Gilles Sebhan

  • Le lieutenant Dapper fait partie de ces hommes dont on attend qu'ils partagent leur science du mal. Au fil des années, n'est-il pas devenu un spécialiste de la question ? Mais il a beau avoir vu le pire, lorsqu'on découvre le corps profané d'un adolescent aux abords d'un camp de fortune où sont réfugiés des migrants qui survivent en se prostituant, il en fait une affaire excessivement personnelle.
    Comme les grands héros tragiques, le policier va s'évertuer à offrir une sépulture au jeune disparu. Mais pour cela, il lui faudra résoudre une énigme laissée après sa mort par le monstre Bauman, un tueur en séries. Remonter la filière mafieuse d'un réseau de trafic d'organes. Et s'attaquer à un casino de la mer du Nord aussi gardé qu'une citadelle.

  • Cirque mort

    Gilles Sebhan

    «Est-ce que Théo est avec toi ?» Pour le lieutenant Dapper, le malheur a commencé avec ces mots-là, ce jeudi noir où sa femme l'a appelé parce que leur fils n'était pas rentré à la maison, après la classe. Il enquêtait alors sur la disparition de deux garçons. Peu de temps avant, un événement avait horrifié les habitants de la petite ville : tous les animaux d'un cirque installé pour Noël avaient été décimés à la hache. Parce qu'un enfant disparu n'est jamais un enfant mort, il décide de suivre la piste que lui offre une lettre anonyme.

  • Feu le royaume

    Gilles Sebhan

    • Rouergue
    • 15 Janvier 2020

    Au moment où il émerge d'une éprouvante affaire d'enlèvement, le lieutenant Dapper découvre l'identité de son père. Celui-ci vient de se donner la mort, faisant de Théo, le fils du policier, son unique légataire. Cette ultime disparition clôt-elle le cycle terrible qui a commencé quelques mois plus tôt avec le massacre à la hache des animaux d'un cirque ? Alors que la petite ville enterre ses morts et soigne les survivants, de l'autre côté de la proche frontière un homme s'évade d'une prison au prix d'un véritable massacre. Marcus Bauman, l'homme des tueries du Brabant, n'a qu'une idée en tête. Se venger de celui qui, quelques années auparavant, a permis son arrestation.
    Dans un roman sans répit, où les cauchemars de l'enfance engendrent les monstres de l'âge adulte, Gilles Sebhan jette sur la petite ville un prédateur qui connaît ses moindres secrets. Et qui se joue des enquêteurs dans une terrifiante charade de meurtres et d'enlèvements.

  • La vie de Stéphane Mandelbaum est un mystère que tente de percer Gilles Sebhan dans ce nouveau roman. Mandelbaum, après de fulgurants débuts sur la scène artistique belge, fut retrouvé, à 25 ans, assassiné par balle et défiguré par l'acide, après le vol d'un Modigliani.
    Dans ce récit se mêlent la vérité des faits (Gilles Sebhan a rencontré les maîtresses, les amis, la famille du peintre) et une grande poésie. Et l'auteur fait rentrer ce peintre à la vie trop brève dans le panthéon d'artistes tels que Bacon, Basquiat, Pasolini ou Rimbaud.

  • Dans une petite ville secouée par les disparitions tragiques de plusieurs enfants, un vieil hôpital constitue le nouvel épicentre. C'est là que le lieutenant Dapper, qui vient de retrouver son fils et de tuer son ravisseur, se retrouve hospitalisé après une blessure par balle. Sans se douter de la folie vers laquelle son fils dérive, ni que de nouveaux événements sont sur le point de meurtrir la ville.

  • Fin des années 70. Un jeune français part à Londres rendre visite à sa soeur, modèle et guide qui l'entraîne à la découverte d'un autre monde, d'une autre langue. Sans le savoir, il se retrouve au coeur de l'avant-garde, vivant dans un squatt avec elle et son petit ami, Neville Brody, un des artistes phares de la nouvelle scène londonienne, rencontrant Iggy Pop dans les bureaux de The Face ou Sid Vicious dans la boutique SEX de Malcolm Mc Laren et de Vivienne Westwood.
    Récit de toutes les premières fois, London WC2 évoque en instantanés l'éveil à la sexualité de son héros, sa découverte de la liberté et son premier amour. Et son adolescence se révèle le parfait écho de l'esprit du début des années 80, la période qui a le mieux incarné l'âge de toutes les outrances rebelles.

  • La dette

    Gilles Sebhan

    Le narrateur s'interroge sur son père qui a porté l'étoile jaune pendant l'Occupation et a participé à la guerre d'Algérie dans l'armée française : a-t-il torturé ?
    Ce récit est une recherche frénétique de la vérité : vérité sur le père et vérité sur soi. Dans la quête du plaisir auprès de jeunes Arabes, peut-être s'agit-il avant tout d'effacer une dette comme on se libère de la violence d'un mauvais rêve.

  • Retour à Duvert

    Gilles Sebhan

    "Retour Duvert" claire le destin hors du commun d'un crivain. travers lui, c'est l'histoire d'une poque et de ses intellectuels qui se donne lire, ainsi qu'une traverse des relations complexes qu'y entretiennent le dsir et la loi. Pour redcouvrir l'crivain et l'auteur subversif dont les essais pdophiles lui vaudront de rejoindre l'enfer des bibliothques.

  • «À Domodossola en Italie, au printemps 1967, Jean Genet a tenté de se suicider dans une chambre d'hôtel. Les journaux de l'époque s'en sont émus, mais cet événement n'occupe que quelques lignes dans la plupart des biographies. L'écrivain lui-même est resté silencieux sur les raisons de cet acte - un simple faux pas dans sa légende.
    Il m'aura fallu vingt ans et ma propre histoire pour y voir le centre caché d'une vie.»

  • Un écrivain part rejoindre au Caire un ami photographe et découvre la fièvre puis le désastre du printemps arabe. Visitant des familles de jeunes gens morts au cours de la révolution, il retrouve le goût de l'engagement. Gilles Sebhan nous replonge ici dans l'enthousiasme de la révolution égyptienne qui a donné l'espoir d'un avènement démocratique.
    Nous conduisant dans les quartiers les plus populaires du Caire, il offre la parole aux anonymes qui deviennent des figures emblématiques d'un soulèvement mêlant violence et beauté. Cinq ans après ce printemps avorté, alors que les consciences ont déjà enterré ce mouvement d'espoir et oublié que le sol arabe pouvait être le lieu d'un renouveau, Sebhan vient rappeler que le feu couve peut-être encore sous les cendres.

  • Salamandre

    Gilles Sebhan

    Un homme est retrouvé mort dans la cabine d'un sex-shop. De lui, on ne sait que son surnom de Salamandre et son obsession pour quelques garçons prostitués. Qui était-il ? De quel passé ténébreux son meurtre est-il la conséquence ? A travers son journal intime, se dévoilent peu à peu les secrets d'une vie. Une grande partie du livre est constituée du journal de ce personnage de poète assassiné, poète au sens le plus moderne, qui peut rappeler les grandes figures de la transgression homosexuelle ou d'autres plus secrètes mais flamboyantes, Sandro Penna, Sénac assassiné en Algérie, Augiéras enfermé dans sa grotte.
    Le fait que nous lisions son journal et pas ses poèmes, que son oeuvre soit là en creux, participe de cette même idée d'un livre qui n'explicite pas mais trace les contours incertains d'une histoire tragique. La tension emprunte au roman policier, mais bien sûr la question de l'élucidation va bien au-delà de la révélation d'un meurtrier dans une affaire de moeurs, pour tenter d'approcher les chemins clandestins du désir, de l'enfance et de la mort.

  • Plus je les aime, plus je les tue, répète le meurtrier. Pourquoi s'acharne-t-il à appeler tous les hommes Mansour avant de leur ôter la vie ? Pourquoi ces meurtres conçus comme des improvisations musicales au rythme obsédant de la derbouka ?
    Peu à peu se dévoilent les raisons de cette errance nocturne qui mènent jusqu'au secret du père.
    Autoportrait d'un monstre, Fête des pères est aussi le miroir d'une fêlure contemporaine.

  • Presque gentil

    Gilles Sebhan

    • Denoel
    • 6 Janvier 2005

    Que se passe-t-il quand une photo porno se transforme en garçon qui tape à la porte ? Que ce dernier vient réparer la fuite d'eau provoquée à dessein par un écrivain en quête d'un amant ou d'une victime ? Jeune ouvrier égyptien, Mehdi se prête à la comédie sans être dupe. Et n'hésite pas à franchir les bornes d'une sexualité qui n'est pas la sienne, comme on s'avance en territoire ennemi. Face à lui, dans une sorte de duel ou de jeu amoureux, l'écrivain tient son journal, consignant ses propres réactions avec le ricanement de l'assassin qui se déteste dans un miroir. Que cherche-t-il au fond ? Et jusqu'où est-il prêt à s'enliser avec Mehdi dans un désir qui confine à la folie ?
    Autour des deux lutteurs dans l'arène, des spectateurs finissent par intervenir : Luc, l'ex-iconographe traquant des mendiants pour les photographier dans des séances de sexe à distance, Magali le traducteur qui se frotte à des hommes dans les bars et rentre seul se noyer dans ses draps, Sam le vieil homme séduisant nourri du sang de la jeunesse.
    Presque gentil est un livre brutal, à la fois drôle et impudique. Loin des clichés habituels sur l'hétéro- et l'homosexualité

  • Le 20 août 2008, dans une petite maison du Loir-et-Cher, on découvre le corps d'un homme, mort depuis plus d'un mois. A l'automne 1973, un jeune et brillant écrivain obtient le prix Médicis. C'est un des grands espoirs des Editions de Minuit. Il représente une certaine parole sur l'enfance, une parole de transgression. Trente-cinq ans plus tard, c'est son corps qui sera retrouvé par les gendarmes. Cet homme s'appelle Tony Duvert. Entre ces deux moments, que s'est-il passé ? Que cache le silence d'un homme reclus en lui-même ? En menant l'enquête, Gilles Sebhan a voulu comprendre comment un grand auteur en arrive à se taire, et son oeuvre à être occultée. Il a rencontré ceux qui ont côtoyé l'écrivain et nous livre ici un portrait biographique, qui est aussi un hommage au ' saint patron de la révolte impossible '

  • Ce livre vise à analyser les rapports existant entre l'art et la psychose indépendamment de considérations esthétiques et selon un point de vue essentiellement psychanalytique. En comparant les modalités d'exécution de l'oeuvre de l'artiste avec celles de la figuration délirante du sujet psychotique. Pour le premier, l'oeuvre prend une dimension sociale, elle est l'objet qui lui permet d'occuper une place dans la cité, pour le sujet psychotique, la figuration délirante procède d'un élan expressif de nature fondamentalement " vitale ".

  • L'apprentissage automatique est devenu l'une des préoccupations majeures de l'informatique et de l'intelligence artificielle. Apprentissage automatique offre un panorama très représentatif des problématiques et des résultats des chercheurs dans ce domaine.

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