Religion & Esotérisme

  • 24 heures de la vie de Jésus

    Régis Burnet

    • Presses universitaires de france
    • 20 Octobre 2021

    De Jésus, on croit connaître toute l'histoire, de la naissance à la mort, et même au-delà. Rien n'est moins sûr : comment vivait réellement Jésus de Nazareth ? À quoi pouvait ressembler une journée de cet homme inclassable, ni prêtre ni sage, aux confins de l'Empire romain, aux toutes premières heures de notre ère ?
    Ce livre n'est pas une biographie de Jésus. C'est le récit de ce que pouvait être son quotidien ainsi que celui de son entourage, amis comme adversaires. Régis Burnet propose de comprendre qui fut Jésus en nous décrivant son monde - matériel, politique, culturel, religieux et social. C'est tout un univers qui est ainsi mis au jour. En mêlant narration et explication, érudition et récit, l'auteur fournit des clefs pour comprendre non seulement ce personnage inclassable, mais aussi ceux qui le suivent ou le combattent.
    L'auteur aborde également, de manière aisée et passionnante, les grands problèmes d'interprétation qui ne cessent de nous agiter : que pensaient les contemporains de lui? quelles relations avait Jésus avec la communauté juive ? qui sont les apôtres ? qu'est-ce qu'un miracle ? pourquoi tout cela va-t-il mal finir pour Jésus ? quel est son message ?

  • Le marché des dieux : comment naissent les innovations religieuses, du judaïsme au christianisme Nouv.

    Les nouvelles religions se heurtent aux mêmes problèmes d'acceptation que toutes les autres inventions humaines. Pourquoi, alors qu'il y a 2 000 ans le judaïsme était en train de devenir dominant parmi les religions méditerranéennes, est-ce le christianisme qui a finalement remporté la mise ? L'anthropologue des innovations Dominique Desjeux propose une explication inattendue à cette énigme maintes fois revisitée. Au coeur de cette bascule historique, il éclaire le rôle joué par la destruction du Temple de Jérusalem en l'an 70, épisode après lequel les juifs se sentirent menacés de disparition. Ils représentaient pourtant à cette époque près de 8 % de la population de l'Empire romain. La société juive est alors traversée de nombreuses controverses : sur la résurrection des morts, le prosélytisme, l'application de la circoncision ou de la kashrout sur les interdits alimentaires. Certaines de ces règles en faisaient un produit difficile à « vendre » en dehors du monde juif. C'est pourquoi une partie des juifs proposent alors de les simplifier pour en favoriser la diffusion sur le marché international des dieux, ce qui donnera naissance au christianisme.

  • Pluriel et ancré dans son histoire, le judaïsme n'en obéit pas moins à une loi, la torah, dont le développement est soumis aux époques et aux territoires qu'elle traverse. Les huit siècles couverts ici sont ceux du glissement du judaïsme des prêtres à celui des chrétiens et des rabbins, du judaïsme de Palestine à celui de la Diaspora. À la suite notamment de l'échec des révoltes contre Rome, il a fallu à ce peuple forgé dans la déportation, qui ne reconnaît d'autre dieu que le sien, affirmer mais aussi - bien plus qu'on ne le croit - adapter son identité. Dans cette somme sur le judaïsme ancien, nouant les histoires politique et religieuse, il apparaît évident que l'évolution de la religion judéenne - juive -, mais aussi de la culture et de la société qui en découlent, n'est pas le produit d'une autarcie. Le judaïsme s'est moulé dans son époque, a évolué avec elle et les civilisations qui l'ont faite. Cette histoire antique y est décryptée dans une étude qui fera date pour tous ceux qui cherchent à comprendre réellement les racines d'un judaïsme bien moins figé que l'historiographie ne l'a laissé transparaître jusqu'ici.

  • L'hindouisme

    Louis Renou

    • Presses universitaires de france
    • 28 Mars 2012

    L'hindouisme recouvre la croyance en des notions fondamentales influencées, pour une partie d'entre elles, par un double héritage indo-iranien et indo-européen. Quatre « recueils » formant les quatre Védas ou, « savoirs », contiennent les textes les plus importants de cette tradition. Cette étude fait découvrir à la fois la littérature fondatrice, les mythes, les concepts, les rites et l'histoire depuis les origines jusqu'à nos jours.

  • En finir avec la tolérance ? différences religieuses et rêve andalou

    Adrien Candiard

    • Presses universitaires de france
    • 22 Janvier 2014

    La place importante de l'islam dans l'Europe d'aujourd'hui vient bouleverser le modèle de tolérance hérité des Lumières, fondé sur la mise à l'écart des vérités religieuses jugées nécessairement irrationnelles. De cette tolérance, al-Andalus apparaît souvent comme le modèle : sous la conduite de penseurs rationalistes, comme Averroès, l'Espagne musulmane médiévale serait parvenu à l'harmonie entre les religions, au prix d'une séparation nette entre les croyants.
    Au-delà des imprécisions historiques propres aux mythes, cette légende se trompe sur l'essentiel. Car l'Espagne médiévale est d'abord un lieu où l'on discute avec passion de la vérité des doctrines religieuses ; si l'on y dialogue, si l'on y traduit, si l'on y polémique, c'est que chacun pense avoir raison et pouvoir en convaincre l'autre.
    La véritable leçon de l'Andalousie, pour nous, est peut-être là : le véritable respect ne cherche pas à gommer les différences pour parvenir au consensus. Il serait alors urgent de faire revenir les questions religieuses dans le cercle de la raison, dont on les a exclues un peu hâtivement.

  • Depuis l'avènement et le développement de la psychologie, les sociétés contemporaines ont compris les vertus thérapeutiques de la parole, du récit de soi à un autre. Dès le XIXe siècle cependant, des hommes et des femmes ont pour habitude de livrer le récit de leur vie personnelle à un directeur de conscience à qui l'on confie ses tourments intimes. On évoque avec lui ce dont on ne peut parler ailleurs : les secrets de l'âme et du corps. De son côté, le directeur doit guider sur la voie du progrès moral. Bien loin cependant de toujours se soumettre à cette exigence de progrès, hommes et femmes dirigés y voient une occasion de parler d'eux-mêmes et de s'observer, d'ouvrir une « chambre à soi » : les femmes y content les pesanteurs de la vie conjugale et domestique, les hommes leur difficulté à remplir leurs devoirs : se marier, entretenir une famille. Préoccupations morales et spirituelles, inquiétudes existentielles, désirs de liberté se lisent dans ces lettres qui portent bien souvent la mention « à brûler ».

  • Une histoire personnelle de la bible

    Olivier Millet

    • Presses universitaires de france
    • 23 Août 2017

    Recueil antique de livres divers, texte sacré dépositaire de la parole divine pour le judaïsme et le christianisme, ou livre des livres pour les artistes et les écrivains, la Bible est tout cela en même temps.
    Elle est ici présentée de manière historique et vivante, sans cesse rapportée au contexte de notre culture contemporaine. Sa constitution progressive, sa transmission, l'extrême diversité des textes qui la composent, qu'il s'agisse des genres littéraires ou des thèmes, ainsi que sa place dans les grandes religions monothéistes, sont analysées et éclairées. Les questions passées et présentes de son interprétation sont prises en compte, à la lumière que projettent les sciences historiques sur elle. Enfin, la Bible est étudiée comme objet littéraire, source majeure d'inspiration pour les écrivains ou les cinéastes, dans une réflexion tout autant documentée que personnelle.

  • Les fêtes de pélerinage dans la tradition juive

    Jacky Milewski

    • Presses universitaires de france
    • 31 Décembre 2015

    Trois fois l'an, les juifs célèbrent les fêtes de pèlerinage. Elles constituent des temps bien particuliers dans l'année et plongent leurs racines dans l'antique histoire d'Israël. Pessa'h, fête du printemps, célèbre l'avènement de la nation juive sur la scène de l'histoire. Cinquante jours plus tard, Chavou'ot marque le don de la Torah sur le mont Sinaï. Enfin, Soucot, convocation d'automne, rappelle la miraculeuse traversée du désert par les enfants d'Israël. Chacune de ces fêtes renvoie à des événements fondateurs de l'être juif.
    La législation relative aux fêtes de pèlerinage occupe une place importante dans la littérature rabbinique. Les lois y sont minutieusement étudiées. Leur sens et leur explication morale et éthique y sont explicités. À chaque génération, les Maîtres du judaïsme ont révélé des significations spécifiques aux règles bibliques de sorte que des rites âgés de plus de trois mille cinq cents ans font toujours sens aujourd'hui. Les fêtes de pèlerinage expriment la profonde quête de sens qui anime la conscience. Inspirant de nombreuses pensées pour panser les blessures de notre société moderne, elles sont orientées vers le passé tout en appelant à bâtir l'avenir des hommes sur les fondements de la reconnaissance et de l'harmonie.

  • Au péril des guerres de religion

    ,

    • Presses universitaires de france
    • 13 Mai 2015

    Faisant retour sur les attaques criminelles de janvier 2015 à Paris, deux historiens rappellent ce qu'ont été les guerres de Religion du XVIe siècle car, par la logique du massacre, Daech et les terroristes pratiquent effectivement une nouvelle forme de guerre de religions. Loin de tenir les attentats pour des épiphénomènes de l'anticolonialisme, du tiers-mondisme, du racisme, des problèmes de la banlieue ou du conflit israélo-palestinien, ils soulignent la dimension eschatologique du projet théologico-politique des assassins. Souvenons-nous que la France du XVIe siècle a connu un contexte semblable, où tuer son voisin revenait à participer à un saint élan de purification du corps de l'Église. Souvenons-nous aussi que l'État moderne s'est patiemment mais sûrement construit sur le règlement de la «?discorde civile?» de religion.
    Que nous apprend notre histoire de cette résurgence de la violence au nom du sacré ? Pour éradiquer les fausses idées et le sortilège des croyances, comment intégrer au mieux un véritable enseignement du fait religieux dans les collèges et les lycées ?

  • Du non autre au tout autre

    Jean Greisch

    • Presses universitaires de france
    • 17 Septembre 2015

    La philosophie consiste à donner un autre nom à ce qui a été longtemps cristallisé sous le nom de Dieu » : quel sort réserver à cet énoncé de Merleau-Ponty ?
    Ces Leçons, qui se focalisent sur quelques désignations emblématiques de l'absolu dans la philosophie moderne, débutent avec le « non-autre » forgé par Nicolas de Cues dans le dernier de ses dialogues philosophiques. En interrogeant successivement la façon dont Descartes, Spinoza, Kant et Schelling ont redéfini l'absolu et les conséquences qu'ils en ont tirées pour la formulation de la question de Dieu, il s'agit de problématiser la notion du « tout autre », décliné de différentes manières dans les Miettes philosophiques de Kierkegaard, la théologie dialectique de Karl Barth, la phénoménologie du sacré de Rudolf Otto et, plus près de nous, chez Heidegger et Derrida.
    En analysant quelques noeuds remarquables de l'arc historique qui relie ces deux désignations, il s'agit de mieux comprendre le projet de la théologie philosophique moderne et de donner une profondeur de champ historique aux débats contemporains relatifs à l'« onto-théologie », l'« idolâtrie conceptuelle » et les « théologies négatives ».

  • Saint Augustin et les actes de parole

    Jean-Louis Chrétien

    • Presses universitaires de france
    • 1 Mars 2002

    La nature de ce livre n'est pas d'être un livre d'érudition religieuse mais c'est un livre d'accompagnement de la pensée augustinienne et non un livre sur cette pensée. Il ne présuppose pas une connaissance approfondie mais souhaite être une introduction à sa pensée.SOMMAIREAvant-propos -- Interroger -- écouter -- manger, boire -- ruminer -- éructer -- traduire -- lire -- se taire -- enseigner -- mentir -- confesser -- témoigner -- chanter -- crier -- bénir -- demander -- exaucer -- promettre -- rappeler -- pardonner -- baptiser -- gémir -- jubiler

  • Islam et interdits alimentaires

    Mohammed Hocine Benkheira

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 Novembre 2018

    La plupart des interdits alimentaires retenus par la loi musulmane ont trait au régime carné, la raison étant que toute nourriture influence physiquement et spirituellement celui qui l'absorbe : manger certaines catégories animales revient à prendre le ri

  • L'expansion musulmane, VIIe-XIe siècle

    ,

    • Presses universitaires de france
    • 20 Avril 2015

    Dès le VIIe siècle, le monde arabo-musulman a été l'un des plus importants dans l'histoire, les Arabes ont étendu leur domination sur une large part de la zone méditerranéenne et sur le Proche et le Moyen-Orient. Cette suprématie a été marquée par un système politique original, par l'expansion de la religion musulmane et celle de la langue arabe, par une activité économique considérable et par de multiples réalisations culturelles et artistiques. Le souvenir de cet âge d'or est encore très présent dans l'esprit des populations musulmanes et explique en partie quelques unes des réactions actuelles.

  • La deuxième Fâtiha ; l'Islam et la pensée des droits de l'homme

    Yahd Ben Achour

    • Presses universitaires de france
    • 17 Septembre 2015

    « 25 - Dieu sait mieux que quiconque ce qui est dans vos coeurs, et si vous êtes bienfaisants. Il pardonne aux repentants.
    26 - Donne au proche son dû, et à l'indigent et à l'étranger. Mais ne sois pas prodigue.
    30 - Dieu ouvre les voies de la fortune selon ce qui lui plaît. De ses créatures, Il voit tout. Il sait.
    33 - Vous ne tuerez point, la vie est sacrée ; sauf pour la cause du droit. (...)
    35 - Si vous mesurez, mesurez justement et pesez avec une balance droite. Ceci est juste et meilleure compréhension.
    37 - Ne marche pas sur terre avec suffisance, tu ne pourras jamais fendre la terre et tu n'atteindras pas la hauteur des montagnes. »
    « Ces versets 23 à 37 de la sourate Al-'isrâ (sourate des Fils d'Israël) ont la force de ceux de la première sourate du Coran intitulée Fâtiha, ouverture obligatoire de toutes les prières musulmanes. En raison de leur importance, je me permets de les regrouper sous le nom de « Deuxième Fâtiha » : par la majesté de son inspiration, cette section du Livre sacré a en effet le privilège de guider croyants et non-croyants vers une éthique universellement acceptable, potentiellement inspiratrice d'un droit moderne.
    Nos fatwas pakistanaises, saoudiennes, égyptiennes ou européennes ne font que susciter la moquerie du monde et le mépris des nations non musulmanes. Leur inspiration est trahison, parce qu'elles condamnent l'islam à n'être plus qu'une religion de parade et d'accoutrements, dans laquelle le signe tient lieu de foi. On ne peut aimer l'islam et accepter un tel abrutissement. Il faut relire les quatorze commandements de cette sourate entrante du Coran pour diriger la pensée musulmane vers un renouveau radical : vers la démocratie, la liberté et l'État de droit. »
    (Y. B. A.)
    Un essai essentiel pour comprendre l'esprit des révolutions démocratiques arabes, par l'un des tout premiers juristes du Maghreb, acteur de la reconstruction politique tunisienne.

  • Théâtre et sacré dans la tradition juive

    Guila Clara Kessous

    • Presses universitaires de france
    • 11 Avril 2016

    Les rapports entre autorités rabbiniques et théâtre ont toujours été placés sous le signe de l'ambiguïté. Taxé d'outil idolâtre au service des cultes païens à l'époque romaine, l'art scénique est pourtant décrit comme le lieu où les princes de Juda enseigneront « la Torah en public » à la fin des temps dans la Guemara.
    Au fil des siècles se dégagent de grandes figures de drama-turges juifs comme Ézechiel le Tragique au IIe s. avant J.-C., Yehuda Sommo, premier théoricien de la scénographie au XVIe s., le rabbin kabbaliste Moshé Haim Luzzatto au XVIIIe s., Abraham Goldfadhen, père du théâtre yiddish à la fin du XIXe s. ou encore Théodore Herzl, fondateur du mouvement sioniste au début du XXe s.
    Tous usent du théâtre non seulement pour transmettre le sacré d'un texte toraïque mais aussi pour comprendre la complexité liée à la condition de l'identité juive dans son rapport au sacré. Avec l'apparition de responsa rabbiniques en 2005 sur le théâtre et l'idée de théâtre cacher se joue une autre dimension sur scène.
    Une nouvelle possibilité de lecture orthodoxe et féminine apparaît dans un rapport au théâtre comme « Beth Hamidrash », nouveau « lieu d'étude » et d'interprétation d'une parole divine accessible à tous... peut-être pour accélérer la venue des temps messianiques par un appel scénique, comme un cri vers Dieu, Le Silencieux...

  • Paris-la Mecque ; sociologie d'un pèlerinage

    Omar Saghi

    • Presses universitaires de france
    • 9 Avril 2014

    Le pèlerinage à la Mecque est le cinquième pilier de l'islam. Obligatoire pour tout croyant possédant les moyens financiers et physiques, c'est l'occasion de rassemblement de millions de personnes venant du monde entier.
    Les musulmans de France constituent une population de pèlerins singulière à tout égard. Beaucoup sont jeunes, voire très jeunes, et, venant d'un pays occidental et à majorité non-musulmane, ils cherchent à la Mecque, outre l'accomplissement du devoir religieux, des repères identitaires et psychiques particuliers.
    L'auteur s'attache à présenter le déroulement des rites, puis suit le pèlerinage d'un groupe de musulmans de différentes générations. Chacun d'entre eux a, au-delà de l'uniformité du rite, sa propre manière de concevoir la foi et son « arithmétique du salut » dont il use en croyant avisé et rationnel...

  • Prêtres, diacres, laïcs

    Céline Béraud

    • Presses universitaires de france
    • 17 Septembre 2015

    Pendant de nombreuses années, la sociologie des religions s'est désintéressée de l'étude des institutions religieuses, se focalisant sur les nouvelles formes de croyance. Pourtant ces institutions ont connu et connaissent de profondes modifications, en particulier dans l'Église catholique au sein de laquelle se déroule un processus de redistribution des tâches entre les prêtres, dont le nombre se réduit et la moyenne d'âge augmente et des laïcs missionnés. Les modalités du "travail religieux" ont profondément évolué. Encore méconnues du public, y compris des catholiques eux-mêmes, ces différentes évolutions constituent une véritable "révolution silencieuse".

  • Les religions africaines au Brésil

    Roger Bastide

    • Presses universitaires de france
    • 31 Janvier 2018

    Roger Bastide étudie ce qui lie les valeurs religieuses aux structures sociales. Il s'emploie à saisir la réalité brésilienne dans toute son originalité, pour en dégager seulement à la fin ce qu'elle peut apporter de nouveau à une sociologie théorique des rapports dialectiques.


  • Dix-sept ethnologues nous emmènent à la rencontre de moines et ascètes rattachés à différentes traditions religieuses et culturelles. À travers la description de leurs pratiques et de leurs préoccupations, ils explorent la condition de ces hommes et ces femmes qui ont en commun de mener des expériences extrêmes, en vue d'atteindre les sphères les plus élevées de la connaissance et du sacré. Dans des sociétés qu'ils connaissent bien, les auteurs expérimentent une observation au plus près, circonscrite à une unité de temps précise, la journée. L'originalité de la démarche est de suivre ces personnages dans le continuum de leurs activités journalières et de comprendre leurs efforts pour devenir des êtres bons, des sages ou des vénérables, en composant avec la trivialité du quotidien. Elle interroge aussi ce qu'est une journée dans nos existences, faite de la juxtaposition de situations qui s'enchaînent souvent sans transition, et qui procurent ce sentiment d'avoir plusieurs vies, tout en restant une même personne. En cela, le tableau d'une journée dans une vie est aussi celui d'une vie dans une journée.

  • Les problèmes de la vie mystique

    Roger Bastide

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 25 Décembre 2015

    L'extase n'est pas le tout de la vie mystique ; celle-ci est progressive. La première étape, c'est l'indifférence à tout désir ; le yogi n'a plus qu'un rêve : le Nirvâna. Il sait le vrai bien, et il ne veut que lui. La seconde étape, c'est l'indifférence à tout concept ou jugement ; la vie intellectuelle a disparu, mais il reste la vie affective : il subsiste en l'âme une incomparable joie. Ceci est trop encore, car cette joie est personnelle. Un troisième échelon nous en délivrera ; il ne persiste plus dès lors qu'un vague sentiment cénesthésique, une conscience sourde de l'être, d'ordre physiologique. Enfin cette conscience même s'en va : tout a disparu, jusqu'au sentiment de l'indifférence. C'est l'impassibilité absolue. Ou déjà la mort sur la terre.

  • Philosophie des réseaux

    Daniel Parrochia

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 Novembre 2018

    Où va la société moderne? Vers un filet enchevêtré (réseau de réseaux), vers quelque catastrophe de grande ampleur? Ou vers une maîtrise progressive de cet univers fluide de la communication, dans lequel, pour le meilleur et pour le pire, nous sommes aujourd'hui entrés? Un philosophe s'interroge.

  • Pluriel et ancré dans son histoire, le judaïsme n'en obéit pas moins à une loi, la torah, dont le développement est soumis aux époques et aux territoires qu'elle traverse. Les huit siècles couverts ici sont ceux du glissement du judaïsme des prêtres à celui des chrétiens et des rabbins, du judaïsme de Palestine à celui de la Diaspora. À la suite notamment de l'échec des révoltes contre Rome, il a fallu à ce peuple forgé dans la déportation, qui ne reconnaît d'autre dieu que le sien, affirmer mais aussi - bien plus qu'on ne le croit - adapter son identité.
    Dans cette somme sur le judaïsme ancien, nouant les histoires politique et religieuse, il apparaît évident que l'évolution de la religion judéenne - juive -, mais aussi de la culture et de la société qui en découlent, n'est pas le produit d'une autarcie. Le judaïsme s'est moulé dans son époque, a évolué avec elle et les civilisations qui l'ont faite. Cette histoire antique y est décryptée dans une étude qui fera date pour tous ceux qui cherchent à comprendre réellement les racines d'un judaïsme bien moins figé que l'historiographie ne l'a laissé transparaître jusqu'ici.

  • Connaissance du politique

    G Duprat

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 Octobre 2015

    Après l'Analyse de l'idéologie (1980 et 1983), le Centre d'étude de la pensée politique (Institut d'études politiques de Strasbourg, Université Robert-Schuman) a consacré son travail à l'épistémologie de la politique. Quelles relations la connaissance du politique entretient-elle avec la psychanalyse, la philosophie, la logique, la rhétorique ? Quelles modifications les pratiques sociales apportent-elles aux concepts traditionnels de la pensée : paradigmes, système, analogies ? Les questions fondamentales étudiées ici montrent combien la connaissance du politique a débordé le champ classique de la science politique, et a permis d'élargir et de reformuler le problème de la connaissance.

  • Les convocations d'automne ; Rosh Hashana et Kippour

    Jacky Milewski

    • Presses universitaires de france
    • 31 Décembre 2015

    Roch Hashana et Kippour sont les solennités qui ouvrent l'année juive. Temps d'examen de la conscience et d'introspection profonde, ces convocations d'automne ont de tout temps, plus que toute autre date du calendrier hébraïque, fait vibrer l'âme juive. Ils appellent au questionnement existentiel, à la remise en cause intérieure, au processus de retour menant l'homme sur le chemin de Dieu et de Sa loi. Roch Hashana et Kippour sont des jours dits « redoutables » car déterminants puisque Dieu y juge les hommes, pèse leurs actes, paroles et pensées, et siège sur le trône de la Justice pour dessiner les horizons de vie. Les sonneries de la corne de bélier qui tonnent à Roch Hashana et le difficile jeûne de la journée de Kippour permettent de se confronter à soi-même, de se libérer provisoirement du carcan matériel qui étouffe l'âme aspirant au renouveau et à sa manifestation éclatante dans la vie de la conscience. Ces deux fêtes permettent à l'homme de se transfigurer, d'opérer des changements structurels dans la vie, en un mot, de renaître.

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