Vie pratique & Loisirs

  • Naissance de l'écoféminisme

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    • Presses universitaires de france
    • 29 Septembre 2021

    En 1974, apparait pour la première fois le mot « écoféminisme » sous la plume de Françoise d'Eaubonne dans son ouvrage Le féminisme ou la mort. Avec ce mot, elle exprime un appel à un « nouvel humanisme » pour sortir du « système mâle », responsable de la domination des femmes et de la destruction de la nature. Françoise d'Eaubonne propose une lecture écologique du féminisme tout autant destinée aux mouvements féministes en France qu'à ceux de l'écologie politique des années 70. Ce texte offre les clés de lecture pour comprendre et identifier les racines communes de la surexploitation des femmes et de la destruction de la nature. Il est aussi une invitation à détruire la structure du pouvoir patriarcal pour voir s'élever « la gestion égalitaire d'un monde à renaître ». Il permet de situer la pensée de Françoise d'Eaubonne dans le contexte féministe et écologiste de l'époque et son actualité. « Le temps de l'écoféminisme », dernier chapitre du Féminisme ou la mort, est également commenté en présentant les fondements de l'écoféminisme de cet autrice.

  • Le coup d'état climatique

    Mark Alizart

    • Presses universitaires de france
    • 19 Février 2020

    Il n'y a pas de crise climatique. Il y a une volonté politique pour que le climat soit en crise. Telle est la thèse provocante défendue par Mark Alizart dans ce petit ouvrage brillant et intempestif. Quand des États laissent non seulement brûler leurs forêts, mais qu'ils les mettent eux-mêmes à feu ; quand ils ne se contentent pas de ne pas appliquer les accords de Paris, mais qu'ils les déchirent en public ; quand ils ne se satisfont pas de douter des scientifiques mais qu'ils les intimident, - on ne peut plus simplement dire qu'ils n'en font pas assez pour sauver la planète : manifestement, ils font tout pour qu'elle soit détruite. Car le changement climatique va créer d'innombrables perdants, mais aussi quelques gagnants - quelques individus pariant sur l'effondrement du monde comme on parie, en Bourse, sur des valeurs à la baisse. S'il s'agit de se battre contre la crise climatique, il ne suffit donc pas de le faire en changeant seulement nos comportements individuels. Il faut déjouer le complot « carbofasciste » ourdi contre l'humanité. Comment ? En commençant par penser les conditions d'une révolution dans la pensée politique de l'écologie - une révolution en faveur d'un véritable « écosocialisme ».

  • Tao Te King

    Lao-Tseu

    • Presses universitaires de france
    • 1 Octobre 2003

    Le "Tao te king" est attribué à Lao Tseu. Celui-ci aurait rencontré Confucius (550 à 479 av J. C.) contemporain d'Héraclite. Sage déjà vénéré au temps de Confucius, plus âgé que ce dernier, Lao Tseu serait contemporain de Pythagore. Le Tao-Te king, " Livre (king) de la Voie (Tao) et de la Vertu (Te) ", l'ouvrage fondateur du taoïsme philosophique, est attribué à Lao-tseu. Selon la légende, Lao-Tseu aurait rencontré Confucius et lui aurait tenu des propos obscurs, ce qui aurait fait dire à ce dernier que Lao-Tseu était " insaisissable comme un dragon ". Entre légende ou réalité, nul ne peut trancher. Mais reste un livre sacré, lui aussi sibyllin, que Marcel Conche, grand philosophe contemporain, a traduit et commenté pour nous, afin d'éclaircir la Voie taoïste de la sagesse en rapprochant la philosophie orientale, qui nous est souvent étrangère, de la philosophie des Antésocratiques, dont Lao-Tseu aurait été le contemporain. En guise d'introduction au texte intégral, Marcel Conche distingue et développe les principaux points de la philosophie taoïste, afin de baliser la lecture de ce texte ardu et essentiel de points de lumière indispensables à la compréhension du texte. Puis, au gré de réflexions, il s'ancre sur certaines notions qu'il développe, comme le rapport de la violence et de la civilisation, et compare aux autres points de vue philosophiques.M. Conche commente le sens du livre, la sagesse, comment l'acquérir selon Lao Tseu. Les éclaircissements apportés permettent enfin de comprendre et d'assimiler les principes de la philosophie taoïste, et font du Tao-Te king un livre accessible digne de figurer parmi les classiques de la philosophie antique. Le Tao-Te king enrichit la pensée occidentale de points de vue différents, d'un autre âge et d'une autre aire culturelle, qui peuvent nous aider à penser les problèmes de notre temps et de notre culture.

  • Primauté du vivant : essai sur le pensable

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    • Presses universitaires de france
    • 13 Octobre 2021

    La modernité est née de l'affirmation que la nature se réduisait à un agrégat de particules mécaniques auquel les êtres humains étaient par nature et par destinée étrangers. Quelques siècles plus tard, nous sommes sous la menace de chocs et d'effondrements successifs : que l'essor impulsé par le mécanisme moderne a fini par susciter les conditions de son propre dépassement, par rendre insoutenable les dualismes qu'il avait produits. Alors que l'on a cherché à réduire la pensée et le pensable aux seules représentations subjectives humaines, ils ne cessent d'affleurer de toutes parts... avec l'intelligence animale, avec les plantes, la sylvothérapie. C'est cette réaffirmation de la pensée, indissociable du vivant et de la matière, qu'on cherche ici à comprendre, dans le cadre d'une construction métaphysique connue sous le nom de « monisme réflexif ». Ce livre est une contribution philosophique à un réenchantement du monde.

  • La démocratie environnementale : préserver notre part de nature

    Eric Pommier

    • Presses universitaires de france
    • 2 Mars 2022

    Face aux menaces systémiques, notre époque est de plus en plus consciente de la nécessité de faire droit à un principe de responsabilité à l'égard des générations futures, de la vie et de la Terre. Mais cette prise de conscience soulève bien des difficultés. Comment peut-on représenter les intérêts des générations futures puisqu'elles ne sont pas encore nées? Et comment défendre les intérêts des vivants et de la Terre puisqu'ils ne sont pas sujets de droit ? Que penser d'un régime qui prétendrait défendre de tels intérêts au détriment des droits des sujets classiques, à savoir les hommes contemporains ? Faut-il en conclure que la nouvelle exigence éthique n'est qu'une utopie irréalisable ? Eric Pommier dépasse dans cet ouvrage ce hiatus et propose les voies d'une réconciliation grâce au concept de démocratie environnementale.

  • Le livre fait le point sur la désobéissance civile et l'état de nécessité, juridiquement, historiquement et philosophiquement. Il rassemble des témoignages, des plaidoiries exemplaires et des jugements, des argumentaires et analyses en faveur de la désobéissance civile et des éclaircissements en matière de doctrine, tant en ce qui concerne l'engagement juridique de l'état de nécessité que le rôle du juge. Il permet de comprendre les limites, les raisons et la fonction des actions de désobéissance civile. Il met en lumière la pertinence de l'argument de l'état de nécessité dans le contexte qui nous échoit désormais. Dans un style précis mais accessible, il est utile à toute personne, qu'elle soit juriste, politiste, militante, journaliste, et à toute citoyenne ou citoyen qui veut réfléchir sur ces sujets.

  • Préserver les solitudes ; parcs et forêts de l'ouest sauvage

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    • Presses universitaires de france
    • 14 Octobre 2020

    Ce texte vibrant est un chant à la gloire de la wilderness, cette nature pas encore totalement dénaturée par les activités humaines. Les forêts profondes aux essences variées, les lacs miroitants, les ruisseaux murmurants et les cascades toniques, les montagnes imposantes participent, avec grâce et mystère, aux paysages américains traversés trop vite par une humanité plus préoccupée par ce que l'économie pourrait en retirer que par la beauté encore sauvage, inutile et gratuite, qu'ils offrent. John Muir, qui connait parfaitement ces lieux de solitude, nous les décrit avec précision et amour, inquiet de leur devenir, alors que retentissent les coups des haches des bûcherons...Comment les protéger d'interventions fatales ? En les sanctuarisant comme parcs naturels nationaux, ouverts néanmoins au tourisme ? Un article inédit en français de John Muir, présenté et commenté par Thierry Paquot

  • Aux origines de l'effondrement

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    • Presses universitaires de france
    • 2 Juin 2021

    Cet ouvrage a une double vocation. Il révèle dans un premier temps pourquoi l'article rédigé par Graham Turner peut être considéré comme l'un des textes fondateurs de l'idée d'effondrement de la société contemporaine, ou de la collapsologie. Il offre l'opportunité de replonger dans le rapport Meadows (1972), de montrer en quoi il fut novateur, de rappeler qu'il ne se voulait initialement pas prédictif, et d'enfin émettre quelques critiques. Dans un second temps, l'ouvrage s'intéresse aux retombées du texte de Graham Turner en montrant quelle vision de l'effondrement ce texte a diffusé. À la lumière du déclin de civilisations anciennes, l'ouvrage propose des réflexions quant aux diverses représentations de l'effondrement.

  • Faut-il refuser le développement ?

    Serge Latouche

    • Presses universitaires de france (réédition numérique fenixx)
    • 9 Novembre 2018

    L'ouvrage dénonce les mythes de l'industrialisation et du développement pour s'attaquer aux véritables raisons : la destruction des sources de créativité et le surréalisme suicidaire.

  • Demain la planète : quatre scénarios de déglobalisation

    Xavier Ricard Lanata

    • Presses universitaires de france
    • 26 Mai 2021

    À partir d'une analyse minutieuse des tendances de l'économie et de la société globales, le livre opère une distinction entre déglobalisation et démondialisation : la déglobalisation désigne une reprise en main de l'économie par des acteurs appartenant à la sphère politique, au nom d'intérêts parfois opposés. La déglobalisation est une altermondialisation, mais le processus en cours est confus et peut déboucher sur quatre scénarios, suivant que l'emporteront les tendances à la coopération ou à l'hostilité d'une part, la quête de croissance des consommations d'énergie et de matière ou le désir de viabilité d'autre part. Pour chaque scénario, la position des principaux acteurs et leurs stratégies sont finement décrites et analysées. Le livre opte pour le scénario de « l'habiter terrestre » et propose une stratégie (notamment française, mais qui pourrait inspirer d'autres pays) pour le faire prévaloir sur les autres.
    Quatre nouvelles littéraires, écrites pour donner à voir chacun des quatre scénarios, complètent l'ouvrage. Elles sont disponibles en libre lecture sur la page ouvrage de notre site www.puf.com.

  • Ré-animer la nature

    Val Plumwood

    • Presses universitaires de france
    • 26 Août 2020

    En février 1985, Val Plumwood échappe à une mort certaine. Alors qu'elle est saisie par un crocodile dans le parc National du Kakadu, en une fraction de seconde, l'ordre établi entre humain et nature est renversé. Comment pouvait-elle, en tant qu'être humain, ne revêtir que le statut d'un repas ? Cette rencontre confronta ce savoir « désincarné » à une strate plus profonde de sa conscience : une strate culturelle, dont la spécificité est de considérer l'humain au-dessus et hors du reste de la nature. Débusquer les mécanismes régissant ce piège, soit l'incompréhension de notre situation écologique, occupera l'ensemble de la carrière de l'Australienne. Elle lègue un diagnostic précieux, d'une grande rigueur intellectuelle et à la hauteur d'une pathologie dont la complexité et l'enchevêtrement des causes ne sauraient se satisfaire de réponses trop réductrices. L'ouvrage restitue les éléments essentiels de ce travail de longue haleine tout autant que des propositions fécondes pour habiter la communauté écologique dans un dialogue renouvelé et réunissant une pluralité d'êtres animés.

  • Plaidoyer pour une viande sans animal

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    • Presses universitaires de france
    • 7 Avril 2021

    Pour la première fois dans l'histoire, l'humanité est sur le point de pouvoir produire de la viande sans animaux. Cette prouesse technique permettrait d'épargner les milliards d'animaux que nous élevons et tuons chaque année dans des conditions souvent très violentes. Alors même que, d'un point de vue gustatif et nutritionnel, cette « viande de culture » promet d'être rigoureusement identique à la viande que nous consommons actuellement, voire meilleure sur le plan sanitaire, elle suscite déjà de fortes oppositions, généralement de la part des défenseurs de l'élevage. Compte tenu de la nécessité d'un débat équilibré sur cette innovation majeure, ce livre présente les principaux arguments du point de vue de la condition animale et de l'environnement.

  • L'humanité contre l'anthropocène : résister aux effondrements

    Renaud Hétier

    • Presses universitaires de france
    • 26 Mai 2021

    Devant la menace d'un effondrement global de la vie et des civilisations, il est impératif de s'interroger sur les causes et les remèdes du phénomène. Cause première : le système capitaliste qui depuis son origine épuise le monde et l'humain, tout en vendant à ce dernier des compensations qui masquent le problème... jusqu'à un certain point. Chaque phase du capitalisme (industrialisation, consumérisme, virtualisation) a accentué et accéléré cet épuisement. Et désormais, c'est le monde qui a lui aussi besoin de notre soutien. Quels remèdes ? Il s'agit de penser une transformation fondamentale, qui ne peut intervenir que par la grâce d'une éducation profonde, d'un aménagement des conditions de l'enfance. On aura alors à penser la formation de nouvelles forces. Des forces spirituelles susceptibles de nous relier au monde, de sentir quelle est sa réalité (et pas seulement de la penser). Des forces psychiques pour se passer des compensations épuisantes et savoir jouir d'être réel et vivant.

  • Le marché contre l'humanité

    Dominique Bourg

    • Presses universitaires de france
    • 9 Octobre 2019

    Après la candidature de la liste « Urgence écologie » aux élections au Parlement européen de mai 2019, Dominique Bourg propose un état des lieux de notre démocratie, des dangers qui la menacent et des solutions à mettre en oeuvre au plus vite, afin de rompre avec l'inertie du système. Il analyse le quadruple échec de notre système politique : face aux marchés, aux enjeux écologiques, aux évolutions techniques et au principe de la représentation. Ces échecs ont engendré de lourdes menaces pour nos sociétés. La révolution numérique permet désormais à la technologie de se substituer à l'humain. Dans un contexte de globalisation économique et de développement de groupes transnationaux surpuissants, le marché est devenu souverain, empêchant les États d'exercer leur rôle social. Enfin, la menace écologique est désormais omniprésente. Dans un tel contexte, le défi posé aux démocraties est immense. Leur incapacité à faire front pourrait favoriser l'avènement de régimes autoritaires. Une voie escarpée reste à gravir : celle de l'écologisation de la démocratie, afin de passer du paradigme mécanique de la modernité à l'unité du vivant.

  • être la rivière

    Sacha Bourgeois-Gironde

    • Presses universitaires de france
    • 26 Août 2020

    Ayant pris connaissance de l'attribution de la personnalité juridique au fleuve Whanganui et de sa reconnaissance par la loi néozélandaise comme « entité vivante et indivisible », l'auteur entreprend une enquête, à la fois sur le plan conceptuel et sur le terrain, par la remontée du fleuve avec une photographe, pour analyser le sens de cette nouvelle disposition légale. L'enquête se déroule en trois temps : auprès des promoteurs de la loi à Wellington ; à travers l'analyse du texte lui-même, le Te Awa Tupua ; par une prise de contact, physique et humaine, sur les rives du fleuve Whanganui. Il s'agit de saisir les interactions historiques (revendications maories), légales (peut-on tout personnaliser et est-ce que cela implique une meilleure compréhension et relation à la nature ?) et sensibles (comment devient-on effectivement la rivière ?) qui ont conduit à la personnalisation de la Whanganui, auprès de laquelle l'auteur tente ainsi de rendre compte des capacités transformistes.

  • Depuis l'alerte de la biologiste Rachel Carson, prédisant dès 1962 des printemps silencieux, beaucoup d'efforts ont été accomplis pour réorienter les politiques agricoles. En vain. Pourquoi ? En partant d'une remarque d'Edgar Pisani selon laquelle « le problème agricole n'est que l'un des aspects de la crise que le monde connaît », l'auteur analyse à travers quatre types de sociétés - les communautés paysannes néolithiques, les empires agraires, les thalassocraties marchandes et les états industriels - la correspondance entre sociétés et agricultures, notamment en termes de représentation du monde et d'organisation.
    Chaque société est dominée par un motif : domestication, hiérarchisation, manipulation, artificialisation. La société écologique devra s'inscrire sous le motif de la cohabitation. En partant des écrits et pratiques actuels qui préfigurent les sociétés écologiques, l'auteur esquisse une agriculture et une alimentation de la cohabitation et les politiques qui permettront leur généralisation.

  • éthique du grand âge et de la dépendance

    Roger-Pol Droit

    • Presses universitaires de france
    • 18 Novembre 2020

    La pandémie de 2020 a soumis à de rudes épreuves les résidents des EHPAD et des institutions médico-sociales, leurs familles ainsi que tout le personnel soignant et administratif. Cette crise a mis en lumière à la fois les forces du dévouement et les faiblesses des systèmes. Fondation d'utilité publique à but non lucratif, Partage et Vie, qui gère une centaine d'EHPAD et privilégie l'éthique et sa mise en oeuvre, conduit une réflexion de fond dont ce volume est un premier jalon. Rassemblant les compétences d'experts, qui dialoguent avec celles et ceux qui travaillent chaque jour dans l'accompagnement, ce recueil examine les problèmes éthiques et pratiques soulevés notamment par le surconfinement des personnes âgées et dépendantes durant la pandémie, les risques de « glissement » suscités par les mesures de protection sanitaire, la restriction ou l'interdiction du toucher lors des visites, les modifications du regard porté sur le grand âge. Dans la mesure du possible, il propose des solutions pratiques. Les textes sont issus des travaux de la Fondation Partage et Vie

  • Ce que nature sait ; la révolution combinatoire de la biologie et ses dangers

    Nicolas Bouleau

    • Presses universitaires de france
    • 27 Janvier 2021

    Tout comme les travaux de Darwin, la révolution provoquée par la découverte de la double hélice, en 1953, tient à l'ordre de grandeur vertigineux des possibilités combinatoires. Le vivant que nous connaissons n'est qu'une infime partie de ce qui est concevable. Ces ADN qui n'existent pas, et qui pour beaucoup d'entre eux n'ont jamais existé, posent la question majeure de la rencontre fortuite de molécules artificielles avec l'existant. Cette problématique, unique dans l'histoire, interroge la notion de providence qui est en balance avec celle de précaution. Au-delà des religions, bien des scientifiques ont une vision providentielle du progrès technique. C'est le cas en biologie de synthèse lorsque des chercheurs procèdent à des « essais pour voir », mais la résilience de la nature n'a pas été façonnée pour réagir à des artefacts. C'est une des raisons pour laquelle il est facile de la mutiler mais impossible de la refaire. Si la biologie est pertinente pour prendre soin du vivant existant, le blanc-seing que les chercheurs se donnent pour l'inventer est infondé. Et on peut postuler les risques qui ne tarderont plus à apparaître désormais, depuis que des jumelles génétiquement modifiées sont nées en catimini en Chine.

  • L'art d'être fragile ; comment un poète peut sauver ta vie

    Alessandro D'Avenia

    • Presses universitaires de france
    • 10 Janvier 2018

    Existe-t-il une méthode pour connaître un bonheur durable ? Peut-on apprendre le pénible métier de vivre jour après jour jusqu'à en faire un art de la joie quotidienne ?
    Ce sont là des questions banales, qui occupent l'esprit de chacun sans que jamais ne s'impose de réponse définitive. Pourtant, la solution peut nous rattraper, inopinément, grâce à un événement, grâce à une personne. Dans ces pages, Alessandro D'Avenia raconte l'art d'être heureux et sa rencontre décisive avec un poète, Giacomo Leopardi, qui le lui a révélé.
    Leopardi a trouvé dans la poésie sa raison de vivre. Et nous ? Quelle est la passion qui peut nous permettre de nous sentir vivants à toutes les phases de notre existence ? Quelle beauté voulons-nous voir à l'oeuvre dans le monde pour pouvoir dire à la fin : rien n'a été gaspillé ?
    Dans un dialogue intime et bouleversant avec le plus grand poète moderne d'Italie, Alessandro D'Avenia entremêle magnifiquement son expérience d'enseignant, sa passion de lecteur et sa sensi-bilité d'écrivain, pour nous accompagner dans un surprenant voyage existentiel. Après les inquiétudes de l'adolescence - âge de l'espérance et de l'intensité, dans les sommets de l'enthousiasme et les abîmes de la tristesse -, viennent les épreuves de la maturité, où les aspirations se heurtent au réel, qui laissent place à la conquête de la fidélité à nous-mêmes : accepter nos faiblesses et nos fragilités, apprendre l'art de la réparation de la vie et découvrir ce que nous sommes, peut-être est-ce là que se cache le secret du bonheur.

  • Le mépris des "bêtes" ; lexique de ségrégation animale

    Marie-Claude Marsolier

    • Presses universitaires de france
    • 9 Septembre 2020

    Comment les animaux non humains sont-ils représentés dans notre langage quotidien ? Cet ouvrage expose les mécanismes de ségrégation qui opposent humains et non-humains en regroupant ces derniers dans la catégorie négative des « animaux » ou des « bêtes », en leur refusant un visage, une personnalité, des sentiments, la possibilité de raisonner ou de vouloir. Il examine ensuite comment notre langue dévalorise les non-humains par les connotations péjoratives attachées aux termes qui leur sont associés. De nombreuses métaphores et expressions présentent les autres animaux comme des êtres essentiellement stupides, malfaisants, sales et obscènes ( « un porc », « un caractère de chien » ). D'autres mécanismes enfin permettent d'euphémiser, voire de nier les violences physiques dont ils sont victimes. Face à cette « misothérie » , ou mépris des animaux non-humains, incorporée dans notre langage, le sens critique et la rationalité restent nos meilleures ressources pour que cessent ces violences symboliques.

  • Penser l'art-thérapie

    Jean-Pierre Klein

    • Presses universitaires de france
    • 17 Septembre 2015

    L'art-thérapie n'a pas fini de bouleverser les paysages de la psychothérapie et de l'art. Cette nouvelle conceptualisation place le sujet en créateur dans l'expression artistique afin qu'il le soit davantage dans sa propre vie. Elle est l'art du dispositif en arts plastique, scénique, sonore et de l'écriture pour travailler indirectement sur soi et faire en sorte que la création fasse processus de transformation.
    L'art-thérapie trouve ici des concepts originaux étudiés dans le détail et illustrés dans les soins, la pédagogie, le développement personnel, la relation à l'autre et l'histoire de l'art. Elle participe au changement des mentalités qui promeut la symbolisation accompagnée comme projet sociétal.

  • Décider à plusieurs

    Christian Thuderoz

    • Presses universitaires de france
    • 20 Septembre 2017

    Vous êtes en réunion. Une douzaine de personnes autour de vous tentent de s'accorder sur une décision urgente et importante. Très vite, la pagaille s'installe, le président de séance est débordé, quelques individus quittent la salle. Ne parvenant pas au consensus, ni même à un compromis, on reporte la décision à une prochaine réunion. Décider à plusieurs propose des parades : faire taire le leader, désigner un avocat du diable, instituer la confrontation et encourager l'esprit critique, s'entourer d'experts, oser l'expérimentation, etc.
    Des recettes ? Non : des outils, pour nous obliger à vérifier les informations, animer avec méthode, concevoir des solutions en misant sur l'intelligence collective tout en évitant la pensée unique, permettre l'expression du plus grand nombre sans étouffer la raison.

  • Propos sur l'enseignement

    Eirick Prairat

    • Presses universitaires de france
    • 6 Février 2019

    Par la diversité des thèmes et des analyses qu'il propose, cet ouvrage constitue un outil de première importance pour celles et ceux qui se destinent aux métiers de l'enseignement et de l'éducation. La première partie, « Notions », s'attache à préciser un concept ou clarifier une notion : « Qu'est-ce que l'école ? », « Qu'est-ce qu'enseigner ? », « Qu'est-ce que sanctionner ? »... Dans la seconde partie, « Auteurs », est présentée la conception éducative de quelques philosophes de la modernité. Dans la dernière partie, intitulée « Études », sont proposées des réflexions qui tentent de rendre-compte et de comprendre ce que nous sommes en train de vivre : la lente désacralisation de l'ordre scolaire, l'érosion de l'autorité professorale ou encore l'avènement d'une société de la connaissance. Ces trois thématiques (« Notions », « Auteurs » et « Études ») renvoient aux trois grandes tâches (élucider, expliciter et éclairer) qui sont celles de toute philosophie de l'éducation.

  • Je retrouve mon énergie

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    • Presses universitaires de france
    • 3 Octobre 2018

    Une grande part de nos fuites d'énergie dépend de nous-mêmes. Nous avons donc le pouvoir d'en retrouver en osant agir autrement. Nous sommes bien responsables de notre changement ! Alors comment initier cette évolution lorsque quelque chose se bloque en nous ? Comment apprendre à lâcher prise, à retrouver notre énergie ? Méditation, bienveillance, détachement et remises en question permettent d'évoluer vers un plus haut niveau d'énergie. Ces cycles du changement peuvent être favorisés au travers de cinq éléments et de cinq dispositions mentales, à cultiver chaque jour par des exercices et des actions bienveillantes. Nicolas Rouig associe la puissance du coaching occidental aux ressources de la pensée chinoise trois fois millénaire, que Tam Nhan explicite et nous rend accessible, grâce à des ressources concrètes et applicables au quotidien.

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