P.I.E-Peter Lang S.A., Éditions Scientifiques Internationales

  • De l'étude de quelques auteurs classiques à l'analyse du rôle des illustrations, en passant par la bande dessinée et le théâtre pour les enfants, ce volume analyse le vaste champ de l'écriture pour la jeunesse. Différentes contributions se penchent sur la traduction de la littérature de jeunesse, et plus particulièrement sur sa nature intersémiotique. Elles abordent de la sorte la problématique de la voix du traducteur et les principes théoriques guidant ce-dernier, ou se concentrent spécifiquement sur diverses littératures nationales. Un dernier axe de réflexion, enfin, offre un aperçu sur la traduction audiovisuelle, ses principes théoriques, ses réalisations concrètes et ses effets du point de vue de la réception. Les contributions réunies dans ce volume sont en français, anglais et italien. The first section of this volume features a variety of essays on writing for children, ranging from studies of classic authors to an analysis of the role of pictures in children's books, to an examination of comics and theatre for the young. Subjects addressed in the second section include the intersemiotic nature of translating for children, the question of the translator's voice, the theoretical principles that best aid translators in the field of children's literature, as well as chapters exploring the idea of national literatures for the young. The third and final section offers insights into audiovisual translation for children. These contributions focus on theories and models for this kind of translational activity, as well as addressing a number of real-life cases and their reception. The volume features contributions in three languages: French, English and Italian.

  • Le 30 juin 1960, le Congo n'est plus une colonie belge mais un État indépendant. Rapidement, la riche province du Katanga fait sécession sous la conduite de Moïse Tshombe, ennemi politique du Premier ministre Patrice Lumumba, profitant de l'inertie d'une Belgique plus préoccupée par ses problèmes propres que soucieuse de ses intérêts en Afrique. Nombreux furent les Belges qui, de bonne foi, ont cru au succès de « la sécession du Katanga ». Un ensemble d'éléments permit d'y croire pendant quelques semaines : les attitudes du roi Baudouin et du gouvernement Eyskens allaient dans ce sens. C'était sans compter avec la prise de position négative des Nations Unies et des États-Unis qui souhaitaient bouter les Belges hors du Congo et surtout de ne pas exporter la Guerre froide en Afrique. Mais s'appuyant initialement sur le gouvernement de Patrice Lumumba, les Nations Unies allaient rapidement déchanter. Au départ, le Secrétaire général Dag Hammarskjld fut persuadé que tous les ennuis qu'il rencontrait étaient dus à l'omniprésence des Belges. Une fois ceux-ci partis, pensait-il, tout rentrerait dans l'ordre. Il n'en fut rien : l'ONUC dut reconquérir le Katanga par la force des armes pour le compte du gouvernement congolais. Il fallut deux ans et demi, pour réduire les gendarmes katangais, chasser les mercenaires, au prix de nombreuses vies, et mettre fin à la sécession du Katanga. Les Européens restés sur place, souvent avec courage, seront quant à eux baptisés « Katangaleux ». L'auteur de cet ouvrage fut l'un d'eux. Ce livre leur est dédié et vise à les sauver de l'oubli.

  • L'invasion allemande d'août 1914 suscite en Belgique un véritable sentiment patriotique qui se manifeste par la résistance imprévue de l'armée belge. À Noël 1914, les troupes impériales sont enlisées dans les plaines de la rive droite de l'Yser.

    Le viol de la neutralité belge comme les violences de la soldatesque déchaînent un sentiment antiallemand qui anéantit du jour au lendemain l'admiration vouée jadis par les Belges à l'Allemagne. Ce rejet concerne dès lors tout ce qui touche à la culture germanique. Or, l'adoption du suffrage universel pour les hommes au sortir du conflit met progressivement fin à la « Belgique française ».

    Ce deuxième tome de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone aborde l'impact de ces événements sur les grands auteurs de la génération léopoldienne. Ensuite, il s'attache, à travers la nouvelle génération d'écrivains, à l'affirmation du fantastique réel chez un Hellens ou un Thiry, ainsi qu'aux novations langagières et formelles des Michaux, Nougé, Plisnier ou Crommelynck. Il dialectise ces esthétiques souvent remarquables avec l'hypostase de plus en plus exacerbée de la langue française et de la France, portée à son acmé par le Manifeste du lundi. Il rend également compte de la mise en place d'une historiographie littéraire bien plus complexe que les simplifications du Manifeste.

    Portée par les fourgons de la défaite de mai 1940, la reviviscence du mythique chez Maeterlinck, Ghelderode, Hergé ou Nothomb surgit comme une réponse très belge à la faillite du réel. Les contrepoints de Victor Serge à l'égard des deux conflits mondiaux le confirment à leur manière.

    Les deux premiers volumes de la série Histoire, Forme et Sens en Littérature : La Belgique francophone ont été récompensés en 2017 du prix Lucien Malpertuis. Le présent ouvrage, deuxième volet, s'est quant à lui vu décerner en 2018 le prix annuel de l'Académie des littératures 1900-1950.

  • Cet ouvrage se concentre d'abord sur les évènements qui, en Belgique et en Afrique centrale, marquent la période de mai 1955 à novembre 1965, en ménageant une place aux témoins. Il invite ensuite à visiter ou à revisiter des sources qui n'ont pas encore livré toutes leurs richesses (cinéma, télévision, archives dont certaines demeurent totalement inexploitées). En?n, tandis que le Congo, à l'instar de la plupart des anciennes colonies de l'Afrique sub-saharienne, devient indépendant, « le Tiers Monde ignoré, exploité, méprisé comme le Tiers État » (Alfred Sauvy) fait l'objet de la sollicitude d'instances internationales et européennes. Ce qu'en style Nations unies on appelle les pays sous-développés constitue un enjeu considérable dont les facettes politiques, économiques, sociales et culturelles sont multiples. Les politiques d'aide au développement qui voient le jour, notamment dans le cadre de l'Europe des Six, interfèrent avec les politiques nationales que d'aucuns quali?ent de néo-colonialistes. Phénomène transnational comme l'avait été la colonisation, la décolonisation ouvre la voie à des pratiques voyant coexister la survivance plus ou moins dense de liens bilatéraux entre anciennes colonies et anciennes métropoles avec une européisation de celles-ci.

  • Nos connaissances sur l'armée romaine reposent sur cinq catégories de documents : les sources littéraires, archéologiques, épigraphiques, papyrologiques et numismatiques. Chacune d'elles requiert l'usage de méthodes d'analyse spécifiques qui sont l'apanage de spécialistes. Or, ceux-ci sont de plus en plus amenés à se concentrer sur leur domaine de recherche afin de répondre à l'accroissement constant de la documentation et de la littérature scientifique, ce qui se fait trop souvent au détriment du dialogue entre les différentes disciplines. C'est avec ce constat à l'esprit qu'a été organisée à l'Université de Lausanne une journée d'études de 3e cycle consacrée à l'armée romaine. Son but était de réunir de jeunes épigraphistes et archéologues qui tous travaillaient sur le sujet, et de les confronter à des chercheurs confirmés. Le présent ouvrage est issu des fructueux échanges de cette journée. Il a pour objectif de montrer l'intérêt de croiser les méthodes de travail quels que soient le lieu ou la thématique, tout en soulignant l'importance de replacer chaque document dans son contexte le plus large, chose seulement possible grâce à une collaboration entre spécialistes. Ses auteurs espèrent ainsi contribuer au renforcement du dialogue entre historiens et archéologues, dialogue nécessaire au progrès de nos connaissances sur l'armée romaine. Ce livre contient des contributions en français, anglais et allemand.

  • « Écrire le voyage, c'est transformer l'expérience en conscience » notait André Malraux. Plus que pour la chronique des déambulations qu'il contient, le récit de voyage est un outil particulièrement précieux pour bâtir une histoire des représentations et des relations culturelles internationales. Les voyageurs artistes, intellectuels et militants politiques présentent un intérêt spécifique car ils prolongent souvent leur expérience par un acte de création artistique, littéraire ou testimonial. Éducatif, érudit ou humaniste, leur voyage doit contribuer à produire un savoir sur le monde et sur soi ; il est d'abord la quête d'un « signalement de l'univers », pour reprendre la formule de Théophile Gautier qui fut lui-même un grand voyageur. Dans cet ouvrage, l'expérience du voyage importe donc surtout comme pratique et comme moment de confrontation avec une culture et une société étrangères. Il s'agit d'observer de quelle façon le déplacement dans un pays étranger, sa découverte ou redécouverte, orientent la perception de l'autre pays. Trois aires culturelles, outre la France, ont été privilégiées, chacune - Italie, Espagne, monde lusophone - ayant construit une identité forte autour du voyage et de la mobilité.

  • Le 4 août 1914, l'armée allemande envahit la Belgique, État neutre aux traditions peu martiales, qui se trouve propulsé au coeur même de l'immense conflit qui va marquer tout le XXe siècle - y compris le sien, et notoirement... La société belge en guerre forme le sujet de cet ouvrage qui constitue le premier essai de synthèse de l'histoire belge entre 1914 et 1918 depuis l'étude d'Henri Pirenne (La Belgique et la Guerre mondiale, 1928). Le « Moment 1914 », c'est le refus de l'ultimatum de Berlin, l'invasion, l'exaltation de la Belgique héroïque, puis, à l'occasion des massacres des civils, de la Belgique martyre. Ensuite, la guerre s'installe dans la durée : cinquante mois d'occupation, de silence, d'amertume et de misères multiples. Temps de solidarité mais aussi de méfiance, de résistances mais aussi de défaillances, de célébration de la patrie mais également, pour certains, de refus de l'« idée-Belgique ». Tout comme le front militaire, le front de l'intérieur va pourtant tenir. Les années maigres de l'après-guerre révéleront toutefois, très vite, la mémoire de guerre comme source de divisions. La Grande Guerre fut cependant une expérience commune. Elle ne peut se penser que dans le contexte global de la société belge. Un livre qui bouscule bien des clichés ou des positions partisanes. Un livre qui permet d'entrer réellement dans les strates les plus profondes de la société belge au XXe siècle.

  • S'il y a aujourd'hui un regain d'intérêt pour la Création, avec des découvertes de l'astrophysique, les Pères, pour des raisons différentes dues au contexte où ils vivaient, ont largement réfléchi sur ce sujet et ont développé toute une théologie de la Création. A la suite du colloque du même nom qui s'est tenu à Metz en novembre 2008, des spécialistes présentent dans cet ouvrage les thèses de ces différents auteurs, aussi bien les plus connus comme Irénée, Ambroise, Augustin que d'autres moins célèbres à l'image des Pères syriaques, autant de textes qu'il est bon de revisiter et qui ne manquent pas d'actualité. A partir d'une exégèse des premiers chapitres de la Genèse, réalisée avec différentes méthodes, les Pères sont souvent passés d'une interprétation cosmologique à une interprétation anthropologique de la Création, centrée sur le commentaire de Genèse 1, 26 : la Création de l'être humain à l'image et à la ressemblance de Dieu.

  • La crise économique et financière de 2008-2009 soulève une série de questions d'importance majeure. Comment le monde a-t-il fait face aux crises précédentes ? La crise doit-elle remettre sensiblement en cause l'organisation actuelle du système financier international ? Les médias se sont-ils cantonnés dans un rôle d'information ou ont-ils joué un rôle d'acteur ? Que penser des plans de sauvetage des diverses institutions, en Belgique et dans le monde ? Peut-on parler d'un manque de régulation des marchés et des institutions financières ou d'une mauvaise régulation ? Quel rôle imaginer pour les États et les organismes internationaux dans la vie économique ? La crise va-t-elle conduire à plus d'Europe ou ouvrira-t-elle une réflexion globale sur la place de l'humain dans l'économie ? Enfin, dira-t-on demain que l'entrée dans le 21e siècle s'est faite à l'automne 2008 ? Il apparaît, au vu des multiples facettes d'une problématique aussi complexe, que l'analyse de la crise financière et de ses conséquences appelle une approche interdisciplinaire. Cet ouvrage relève ce défi et rassemble les contributions d'économistes, de juristes, de politologues, d'historiens et de spécialistes du monde des médias qui ont accepté de débattre ensemble du sujet lors d'un colloque tenu à Louvain-la-Neuve les 7 et 8 mai 2009.

  • Ce livre illustre et analyse la recherche parfois tâtonnante de formes d'expression, d'organisation et de revendications politiques des milieux populaires brésiliens dans les années 2000. Il se propose ainsi de penser concrètement les avancées et limites de la démocratie participative. À partir d'enquêtes empiriques originales, souvent de type ethnographique, réalisées dans leur quasi-totalité par des auteurs locaux, fins connaisseurs et parfois militants des mouvements étudiés, cette collection d'articles fait varier autant les dimensions qui font l'objet des mobilisations étudiées (violence, recyclage, habitat, etc.) que les échelles d'analyse. Ainsi, et en dépit de preuves contraires souvent apportées, ce ne serait peut-être pas le niveau d'institutionnalisation de ces pratiques innovantes qui en définit l'aboutissement (assemblées publiques, tissu associatif local et religieux ou budget participatif, etc.) que l'inventivité et la capacité de « résilience » des « forces vives ».

  • Qu'est-ce qu'une « ville durable » ? Comment se construit-elle collectivement ? Alors que la thématique de la « participation citoyenne » fait aujourd'hui florès, quelle part concrète prennent les habitants à la fabrique de la ville et au tissage de ses urbanités ? Quels acteurs et institutions se trouvent en interaction, voire en conflit, et quels compromis se dessinent ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage interroge la négociation dans les projets de tramways. Les transports et les mobilités urbaines sont, en effet, très éclairants, car les acteurs y sont sollicités dans une double contribution d'attaches au quartier et de circulations dans l'aire urbaine. Deux agglomérations ont fait l'objet d'une attention particulière, Strasbourg et Montpellier, entre lesquelles un certain nombre de circulations d'acteurs et de références sont perceptibles. Si le tramway, dans ses aspects techniques, semble une figure obligée et acceptée de la grande ville, l'étude des négociations et/ou des transactions qui s'opèrent dans ce « grand projet » révèle une articulation variable entre les trois piliers du développement durable - économique, environnemental et social - ainsi que des résistances. Il n'y a pas de modèle unique de mobilité durable.

  • Comment enseigner de manière à soutenir la motivation et les apprentissages des étudiants? Cet ouvrage collectif répond à vingt questions que les enseignants du supérieur se posent à propos du développement de l'enseignement supérieur et de leurs pratiques pédagogiques. Les réponses apportées passent en revue les fondamentaux de la pédagogie de l'enseignement supérieur et les principes qui mettent l'enseignement au service des apprentissages des étudiants : clarifier les objectifs d'apprentissage visés par l'enseignement ; adopter des stratégies d'enseignement qui permettent aux étudiants d'atteindre les objectifs et d'exercer les compétences visées ; et, non des moindres, évaluer avec pertinence les apprentissages réalisés par les étudiants au terme de l'enseignement. Ecrit à l'intention des enseignants du supérieur et des conseillers pédagogiques, l'ouvrage propose des exercices pratiques qui permettent à chacun de se situer dans sa pratique professionnelle et de progresser dans son développement professionnel.

  • Comment se compose la mémoire du spectacle ? Les bibliothèques et les musées s'attachant à l'entretenir ont parfois du mal à contenir une matière aussi multiforme. Chaque collection a son histoire, chaque institution a dû faire face à diverses difficultés. Dans cette mission, la technologie peut contribuer à approfondir la mémoire du spectacle et à élargir virtuellement à l'infini les espaces qui l'accueillent. Le congrès de la SIBMAS qui s'est tenu à Rome en 2002 témoignait d'une étape dans la réflexion suscitée par l'utilisation des nouvelles technologies dans les bibliothèques et les centres d'archives. Cet ouvrage en présente les communications. How is the memory of a show evoked and brought back to life? Libraries and museums, by focusing on conservation, sometimes struggle to control the many details of the subject matter. Each collection has its own history and each institution has faced a multitude of difficulties. The aim of the papers put forward in this book is to illustrate how technology can help deepen the memory of each show and expand the virtually infinite spaces that keep them. The SIBMAS Congress held in Rome in 2002 represented a step forward in thinking about the use of new technologies in libraries and archives.

  • Le retour des États baltes à l'Europe, après quelque quarante-cinq ans d'occupation soviétique, suscite aujourd'hui encore admiration et étonnement. L'Estonie, la Lettonie et la Lituanie ont réussi un pari ô combien remarquable compte tenu des conditions politiques, économiques et sociales qui étaient les leurs au tout début des années 1990. Ce succès ne doit pourtant rien au hasard, résultant plutôt d'une volonté réaffirmée avec constance : vingt ans durant, les habitants de ces trois pays auront tout mis en oeuvre pour être enfin reconnus comme des Européens à part entière. À bien des égards, ce tropisme constitue le dénominateur commun de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie qui tiennent parfois également à se distinguer, affirmant leurs différences et leurs caractéristiques propres. Elles sont ici largement prises en compte. Combinant profondeur historique et rigueur analytique, cet ouvrage rassemble les contributions d'une quinzaine de chercheurs aux profils académiques éclectiques et aux horizons géographiques tout aussi variés. Il met en lumière les éléments structurants de ce retour à l'Europe, permettant ainsi de comprendre comment, par un parcours quasiment sans faute, trois États post-soviétiques ont pu rapidement rejoindre les structures euro-atlantiques et affirmer leur pleine identité.

  • Pratique constante et rPratique constante et récurrente de la création littéraire et, plus généralement, culturelle, la réécriture a, paradoxalement, été peu étudiée en tant que phénomène autonome. Gérard Genette, avec Palimpsestes (1982), est l'un des rares théoriciens contemporains à s'être spécifiquement penché sur les variétés et les fonctionnements des relations transtextuelles que peut entretenir un texte. Cet ouvrage se propose de cerner les enjeux critiques suscités par les oeuvres littéraires dès lors qu'elles s'élaborent comme de nouvelles versions d'oeuvres, de mythes ou de discours préexistants. Une perspective ouverte, élargie à une diversité d'auteurs francophones, d'époques variées, offre une contribution significative et novatrice au champ des études littéraires actuelles, tout en faisant le lien entre les théories genettiennes, d'autres méthodologies et les oeuvres des écrivains. C'est donc sous l'appellation de « réécrivains » que ce livre propose de réunir un certain nombre d'auteurs francophones chez qui la pratique de la réécriture joue, momentanément ou itérativement, un rôle décisif qu'il est instructif d'élucider.

  • Malgré un sentiment profond d'affinité, les relations libanosyriennes sont, dès l'origine, altérées par des aspirations antagonistes. À travers l'étude de la période charnière entre la fin de l'occupation israélienne en 2000 et le retrait des troupes syriennes du Liban en 2005, ce livre rend compte des multiples enjeux des interactions entre les deux pays arabes. Le tissu conflictuel qui lie Beyrouth à Damas est analysé à la lumière des perceptions des acteurs politiques et médiatiques grâce à des entretiens menés au pays du Cèdre. Ces données s'inscrivent dans une grille d'analyse à la fois historique et politique. La puissance et l'intérêt national offrent deux clés de lecture originales qui illustrent l'imbrication des niveaux, depuis la lutte de personnalités au coeur du pouvoir aux enjeux politiques internationaux en passant par les intérêts régionaux. Cet ouvrage apporte un éclairage critique et nuancé sur les questions essentielles qui structurent les relations libanosyriennes.

  • Pomme ! Fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, et aussi le fruit de notre recherche éthique. Une recherche que Lisa, jeune adolescente, curieuse et volontaire, entreprend tout au long de ce roman. À l'âge où tous les possibles se dessinent, où naissent tous les espoirs, Lisa pose des questions justes pour trouver sa voie dans la forêt sociale et pour se perfectionner. Car elle est aussi soucieuse du bien public, comme ses condisciples qui tentent d'y voir clair dans leur présent comme dans leur avenir. Avec Lipman, nous vivons une « éthique de responsabilité » à la Max Weber, la seule vraiment digne du citoyen. Un manuel, Lisa, Recherche éthique, est édité en parallèle, à l'usage de tous ceux qui souhaiteraient explorer les pistes de réflexion de ce roman.

  • La forme orale de la littérature africaine demeure peu ou mal connue, malgré sa reconnaissance par les milieux scientifiques, au XIXe siècle, comme une littérature à part entière. Premier du genre en langue française, cet ouvrage en donne une vue d'ensemble et répond ainsi à une demande à laquelle nombre de publications spécialisées - anthologies, études de genres, approches méthodologiques - n'ont pu donner entière satisfaction. L'auteur y circonscrit le concept jadis controversé de littérature orale, explique sa genèse ainsi que celle des termes et expressions en usage (littérature (orale) traditionnelle, littérature non écrite, littérature populaire, littérature folklorique/folklore, art oral/art verbal/art de la parole, style oral, orature, etc.). Il repense ensuite celui de littérarité, particulièrement en contexte d'oralité, moins en termes de propriétés textuelles internes que comme un acte perfomanciel induisant des stratégies ethnopoétiques grâce auxquelles le plaisir esthétique provient aussi bien de ce qu'on entend que de ce qu'on voit. La deuxième partie de cet ouvrage fondateur, de loin la plus importante, est consacrée à la description des principaux genres littéraires dans leur mode d'existence et dans leurs formes les plus représentatives, et traite avec rigueur de la nature, des caractéristiques et des fonctions principales de la littérature orale africaine.

  • Cet ouvrage a reçu le Prix d'Aumale de l'institut de France en 2010. Lorsque la France reçoit des délégations venues du monde entier pour redessiner l'Europe à la Conférence de la Paix de 1919, son principal souci est déjà de gagner la prochaine guerre face à l'Allemagne. La Tchécoslovaquie et la Pologne sont alors désignées comme les deux piliers de l'architecture de sécurité en Europe centre-orientale à condition que celles-ci acceptent d'accorder leurs lignes diplomatiques et militaires. Quelles initiatives françaises tentent de forcer l'entente entre Prague et Varsovie ? Quelles forces font obstacle à la nécessaire cohérence stratégique de ces trois acteurs qui peinent à devenir partenaires ? Pour saisir toute l'ampleur de cet enjeu central de la politique française à l'Est de l'Allemagne, les aspects militaires, diplomatiques et économiques sont ici croisés, permettant de clarifier les différentes influences qui orientent les relations internationales : marge de manoeuvre des gouvernements, processus de décision dans les ministères et les états-majors, poids du ressentiment dans la recherche d'une légitimité internationale. En abordant l'histoire d'un rendez-vous manqué, cet ouvrage éclaire l'une des raisons majeures de l'échec du système de sécurité français de l'entre-deux-guerres, mais aussi l'un des nombreux quiproquo que révèle l'histoire contemporaine des relations entre la France et les nations d'Europe centre-orientale.

  • Basé sur une anthropologie des images de la musique, ce livre étudie les figurations du fou musicien dans les manuscrits du Moyen Âge. A partir d'un vaste corpus, il en rappelle les fondements antiques et patristiques, les modèles mystiques et politiques, ainsi que les réseaux thématiques. Loin de se limiter au fol de cour, il s'intéresse à l'insipiens des psaumes et à « l'insensé-fou » des décors naturalistes. Le premier, associé à Adam et au démon, appartient aux discours théologiques sur le blasphème et le péché originel. Le second, avec ses grelots et ses clochettes, fait écho à la philosophie naturelle aristotélicienne enseignée aux écoles et aux universités. Fondées sur les principes de mouvement, d'inversion et de proportion, les images étudiées dans cet ouvrage expriment à la fois la sagesse et le non-sens de la folie, l'harmonie et le chaos de la musique et de la nature. Dans la culture médiévale de l'homme imago Dei, le fou musicien apparaît comme une image visuelle, sonore et mentale interrogeant l'ordre de la Création.

  • Que peut-on attendre d'un « citoyen du monde » dans l'espace européen à venir ? Que représente le cosmopolitisme en Europe ? Voici quelques-unes des questions posées par cet ouvrage qui présente les réflexions de chercheurs européens et non européens sur le cosmopolitisme. Les regards des spécialistes sur la question sont variés et la réalité est analysée à partir de différentes disciplines. Ainsi, science politique, histoire, droit, langues, littérature et civilisation se conjuguent pour présenter une vision toujours évolutive, parfois idéale, du cosmopolitisme. On considère souvent le cosmopolitisme comme obsolète. N'est-ce pas, au contraire, une des réponses possibles à la crise que traverse l'Union européenne en ce début de XXIe siècle ?

  • Avec ses quelque trois millions de morts civils et militaires, et ses innombrables destructions matérielles, la guerre dite du Vietnam reste à ce jour une des plus grandes tragédies humaines depuis 1945. Une réflexion sur les conditions politiques, diplomatiques et militaires dans lesquelles s'est effectuée la sortie de la guerre, entre 1968, année de l'ouverture des négociations américano-vietnamiennes à Paris, et 1976, date de la réunification administrative du Vietnam, semble d'autant plus opportune que grandit actuellement l'inquiétude sur les perspectives de l'après-guerre en Afghanistan. Inspirés d'un colloque international réuni à Paris, en 2008, les textes rassemblés ici par Pierre Journoud et Cécile Menétrey-Monchau abordent cette étape de la sortie de guerre principalement sous l'angle diplomatique, mais débordant largement le spectre diplomatique traditionnel. Quelques-uns des meilleurs spécialistes croisent ici leur analyse de cette phase finale de la guerre, revenant sur les négociations qui ont mis fin à la dimension américano-vietnamienne du conflit, avec l'Accord de Paris du 27 janvier 1973, avant que les armes ne tranchent l'autre guerre, celle entre Vietnamiens, le 30 avril 1975. Ce livre est accompagné d'un DVD avec des témoignages inédits sur les coulisses des négociations de Paris qui ont mis fin à la guerre du Vietnam (1968-1973). With its three million civilian and military casualties and the enormous material destruction it brought about, the Vietnam War remains one of the worst human tragedies since 1945. Growing uncertainty about the potential post-war situation in Afghanistan has renewed interest in the political, diplomatic and military conditions that brought about the end of the Vietnam War - the period covered by the opening of Vietnamese-American negotiations in Paris in 1968 up to the administrative reunification of Vietnam in 1976. The texts collected in this volume by Pierre Journoud and Cécile Menétrey-Monchau, first inspired from an international colloquium held in Paris in 2008, analyse the full range of exit strategies exploited during this period. Although written primarily from a diplomatic perspective, the focus of this publication extends well beyond the traditional realm of diplomacy. Some of the most eminent specialists present their analysis of the final phase of the war, and re-examine the negotiations which brought the Vietnamese-American phase of the conflict to an end with the Paris Agreement of January 27, 1973, before the other war, between the Vietnamese themselves, was decided by the force of arms on April 30, 1975. Provided with this book is a DVD with new testimonies on the Paris Peace negotiations that ended the Vietnam War (1968-1973).

  • Cet ouvrage propose une analyse originale sur les relations cinématographiques entre Cuba et le Mexique à la période classique, à travers la construction de l'imaginaire particulier du mélodrame de cabaret, peuplé de danseuses de rumba au sang chaud et au coeur tendre. Les films dont elles sont les héroïnes sulfureuses s'enracinent dans les traditions génériques de l'industrie du cinéma mexicain, retravaillées par l'apport cubain à travers la musique, la danse, les paysages et les cabarets. Ils façonnent des personnages féminins originaux, introduisant des représentations inédites de danseuses et de femmes fatales qui luttent pour leur autonomie, et jouissent d'une grande liberté dans leur rapport avec leur corps. Cette coopération cinématographique s'explique par la volonté des producteurs, distributeurs et metteurs en scène mexicains de s'imposer sur les écrans cubains, tandis que les Cubains espèrent bénéficier de leur savoir-faire technique et artistique pour jeter les bases d'un cinéma national encore embryonnaire. Toutefois, l'atmosphère « tropicale » mise en oeuvre dans les films s'avère un trompe-l'oeil commercial lié au regard mexicain qui exotise Cuba. Un postulat dénoncé par les critiques et cinéastes cubains, en particulier au lendemain de la Révolution qui souhaite rompre radicalement avec ce cinéma commercial. La réception et l'historiographie de ces films en font ainsi de puissants révélateurs des imaginaires nationaux qu'ils contribuent à façonner et à véhiculer.

  • Cet ouvrage se penche sur le regain d'importance qu'ont pris les organisations régionales dans les relations internationales de l'après-guerre froide marquées, notamment, par l'accélération de la globalisation et de la diffusion du pouvoir mondial. L'ouvrage s'intéresse au rapport des régions à la transformation en cours des équilibres mondiaux et partant au sens qu'elles insufflent à l'ordre international actuel. Chaque projet régional est porteur à l'extérieur de normes et règles qui lui sont propres, ce qui n'est pas sans produire une concurrence entre groupements. Cette rivalité entre blocs régionaux existe tant au niveau de chaque continent qu'à l'échelle planétaire. Bien que cette concurrence est loin de constituer un phénomène nouveau, elle a pris de l'ampleur avec, notamment, la prolifération de toute une série de méga-blocs régionaux, d'associations transrégionales ou de coopération interrégionale (TTIP, TTP, « une ceinture, une route », Union eurasienne, RCEP, partenariat UE/CELAC, Asem), dont l'objectif premier est de façonner l'ordre mondial en fonction des attentes des acteurs qui les composent. Il est donc question d'étudier la place et le(s) rôle(s) des groupes régionaux, interrégionaux et transrégionaux émergents dans l'ordonnancement des relations internationales à l'heure de la multipolarisation progressive des affaires mondiales et de la crise de la gouvernance mondiale.

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