Jean-Claude Barbier

  • Connaissant bien la ville de Sokodé qu'ils ont arpentée, l'un en qualité de chercheur en sciences sociales, l'autre pour gérer un programme de développement local, les auteurs nous introduisent dans son intimité : son histoire, ses lieux de mémoire, les groupes sociaux qui ont fait la ville, également les nouveaux acteurs locaux.
    Mais en plus de cette approche monographique, ils nous font partager des convictions plus générales :
    La carte permet une vue d'ensemble indispensable pour que l'habitant, au-delà de sa vie de quartier et des itinéraires habituels, comprenne qu'il est citadin d'une ville. Ceci est d'autant plus important dans les agglomérations " multicentrées " que les appartenances résidentielles y sont très fortes : chacun est, d'abord, membre d'une communauté historique, ancien village devenu quartier urbain.
    On retrouve cette réalité structurelle dans un grand nombre d'anciennes cités marchandes d'Afrique de l'Ouest, qui furent fondées sur une alliance ternaire entre autochtones, clans immigrés spécialistes du pouvoir politique centralisé et commerçants musulmans.
    L'informatique révolutionne la cartographie de multiples façons : en facilitant la superposition des cartes, en projetant les cartes antérieures sur un fond topographique plus précis, en intégrant les périmètres urbains dans des cartes à plus petite échelle, en assurant le suivi du front d'urbanisation et de l'extension des réseaux, etc.
    Mais ces ouvertures méthodologiques sont, ici, inséparables d'une pratique de terrain en liaison avec les services techniques, avec les géomètres qui bornent les lotissements, avec les responsables de projets et - pourquoi pas ? - avec des associations de quartier.
    Cet atlas se veut donc autant un ouvrage didactique sur une ville particulière qu'une initiation à la gestion de la cité. Sont bien sûr concernés, en premier, les opérateurs de l'aménagement, également les édiles qui cherchent à promouvoir leur localité dans un contexte d'urbanisation générale où sévit la concurrence entre les chefs-lieux, mais aussi les citadins-citoyens qui entendent participer concrètement à la vie municipale : celle de leur ville de naissance ou d'accueil.

  • De la haute Provence aux Alpes, gagné par l'appel des hauteurs, Jean-Claude Barbier revisite à pied le pays gavot. Il parcourt des sites connus des vallées bas-alpines, Durance, Bléone, Verdon, Ubaye, mais fait aussi découvrir des lieux, des traditions et des personnages moins connus de la Provence intérieure. Il utilise différents moyens d'expression, récits en prose, poèmes, témoignages pour partager sa passion pour les Alpes-de-Haute-Provence et ses habitants et composer un hymne à sa nature protégée. Après sa trilogie provençale, Les Alpes à la provençale, Errance en Provence, et La Voix des hauts lieux, l'auteur propose dans ce quatrième ouvrage un mode d'emploi pour apprécier le haut pays provençal.

  • L'europe sociale reste un thème mobilisateur.
    Pourtant, malgré des réalisations incontestables depuis le traité de rome en 1957, ce qui a été accompli reste relativement maigre aux yeux de ceux qui pensent qu'il est souhaitable de construire une solidarité à l'échelle européenne. si ce projet doit être poursuivi, il ne faut pas se tromper: ce n'est pas une question de la présence de la gauche ou de la droite au pouvoir dans les 27 etats membres, c'est d'abord une question nationale et de rivalité entre des "modèles nationaux" en compétition entre eux.
    Les systèmes de protection sociale modernes se sont construits depuis la fin du xixe siècle sur une base nationale: avec une langue, des frontières, des formes de réciprocité, un contenu partagé de citoyenneté, bref, une certaine culture politique. cette diversité est malheureusement minorée quand elle n'est pas oubliée par les hommes d'action, mais aussi par les chercheurs, en particulier les économistes de la tendance dominante.
    Or, il n'y a pas de culture politique européenne. alors que l'économie et le droit ont été mis en commun de façon croissante, la solidarité reste nationale, et elle le restera longtemps encore, malgré les espoirs utopiques, qu'il faut nourrir quand même. en panne après les échecs des référendums en france, aux pays-bas, en 2005 puis en irlande en juin 2008, l'europe sociale ne pourra s'approfondir qu'au prix de la création d'une véritable politique culturelle communautaire, qui promeuve réellement l'échange culturel entre les citoyens et les citoyennes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce pays somnole et dodeline. Les campagnes se sont vidées plus qu'ailleurs. Plus qu'ailleurs les villages en ruine marquent le pas des randonneurs. Mais la plus grave menace est le désert du dedans. La Provence alpine végète par manque de désir. Si elle perdait de sa réalité, où trouver ce qu'elle est seule à donner, ses heures violettes, ses pierres à mémoire, ses échanges de lumière et de nuit, ses hommes de nature, ses plateaux bleu mistral, ses collines de rouille, le mouvement de ses montagnes dans le réseau de leurs sentiers, le rythme des villages, tous ces grands riens faits par l'histoire, si peu spectaculaires et si loin de Venise ? Il faut réveiller cette Provence comme une belle au bois dormant.

  • Deux spécialistes reconnus décrivent et analysent le système français de protection sociale. Ils font mieux comprendre ses développements récents en les situant dans la perspective des trente dernières années et en comparant la situation française à celles des autres pays membres de l'Union européenne. Une mise en perspective de questions qui ne cessent de faire l'actualité.

  • L'année 2017 et ce début 2018 ont été marqués en Europe par un certain nombre d'événements, tant institutionnels qu'électoraux avec notamment des scrutins en France, en Italie, en Allemagne et en Autriche et leurs répercussions, le cas échéant, sur la politique de l'Union. Parmi ceux qui y ont entraîné des mouvements de fond, nous pouvons noter, en particulier, les deux référendums organisés l'un au Royaume-Uni et l'autre en Catalogne. Ces scrutins témoignent d'une évolution dans le rapport des citoyens à l'Union européenne. L'existence de celle-ci semble de plus en plus remise en cause par un mouvement de repli sur le national. C'est ce « retour » des nations que se propose d'analyser cet ouvrage.
    Les auteurs étudient successivement la question de l'intégration politique puis celle du droit, de la solidarité et d'une future coordination économique de l'Union.

  • Notre système de protection sociale n'a pas échappé aux réformes engagées en Europe dans le contexte de crise. Il est perçu à la fois comme un rempart à la crise et comme un obstacle à une reprise économique. Les auteurs tentent donc de comprendre comment ces différentes idées pénètrent les réalités des solidarités publiques et privées.

  • L'économie sociale et solidaire (ESS) possède sa dynamique propre. En tant que forme d'économie, elle contrebalance les échecs du marché et les limites de l'Etat et c'est à ce double titre qu'elle prend une place grandissante dans la réflexion des universitaires et des décideurs publics. Elle s'appuie néanmoins sur la longue histoire de l'associationnisme qui passe par l'invention d'institutions de protection sociale (mutuelles, associations caritatives,..) et la définition de politiques sociales (aide à domicile, handicap, insertion, ...) pour aboutir au système français actuel.
    A ce titre, l'ESS est un instrument disponible pour renouveler les modes d'élaboration des politiques publiques et de délivrance des services publics introduisant du partenariat entre l'Etat et l'ESS afin de dynamiser et de réorienter l'action publique. Différents scénarios ont déjà été éprouvés : entre complémentarité et substitution, entre partenariat et affrontement dans le domaine de la protection sociale en France.
    Les enjeux sont de taille, et la question de l'évaluation de l'ESS présente le risque d'être standardisée. La coopération entre ESS et biens communs, ces derniers véhiculent des valeurs communes d'universalité et de partage, offre également des potentialités non négligeables. Plusieurs études de cas sont présentées dans l'ouvrage. En Russie, au Danemark, au Québec, et en France, la diversité des rapports entre Etat et ESS est abordée : concurrence, volontariat, co-production et biens communs.
    D'autres exemples (Suède, Espagne, Grande-Bretagne et Pays-Bas) démontrent le potentiel d'innovation que représentent les relations Etat, secteur privé et l'économie sociale et solidaire.

  • Des réponse claires et argumentées à tous ceux que préoccupe la survivance de l'apartheid. Ce livre est également un instrument d'information, concis mais complet, sur la réalité économique, politique et sociale de l'Afrique du Sud contemporaine.

  • Les sociologues sont souvent vus comme des spécialistes des « problèmes sociaux » et les critiques qu'ils portent sur les institutions qui mettent en oeuvre la protection sociale les exposent à être considérés comme des « sociologues d'État ». L'expression est significative d'une manière française de poser la question de l'utilité des sciences sociales - contester ou servir - et porte l'empreinte de la double entreprise durkheimienne de fondation de la sociologie et de promotion d'une certaine conception de l'État social. Mais cette tradition et cette vision hexagonales sont loin d'être les seules qui colorent les relations ambivalentes entre chercheurs et décideurs politiques. Les débats autour de la neutralité axiologique, toujours renaissants, en témoignent.
    Quelles intelligences - effets de connaissance, d'intelligibilité ou de vérité - attendre de la confrontation de la science, définie par la cohérence, et de la politique, vouée au flou ? Cet ouvrage se veut une contribution à l'instruction de cette question. Après une introduction aux grands thèmes des rapports entre la recherche en sciences sociales et la politique dans leurs dynamiques contemporaines, onze études de cas offrent trois registres de réflexivité sur les configurations d'expertise.
    Comment les envisager, avec le recul temporel, comme des succès ponctuels pour les sciences sociales ? Quel recul critique appellent-elles quand elles s'adossent à un référentiel du savoir efficient ? Comment, dans le cours même de son enquête, le chercheur doit-il faire avec des attentes de visions expertes ? Autant d'angles pour saisir, dans le croisement de leurs ancrages, les incertitudes d'un État social en action et celles d'une science se faisant.

  • "Premier ouvrage de cette ampleur en langue française, l'encyclopédie de la formation est le fruit de la contribution de plus de cinquante scientifiques et chercheurs du champ de la recherche sur la formation. Elle a vocation de devenir la référence de structuration du champ des réflexions sur la formation. Elle a par ailleurs comme ambition de contribuer à favoriser le dialogue et les échanges entre le monde des pratiques professionnelles de la formation et le monde de la recherche sur la formation.
    L'encyclopédie de la formation ne se place pas dans un registre de prescription ou d'évaluation (ce qu'il est bien de faire ou les « bonnes pratiques » à reproduire). Elle se place dans un registre d'analyse, par la mise à disposition des cadres et outils permettant « l'intelligibilité » des pratiques et des concepts mobilisés dans ce vaste champ de pratiques qu'est aujourd'hui la formation." "Jean-Marie Barbier est professeur au Conservatoire National des arts et Métiers et docteur honoris causa de l'Université de Louvain.
    Étienne Bourgeois est professeur ordinaire en sciences de l'éducation à l'Université de Louvain et professeur invité au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris.
    Gaëtane Chapelle est professeur invitée à l'Université de Louvain et co-directrice de la collection « Apprendre » aux Puf.
    Jean-Claude Ruano-Borbalan est professeur associé au CNAM et chargé d'enseignement à l'Université Paris V.
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  • Les manifestations religieuses ont toujours constitué de précieux indicateurs des mutations sociales.
    En Afrique noire, surtout avec l'introduction du christianisme, elles ont abouti à des formes extrêmement diversifiées. Le très créatif foisonnement religieux aura ainsi accompagné le changement de la fin du XIXème siècle jusqu'aux crises contemporaines, sur fond d'urbanisation croissante. Cette bibliographie est conçue comme un guide introductif destiné aux chercheurs, aux étudiants et plus généralement à toute personne intéressée par l'évolution religieuse du continent africain.
    Elle accorde une place importante aux outils de recherche, mention étant faite des bibliothèques françaises où chaque référence se révèle consultable. On trouvera dans cette étude une sélection de textes classiques sur les religions en général, sur les nouveaux mouvements chrétiens et sur l'évolution du christianisme en Afrique. Sous forme thématique puis pays par pays, quelque 600 références francophones et anglophones y sont réunies et présentées.
    Religious manifestations have always revealed change in society.
    They were particularly dense with the introduction of Christianism in Africa where they led to very diversified forms. From the end of the XIXth century to the present crisis, social change has been associated with periods of religious creativity, especially in the case of urbanisation. This bibliography is conceived as an introductory guide for students, researchers and anyone interested in the religious development of Africa.
    Research tools are given priority, and for most references the name of a French library where they can be consulted is mentioned. It proposes a selection of classical texts on Religions in general, the new Christian movements and development of Christianism in Africa. About 600 Francophone and Anglophone references on contemporary forms of Christianism in Africa are classified firstly according to their theme, then their country.

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