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Les poches du moment
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«J'ai laissé le désir de ce voyage croître en moi, me suis réjoui de la diversion que cela m'offrait à la tristesse de la séparation avec A. J'ai attendu que mon impatience grandisse. Attendu que monte en moi, jusqu'à devenir intenable, la hâte de filer vers le lac.» À la mort de son grand-père, Simon découvre que celui-ci a eu un fils, fruit d'un amour interdit avec une Allemande pendant la guerre. Le sort de cet inconnu bouleverse Simon. Lui qui traverse une rupture avec la mère de ses deux jeunes enfants se sent relié à cet homme resté étranger à sa famille. Malgré les mises en garde de sa grand-mère, Simon décide de mener l'enquête jusqu'aux rives du lac de Constance pour tenter de retrouver celui qui fut autrefois un enfant abandonné...
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La Cité aux murs incertains
Haruki Murakami
- 10/18
- Littérature Étrangère
- 5 Février 2026
- 9782264086549
Le retour de l'auteur japonais le plus lu en France.
Le grand retour du maître Murakami pour un roman éblouissant, dans la lignée de ses grandes oeuvres - Kafka sur le rivage ou 1Q84 - et sept ans après son dernier roman - Le Meurtre du commandeur.
Tu dis : " La Cité est entourée de hauts murs et il est très difficile d'y pénétrer. Mais encore plus difficile d'en sortir.
- Comment pourrais-je y entrer, alors ?
- Il suffit que tu le désires "
La jeune fille a parlé de la Cité à son amoureux. Elle lui a dit qu'il ne pourrait s'y rendre que s'il voulait connaître son vrai moi. Et puis la jeune fille a disparu. Alors l'amoureux est parti à sa recherche dans la Cité. Comme tous les habitants, il a perdu son ombre. Il est devenu liseur de rêves dans une bibliothèque. Il n'a pas trouvé la jeune fille. Mais il n'a jamais cessé de la chercher... Avec son nouveau roman si attendu, le Maître nous livre une oeuvre empreinte d'une poésie sublime, une histoire d'amour mélancolique entre deux êtres en quête d'absolu, une ode aux livres et à leurs gardiens, une parabole puissante sur l'étrangeté de notre époque. -
Paris, Musée du XXIe siècle - Le 18e arrondissement
Thomas Clerc
- Éditions de Minuit
- Minuit Double
- 8 Janvier 2026
- 9782707357304
Le 18e arrondissement compte 425 rues, squares, places, avenues, cités, jardins, villas, boulevards, impasses et passages que Thomas Clerc a entrepris d'arpenter depuis qu'il y a emménagé récemment. Description totale, née de ses déambulations, dérives et notations, ce livre n'omet rien de ce que la ville laisse voir, entendre et ressentir.
De Montmartre aux abords du périphérique, des habitants de ses quartiers aux touristes égarés, des cafés aux dark stores, de la nuit au jour, l'ancien faubourg de Paris, insurgé sous la Commune, ne cesse de changer d'apparence, quand ce n'est l'auteur lui-même qui le refaçonne au gré de son périple. Le 18e se déroule comme une toile géante où chaque rue est un tableau vivant.
« Thomas Clerc signe un livre-monde monumental, pétri d'ironie. [...] Une fresque incomparable. »
Nathalie Crom, Télérama
« Après avoir refermé ce livre, on ne regardera plus la ville de la même façon. »
Sophie Joubert, L'Humanité
« Tout le monde écrit la même chose - sauf Thomas Clerc. [...] Dans mille ans, ce génial livre-monde prouvera à qui le redécouvrira que Paris n'était pas un rêve. Et la vie non plus. »
Arthur Dreyfus, Philosophie magazine
« Loin de sombrer dans un parisianisme ethnocentré, il compose un livre-monde esthète et dandy, qui nous apprend mine de rien à poser un autre regard sur ce qui nous entoure. Du flâneur, Charles Baudelaire écrivait : «Chaque pays, pour son plaisir et pour sa gloire, a possédé quelques-uns de ces hommes-là.» Pour notre gloire et pour notre plaisir, nous possédons Thomas Clerc. »
Elisabeth Philippe, L'Obs -
Je voulais écrire un roman de Strasbourg pendant son annexion par le IIIe Reich. Pas l'histoire haletante d'un réfractaire poursuivi par la Gestapo. Non, simplement un roman de la vie quotidienne. Mais il n'y a plus de témoins.
Et puis, dans un carton d'archives, j'ai découvert Emma... et les fantômes de la rue Dunat-Diehr.
« Après le Paris de la Commune, Michèle Audin raconte le quotidien de la capitale alsacienne annexée sous l'Occupation. Un texte gigogne où les archives nourrissent la fiction. [...] Michèle Audin signe un roman aux accents modianesques où les silences d'hier font écho aux non-dits d'aujourd'hui. »
Sophie Joubert, L'Humanité
« Ce roman enquête fait donc le choix (pas ordinaire) de la fiction pour faire éprouver cette histoire tragique à partir des vies simples de celles et ceux qui l'ont vécue au jour le jour. Michèle Audin reprend l'histoire [...] en se centrant sur des individus modestes, fidèle à l'intérêt qu'elle a toujours porté aux vies ouvrières. »
Tiphaine Samoyault, Le Monde des livres -
Lorsque, en novembre 1924, la colère explose dans le port de Douarnenez, Louise, républicaine à la voix prodigieuse, est l'une des meneuses qui vont entraîner 3000 ouvrières des sardineries dans ce qui restera la plus grande grève féministe du XXe siècle. Parmi elles, Rose, une jeune paysanne catholique. Contre les cadences infernales, les salaires de misère, les enfants exploités, le combat est juste. Pour obtenir ce franc de l'heure tant espéré, ces femmes d'ordinaire dociles et résignées se révèlent capables de toutes les audaces. Louise et Rose, entraînées dans ce vertige libérateur, vont même oser s'aimer. Mais que restera-t-il de ce moment extraordinaire quand, une fois les revendications satisfaites, la lutte prendra fin ? Avec force et délicatesse, Sophie Brocas retrace le destin de ces deux surprenantes héroïnes.
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Une saga familiale volcanique, au coeur de la ville de Naples.
Dans cette tragédie familiale, chaque personnage gravite autour de la figure maternelle : Graziella dite la Dépareillée. Fantasque et mélodramatique, elle a rencontré son mari, le notaire Pasquale Riccio à un enterrement pour lequel elle avait été engagée comme pleureuse. Issue des quartiers populaires, la Dépareillée a quitté les ruelles sales et cacophoniques pour les bords de mers chics, mais reste possédée par une profonde tristesse. Tous les mercredis soir, quand Pasquale quitte l'appartement, elle feint sa propre mort devant les yeux ébahis de ses enfants, Minuccia et Uvaspina. Minuccia est, depuis sa naissance, habitée par une sombre force : ses pires colères la transforment en une toupie ravageuse détruisant tout sur son passage. Uvaspina, lui, tient son surnom d'une baie non-comestible dont le jus est extrait à des fins de guérison. Il est malmené depuis toujours, par son père, sa soeur et ses camarades. Le dernier protagoniste n'est autre que Naples, cette ville aux entrailles bouillonnantes avec ses quartiers tendus vers le ciel, ses tentacules immergés dans la mer. C'est précisément à la frontière entre ville et mer que Uvaspina rencontre Antonio, le pêcheur aux yeux vairons. Mais cette récente idylle ne saurait durer. À l'image du Vésuve surplombant la ville, le drame ne demande qu'à être réveillé. -
Seini et Boussoura forment un couple moderne à Yaoundé. Il est médecin, elle est professeure de littérature. Une famille épanouie, jusqu'au jour où tout bascule : Seini est rattrapé par son passé. Fils de roi, il est appelé à prendre la succession. Malgré les réserves de son épouse, l'attrait du pouvoir est le plus fort. Devenu lamido, commandeur des croyants et garant des traditions et de la religion, il se transforme en roi tout-puissant. Que peut-il alors advenir de Boussoura, réduite à contempler, impuissante, la naissance d'un harem autour de l'homme qu'elle pensait connaître ?
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Domestique au service des bourgeois, elle est travailleuse, courageuse, dévouée. Mais, ce week-end-là, elle redoute de se rendre chez les Daniel. Exceptionnellement, Madame a accepté d'aller prendre l'air à la campagne. Alors la petite bonne devra rester seule avec Monsieur, un ancien pianiste accablé d'amertume, gueule cassée de la bataille de la Somme. Il faudra cohabiter, le laver, le nourrir. Mais Monsieur a un autre projet en tête. Un plan irrévocable, sidérant. Et si elle acceptait ? Et si elle le défiait ? Et s'ils se surprenaient ?
La Petite Bonne avance en rythme, sans en avoir l'air, vers le huis clos psychologique, jusqu'à surprendre tout le monde. Libération.
La poignante histoire de deux vies abîmées par un monde auquel les personnages n'avaient rien demandé. Elle.
Un vrai tour de force pour une histoire prenante avec des scènes qu'on n'oubliera pas. Psychologies magazine.
Prix des Librairies indépendantes de Belgique 2025 / Prix des Libraires 2025 (roman français) / Prix Libraires en Seine Corinne-Kim 2025. -
«Je ne disais rien. Je ne me révoltais pas. À quoi bon. Je voulais juste survivre. Rester dans la vie, malgré tout.» Dix ans après la mort de sa mère, Youssef, un professeur exilé en France, revient à Salé, au Maroc, pour vendre l'appartement familial. Ce retour réveille les blessures d'une enfance meurtrie, brisée par les abus et le silence complice de tout un quartier. Mais aux souvenirs douloureux se mêlent ceux des jours heureux auprès de ses six soeurs, flamboyantes, insoumises et libres, qu'il a adulées puis haïes pour n'avoir pas su le protéger. À l'ombre des remparts de la ville et de son coeur, Youssef trouvera-t-il la force de leur pardonner ?
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Il se souvient de la villa qui donnait sur la mer et de son opulent jardin : il y soignait iris, trompettes des anges, glaïeuls et pulmonaires. Témoin discret et impartial, le vieux jardinier raconte : le jeune couple, beau et fortuné, leurs amis toujours plus nombreux, les baignades et les promenades à cheval, une vie d'insouciance et d'oisiveté sous les yeux de l'indomptable cuisinière et de toute une maisonnée. Avec l'arrivée d'un nouveau voisin, fortune faite en Amérique, surgit la menace d'un passé enfoui.Comme au ralenti, le drame se déroule, dans un luxe de détails et de non-dits, un savoureux mélange de détachement et d'émotion.Mercè Rodoreda (1908-1983) est née à Barcelone. Ses idées républicaines et son engagement la contraignent à un long exil de Paris à Genève entre 1939 et 1975. Avec La Place du diamant et Rue des Camélias (Prix Sant Jordi), elle s'impose comme la grande dame des lettres catalanes. Le Jardin sur la mer est traduit pour la première fois en français.
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Une jeune femme idéaliste comme on peut l'être à vingt ans arrive à Paris à la fin des années 1990. On la suit dans sa découverte d'un milieu intellectuel qui a tout d'une caste d'hommes. Elle y rencontre l'écrivain Alain Robbe-Grillet, imposant « Pape du Nouveau Roman », et son épouse Catherine, maîtresse-star de cérémonies sadomasochistes, un couple qui incarne une certaine idée de la littérature et de la liberté sexuelle.
Raconté avec impertinence depuis aujourd'hui, son apprentissage, d'une drôlerie irrésistible, est un conte contemporain.
Sa leçon : la liberté s'exerce dans le jeu avec les autorités établies ; sa morale : il ne faut jamais sous-estimer les jeunes femmes. -
«Les voisins disent toujours : les Moreau. Les copains disent : Jeanne et Jacques. Ils n'ont jamais dit Jacques et Jeanne. Pourquoi dans ce sens et pas dans l'autre ? Pourquoi Philippe et Brigitte, et pas l'inverse ? Encore un mystère, penserait Jacques s'il y pensait.» Jeanne et Jacques se rencontrent au début des années 1970, dans une petite ville de l'ouest de la France. Elle est secrétaire, écoute les chansons de Richard Cocciante et collectionne les cartes postales ; lui est paysagiste, construit des maquettes d'avions et soigne les tomates de son potager. Ensemble, ils vont s'aimer, se marier, donner naissance à un fils et partager cinquante années de leur existence. Leur histoire est celle d'un amour ordinaire, tel qu'il est vécu le plus souvent par la plupart des gens : sans bruit, sans larmes, et scellé dans la brièveté du temps qui passe.
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Vous ne la connaissez pas, pourtant elle a tenu le monde entre ses mains. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Gertrude Bell a dessiné les frontières de l'Orient, dans ce désert sauvage où tout a commencé : le pays entre les deux fleuves, le Tigre et l'Euphrate. Aventurière, archéologue, espionne, parlant l'arabe et le persan, elle fut la femme la plus puissante de l'Empire britannique, mais aussi une héroïne tragique. Idéaliste comme son ami et frère d'âme Lawrence d'Arabie. Impérialiste et courageuse comme le jeune Winston Churchill. Enfant aimée et incomprise d'une riche famille victorienne. Amoureuse éperdue. Et une énigme pour nous : celle des femmes que l'Histoire a effacées. Olivier Guez lui rend sa gloire et nous offre une épopée flamboyante.
Le monumental Mesopotamia est sans conteste le meilleur livre d'Olivier Guez. Le plus brillant et, certainement, le plus longuement sculpté. Étienne Gernelle, Le Point.
Éblouissant. Un roman inoubliable. Leïla Slimani, Elle.
Prix Jean d'Ormesson. -
Années 1990, sur la côte basque. Trois adolescents, Paul, Simon et Idoya, nouent une amitié indéfectible autour d'une même passion : l'écriture. Mais cette vocation partagée va les conduire vers des destins aux antipodes. Les aventures de la création, les désillusions et les amours contrariées composent une fresque vertigineuse qui voit trois vies d'écrivains se déployer jusqu'au milieu du XXIe siècle.
Avec La Vie ou presque, Xabi Molia signe un magnifique roman sur le pouvoir des livres et la recherche du bonheur. -
Tout bascule pour Eilis le jour où un inconnu frappe à sa porte. Mariée depuis vingt ans à Tony, elle vit le rêve américain des années 1970 à Long Island, où ils élèvent leurs deux enfants. Mais quand elle apprend qu'elle est trompée et qu'une autre femme est enceinte de son mari, ce bonheur patiemment construit vole en éclats. Sans promesse de retour, elle part chez sa mère en Irlande. Rien n'a changé à Enniscorthy, cet univers clos où, de génération en génération, tout se sait sur tout le monde. Même Jim Farrell, qui a repris le pub familial, est tel qu'il était vingt ans auparavant, déchiré entre son sens du devoir et son incapacité à exprimer ses sentiments. Les souvenirs d'un été passé ensemble refluent, tandis que, pour Eilis, les États-Unis et Tony s'éloignent...
Long Island offre des retrouvailles bouleversantes avec Eilis Lacey, l'héroïne du livre culte Brooklyn.
Un roman d'amour déchirant ainsi qu'une merveilleuse variation sur le silence. Le Nouvel Obs.
Colm Tóibín excelle dans les dialogues d'apparence convenue où pèsent les sous-entendus. Lire magazine.
C'est affolant d'émotions. Vous allez être bouleversé par tant de beauté. Elle.
Traduit de l'anglais (Irlande) par Anna Gibson. -
C'est un endroit à l'abri du temps. Un minuscule hameau, « Les Montées », un pays à lui seul pour les jumelles Ambre et Aelis, et la vieille Rose. Ici, l'existence n'a jamais été douce. Les familles travaillent une terre avare qui appartient à d'autres, endurent l'injustice en serrant les dents. Mais c'est ainsi depuis toujours. Jusqu'au jour où surgit Madelaine. Une fillette affamée et sauvage, sortie des forêts. Adoptée par le hameau, Madelaine les ravit, passionnée, courageuse, si vivante. Pourtant, il reste dans ses yeux cette petite flamme pas tout à fait droite. Une petite flamme qui fera un jour brûler le monde.
Ode aux liens familiaux, Madelaine avant l'aube questionne l'ordre des choses et sonde l'instinct de révolte.
Sandrine Collette s'élève au sommet de son art. Le Parisien.
Un conte intemporel, sombre et glaçant. Un roman sauvage, de terre et de poésie. La Croix.
Tout simplement impressionnant. Lire magazine.
Ce texte déborde de vie. Télérama.
Une grande réussite. Le Monde des Livres.
Prix Goncourt des lycéens 2024. -
«Les aventuriers, trop souvent, se cherchent des prétextes. Ils veulent tailler dans la jungle avec un coupe-coupe, alors ils s'inventent une sous-espèce de fougère à herboriser ; ou bien prétendent sensibiliser les consciences au réchauffement climatique rien que pour traverser la banquise en chiens de traîneau... La bonne blague. Avec Simon, je n'ai pas honte de l'avouer, on voulait juste partir. Partir et rêver, qui sont mes occupations préférées avec la lecture de Kropotkine et les mots fléchés.» Deux hommes, une gare, un train. Un roman qui part en retard, s'arrête sur les voies et finit en eau de boudin.
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«C'est parce que ce ne sont pas seulement, les vieux pervers, non, ce serait trop facile, c'est parce que le vieux pervers n'est pas un individu particulier mais, une manière de voir qui circule partout, et même dans le regard des garçons qu'on aime, et alors ça vous brise lentement, pernicieusement.» Petite fille, Louise Chennevière rêvait de ressembler à Britney Spears. Mais à l'adolescence, l'admiration a brutalement laissé place au mépris. Celui que notre société éprouve pour les femmes trop libres, trop féminines, trop puissantes. En entremêlant son histoire à celles de Britney Spears et de Nelly Arcan, autre icône au destin brisé par la violence du patriarcat, l'autrice propose une tentative de réparation. Un cri de révolte, libérateur, retentissant et nécessaire, qui tend un miroir à notre époque et à chacun d'entre nous.
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Dans une cité dystopique totalitaire, bâtie autour des halles, la seule nourriture disponible est la viande humaine des cadavres et des criminels, échangeable contre des tickets. Interdits de parler ou de se réunir, les habitants, affamés permanents, ne cherchent qu'une chose : obtenir de la viande, par tous les moyens, légaux ou non. Mais le moindre écart est fatal, et puni d'"abattage" par la police, car il faut bien livrer les bouchers en viande fraiche...
Après avoir percé à jour le fonctionnement de la cité, et menacé d'être lui-même abattu, le narrateur fuit et découvre l'existence de sociétés pacifiques à l'extérieur des enceintes de la ville, où les gens se parlent, s'aident, s'aiment, se marient... Une seule condition pour y vivre : renoncer à la viande humaine. -
Arc et Daff y sont nées à une minute d'intervalle. Unies par leur indomptable chevelure rousse et une imagination fertile, les deux soeurs sont inséparables. Pourtant, irrémédiablement engluées dans les ténèbres familiales, elles ne peuvent échapper aux fantômes qui les hantent. Adulte, Arc lutte toujours avec ses souvenirs lorsqu'on découvre le corps d'une femme noyée dans la rivière. Bientôt, les cadavres s'accumulent. Arc devra peu à peu se rendre à l'évidence : tenir la promesse qu'elle a faite à Daff y de les protéger des puissants remous du "côté sauvage" de l'existence se révèle impossible.
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Depuis la villa de Jean et Baya, la Méditerranée scintillante donne à penser que tout est paisible. Mais à l'approche du solstice, la colline où habite le couple est bientôt parcourue de diffuses menaces, à peine perceptibles mais bien réelles : d'invisibles sangliers saccagent les jardins ; des règlements de comptes entre bandes rivales défraient la chronique de Liguria, la ville la plus proche ; une inconnue habite depuis peu la maison vide près de la falaise...
Dans un univers à la fois banal et légèrement dystopique, Fanny Taillandier joue avec les codes (roman noir, roman d'amour, fantastique) pour créer une atmosphère où l'on retient son souffle, tandis que se troublent les lignes de partage qui régissent le monde humain. -
Juin 1940. Les Allemands entrent dans Paris. Partout, le couvre-feu est de rigueur, sauf au grand hôtel Ritz. Avides de découvrir l'art de vivre à la française, les occupants y côtoient l'élite parisienne, tandis que derrière le bar oeuvre le célèbre Frank Meier, barman adulé pour son art du cocktail. Habile diplomate, celui-ci gagne la sympathie des officiers allemands, achète sa tranquillité, mais aussi celle de Luciano, son apprenti, et de l'énigmatique Blanche Auzello. Pendant quatre ans, les hommes de la Gestapo vont trinquer avec Coco Chanel, la terrible veuve Ritz, ou encore Sacha Guitry. Ces hommes et ces femmes, collabos ou résistants, héros ou profiteurs de guerre, vont s'aimer, se trahir, lutter aussi pour une certaine idée de la civilisation. La plupart d'entre eux ignorent que Meier, émigré autrichien, ancien combattant de 1914, chef d'orchestre de cet étrange ballet, cache un lourd secret : il est juif.
Un récit habilement construit. Louis-Henri de La Rochefoucauld, L'Express.
Un indéniable talent de conteur. Alban Barthélemy, Le Figaro. -
Kate et Baba grandissent dans un village de l'ouest de l'Irlande. Lorsque la première obtient une bourse pour étudier au couvent, la seconde décide de la suivre. Mais l'atmosphère y est irrespirable pour ces jeunes filles éprises de liberté. Baba parvient alors à les faire toutes deux renvoyer. Les voilà parties pour Dublin. Là-bas, la cruauté des hommes, prompts à abuser de leur naïveté et à s'attribuer le statut avantageux de pygmalion, leur vaut désillusions et souffrance. Du moins vivent-elles selon leurs désirs.
Country Girls réunit les trois premiers romans d'Edna O'Brien, trilogie dont le succès littéraire a été à la hauteur du scandale lors de la parution, en 1960, de son premier volume. L'audace et la lucidité de la romancière en font un vivifiant manifeste féministe.
Soixante-cinq ans plus tard, il en émane toujours la même vitalité enchanteresse. Alexandre Fillon, Le Figaro.
Mordant et humour sont les maîtres mots de ce très addictif récit. Florence Noiville, Le Monde des livres.
Traduit de l'anglais (Irlande) par Léo Dilé.