sa chambre, des carnets, des poèmes, des flacons : autant d'indices sur sa disparition.
À travers le témoignage de ses proches et ses écrits personnels, le roman esquisse le portrait d'un garçon blessé par un amour vénéneux et interroge l'image de soi qu'on fabrique quand tout vacille à l'intérieur.
De Paris à Rome et à New York se déploie l'exploration sensuelle et sexuelle d'un être dispersé, déchiré entre un romantisme sombre et une tendre cruauté.
Un premier roman virtuose sur un héros dont l'échappée devient mythologique. -
Retour à Ostrog
Sacha Filipenko
- Les Éditions Noir sur Blanc
- Littérature Étrangère
- 15 Janvier 2026
- 9782889831630
La ville provinciale d'Ostrog, au nord de la Russie, est secouée par une vague de suicides d'adolescents. Le commissaire Alexandre Kozlov est envoyé en mission depuis Moscou pour mener l'enquête. En pleine déprime, car sa femme vient de le quitter, Kozlov cherche à découvrir la vérité, même si elle risque de ne pas lui plaire... Le voyage en Grèce des jeunes gens serait-il lié à cette tragédie ? Kozlov s'oppose à la théorie de la police, qui tente de mettre la faute sur Petia, un original amoureux de la nature. Dix ans plus tôt, Kozlov était déjà venu à Ostrog et avait fait jeter le maire en prison.
Dans ce thriller philosophique, basé sur une histoire vraie, Filipenko brosse avec humour noir un tableau terrible de la province russe, marquée par la corruption et le désespoir. Gare à celui qui ose entrouvrir la porte de la prison, ne serait-ce qu'un instant...