Celle de Marie-Jo F.

  • Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier oeuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler. Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider à tenir ces promesses insolites. A travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et à la poésie.

  • Belle du seigneur

    Albert Cohen

    « Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient. » Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d'une foule de comparses : ce roman n'est rien de moins que le chef-d'oeuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

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  • Plus que les autres romans de Kundera, celui-ci est un roman d'amour. Tereza est jalouse. Sa jalousie, domptée le jour, se réveille la nuit, déguisée en rêves qui sont en fait des poèmes sur la mort. Sur son long chemin, la jeune femme est accompagnée de son mari, Tomas, mi-don Juan, mi-Tristan, déchiré entre son amour pour elle et ses tentations libertines insurmontables.
    Le destin de Sabina, une des maîtresses de Tomas, étend le tissu du roman au monde entier. Intelligente, asentimentale, elle quitte Franz, son grand amour genevois, et court après sa liberté, d'Europe en Amérique, pour ne trouver à la fin que « l'insoutenable légèreté de l'être ».
    En effet, quelle qualité - de la gravité ou de la légèreté - correspond le mieux à la condition humaine ? Et où s'arrête le sérieux pour céder la place au frivole, et réciproquement ? Avec son art du paradoxe, Kundera pose ces questions à travers un texte composé à partir de quelques données simples mais qui s'enrichissent constamment de nouvelles nuances, dans un jeu de variations où s'unissent récit, rêve et réflexion, prose et poésie, histoire récente et ancienne. Jamais, peut-être, chez Kundera, la gravité et la désinvolture n'ont été unies comme dans ce texte. La mort elle- même a ici un visage double : celui d'une douce tristesse onirique et celui d'une cruelle farce noire.
    Car ce roman est aussi une méditation sur la mort : celle des individus mais, en outre, celle, possible, de notre vieille Europe.

  • Henriette Walter L'Aventure des langues en Occident Du manxois à l'italien, de l'allemand au sarde, du portugais au néerlandais et au schwytzertütsch, une centaine de langues, régionales ou internationales, enseignées ou méconnues, officielles ou non, sont parlées aujourd'hui en Europe.
    C'est au coeur de cette prodigieuse richesse que nous entraîne ici, en linguiste érudite et en exploratrice passionnée, l'auteur du Français dans tous les sens. Et c'est bien une aventure qu'elle nous conte, commencée il y a sept mille ans, et dont les péripéties sont des migrations, des conquêtes, des flux commerciaux, ou encore des édits décrétant la vie ou la mort d'un idiome.
    On découvrira au fil de ces pages, couronnées par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle et le Prix spécial du jury de la Société des gens de lettres, les cent noms des pâtes italiennes, l'origine viking du « rugby », la raison linguistique pour laquelle les Allemands ne se coupent jamais la parole. Et mille autres secrets et surprises de ces langues qui composent, en somme, une civilisation.

  • Dans son ouvrage Les Couleurs de nos souvenirs, paru en 2010 et récompensé par le prix Médicis Essai 2011, Michel Pastoureau s'était intéressé à l'histoire des rapports entre couleurs et société sur plus d'un demi-siècle (1950-2010). Poursuivant ses enquêtes, il les fait porter sur une période plus courte et nous propose aujourd'hui un regard et une réflexion sur les pratiques de la couleur de notre temps.
    Fait de notes prises sur le vif, d'expériences personnelles, de propos débridés, de digressions savantes ou d'historiettes pleines d'humour, ce journal chromatique des cinq dernières années nous conduit sur les terrains les plus divers : le vocabulaire et les faits de langue, la vie quotidienne et le spectacle de la rue, le vêtement et les phénomènes de mode, l'art et la littérature, les musées, le cinéma, la publicité, les chambres d'hôtel et les terrains de sport. Tour à tour descriptif et narratif, ludique ou poétique, ce journal est à la fois celui de l'auteur et celui de nos contemporains. Il souligne combien la couleur, omniprésente dans nos sociétés où sa fonction première semble être de classer, d'associer, d'opposer, de hiérarchiser, reste néanmoins une source de plaisirs et un lieu pour rêver.

  • Patria

    Fernando Aramburu

    Véritable phénomène de société en Espagne (plus de 600.000 ex. vendus), «Patria» y a été qualifié de "«Guerre et Paix» du Pays basque" par une partie de la presse. Tandis qu'il a excédé les séparatistes radicaux. À travers l'histoire de deux familles très unies séparées par le "conflit", Fernando Aramburu explore sur près de quarante ans - des années de plomb du post franquisme jusqu'en 2011, quand l'ETA dépose les armes -, la douleur d'une population prise en otage par l'Histoire qui transforme potentiellement chacun en traître. Constitué d'une centaine de courts chapitres qui ressemblent à des contes, le roman possède une chronologie plus émotive que temporelle mais le "chaos" est magistralement ordonné pour que la fiction littéraire puisse aider à comprendre la vérité d'une époque.

  • Stendhal Le Rouge et le Noir Le Rouge et le Noir, roman central de Stendhal, porte un titre qui symbolise la table de jeu. Une fois une couleur amenée il n'est plus temps de revenir en arrière. Mais le jeu comporte une direction ou un dessous des cartes qui est l'énergie. La présence, le degré ou l'absence de l'énergie, voilà ce qui fait une destinée.
    Le Rouge et le Noir, c'est le roman de l'énergie, celle d'un jeune homme ardent, exigeant et pauvre dans la société de la Restauration. Il a pour sous-titre : Chronique de 1830, cela signifie la France, toute la France, la Province et Paris. Julien est le délégué à l'énergie provinciale, le délégué du talent à la carrière, des classes pauvres à la conquête du monde.
    L'énergie de Julien ne va pas sans une violence de tempé-rament, une intensité de chauffe qui le conduit à l'échafaud.
    Cette peinture, pleine, puissante, normale de l'énergie d'un homme, d'un pays, d'une époque, compose une oeuvre immense que son temps ne comprit pas mais dont la vivante influence n'est pas encore épuisée.

    Albert Thibaudet Edition de Michel Crouzet.

  • Le maître des illusions

    Donna Tartt

    Fuyant sa Californie natale, bourse en poche, Richard doit son entrée à l'université de Hampden, dans le Vermont, à son opportunisme bien plus qu'à son talent. Prêt à tout pour arriver haut, et vite, le voilà introduit dans la classe du professeur Julian, vouée à l'étude des Anciens, grecs et latins. Bastion de savoir et de snobisme, la petite communauté vit en vase clos, avec deux mots d'ordre : discipline et secret.

    Très vite, Richard devine sous le vernis des apparences une tache indélébile, du rouge le plus sombre. Tout ici n'est que vice, secret, trahison, manipulation...

  • La compagnie des menteurs

    Karen Maitland

    1348.
    La peste s'abat sur l'Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux : tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays en proie à la panique et à l'anarchie, un petit groupe de neuf personnes réunies par le plus grand des hasard essaie de gagner le nord, afin d'échapper à la contagion. Bientôt, l'un d'eux est retrouvé pendu...
    Alors que la mort rôde, les survivants vont devoir résoudre l'énigme de ce décès avant qu'il ne soit trop tard...

  • Bien des chemins mènent à la chambre : le sommeil, l'amour, la méditation, Dieu, le sexe, la lecture, la réclusion - voulue ou subie. De l'accouchement à l'agonie, elle est le théâtre de l'existence, là où le corps dévêtu, nu, las, désirant, s'abandonne. La chambre est une boîte, réelle et imaginaire. Quatre murs, plafond, plancher, porte, fenêtre structurent sa matérialité. De l'Antiquité à nos jours, Michelle Perrot esquisse une généalogie de la chambre, creuset de la culture occidentale, et explore quelques-unes de ses formes : la chambre de Louis XIV, la chambre d'hôtel, la chambre conjugale, celle de la jeune fille, du malade ou du mourant, celle de l'écrivain, la cellule du religieux ou celle de la prison.

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  • Une contrée paisible où vivent les Hobbits. Un anneau magique à la puissance infinie. Sauron, son créateur, prêt à dévaster le monde entier pour récupérer son bien. Frodon, jeune Hobbit, détenteur de l'Anneau malgré lui. Gandalf, le Magicien, venu avertir Frodon du danger. Et voilà déjà les Cavaliers Noirs qui approchent... C'est ainsi que tout commence en Terre du Milieu entre la Comté et Mordor. C'est ainsi que la plus grande légende est née.

  • Un après-midi de septembre, à la gare de New York, Mr Selden rencontre par hasard Miss Lily Bart ; elle vient de manquer le train qui devait la conduire chez des amis.
    Elle accepte de venir prendre une tasse de thé chez l'avocat. C'est l'occasion pour lui de faire une cour discrète à cette jeune femme de vingt-neuf ans, orpheline charmante mais sans argent, qui aimerait faire un riche mariage. Mais, pour elle, cc moment passé seule à seul chez un célibataire est aussi la première entorse aux usages du monde. Evocation brillante de la haute société new-yorkaise, où la richesse ne compte qu'affichée, Chez les heureux du monde fonde son intrigue sur le thème du mariage et de l'ascension sociale qu'il permet.
    Mais Lily Bart confond la vie et les fausses valeurs auxquelles elle sacrifie son âme...

  • L'autre maison

    Henry James


    " les lecteurs habituels d'henry james seront surpris par ce roman.
    tout commence, certes, avec le calme méthodique si apte à créer une atmosphère sociale et familiale à la fois feutrée et un peu terrifiante. sous cette surface de fausse sérénité et de conventions, vont se développer bientôt des sentiments d'une violence et d'une cruauté peu courantes dans le monde de james. passions
    familiales aux multiples implications psychanalytiques, refoulements voulus par les règles sociales, tout conduira au meurtre qui libérera la plupart des protagonistes du carcan de la convention et révélera leur vraie nature.
    le contraste est ici fascinant entre la force inéluctable de ce qui pousse tous ces êtres à agir, à tisser d'aussi complexes rapports entre eux, et le ton parfaitement maîtrisé d'un style qui ne perd jamais sa rigueur distancée ni son raffinement. le dialogue tient une place prépondérante dans ce texte à l'origine destiné au théâtre. cela ne fait qu'ajouter au charme d'un ouvrage dont le climat rappelle souvent celui du
    tour d'écrou par sa tranquille perversité.
    " (gérard mannoni).

  • Dix petits nègres En a-t-on parlé de l'Ile du Nègre ! Elle avait, selon certains bruits, été achetée par une star hollywoodienne. Quelques journaux avaient insinué que l'Amirauté britannique s'y livrait à des expériences ultra-secrètes. On avait aussi parlé d'un richissime Yankee. Bref, quand ils reçurent - sans savoir de qui - cette invitation à passer des vacances à l'Ile du Nègre, tous les dix - du juge au play-boy en passant par la secrétaire - accoururent. Mais, à l'Ile du Nègre, l'hôte mystérieux était absent et, dès le premier soir, un disque était placé sur le gramophone, les accusant chacun d'un crime. La panique s'empara des invités.
    Ecrit en 1940, ce chef-d'oeuvre est sans doute le plus lu de tous les romans policiers : l'édition française a déjà très largement dépassé les deux millions d'exemplaires.

    Postface de François Rivière.

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