Vie pratique & Loisirs

  • Sous une nouvelle couverture, enrichie d'un important chapitre sur la médiation et la résolution des conflits, voici la troisième édition de l'ouvrage phare de la Communication NonViolente, traduit dans plus de 30 langues et vendu à 170 000 exemplaires en France. Grâce à des histoires, des exemples et des dialogues simples, ce livre permet d'améliorer radicalement et de rendre vraiment authentique notre relation aux autres.
    La plupart d'entre nous ont été élevés dans un esprit de compétition, imprégnés de préjugés et d'intolérance. Cette éducation nous conduit le plus souvent à une mauvaise compréhension des autres. Elle engendre au quotidien de la colère, des frustrations et des comportements agressifs.
    Une communication de qualité avec les autres est une des compétences les plus précieuses qui soit, dans sa vie personnelle comme au travail.
    Marshall Rosenberg met ici à notre disposition un outil très simple dans son principe, mais extrêmement puissant dans ses effets : la Communication NonViolente. Découvrez cette méthode accessible pour améliorer votre relation aux autres.

  • De l'Angleterre à la Palestine, de l'Allemagne au Mexique, du Brésil à l'Égypte, de la France à l'Afrique du Sud, ce livre raconte une autre histoire du ballon rond, depuis ses origines jusqu'à nos jours.
    Le football ne se résume pas au foot-business : depuis plus d'un siècle, il a été un puissant instrument d'émancipation pour les ouvriers, les femmes, les militants anticolonialistes, les jeunes des quartiers populaires et les protestataires du monde entier. L'auteur retrace le destin de celles et ceux qui, pratiquant ce sport populaire au quotidien, en professionnels ou en amateurs, ont trop longtemps été éclipsés par les équipes stars et les légendes dorées. Prenant à contre-pied les clichés sur les supporters de foot, il raconte aussi l'étonnante histoire des contre-cultures footballistiques nées après la Seconde Guerre mondiale, des hooligans anglais jusqu'aux ultras qui ont joué un rôle central dans les printemps arabes de 2011 ou plus récemment dans le soulèvement du peuple algérien.
    En proposant une histoire " par en bas ", en s'attachant à donner la parole à tous les protagonistes de cette épopée, Mickaël Correia rappelle que le football peut être aussi généreux que subversif.

  • Avec la crise écologique, l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons, les forêts qui nous entourent ne sont plus des choses qui vont de soi et que l'on peut traiter avec indifférence. Nous découvrons qu'elles ne sont plus des ressources inépuisables ni des ressources tout court au sens de simples moyens au service de nos propres fins.
    Nous n'en avons donc pas fini avec la morale. Mais fabriquer une morale qui inclue les relations que les humains entretiennent avec les animaux, les montagnes, les océans, le climat, etc. implique de nouvelles propositions. Celles-ci ne peuvent pas être la simple déclinaison de principes universels fondés
    a priori, mais elles doivent s'appuyer sur les multiples expérimentations en cours, engagées aussi bien par des scientifiques que des éleveurs, des économistes, des patients ou encore des activistes se mêlant souvent de ce qui n'est pas censé les regarder.
    En s'attachant à décrire au plus près ce à quoi nous tenons et non à prescrire ce qu'il faudrait faire, sans jamais séparer ce souci moral de ses conséquences politiques, Émilie Hache explore de nouvelles façons de prendre en compte ces différents êtres. Elle propose ainsi une approche pragmatiste des questions écologiques : il s'agit en effet d'apprendre à élaborer des compromis afin de se donner une chance de construire un monde commun, exigeant de ne pas s'arrêter à la question : " Qui est responsable ? ", mais d'en accepter une autre, bien plus difficile : " Comment répondre ? "

  • Les singes savent-ils vraiment singer ? Les animaux se voient-ils comme nous les voyons ? À quoi s'intéressent les rats dans les expériences ? Pourquoi dit-on que les vaches ne font rien ? Ce livre pose vingt-six questions qui remettent en cause nos idées reçues sur ce que font, veulent et même " pensent " les animaux. Elles permettent de raconter les aventures amusantes ou stupéfiantes qui sont arrivées aux animaux et aux chercheurs qui travaillent avec eux, mais aussi aux éleveurs, aux soigneurs de zoo et aux dresseurs.
    À la lecture de ces récits désopilants, on se demande si les animaux n'ont pas un sens de l'humour bien à eux : ils semblent parfois trouver un malin plaisir à créer des situations qui aboutissent à ce que les plus savants des spécialistes soient désarçonnés, obligés de faire de nouvelles hypothèses risquées et, toujours, de constater que les animaux ne sont pas si bêtes que ça...
    On se délectera de ces histoires incroyables qui nous invitent à faire de l'éthologie et de la philosophie. Après avoir lu ce livre, on ne regardera plus son chien de la même manière !

  • Ce livre combatif vise à fournir des outils critiques pour contester l'accélération de l'urbanisation et faire advenir des alternatives architecturales, des expérimentations urbaines et des modes de vie ouverts et libérés.
    Grands ensembles, centres commerciaux, gratte-ciel,
    gated communities et " grands projets " sont les principaux dispositifs architecturalo-urbanistiques qui accompagnent l'accélération de l'urbanisation partout dans le monde. Emblématiques de la société productiviste et construits au nom du " progrès " et de la " marche de l'histoire ", ces désastres urbains n'ont en réalité comme seule fonction que de rentabiliser des territoires désincarnés et interconnectés.
    Cette enquête montre - visites de bâtiments, romans, essais, films ou rapports officiels à l'appui - comment ils façonnent l'uniformisation des paysages urbains, amplifient les déséquilibres sociaux, économiques et écologiques et contribuent à l'enfermement et à l'assujettissement de leurs habitants. Sans compter qu'ils se combinent aujourd'hui aux catastrophes dites " naturelles " (ouragans, tsunamis, séismes, inondations...) pour créer une instabilité et une dangerosité sans équivalent historique.
    Ce livre combatif vise à fournir des outils critiques pour les contester et faire advenir dans un avenir proche des alternatives architecturales, des expérimentations urbaines et des modes de vie ouverts et émancipateurs.

  • Comment combler le fossé apparemment infranchissable séparant les sciences (chargées de comprendre la nature) et la politique (chargée de régler la vie sociale), séparation dont les conséquences deviennent de plus en plus catastrophiques ? La nature a toujours constitué l'une des deux moitiés de la vie publique - celle qui nous unit -, l'autre moitié formant ce qu'on appelle la politique, c'est-à-dire le jeu des intérêts et des passions - qui nous divise. L'écologie politique a prétendu apporter une réponse mais, à cause des controverses scientifiques qu'elle suscite, à cause de l'incertitude sur les valeurs qu'elle provoque, elle oblige à abandonner la nature comme mode d'organisation publique. Selon Bruno Latour, la solution repose sur une profonde redéfinition à la fois de l'activité scientifique (à réintégrer dans le jeu normal de la société) et de l'activité politique (comprise comme l'élaboration progressive d'un monde commun). Ce sont les conditions et les contraintes de telles redéfinitions qu'il explore ici.

  • Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l'une des entreprises les plus controversées de l'histoire industrielle. Dans les dernières décennies, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits (PCB, " agent orange " ou hormones de croissance bovine et laitière). Pourtant, elle se présente aujourd'hui comme une entreprise des " sciences de la vie ", convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l'humanité. Qu'en est-il exactement ?S'appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques et d'hommes politiques, ce livre retrace l'histoire d'un empire industriel qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l'administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et il révèle le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l'extension planétaire des cultures OGM, sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine.

  • Malgré la visibilité croissante de la " question animale ", la confusion règne parmi ses divers commentateurs. Les termes dans lesquels le débat est posé, y compris dans les milieux progressistes, empêchent d'en comprendre les enjeux véritables.
    C'est en particulier le cas pour la notion de " spécisme ", qui désigne une discrimination fondée sur le critère de l'espèce, et postule la supériorité des humains sur les autres animaux. Cette hiérarchisation des individus selon leur espèce a pourtant des effets très concrets : aujourd'hui, ce sont plus de 1 000 milliards d'animaux qui sont exploités et tués chaque année pour leur chair, parmi lesquels une vaste majorité d'animaux aquatiques. Comment est-il possible de continuer à justifier toutes ces souffrances et morts d'êtres pourvus de sensibilité ?
    Cet ouvrage, en dévoilant l'impasse théorique, éthique et politique dans laquelle nous enferme la société spéciste, clarifie les réflexions développées par le mouvement antispéciste en France. Proposant une synthèse claire et accessible, Axelle Playoust-Braure et Yves Bonnardel montrent en quoi le spécisme est une question sociale fondamentale et plaident en faveur d'un changement de civilisation proprement révolutionnaire.

  • Il est temps de rouvrir le futur. Et d'engager résolument la réflexion sur ce que peut être un monde libéré de la tyrannie capitaliste. C'est ce que propose ce livre, en prenant notamment appui sur les expérimentations sociales et politiques accumulées par l'insurrection et les communautés zapatistes, une " utopie réelle " de grande envergure.
    Pratiquer une démocratie radicale d'autogouvernement et concevoir un mode de construction du commun libéré de la forme État ; soumettre les activités productives à des choix de vie qualitatifs et collectivement assumés ; laisser libre cours au temps disponible, à la déspécialisation des activités et au foisonnement créatif des subjectivités ; admettre la pluralité des chemins de l'émancipation et créer les conditions d'un véritable échange interculturel : telles sont quelques-unes des pistes qui dessinent les contours d'un anticapitalisme non étatique, non productiviste et non eurocentrique.
    En conjuguant un effort rare de projection théorique avec une connaissance directe de l'une des expériences d'autonomie les plus originales des dernières décennies, Jérôme Baschet s'écarte des vieilles recettes révolutionnaires dont les applications au XXe siècle ont montré l'échec tragique. Il propose d'autres voies précises d'élaboration pratique d'une nouvelle manière de vivre.

  • Voici une thèse forte et iconoclaste qui déplace radicalement notre vision de l'histoire du xxe siècle : les contours et les transformations des régimes politiques dits " démocratiques " ont été largement déterminés par les propriétés géophysiques des principales énergies carbonées, le charbon d'abord, puis le pétrole. Ainsi, la pesanteur du charbon, la nécessité de l'extraire des mines puis de le charger dans des convois ont donné à ses producteurs un pouvoir considérable : en utilisant la menace d'en interrompre les flux, ils créèrent syndicats et partis de masse, à l'origine des premières démocraties de l'ère moderne. En face, les classes dominantes ont organisé une transition énergétique à l'échelle mondiale : grâce à sa fluidité, sa légèreté et son exceptionnelle concentration en énergie, le pétrole permettait de contourner les réseaux et pouvoirs anciens.Un autre régime s'est ainsi mis en place, dans lequel la vie politique s'est retrouvée anémiée, la paix sociale et la prospérité des " démocraties " occidentales ont reposé sur l'autoritarisme moyen-oriental, et où la croissance illimitée s'est transformée en religion. Aujourd'hui, ce système est au bord de l'effondrement et nous pose une question cruciale : comment les énergies postpétrole pourront-elles donner naissance à des régimes réellement démocratiques ?

  • En quelques décennies s'est constitué un réseau de vignerons nature, conjuguant les apports de la biodynamie et de la microbiologie pour proposer un autre modèle de vitiviniculture. Très implanté en France, ce modèle prétend surtout à une rééducation du goût et ne cesse d'engendrer de nouveaux adeptes, tant du point de vue des professionnels que des consommateurs.
    Dans les années 1980, des vignerons en dissidence avec le modèle vitivinicole productiviste et l'utilisation de produits chimiques de synthèse ont transformé leurs pratiques pour devenir des vignerons " nature ". Très implanté en France, ce réseau ne cesse depuis d'engendrer de nouveaux adeptes.
    Cette nouvelle paysannerie militante et hétérogène fonde son identité commune sur le respect des sols, du milieu, privilégiant les actions de prévention dans le but de tendre vers une autonomie du végétal et des vins. Chaque étape nécessite un investissement total de ces " vignerons-chercheurs " qui peuvent avoir recours à la biodynamie (compost fait à partir de bouse de vache introduite dans des cornes par exemple) et/ou à la microbiologie (observation des levures indigènes au microscope). Par-delà les frontières des savoirs renvoyés soit dans les catégories du sensible ou de l'ésotérisme, soit de l'intelligible ou de la raison, ils tissent des liens.
    Phénomène de société éphémère pour les uns, point de départ vers une redéfinition des façons de faire et de boire du vin pour les autres, les vins " nature " s'invitent dans les débats sur l'écologie et la santé publique. Entre attraction et répulsion, ils provoquent des réactions contrastées, rarement neutres ou pondérées.
    Partie dans les vignobles de France où se concentrent majoritairement ces vignerons (Anjou, Ardèche, Beaujolais, Jura, Minervois, etc.), Christelle Pineau a cherché à comprendre les motivations profondes de leurs choix radicaux et exigeants qui les conduisent à élaborer ces vins si singuliers et pluriels.

  • La compensation est l'un des plus anciens dispositifs utilisés pour réparer un préjudice subi par une personne, dans l'objectif de recouvrer un certain équilibre au sein d'une structure sociale. Depuis les années 1970, les compensations écologiques étendent ce mécanisme aux espèces et habitats naturels dans le cadre des lois relatives aux études d'impact et au préjudice écologique. La " neutralité écologique " que ces compensations sont censées permettre d'obtenir appelle toutefois un diagnostic critique concernant la portée et les limites de cet outil.
    Pour ce faire, cet ouvrage décrit les contextes institutionnels dans lesquels les compensations écologiques sont mobilisées et les ruptures historiques qu'elles induisent ; les principes éthiques et les logiques économiques sur lesquels elles reposent ; les acteurs et les formes organisationnelles permettant d'en définir les modalités de mise en oeuvre ; la faisabilité des actions de restauration écologique et les critères d'équivalence qui s'y rapportent ; enfin, les outils juridiques et d'évaluation qui en facilitent la réalisation.

  • Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. Son livre se situe dans la tradition du droit à la paresse, du vivre et travailler au pays, de l'éloge de la lenteur ou même de la pauvreté évangélique. Mais il va au-delà des thèses habituelles de la décroissance dont il est l'un des théoriciens. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2012.)
    Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PIB) avant de pouvoir le répartir plus équitablement. Il est maintenant évident qu'il n'est pas possible d'avoir une croissance infinie dans un monde fini. L'enjeu est donc d'apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. La crise est l'occasion de démentir tous ceux qui rêvaient d'une société d'abondance. Apprenons à devenir des " partageux " ! Paul Ariès pulvérise avec brio les idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire. À partir d'une (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste. L'effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche antiproductiviste et optimiste. Il montre également comment l'histoire sociale a été truquée : les milieux populaires ont toujours été antiproductivistes. L'enjeu est de réinventer l'avenir autour de l'idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage ?

  • La question des limites environnementales a traversé les XIXe et XXe siècles sans vraiment parvenir à s'imposer. La donne serait-elle en train de changer en ce début de XXIe siècle ? Face à la multiplication des atteintes portées au " système Terre ", la communauté scientifique s'est lancée depuis quelques années dans un projet aussi urgent qu'ambitieux : proposer aux décideurs et au grand public un aperçu des principales variables qui déterminent l'équilibre des écosystèmes à l'échelle planétaire. Au-delà du climat et de la biodiversité, ces travaux abordent également des questions moins connues du grand public, comme le déséquilibre des cycles biogéochimiques, le changement d'affectation des sols, l'introduction de polluants d'origine anthropique dans les écosystèmes ou encore l'acidification des océans. Autant d'enjeux pour lesquels la communauté scientifique essaie aujourd'hui de déterminer des frontières à ne pas dépasser si l'humanité veut éviter les risques d'effondrement.

  • Si les " ennemis " de la " société écologique " se trouvent assurément du côté des forces du capitalisme et du néolibéralisme, il ne faut pas oublier que la défense de l'environnement a par la suite été marginalisée, voire combattue par les courants dominants de la gauche, qui ont souvent vu dans les " amis de la nature " des réactionnaires romantiques et des adversaires du progrès social. Un livre essentiel pour comprendre et dénouer les blocages intellectuels qui caractérisent notre époque.
    Alors que monte la prise de conscience du péril environnemental, les obstacles à une véritable mutation écologique des sociétés contemporaines restent massifs et les modèles alternatifs peinent à s'imposer. Les traditions intellectuelles de la gauche semblent souvent impuissantes à apporter des réponses. Pire, n'ont-elles pas contribué, par leur culte des " forces productives ", à l'impasse actuelle ?
    La généalogie intellectuelle proposée par Serge Audier revient sur des évidences trompeuses, notamment celle qui voudrait que les mouvements émancipateurs n'aient abordé que très tardivement les enjeux écologiques. On redécouvre certes peu à peu des voix minoritaires qui, de Henry D. Thoreau à William Morris, avaient manifesté très tôt un souci inédit de la nature. Mais en les érigeant en héros solitaires, on contribue à occulter une nébuleuse beaucoup plus large et méconnue qui, entre socialisme et anarchisme, a esquissé les traits d'une " société écologique ". L'objectif de ce livre est d'exhumer et de reconstituer une pensée sociale de la nature et de l'émancipation, construite aux marges du " grand récit " socialiste et républicain.
    De fait, cette tendance dissidente a été ignorée, marginalisée, voire combattue par les courants hégémoniques, qui ont souvent vu dans l'écologie un conservatisme traditionaliste ou un romantisme réactionnaire... Si les " ennemis " de la " société écologique " se trouvent bien entendu du côté des forces du capitalisme, il serait faux et dangereux d'oublier qu'ils font aussi partie de l'histoire même de la gauche et du socialisme dans ses orientations majoritaires, encore prégnantes.

  • Le glyphosate, principe actif du Roundup, produit phare de la marque Monsanto, a été reconnu " cancérogène probable " pour l'homme en 2015. En octobre 2016, s'est tenu à La Haye le procès du puissant herbicide, ouvrant la voie juridique vers une reconnaissance du crime d'" écocide ". Dans ce livre choc, Marie-Monique Robin retrace le déroulement du procès et donne à comprendre les ressorts de l'un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l'histoire moderne.
    Depuis plusieurs années, l'inquiétude ne cesse de croître quant aux dangers du pesticide le plus utilisé au monde dans les champs et les jardins : le glyphosate. D'autant qu'en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer l'a déclaré " cancérigène probable " pour l'homme, contredisant ainsi les agences de santé américaines ou européennes qui avaient assuré l'innocuité du Roundup de Monsanto, puissant herbicide dont le principe actif est le glyphosate.
    Prolongeant son enquête retentissante de 2008 sur les dangers des produits toxiques de la firme américaine (
    Le Monde selon Monsanto, livre et film), Marie-Monique Robin montre dans ce livre (et le film associé) que la dangerosité du glyphosate est plus grande encore qu'on le craignait. Dans le monde entier, il rend malades ou tue sols, plantes, animaux et humains, car l'herbicide est partout : eau, air, pluie, sols et aliments. Le produit, cancérigène, est aussi un perturbateur endocrinien, un puissant antibiotique et un chélateur de métaux. D'où autant d'effets délétères documentés ici par des entretiens très forts avec des victimes aux États-Unis, en Argentine, en France et au Sri Lanka, ainsi qu'avec de nombreux scientifiques.
    Ce livre choc révèle l'un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l'histoire moderne. Il montre que, face à l'impuissance ou l'absence de volonté des agences et des gouvernements pour y mettre fin, la société civile mondiale se mobilise : en octobre 2016, s'est tenu à La Haye le Tribunal international Monsanto, où juges et victimes ont instruit le procès du Roundup, en l'absence de Monsanto, qui a refusé d'y participer. Donnant son fil conducteur au livre, ce procès a conduit à un avis juridique très argumenté, qui pourrait faire reconnaître le crime d'" écocide ", ce qui permettrait de poursuivre pénalement les dirigeants des firmes responsables.

  • L'histoire du sport est faite de records, de stars, de médailles et de paillettes. C'est à sa face cachée que convie cette Histoire secrète du sport, celle des vestiaires, des coulisses, des ficelles qui actionnent les champions et leurs exploits. Les vaincus, les tricheurs et autres parias, sans qui le sport n'aurait pas toute sa saveur, sont ici enfin remis en lumière.
    Le sport célèbre les vainqueurs, leur sourire et leurs larmes, leurs performances et leur fortune. On en oublie le plus souvent les vaincus, les tricheurs et les hommes de l'ombre qui fabriquent le sport business : agents, dirigeants, entraîneurs, entrepreneurs, financiers, journalistes, bookmakers, dealers. Derrière les Mohamed Ali, les Eddy Merckx, les Pelé et autres Federer, cet ouvrage parcourt deux siècles d'histoire au contact de ces personnages occultes dont on parle peu mais qui ont eu plus d'influence que quiconque sur l'évolution de la pratique et de l'industrie sportives.
    Ainsi de Horst Dassler, ancien patron d'Adidas, inventeur du marketing sportif, faiseur de rois, d'argent et de champions. Son empire produisit tous les grands dirigeants du sport mondial, présidents du CIO (Juan Antonio Samaranch, Thomas Bach) ou de la FIFA (João Havelange, Sepp Blatter, tous deux déchus pour corruption). Ainsi également de ces médecins italiens qui, dès les années 1950, développèrent la science du dopage et gangrenèrent le cyclisme et bien d'autres disciplines. Ou encore d'Avery Brundage, président du CIO de 1952 à 1972, qui s'opposa ardemment au boycott des Jeux olympiques de Munich (1936) au nom de l'apolitisme du sport cher à Pierre de Coubertin, lui-même misogyne et raciste.
    Ce sont ces figures cachées dans les bureaux, dans les lobbies, dans les arcanes, mais aussi les oubliés, les parias, les sans-grades, les perdants sans qui le sport ne pourrait jamais célébrer les vainqueurs, que cet ouvrage fait sortir de l'ombre.

  • Un éclairage complet sur le concept récent d'empreinte écologique, un outil et un indicateur désormais au centre des débats sur le développement soutenable.
    Peut-on mesurer la durabilité écologique d'une nation de manière claire et synthétique ? Est-il possible, à l'instar du PIB, de résumer une réalité aussi complexe en un seul chiffre ? C'est pour répondre à ces questions que l'empreinte écologique a été inventée au début des années 1990. Mobilisant des centaines de données statistiques et scientifiques, cet ingénieux système de comptabilité a permis de démontrer que l'économie mondiale consommait davantage de services issus de la biosphère que celle-ci était capable d'en régénérer. Il a également servi à révéler les inégalités environnementales, en montrant par exemple qu'il faudrait plusieurs planètes pour répondre aux besoins de l'humanité si le modèle de consommation occidental venait à se généraliser. Dans cet ouvrage, les auteurs reviennent dans le détail sur les tenants et les aboutissants de cet indicateur, que de nombreux écologistes ont élevé au rang de véritable totem. Ils en révèlent les forces, mais aussi les limites. Plus encore, dans cette nouvelle édition, ils montrent que la famille des empreintes environnementales s'est largement développée au cours des dernières années, permettant d'affiner notre appréhension des limites planétaires.

  • Depuis les années 1990, le dopage s'est largement propagé dans le sport de haut niveau, profitant d'un contexte de croissance rapide du secteur, de survalorisation de la performance et d'évolution de la pharmacopée. Ce livre retrace l'histoire de cette pratique, de ses motivations et méthodes, en regard de l'économie qu'elle a peu à peu installée au sein même du sport mondial.
    Depuis quand se dope-t-on ? Qu'est-ce que le dopage ? Le sportif qui utilise des substances dopantes est-il rationnel ? Quels sont les produits, les acteurs et les filières de ce marché désormais mondialisé et géré par les mafias ? Pour quelles raisons le dopage se développe-t-il malgré la mise en oeuvre de politiques internationales de détection et de répression inédites ? Faut-il autoriser le dopage sous contrôle médical ?
    L'avenir du sport dépendra largement de la réponse à ces interrogations. En effet, la devise olympique " Plus vite, plus haut, plus fort " correspond aux injonctions d'un système socioéconomique qui, en survalorisant la réussite individuelle, la compétition et la performance, instrumentalise le sport de haut niveau et l'ouvre à la démesure et l'artifice.
    Cet ouvrage présente et analyse de nombreux thèmes afin de faciliter la compréhension du dopage, d'en éclairer les vrais enjeux et de contribuer à une réflexion sur un phénomène qui suscite des débats passionnés.

  • Une enquête drôle et informée sur notre rapport intime et névrotique à nos modes de vie et aux menaces qu'ils font peser sur la planète. Voyage dans nos imaginaires saturés de CO 2 - automobile, avion, supermarché etc., ce livre n'est pas un énième cri d'alarme sur l'absurdité de notre modèle de croissance. Loin du catastrophisme, une enquête impertinente à la première personne sur notre rapport difficile à l'écologie.
    " Je suis née dans une bulle de plastique orange. C'était l'année du premier choc pétrolier, en 1973. Le soir, on mangeait de la purée Mousline toute préparée, chauffée avec du lait acheté en brique dans une grande surface. La nature n'existait pas. Je croyais que le monde entier était une ville en développement. "
    Je crise climatique est une enquête à la première personne sur le rapport intime, paradoxal, névrotique que nous entretenons à nos modes de vie et aux menaces qu'ils font désormais peser sur la planète. Entreprenant un voyage original dans nos imaginaires, Jade Lindgaard explore notre amour de la chaleur et notre goût pour la vitesse et les destinations lointaines. Un voyage au cours duquel l'auteure mène l'enquête sur le carbone émis par sa chaudière, rencontre des fans de tuning et de courses de moto, découvre que la France est le paradis des aéroports, évoque ses lombrics qui fabriquent du compost dans un coin de sa terrasse...
    Cet essai d'" ego climat " n'est pas un énième cri d'alarme sur le changement climatique et l'absurdité de notre modèle de croissance - ça, nous le savons déjà ! C'est un livre qui essaie de comprendre pourquoi il nous est si difficile de changer et de réinventer une vie libérée de nos désirs chargés en CO2. Autrement dit, de résoudre l'énigme psychologique, mais aussi politique et anthropologique de notre temps.

  • Le langage n'est plus le propre de l'homme. On sait désormais que les animaux communiquent entre eux mais également à notre attention. Nous n'avons jamais été aussi proches de nous comprendre mais il reste un pas à faire en direction de cet autre que l'homme n'a jamais vraiment considéré comme un interlocuteur. Qu'il sache déjà que les animaux ne parlent pas pour ne rien dire.
    Au prétexte que les animaux ne parlent pas un langage articulé, on a jugé qu'ils ne pensaient pas, qu'ils n'avaient rien à dire et qu'ils étaient insensibles. Grâce aux dernières découvertes scientifiques, nous savons désormais que les animaux ont un langage. Comment communiquent-ils entre eux, et avec nous ? Pourrons-nous bientôt converser ensemble ?
    Communiquer avec les animaux est l'un des enjeux des prochaines décennies. L'idée a traversé les cultures et les époques : après avoir tenté d'apprendre notre langage aux animaux dans les années 1960, les chercheurs se sont engagés à décoder le leur. Ils se sont alors rendu compte que nos langages avaient une parenté plus étroite qu'on ne le pensait. Leurs " conversations " ne sont pas " bruit " ou " grincement ". Elles racontent des histoires, des apprentissages ; elles expriment des émotions, des intentions ; elles forment une pensée et une identité. Comme nous, les animaux peuvent apprendre une langue étrangère, échanger dans des dialectes régionaux, transmettre des informations, désigner des éléments pour décrire leur monde, utiliser une syntaxe, apprendre à parler à leur progéniture... De même, ils écoutent, déchiffrent et s'adressent aux hommes de différentes manières : communication vocale et acoustique, échange visuel par le biais de postures. Les technologies promettent pour l'avenir des outils qui nous permettront de nous comprendre mutuellement, de traduire leur langue et la nôtre, et de saisir ainsi leur point de vue. Ces découvertes ouvrent des perspectives révolutionnaires et demain, qui sait, les animaux revendiqueront peut-être haut et fort leurs droits.

  • Les générations ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes. Privilégiées ou sacrifiées par l'Histoire, elles forgent leur identité au contact des événements politiques, des mutations économiques, sociales et culturelles qui marquent leur jeunesse. Dans ce livre passionnant, synthétisant un grand nombre d'enquêtes sociologiques et d'opinion, Bernard Préel brosse l'histoire des générations récentes et celle de leurs relations. Relations complexes où se jouent, souvent sur fond d'incompréhensions et de conflits, des questions centrales : la transmission des valeurs et du patrimoine, les relations au sein du couple et de la famille, le rapport au travail et à la consommation. Le choc des générations propose ainsi à chacun de se confronter au portrait de sa génération. Dans cette fresque vivante, souvent drôle, Bernard Préel réserve une place particulière aux enfants du baby boom, Il montre en effet que, depuis leur révolte, en Mai 68, les rapports entre les générations se sont brutalement inversés. La jeunesse moderne - la génération Gorbatchev et, plus encore, la génération internet - ne se contente plus, en effet, de se rebeller. Elle dicte désormais sa loi aux générations précédentes et, en particulier, à celle de ses parents qui, obsédés par la peur de vieillir, s'approprient la culture jeune de leurs enfants. Avec le risque qu'un jour prochain, ces derniers instruisent le procès de leurs parents, enfants gâtés des Trente Glorieuses.

  • Des promesses de l'" énergie atomique " civile des années 1950 , objet d'une intense propagande au niveau mondial, bien oubliée, jusqu'à la minoration des effets des catastrophes de Tchernobyl, il y a juste 30 ans, et de Fukushima en 2011, pourquoi un tel déni des effets différés de la radioactivité ? Cette passionnante enquête historique révèle comment s'est construit, peu à peu, un système international hors normes édictant les vérités officielles, en dehors de tout contrôle démocratique.
    Le bilan humain de la catastrophe de Tchernobyl d'avril 1986 a été définitivement figé avec le rapport adopté en 2006 par l'ONU et les gouvernements biélorusse, russe et ukrainien. Ce bilan minore considérablement le nombre de victimes, car il " ignore " de nombreuses séquelles constatées chez les millions de personnes exposées aux retombées radioactives et chez les 800 000 " liquidateurs " de l'accident. Et, en octobre 2011 un expert russe qui avait coordonné la rédaction de ce rapport a affirmé au Japon que la santé de la population touchée par les rejets radioactifs de la catastrophe de Fukushima, en mars 2011, ne serait pas affectée...
    Comment expliquer cette scandaleuse culture du déni des effets de la radioactivité ? En se plongeant dans les archives, en remontant aux premiers usages intensifs des rayons X et du radium. C'est ce qu'a fait Yves Lenoir pour ce livre où il retrace la surprenante histoire de la construction progressive d'un système international de protection radiologique hors normes au sein de l'ONU, qui minore systématiquement les risques et les dégâts des activités nucléaires.
    On apprend ainsi comment les promesses de l'" énergie atomique " civile ont fait l'objet dans les années 1950 d'une intense propagande au niveau mondial : non seulement cette énergie satisfera sans danger les besoins de l'humanité, mais l'usage généralisé de faibles doses de radioactivité permettra de décupler la production agricole ! Surtout, Yves Lenoir révèle que les normes de protection des travailleurs de l'énergie atomique ou des populations qui pourraient être exposées après un accident nucléaire ont été définies par une poignée d'experts, en dehors de tout contrôle démocratique. Il explique leurs méthodes pour construire une " vérité officielle " minimisant les conséquences de Tchernobyl. Et comment ces procédés ont été mis en oeuvre, en accéléré, après Fukushima. Une remarquable enquête historique, riche de nombreuses révélations.

  • L'équipe de France de football souffre toujours d'une image exécrable dans l'opinion, et les " fauteurs de trouble " (Anelka, Evra, Ribery...) restent pour beaucoup des " bannis ". Pourquoi cette infamie ? Comment rendre compte de l'acharnement des médias à leur encontre, alors que le sport connait d'autres affaires bien plus graves ? Un essai informé et empathique sur ces " porte-parole " malgré eux des milieux populaires confrontés à toutes les formes de discrimination.
    Depuis leur grève lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, en juin 2010, les joueurs de l'équipe de France de football souffrent toujours d'une image exécrable dans les médias et dans l'opinion publique. Qu'est-ce qui explique cette durable infamie ?
    Pour répondre à cette question, ce livre poursuit la réflexion initiée en 2011 avec
    Traîtres à la nation ?, dont il reprend certains éléments d'analyse, en examinant de plus près, d'une part, les profondes transformations du football professionnel depuis le milieu des années 1990 et, d'autre part, la tension structurelle qui existe aujourd'hui entre des joueurs au sommet de la réussite, sportive et économique, et des journalistes soumis à une forte concurrence, avides d'infos et de scoops. Le livre montre aussi que le football peut se révéler un analyseur fin de la crispation autour de la place accordée aux jeunes issus de l'immigration postcoloniale. Souvent suspectés de ne pas chanter
    La Marseillaise, de ne pas " mouiller le maillot " tricolore, de ne pas aimer jouer " pour la France ", les joueurs issus des cités de banlieue ont pourtant grandement contribué à qualifier l'équipe nationale pour le Mondial 2014 au Brésil. Cette qualification ouvre-t-elle la voie d'une reconquête sportive et d'un retournement de l'opinion en leur faveur ?

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