Academic Press Fribourg

  • Le livre de Josué relate l'établissement du peuple d'Israël en terre promise après l'Exode. Il occupe une place toute particulière au sein de la Bible hébraïque : d'une part, il prolonge et achève le récit de l'Exode laissé en suspens par la mort de Moïse juste avant l'arrivée en terre promise ; d'autre part, il amorce une nouvelle phase de l'histoire d'Israël, celle de l'occupation de la terre promise jusqu'à la déportation à Babylone. Josué se trouve ainsi au coeur de nombreux débats théologiques portant sur la dimension historique de ces récits de conquête ou la rédaction de la Bible hébraïque. Face à de tels enjeux, une approche philologique fondée sur une étude approfondie du texte s'avère indispensable.
    C'est une tâche ambitieuse, que nous proposons de réaliser en nous focalisant sur un élément clef du livre de Josué : la campagne militaire méridionale (chap. 10).

  • A la suite d'importantes découvertes à Qumrân de nombreux manuscrits bibliques et de leur publication progressive, plusieurs chercheurs ont voulu saisir l'occasion qui s'offrait ainsi pour reprendre à nouveaux frais l'étude de la LXX et réaffirmer son importance pour l'exégèse et sa place dans la compréhension de l'histoire la plus ancienne du texte biblique. La présente étude des confessions de Jérémie s'inscrit dans le cadre de cet effort scientifique qui tente de déterminer les rapports entre la LXX et le TM du livre de Jérémie. Il ressort de cette étude synoptique minutieuse et critique faite sur les confessions que, de manière générale, les deux formes textuelles y représentent un texte commun.

  • Les chaires d'Assyriologie et des Milieux bibliques du Collège de France ont organisé conjointement un colloque, afin d'examiner les informations archéologiques et documentaires (cunéiformes, akkadiennes, ougaritiques, ou encore bibliques) sur la conduite des vivants envers leurs morts dans les sociétés du Proche-Orient ancien. Comment ces dernières ont-elles compris la réalité de l'« après-vie » et comment ont-elles entendu avoir des rapports avec ceux qui les avaient précédées ?
    Avec les contributions de S. Anthonioz, M. G. Biga, M. Bürki, D. Charpin, D. Erbele-Küster, Ch. Frevel, J.-M. Husser, J. W. Klinger, A. Lemaire, L. Marti, H.-P. Mathys, S. Münger, Ch. Nicolle et Ch. Nihan.

  • Der Skarabäus, in Ägypten ab dem Mittleren Reich in Massenproduktion gefertigt, wurde im 1. Jahrtausend v. Chr. in der Alten Welt geradezu inflationär. Zusätzlich zur Produktion in und für Ägypten begannen Werkstätten, insbesondere in Naukratis, diese kleinen Objekte für die Mittelmeerwelt her-zu-stellen. Daneben entwickelte sich die seit der Mittelbronzezeit ebenfalls reichlich belegte Produktion von Siegelamuletten in Vorderasien weiter. Die eisenzeitlichen Produktionen sind jedoch - im Vergleich zu denen des 2. Jahrtausends - sowohl für den ägyptischen Kulturraum als für Vorderasien deutlich weniger erforscht.
    In einem Workshop in Münster trafen sich Spezialisten aus den Bereichen Ägyptologie, Vorderasiatische Archäologie und Klassische Archäologie, um das Forschungspotential von Skarabäen des 1. Jahrtausends zu diskutieren und jüngste Untersuchungsergebnisse vorzustellen. So sind in diesem Sammelband erstmalig Studien zu Skarabäen des 1. Jahrtausends aus der Großregion des östlichen Mittelmeerraumes unter Einbeziehung von Ägypten und Nubien vereint und deuten den globalen Charakter dieser spezifischen Artefaktgruppe an.

  • L'ouvrage propose une enquête sur les représentations de la territorialité en dehors de la Judée et sur les relations avec les peuples entourant Israël. Les mentions de Sichem, Béthel, des territoires de la Transjordanie, d'Edom, de la Philistie et d'Égypte y sont étudiées attentivement. Cette recherche conduit au constat d'une représentation largement positive de ces territoires et de ces peuples depuis la Genèse jusqu'à Josué. Ces présentations xénophiles et reconnaissantes des autres populations et pays voisins proviennent de milieux producteurs liés aux communautés yahwistes de Samarie ainsi que de la Diaspora de la fin de l'époque perse et du début de la période hellénistique. Prenant en compte les données archéologiques, et en particulier la présence sur le mont Garizim d'un temple yahwiste de la fin du Ve siècle av. J.-C., l'étude mesure les conséquences littéraires et historiques qu'impliquent de telles représentations pour les notions de pays promis, d'élection, et pour l'achèvement de la Torah.

  • Ce volume réunit 19 études du Professeur émérite Jean-Georges Heintz, de l'Université de Strasbourg, parues entre 1969 et 2001. Elles concernent les origines, formes et fonctions du prophétisme et de la littérature prophétique dans l'aire ouest-sémitique et leurs liens avec la théologie de l'alliance et de la souveraineté divine. Ce champ de recherche est étudié à partir des textes babyloniens de Mari et de la littérature syro-palestinienne, en premier lieu la Bible hébraïque, en regard de l'évolution des institutions et des traditions, notamment à la lumière des relations entre l'iconographie proche-orientale et le langage figuré de l'Ancien Testament. Une préface en langue allemande de Manfred Weippert introduit le volume en présentant un résumé et une analyse critique de chaque contribution.
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  • Dans bon nombre de religions antiques et modernes, la question de la place de l'homme et de sa relation avec des dieux ou autres puissances supérieures occupe une place importante. Loin de réduire cette réflexion à un simple binôme humain(s) vs. dieu(x), de nombreux textes et représentations figurées anciens attestent l'idée qu'il existe entre les dieux et les hommes toute une série d'êtres intermédiaires ou hybrides, qu'à la suite des anciens nous avons l'habitude de nommer « anges », « démons », « héros » et que l'on qualifie volontiers aujourd'hui d'êtres « surnaturels ». Parmi eux, les morts (ou du moins certains morts éminents) à qui l'on prête la connaissance d'un monde que les vivants ne peuvent qu'imaginer imparfaitement, occupent une place particuliere.
    Ces êtres intermédiaires (certains anonymes, d'autres nommés tels que Pazuzu, Azazel, Gabriel, Métatron, ou Satan...) peuvent jouer des rôles que l'on ne veut pas attribuer aux dieux, en être les relais ou les adversaires ou prendre le rôle de médiateurs entre des dieux trop occupés ou trop lointains pour entretenir une relation directe avec les humains, ou entre les mondes inférieur et supraterrestre. La gestion de ces figures souvent liminaires peut s'avérer plus compliquée encore que de satisfaire les dieux. En même temps, elles reflètent la complexité des expériences du réel que faisaient les anciens et remplissent des fonctions dans le discours social qui vont au-delà de la simple fiction littéraire.
    Ce volume issu d'un colloque au Collège de France organisé par la chaire « Milieux Bibliques » les 19 et 20 mai 2014 étudie de près ces êtres intermédiaires tels que les concevaient les sociétés du Proche-Orient ancien, et en particulier les lettrés à l'origine des écrits et littératures qui témoignent de leur imaginaire religieux. La plupart des contributions aborde, soit des textes cunéiformes du IIe et du I er millénaire avant notre ère, soit la littérature biblique et des traditions postérieures qui s'en sont inspirées, du judaïsme ancien à l'islam en passant par le manichéisme; l'Égypte et le zoroastrisme sont également pris en considération. On apprend ainsi à connaître et mieux comprendre les génies protecteurs et les démons malveillants, les héros et les géants d'antan, des humains divinisés ou des anges porteurs de révélations innovantes. Le panorama des intermédiaires bibliques s'avère particulièrement riche en figures de tout genre, au point de constituer un véritable pandaemonium israélite et de soulever cette interrogation à première vue surprenante : y aurait-il eu, à un moment donné, un trop-plein dans le monde divin?

    Sous la direction de Thomas Römer, Bertrand Dufour, Fabian Pfitzmann, Christoph Uehlinger.

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