Gérard Beaur

  • L'Histoire agraire de la France au XVIIIe siècle retrace l'évolution économique et sociale des campagnes françaises, pendant un long XVIIIe siècle qui s'étend de la fin du règne de Louis XIV jusqu'en 1815.
    Elle prête une attention prioritaire à ce qui change mais aussi aux pesanteurs et aux permanences qui freinent les transformations du monde rural à la fin de l'ère préindustrielle. L'histoire des sociétés rurales en France au XVIIIe siècle a alimenté une foule de travaux, suscité quantité de polémiques, justifié une avalanche d'interprétations plus ou moins contradictoires. Les historiens se sont interrogés sur la portée des mutations intervenues dans les campagnes pendant le dernier siècle de l'Ancien Régime, sur la capacité des réformes institutionnelles introduites par la Révolution à transformer les réalités économiques, sur l'impact d'un quart de siècle de troubles et de guerres su l'économie agraire.
    Cet ouvrage se présente comme une lecture transversale des travaux classiques qui ont renouvelé la connaissance de cette question, mais il entend également délimiter les zones d'indécision qui subsistent et faire le point sur les débats et les controverses actuels. Il permet de nuancer, modifier, reconfigurer la conception de l'économie rurale et de la société paysanne de la fin de l'époque moderne.
    L'Histoire agraire de la France au XVIIIe siècle est destinée à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre les sociétés paysannes telles que l'Ancien Régime les a léguées et telles que la Révolution, puis l'Empire les ont transformées.

  • La terre et les hommes

    Gérard Beaur

    • Pluriel
    • 26 Août 1998

    Ce livre rassemble, parmi d'autres, les contributions de Pierre Goubert, Jean Jacquart, Georges Lefebvre, Emmanuel Le Roy Ladurie, Robert Allen, Robert Bfrenner, Mark Overton.
    Sur le monde paysan et la Révolution agricole en France et en Grande-Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il s'ouvre sur une présentation de Gérard Béaur, directeur de recherches au CNRS. L'Histoire en revue propose des recueils d'articles de revues françaises et étrangères autour d'une grande question d'histoire. Choisis pour leur qualité de synthèse, leur clarté et la force de leur démonstration, des articles signés par les meilleurs auteurs permettent ainsi de faire le point des connaissances, en restituant les grands débats qui font de l'histoire une science vivante et critique.

  • Libération ou catastrophe ? La question des effets économiques de la Révolution a fait couler beaucoup d'encre ; et le bilan, lesté d'une forte charge idéologique, contrasté et ambigu, n'est pas aisé à établir.
    D'un côté, les défenseurs d'une Révolution émancipatrice soulignent les carences, tares et vices d'un Ancien Régime dont les structures entravaient le progrès économique : " Il fallait briser ces chaînes. On les brisa. " Nécessité passablement téléologique, qui fait de la Révolution la transition presque obligée " du féodalisme au capitalisme ". Mais de quel type de capitalisme parle-t-on ? Et à trop vouloir célébrer les effets durables du déverrouillage, ne risque-t-on pas de passer facilement aux pertes et profits des perturbations conjoncturelles durement subies par les contemporains ? De l'autre côté, les pourfendeurs de la " catastrophe nationale " ont beau jeu d'insister sur la saignée démographique, la ruine des ports atlantiques, le ralentissement de la production manufacturière, et les déboires d'une agriculture en apnée.
    Mais prétendre de la sorte évaluer le " coût " de la Révolution, c'est s'obstiner à n'y apercevoir qu'un phénomène exogène, c'est oublier qu'elle a aussi des causes économiques et n'est pas sortie tout armée de l'esprit pervers de quelques apprentis sorciers. Sans ignorer le danger permanent d'instrumentalisation et le piège d'enjeux de mémoire toujours vifs, on a voulu ici dégager l'histoire économique de la Révolution de cette guerre de tranchées inexpiable.
    Rassembler toutes les pièces du dossier, donner à voir les résultats des dernières recherches : tel est l'objectif de ce travail, qui plaide ainsi pour une histoire sereine, non pas faussement apaisée ni mollement consensuelle mais dépourvue d'arrière-pensées, susceptible à la fois de mobiliser l'énergie des historiens et l'attention des citoyens.

  • D'institution réfractaire à l'individualisme et au progrès, la famille est devenue un acteur majeur de l'évolution des sociétés.
    Elle constitue, désormais, un lieu privilégié d'observation, des pratiques sociales et des processus économiques, aussi bien que le moyen de décryptage des comportements individuels et collectifs. L'accent est dorénavant mis sur les stratégies mises en oeuvre et sur leur inter-réaction avec les impératifs du marché et les contraintes économiques. Sans que l'on puisse voir émerger de causalité unique, ces stratégies se déploient en fonction des sollicitations démographiques, culturelles, économiques et au sein de systèmes complexes en continuel mouvement.
    Ce sont précisément les rapports complexes qu'entretiennent les membres de chaque famille avec les mutations de leur environnement respectif qui se trouvent au coeur des interventions réunies dans ce volume. Les textes de ce recueil sont, en effet, issus d'une rencontre qui eut lieu à Paris en 2002 et qui rassembla des chercheurs Français, Québécois, Suisses et Canadiens Anglais, engagés dans un programme de recherche résolument comparatif, un projet international de coopération scientifique (PICS), consacré à Familles, rapports à là terre et aux marchés, transformations économiques ".
    Ils permettent de mesurer non seulement la violence de certains rapports sociaux mais aussi les solidarités qui rendent possibles migrations géographiques et dynamique sociale. Ils contribuent en même temps à révéler les continuités ou les césures qui unissent, compartimentent ou articulent les espaces géographiques et les logiques familiales.

  • Comment un État ou un groupe d'États peut-il entrer dans une crise de la dette publique et comment peut-il s'en sortir ? Ce livre a pour objectif de soumettre à l'expertise des historiens la question qui agite autant le monde savant que les politiques, les citoyens et les médias :
    Leur champ expérimental est vaste, il autorise les comparaisons dans le temps et dans l'espace, de l'Amérique latine à la Russie. Leurs observations et leurs constats entrent en résonance avec les théories ou les faits énoncés ou révélés par les économistes et les sociologues, ouvrant ainsi la voie à un véritable dialogue interdisciplinaire.
    Cet ouvrage entend rendre compte de ces épisodes sans doute improprement appelés « crises ». Il s'agit, en effet, de solliciter l'expertise des auteurs sur un faisceau d'expériences historiques depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, et leur demander d'analyser à la fois les évolutions qui ont conduit à une montée de la dette publique et les remèdes qui ont pu être appliqués pour tenter de la juguler. C'est un nouvel éclairage sur des processus qui peuvent faire déraper la dette publique et sur les méthodes employées pour la réduire, l'endiguer, voire l'annuler.

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