Religion & Esotérisme

  • Dans ce livre très accessible, nourri d'une longue fréquentation des textes fondateurs - la Bible hébraïque, le Nouveau Testament et le Coran -, Isy Morgensztern propose une approche comparative inédite des trois monothéismes, conçus d'abord comme des projets de société. C'est d'une aventure humaine hors du commun qu'il est question ici : celle des trois grands monothéismes, ensemble de gestes civilisationnels qui ont forgé l'identité de nombreuses sociétés. Trois religions pluriséculaires qui contribuent toujours à donner un sens au monde contemporain, mais aussi à entretenir ses pires tourments, au Proche-Orient et ailleurs.
    Dans ce livre nourri d'une longue fréquentation des textes fondateurs, Isy Morgensztern propose une approche comparative inédite des trois monothéismes, conçus d'abord comme des projets de société, qui ne peuvent être étudiés séparément si l'on cherche à les comprendre. Après avoir présenté ce qui constitue le fond commun des trois religions, puis leurs principaux livres, l'auteur explicite leurs réponses fort terrestres et souvent très différentes à quelques grandes questions : comment trouver le bonheur ? Avec quelles armes combattre le mal ? Quel doit être le statut de l'Autre ? Quels rapports nouer avec la terre et le vivant ? Ce livre tente ainsi d'aborder les trois monothéismes de manière féconde et rationnelle, avec l'espoir qu'ils puissent tenir une place apaisée au coeur de nos sociétés.

  • La charia, la loi islamique révélée dans le Coran et codifiant les aspects publics et privés de la vie des musulmans, appartient à ces vocables constamment utilisés et jamais étudiés, ou si peu. Cet ouvrage est le premier en langue française à tenter d'aborder la question non pas dans ses représentations fantasmées, mais dans ses formes et ses pratiques concrètes. Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2012.
    La charia, normativité référée à l'islam et à ses textes fondateurs, appartient à ces vocables constamment utilisés et jamais étudiés, ou si peu. Il n'existe en tout cas aucun ouvrage de langue française tentant d'aborder la question, non pas dans ses représentations fantasmées, mais dans ses formes et ses pratiques concrètes, vide que ce livre entend combler. L'objectif est de le faire " au temps présent ", dans le phénomène de référencement à la charia que l'on peut observer à l'oeuvre dans le contexte contemporain, tout en ne négligeant pas la nouvelle dimension politique que ce terme et ses usages n'ont manqué de prendre. Les rapports du droit à la référence islamique ont connu des bouleversements profonds au cours des cent cinquante dernières années. Aux niveaux législatif et judiciaire, les instances du droit ont eu à se prononcer sur la place de la charia dans les différents systèmes juridiques. L'ouvrage s'attache à observer comment la formulation des règles référées à l'islam, leur usage et leur autorité sont fonction du contexte social, politique et institutionnel de chaque État. Faut-il en conclure à la relativité de la charia ? Au lieu de chercher à connaître la nature de la règle islamique, il convient davantage d'observer, en contexte, comment ces règles sont invoquées, élaborées et mises en oeuvre dans le cours ordinaire de la vie de sociétés où la présence musulmane est importante. Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2012.

  • Au-delà de toute démarche dogmatique, l'auteur décrit de façon précise les sources de la charia, la loi de l'islam, leur hiérarchie, leurs interprétations et surtout, les formes qu'elle a pu prendre aux XX e et XXI e siècles. Ce livre fait donc le pari d'un double et indispensable exercice : rendre compte des différentes acceptions du terme à travers l'histoire ; en parler pour ce qu'il signifie au présent, très loin des évocations fantasmatiques et sensationnelles. En Occident, la charia évoque souvent une loi moyenâgeuse fondée sur la discrimination des sexes et l'application de peines barbares, ou la loi qui s'impose aux immigrés de confession musulmane. En Orient, elle renvoie soit à la norme idéale que les musulmans doivent suivre, soit à un obstacle à la modernisation des sociétés.
    La charia, c'est à la fois tout cela et bien d'autres choses. C'est la Loi de l'islam qui, par son essence divine, comporte une série de prescrits et d'interdits. Mais c'est avant tout un concept investi de significations : on lui attribue des propriétés vertueuses et contraignantes en fonction d'un projet de vie et de société " idéal " ou, au contraire, on en affuble celui ou celle qu'on aimerait cantonner dans l'altérité, l'adversité ou l'opposition.
    Au-delà de toute démarche dogmatique, l'auteur décrit ici de façon précise les sources de la charia, leur hiérarchie, leurs interprétations et, surtout, les formes qu'elle a pu prendre aux XXe et XXIe siècles.
    Ce livre fait donc le pari d'un double et indispensable exercice : rendre compte des différentes acceptions du terme à travers l'histoire, et en parler pour ce qu'il signifie au présent.

  • Alors qu'il exerçait depuis de nombreuses années de hautes fonctions au sein du Vatican, le père Charamsa révèle publiquement son homosexualité à la veille du synode sur la famille. Il vise ainsi l'un des grands silences de l'Église catholique : la condition des homosexuels au sein d'un ministère dont ils constituent pourtant la moitié. Avec ce livre il souhaite secouer les consciences et poser les bases d'un nécessaire renouveau de l'Église, une institution en laquelle il veut toujours croire.
    La pierre angulaire est la première à être posée quand on construit un édifice. C'est la plus importante, celle qui doit tout soutenir. Pour Krzysztof Charamsa, cette première pierre a été son
    coming out du 3 octobre 2015. Alors qu'il exerçait depuis de nombreuses années de hautes fonctions au sein du Vatican, ce prêtre polonais a annoncé publiquement son homosexualité à la veille du synode sur la famille, afin de dénoncer l'hypocrisie de l'Église catholique. Une institution qui, depuis des siècles, instrumentalise les questions sexuelles pour imposer son propre pouvoir.
    À travers ses préceptes et doctrines, l'Église conditionne ses fidèles à ne pas vivre sereinement leur sexualité. Ainsi, et alors même qu'elle parvient à dissimuler parfaitement les crimes de pédophilie, elle alimente, dans le secret du confessionnal, le sentiment de soumission des femmes à leurs époux, la culpabilisation de l'amour, la stigmatisation des homosexuels et des transsexuels, qu'elle considère comme des pestiférés. Or, selon K. Charamsa, le clergé catholique est lui-même composé en très grande partie de prêtres homosexuels. Qui se trouvent réprimés et contraints à la clandestinité.
    Démis de ses fonctions par le Vatican, K. Charamsa souhaite avec ce livre secouer les consciences et poser les bases d'un nécessaire renouveau de l'Église. Une institution en laquelle il veut toujours croire, mais qui, si elle veut continuer à exister comme guide spirituel, doit commencer par respecter chaque personne.

  • Ouvrage de base pour découvrir l'islam ou en approfondir sa connaissance, Qu'est-ce que l'islam ? propose un " parcours complet " de la religion musulmane. Si l'objet central de ce livre est bien le fait religieux islamique, il puise très largement dans l'histoire, la sociologie et l'ethnologie.
    En France, l'islam se trouve souvent au coeur de problématiques qui, de manière non avenue, lui sont associées. Sur fond d'une profonde ignorance, une violence pernicieuse se déploie contre cette religion, aux frontières de l'histoire et du politique. L'ouvrage rend accessible les aspects pluriels et complexes du fait religieux islamique. Rochdy Alili prend le lecteur par la main et délivre par étapes les connaissances nécessaires pour appréhender ce sujet arborescent et multidisciplinaire.
    De l'histoire à la sociologie, en passant par l'ethnologie, aucune de ces disciplines ne peut être négligée pour comprendre l'islam. Ce phénomène est non seulement religieux, culturel, historique, mais aussi politique, et ce, dès ses origines. À Médine, au VIIe siècle après J.-C., Mohammed le Prophète est aussi chef politique. Au sein de cet ouvrage, l'auteur déploie ces grands thèmes fondateurs des doctrines islamiques, actuelles ou dépassées, qui traversent l'islam. Du soufisme à l'islam radical la parenté ne semble pas évidente. Quelles sont alors leurs racines communes et en définitive leurs liens ? Pourquoi les héritiers de Mohammed se sont-ils divisés en plusieurs branches ? Quelles sont les différences entre sunnites, chiites et kharijisme ? Le " jihad " est-il une obligation du Croyant musulman ?
    Autant de questions auxquelles l'auteur répond dans un langage simple. En quatorze siècles, l'islam s'est transformé et les problématiques contemporaines abondent.

  • Publié pour la première fois en 1980 (dans la " Petite collection Maspero "), La Fascination de l'islam réunit deux études : l'une sur les étapes du regard occidental sur le monde musulman, du Moyen Âge au XXe siècle, et l'autre sur les études arabes et islamiques en Europe, particulièrement précieuse pour en comprendre les évolutions récentes. Cette édition comporte une préface complétée par une étude consacrée à une pièce peu connue d'Alexandre Dumas (père), Charles VII chez ses grands vassaux, écrite en 1831 : elle narre les rapports mouvementés de Charles de Savoisy, seigneur bourguignon du début du XVe siècle, et de Yaqoub, un esclave sarrasin qu'il avait ramené d'une croisade. Par un remarquable travail d'érudition, Maxime Rodinson a reconstitué les faits authentiques dont Dumas s'était librement inspiré. Cette recherche lui permet d'établir un surprenant parallèle entre les perceptions du monde islamique au Moyen Âge - où le Sarrasin était l'" ennemi de service ", mais respecté -, et à l'époque romantique, montrant ainsi comment une fascination présente trouve à se nourrir des fascinations du passé : une leçon d'histoire aux implications très actuelles...

  • Des années d'enquêtes au sein des différentes mouvances islamistes, pour une synthèse d'un des meilleurs spécialistes sur ce phénomène extraordinairement divers et complexe.
    Depuis les années 1980, l'exacerbation du " radicalisme islamiste " et les actions d'Al-Qaida résultent moins de l'affirmation dans les pays musulmans de différents courants de l'islam politique que du rejet obstiné dont ces derniers ont fait l'objet chez ceux dont ils menacent les intérêts, économiques et politiques. C'est notamment ce que François Burgat a montré dans ce livre, initialement paru en 2005, et que cette nouvelle édition entend redire. En s'appuyant sur des années d'enquêtes au sein de multiples mouvances islamistes, il y souligne des évolutions qui risquent de rester incompréhensibles pour ceux qui se contentent d'assimiler islamisme, violence et rejet de la démocratie. À rebours de ce simplisme dangereux, François Burgat montre ici comment, paradoxalement, au début des années 2010, les pays musulmans où s'esquisse la sortie de l'autoritarisme ne sont pas ceux où, avec le soutien de la communauté internationale, a prévalu le tout répressif de la " lutte contre les intégristes ". Mais au contraire le petit nombre de ceux où les authentiques courants islamistes ont été intégrés au jeu démocratique. Ce que la vision médiatique et la stratégie politique dominantes ne permettent ni de percevoir ni de prendre en compte.

  • Comment transformer l'histoire en présent ? Pourquoi, à l'intérieur d'un petit royaume du nord-ouest de Madagascar, les morts ne cessent de parler ? Des morts ou plutôt ces étonnantes personnalités, les possédés royaux, qui représentent tous les rois morts depuis la fondation des dynasties sakalava. C'est la place prise par leurs paroles que l'auteur cherche à restituer ici : comment peuvent-ils être à la fois contemporains et passés, vivants et morts ? Interrogation qui pourrait être étendue à l'ensemble des faits malgaches les plus actuels. Cet ouvrage tente ainsi de répondre à deux questions. Comment la hiérarchie sociale déterminée par l'ordre monarchique se conserve-t-elle ? Comment est-elle liée à un appareil et à une hiérarchie politique ? Il tente aussi de montrer qu'il est impossible d'isoler une sorte de niveau premier, « objectif », du système socio-culturel étudié - par exemple « la parenté », « l'économie » - qui fonderait et déterminerait le reste de l'intérieur de la boîte de Pandore. Si les Sakalava sont hiérarchisés, c'est du fait de leurs propres conceptions du statut, conceptions qui reposent à leur tour sur une sorte de contrat premier assurant la légitimité monarchique. Entre l'ordre politique et l'ordre social, c'est une cohérence d'ordre intellectuel, pensée, qui est en jeu.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • " De tous les animaux susceptibles d'être des victimes sacrificielles, l'homme est le seul qui puisse faire des sacrifices ". Les essais réunis ici portent sur la culture et les formes de pensée que nous font connaître les textes sanscrits, notamment les plus anciens d'entre-eux : les Hymnes védiques et les Traités du sacrifice qui leur sont associés.
    Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1989.
    Les essais réunis dans ce volume portent sur la culture et les formes de pensée que nous font connaître les textes sanscrits, notamment les plus anciens d'entre-eux : les Hymnes védiques et les Traités du sacrifice qui leur sont associés. Le titre, Cuire le monde, traduit l'expression sanscrite lokapakti : l'homme " cuit " le monde et se " cuit " lui-même en exécutant les rites. On choisit en effet, pour aborder l'Inde, de suivre les chemins que tracent les prescriptions et spéculations indiennes sur le rituel. Poètes et doctrinaires védiques nous y invitent : c'est en réfléchissant à ce qui a lieu sur la scène sacrificielle qu'ils élaborent les catégories du continu et du discontinu de la répétition et de la différence, du " principal " et du " reste ", de l'immédiat et du différé, du plein et du vide, de l'implicite et du déployé. Catégories universelles, sans doute, mais qui, dans l'Inde, ont cette spécificité d'avoir été " pensées " à partir du rite par excellence, l'acte sacrificiel, conçu comme modèle de l'acte. C'est pour rendre compte du sacrifice que le Veda s'interroge sur les dieux, leur corps, leur langage, et c'est dans le groupement des hommes unis dans un même projet sacrificiel que l'on décèle le prototype du lien politique. Enfin le lexique et les notions propres au rituel sont présents dans cette définition que les auteurs védiques donnent de l'homme : " De tous les animaux susceptibles d'être des victimes sacrificielles, l'homme est le seul qui puisse faire des sacrifices ". Dans cette phrase est condensée une anthropologie : ce livre tente de l'expliciter.
    Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1989.

  • Théologien et juriste reconnu, Ali Abderraziq prône une séparation radicale du spirituel et du temporel : il montre que le Prophète est un guide spirituel et non un roi de ce monde. Ses préceptes pour le gouvernement des hommes n'impliquent en rien les fondements d'un " État islamique " qui n'a jamais existé, pas même aux premiers temps de l'Umma.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1994.)
    L'essai fondateur d'Ali Abderraziq sur la nature de l'autorité politique dans le monde islamique a suscité lors de sa parution en 1925 des polémiques enflammées dans la presse et l'élite intellectuelle égyptienne, et entraîné la condamnation temporaire de son auteur par ses pairs, les oulémas d'Al-Azhar. Théologien et juriste reconnu, Ali Abderraziq y prône une séparation radicale du spirituel et du temporel : il montre que le Prophète est un guide spirituel et non un roi de ce monde. Ses préceptes pour le gouvernement des hommes n'impliquent en rien les fondements d'un " État islamique " qui n'a jamais existé, pas même aux premiers temps de l'Umma. Aucun principe religieux n'interdit donc aux musulmans d'édifier leur État et leur société sur la base des dernières créations de la raison humaine et des systèmes politiques que l'expérience des nations a désigné comme étant parmi les meilleurs. L'oeuvre pionnière d'Ali Abderraziq, qui a suscité des dizaines de commentaires et de réfutations depuis près de soixante-dix ans, reste par la tranquille radicalité de son propos un moment indépassé de la pensée réformiste islamique et un outil indispensable pour penser aujourd'hui les rapports entre la Loi, le pouvoir et le religieux dans le monde arabe et musulman.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1994.)

  • Peut-on à la fois faire l'Histoire et l'écrire ? C'est la question que pose la collection « Cahiers Libres ». Son but, en effet, est de publier sur les questions les plus débattues de la vie moderne, des textes capables en même temps de faire le point et d'ouvrir des perspectives nouvelles. « Cahiers Libres » est donc une collection groupant aussi bien des documents que des études historiques ou des libelles. Les auteurs peuvent y être juge et partie. Il ne leur est demandé que de la sincérité et de la solidité.

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