Academic Press Fribourg

  • Ce livre complète les deux premiers volumes parus en 2002 et 2005. Il analyse les travaux de neuf auteurs pionniers de la théologie africaine. Ce troisième volume, à l'instar du deuxième, ne traite pas seulement les questions concernant la tradition africaine, mais il aborde également les problèmes socio-économiques et politiques dans le contexte du continent noir. Ce faisant, il ne perd jamais de vue le rôle du christianisme dans l'humanisation et le développement véritables du monde africain. A la fin du volume nous avons annexé deux documents importants qui, aujourd'hui, semblent tombés dans l'oubli. Il s'agit de la Lettre Apostolique « Africae Terrarum » de Paul VI (1967) et de la Déclaration de théologiens sud-africains (1985), connue sous le nom de Document Kairos. Ce dernier a grandement contribué à la conscientisation de la société sud-africaine dans sa lutte contre l'apartheid.
    Avec les contributions de E. Boulaga, A. Diop, F. Kabasele-Lumbala, P. A. Kalilombe, P. Kanyandago, K. Mana, J. S.
    Mbiti, E.-J. Pénoukou et A. T. Sanon.

  • La notion africaine de « non-encore-nés » dans la communauté tridimensionnelle africaine est un exemple d'illustration du fait que dire sa foi aujourd'hui nécessite une reprise critique de l'être-au-monde de l'Africain dans sa situation actuelle, et dans ce qu'il y a d'« authentiquement » humain. Ceci lui permet d'y voir un lieu d'expression de sa foi chrétienne, et met ainsi davantage en exergue le fait que la nouveauté, c'est le Christ qui rejoint l'homme où il est, et non la tradition humaine du plus fort (allusion au contexte colonial de l'évangélisation).
    À partir de cette notion, l'auteur montre comment la compréhension de la personne humaine, définie « au-delà de lui-même », apparaît comme un écho retentissant, dans le contexte africain, de la vision biblique de la préexistence humaine : « Avant même de te modeler au ventre maternel, je t'ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t'ai consacré; comme prophète des nations, je t'ai établi » (Jr 1, 5). Il montre non seulement qu'une telle approche enrichit la compréhension chrétienne de la personne humaine, mais aussi qu'elle amplifie l'écho de la voix de l'Eglise sur l'accueil de la vie à son commencement.
    Par ailleurs, même si la question écologique n'est pas centrale dans cette analyse, l'auteur montre qu'à partir d'une telle approche holistique de la vie communautaire, on peut mieux comprendre les rapports entre l'homme et son milieu naturel, donc les questions liées à l'écologie.
    Par cette démarche anthropologique et théologique, l'ouvrage essaie de creuser le sillon d'une évangélisation en profondeur pouvant aider l'Africain à accueillir le Christ chez lui. Par ailleurs, du fait même, il lance également une passerelle à l'endroit des « autres » qui ont des préjugés sur les réalités africaines.

  • Jeunes précaires, jeunes en difficulté, jeunes à problèmes. Les formulations reviennent à l'envi dans les discours médiatiques et les prises de position politiques. Mais en quoi les conditions contemporaines du passage à l'âge adulte sont-elles susceptibles de rendre ce dernier problématique et en faire un problème social ? En quoi l'allongement contemporain de cette période de latence et le brouillement des cycles de vie dans les trajectoires biographiques contribuent-ils à rendre socialement délicat ce moment de l'existence ? En quoi les dynamiques du marché du travail rendent-elles l'accès à l'emploi problématique pour la jeunesse et enferment-elles certaines catégories d'entre elles dans une forme de « précariat » institutionnalisé ? En quoi les préoccupations sociétales sur la crise économique et sur la difficulté à profiler un environnement clair et stable participent-elles à redoubler l'incertitude des jeunes sur leur présent et leur avenir ? En quoi les politiques de la jeunesse parviennent-elles à atteindre leur double objectif d'intégration et de participation sociales pour contrer les effets délétères de la précarisation des jeunes ?

  • Contrairement à ce qu'enseigne une sociologie volontiers terrorisante, l'individu n'est pas le simple jouet des systèmes fonctionnant à l'instar des systèmes physiques et biologiques. Face aux « impositions » léguées par l'histoire, il reste toujours libre, fût-ce de manière clandestine, d'émettre son « petit murmure », celui qui accompagne la vie de tous les jours et qui se dresse contre le « bruit du monde », dont l'apparent triomphe n'est qu'un mythe scientiste.

  • La transmission est mémoire. Celle-ci permet l'inscription du nom dans l'histoire familiale, dans la longue chaîne de la vie, mais aussi au sein d'un collectif. L'histoire d'un peuple se laisse voir à travers l'épaisseur de ses souvenirs, des mythes et des légendes racontées, mais aussi à travers sa capacité à refonder le collectif. La transmission se fait également reconnaissance. Ainsi, si la construction de soi se faisait hier sur une prise de distance par rapport à un modèle normatif puissant, cohérent, stable et institutionnalisé, les expériences de vie d'aujourd'hui s'éloignent des standards normatifs prédéfinis.
    L'enjeu de la transmission s'en voit alors profondément bouleversé. Dans un monde où le temps s'accélère, comment penser la transmission à la fois dans un ancrage historique, mémoriel et dans une lutte pour la reconnaissance au quotidien ? Comment réconcilier le poids du passé, son inscription sociale et culturelle avec les dynamiques identitaires d'aujourd'hui ? Résolument pluridisciplinaire, cet ouvrage apporte un regard novateur et contemporain sur les questions de la transmission.

  • Quels visages le christianisme charismatique revêt-il aujourd'hui ? Quelles formes est-il appelé à prendre demain dans les différentes Églises ? Quelle est sa situation en Suisse, en Europe et ailleurs ? Quel impact les vagues successives du christianisme pentecostal exercent-elles actuellement et continueront-elles d'avoir à l'avenir sur la vie des Églises chrétiennes ? Au sein de l'Église catholique, le Renouveau charismatique amène de nouvelles façons de constituer et de conduire la communauté, de vivre la prière, la liturgie et la catéchèse, de pratiquer la solidarité, le partage et l'engagement social, de valoriser la guérison physique et intérieure, de mettre en évidence les « charismes » dans le souffle de l'Esprit. Le présent ouvrage fait le point critique sur les questions que soulèvent ces manières d'expérimenter la foi, d'un point de vue sociologique, historique, biblique, théologique et pastoral, et examine la contribution que les diverses formes du Renouveau peuvent apporter à la nouvelle évangélisation.

  • Le récent Synode des évêques à Rome (2014-2015) a abordé, entre autres, la question de la préparation au mariage. Dans son Exhortation postsynodale Amoris Laetitia (19 mars 2016), le Pape François encourage à son tour la préparation au sacrement du mariage et l'accompagnement des couples mariés. En milieu africain, cette préparation et cet accompagnement doivent prendre en compte le désir des époux de se marier suivant la tradition. Or, celle-ci diffère de la conception contractuelle et ponctuelle du mariage occidental. En effet, le mariage africain se conclut en général par étapes dont aucune ne peut être laissée de côté, car chacune est la condition préalable pour la suivante et contient pour ainsi dire potentiellement le mariage en son entier.
    Le présent ouvrage plaide pour que l'Église, dans sa pastorale de préparation à la vie matrimoniale et familiale, s'implique dans toutes les étapes, au lieu d'intervenir uniquement à la fin du processus prévu par la tradition africaine. La pratique actuelle de l'Église ne voit le caractère religieux du mariage que dans l'accomplissement des célébrations chrétiennes, alors que les étapes prescrites par la tradition ancestrale sont déjà fondamentalement religieuses. Une observation similaire vaut pour le mariage civil que l'administration moderne impose, car dans la tradition africaine il n'y a pas de dichotomie entre religieux et profane. Ainsi, le fait de soumettre cette tradition aux prescriptions civiles, en plus des célébrations chrétiennes, donne l'impression aux Africains de se marier trois fois. Or l'alliance matrimoniale africaine n'a pas besoin qu'on y superpose encore d'autres structures.
    C'est pourquoi cet ouvrage dans son originalité renoue avec les valeurs coutumières du mariage. Mieux, c'est en s'intégrant dans toutes les étapes que l'Église doit valoriser à la fois la dimension sacramentelle du mariage et sa dimension coutumière traditionnelle. Les deux axes, en effet, ne concernent pas seulement les époux, mais embrassent les deux communautés de ces derniers. Aussi, une telle réalité dans la pastorale du mariage et de la famille mettra mieux en lumière l'idée de l'Église-Famille devenue importante pour l'ecclésiologie africaine.

  • Dire le peuple ! Quelle posture adopter sans tomber dans un populisme d'un côté, ou dans un misérabilisme, de l'autre ? Vision angélique du peuple porteur de potentialités révolutionnaires ou s'accomplissant dans la joie des bonheurs simples. Ou bien vision dépréciative construite à l'aune de la culture légitime, exprimant manques culturels et distance symbolique. D'une certaine façon, dire le peuple ne semble pas pouvoir échapper à prendre position pour l'un ou l'autre des termes de cette alternative. Et ce, d'autant plus que le peuple est souvent condamné au silence. Le présent ouvrage reprend cet embarras constitutif des sciences sociales et le réinterroge à l'aune des nouvelles catégories du « populaire ».
    Pour ce faire, il s'appuie sur des contributions provenant d'horizons disciplinaires variés (sociologie, philosophie, littérature) afin d'éclairer et d'informer le débat dans ses multiples configurations.

    Marc-Henry Soulet est Professeur de sociologie, titulaire de la Chaire francophone Travail social et politiques sociales de l'Université de Fribourg.

  • Devons-nous respecter la nature, protéger le climat et prendre soin des animaux et des plantes ? Nous sommes confrontés de plus en plus souvent à ces questions si bien qu'il semble nécessaire de développer une réflexion aurgumentée sur la manière dont nous voulons nous comporter à l'égard de la nature. Cet ouvrage vise à faciliter l'élaboration d'un rapport nuancé à l'égard de la nature en proposant d'une part une introduction aux théories principales de l'éthique générale, d'autre part, les débats actuels relatifs à l'éthique des animaux, des plantes et de la nature, enfin en consacrant une longue réflexion sur les perspectives de l'éthique de l'environnement dans le monde globalisé.

  • Le projet de la sociologie est, par nature, subversif. Il consiste toujours, en effet, à faire voir aux acteurs ce qu'ils ne voient pas, soit parce qu'ils ont des raisons de (se) le cacher, soit parce qu'ils l'ignorent ou encore, parce qu'ils le censurent. Le sociologue est donc nécessairement engagé dans un combat contre l'idéologie et l'ignorance de l'acteur, mené au nom de la complexité du réel, pour contribuer à une connaissance un peu plus réflexive et lucide. Cette conception du travail du sociologue a un corollaire politique. En effet, l'idéologie et l'ignorance de l'acteur sont aussi des armes, dont il se sert pour cacher ou ignorer ses intérêts particuliers, lorsque ceux-ci sont contraires à l'intérêt général. Le combat du sociologue prend alors des allures plus politiques : il devient un combat contre la domination et l'aliénation sociales, au nom de valeurs comme la justice, la liberté, la solidarité. Dès lors, l'engagement du sociologue est forcément politique, mais d'une manière très spécifique. Il n'adhère jamais à l'idéologie d'un acteur, quel qu'il soit ; s'il y adhérait, il cesserait de faire de la sociologie.

  • Le livre de Josué relate l'établissement du peuple d'Israël en terre promise après l'Exode. Il occupe une place toute particulière au sein de la Bible hébraïque : d'une part, il prolonge et achève le récit de l'Exode laissé en suspens par la mort de Moïse juste avant l'arrivée en terre promise ; d'autre part, il amorce une nouvelle phase de l'histoire d'Israël, celle de l'occupation de la terre promise jusqu'à la déportation à Babylone. Josué se trouve ainsi au coeur de nombreux débats théologiques portant sur la dimension historique de ces récits de conquête ou la rédaction de la Bible hébraïque. Face à de tels enjeux, une approche philologique fondée sur une étude approfondie du texte s'avère indispensable.
    C'est une tâche ambitieuse, que nous proposons de réaliser en nous focalisant sur un élément clef du livre de Josué : la campagne militaire méridionale (chap. 10).

  • Né à Porrentruy en 1758, Aloys de Billieux, chanoine de Saint-Ursanne, est un témoin privilégié des événements qui ont bouleversé sa région natale entre 1792 et 1815. Après le départ forcé du prince-évêque en 1792, la Principauté épiscopale est rattachée à la République française. En 1815, à la suite de la défaite napoléonienne, le Traité de Vienne attribue au canton de Berne les possessions jurassiennes de l'Evêché de Bâle. Cette même année, Aloys de Billieux accède à de nouvelles responsabilités au sein du diocèse de Bâle en train de se réorganiser : il devient commissaire épiscopal pour les districts de Porrentruy, Saint-Ursanne et Saignelégier. Il s'éteint à Porrentruy en 1830. La correspondance d'Aloys de Billieux, qui fut « le chef spirituel des catholiques jurassiens » permet de découvrir non seulement la personnalité riche de son auteur, mais également des aspects peu connus de l'histoire du Jura, dans le contexte politico-religieux plus général d'une période qualifiée de Restauration (1813-1830).

  • A la suite d'importantes découvertes à Qumrân de nombreux manuscrits bibliques et de leur publication progressive, plusieurs chercheurs ont voulu saisir l'occasion qui s'offrait ainsi pour reprendre à nouveaux frais l'étude de la LXX et réaffirmer son importance pour l'exégèse et sa place dans la compréhension de l'histoire la plus ancienne du texte biblique. La présente étude des confessions de Jérémie s'inscrit dans le cadre de cet effort scientifique qui tente de déterminer les rapports entre la LXX et le TM du livre de Jérémie. Il ressort de cette étude synoptique minutieuse et critique faite sur les confessions que, de manière générale, les deux formes textuelles y représentent un texte commun.

  • Les chaires d'Assyriologie et des Milieux bibliques du Collège de France ont organisé conjointement un colloque, afin d'examiner les informations archéologiques et documentaires (cunéiformes, akkadiennes, ougaritiques, ou encore bibliques) sur la conduite des vivants envers leurs morts dans les sociétés du Proche-Orient ancien. Comment ces dernières ont-elles compris la réalité de l'« après-vie » et comment ont-elles entendu avoir des rapports avec ceux qui les avaient précédées ?
    Avec les contributions de S. Anthonioz, M. G. Biga, M. Bürki, D. Charpin, D. Erbele-Küster, Ch. Frevel, J.-M. Husser, J. W. Klinger, A. Lemaire, L. Marti, H.-P. Mathys, S. Münger, Ch. Nicolle et Ch. Nihan.

  • L'émergence de nouvelles et multiples formes de mobilités qui, à l'échelle planétaire, affectent les différents groupes humains, constitue, très probablement, un des traits les plus marquants de notre temps présent. Jamais l'espace et le temps n'avaient été autant réduits et comprimés dans l'interaction ;
    Jamais les frontières sociétales, de classe, ethniques ou socioculturelles n'ont semblé si fluides et si perméables, et peut-être jamais les intersections entre les êtres humains et les objets techniques n'ont autant défié nos conceptions les plus conventionnelles. En conséquence, les préoccupations sociales, relatives à l'émigration et à l'immigration, le plus souvent centrées sur les questions du travail et de l'intégration sociale, font émerger de nouveaux protagonistes sur la scène internationale en favorisant particulièrement la restructuration des politiques publiques et le déploiement de formes renouvelées de sociabilité.
    Avec les contributions de J. Azevedo, L. Baptista, L. Braeckman, N. Burnay, R. d'Ávila Cachado, M. Antunes da Cunha, W. d'Hoore, M. Firpo de Souza Porto, C. Decleire, H. Derycke, J. Desterbecq, A. Matias Diogo, F. Diogo et alii.

  • La personne souffrant de la maladie d'Alzheimer quitte le monde de l'efficacité, de la rentabilité, de la promptitude, de la maîtrise. Mais elle se rapproche d'autres trésors : le silence, la fragilité, l'abandon confiant, la simplicité. Ce dépouillement imposé pourra enrichir son entourage, qui apprendra peutêtre la patience, la persévérance, la générosité, la gratuité. La réalité qui s'impose au malade et à ses proches est celle d'une vie définitivement passée. C'est aussi celle de l'émergence d'une nouvelle vie.
    Pleine de sens cachés, réservée, plus obscure, cette vie rayonne également, à sa manière. Différente, déstabilisante, elle nous déconcerte et nous remet en question. Elle suscite parfois la déception et la nostalgie, dans son irréversibilité. Elle n'en demeure pas moins belle, marquante, émouvante et décisive.
    Comme toute vie, en somme. C'est ce que montreront des expériences et des témoignages, des études plus philosophiques et théologiques, et des réflexions plus personnelles.

  • La sociologie s'est, dès ses débuts, attachée à rendre compte de ce qui fait que nous continuons à être ce que nous sommes devenus malgré de récurrentes envies d'être quelqu'un d'autre et de vivre autre chose. En sanctionnant le poid des décisions et orientations antérieures, elle a quasiment reconnu l'irréversibilité des trajectoires biographiques. Toutefois, les changements d'orientation professionnelle, les ruptures de parcours biographiques, les crises identitaires ne sont pas aussi rares que cela. Et si tel est le cas, c'est parce que rejouer sa vie est pensable et possible et que la structure sociale permet, voire encourage, des reversibilités. C'est à cet enjeu autant sociologique que social que le présent ouvrage est consacré en s'efforçant de thématiser tant les contextes que les conditions d'émergence et de réalisation de ces bifurcations, reconversions, affranchissements, transformations de nos existences.

  • Frère Christophe Lebreton est l'un des sept moines trappistes du monastère de Notre-Dame de l'Atlas à Tibhirine (Algérie), enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, et assassinés le 21 mai. Après avoir retracé l'itinéraire spirituel du plus jeune des moines de la communauté dans une monographie intitulée Frère Christophe Lebreton, moine de Tibhirine. De l'enfant bien-aimé à l'homme tout donné (Editions de Bellefontaine, 2009), l'auteur nous convie à une approche théologique de ses écrits à partir de ce qui en fait le noyau : une théologie du Don. Frère Christophe a été ce lecteur de la Parole qui n'a eu de cesse de chercher à correspondre à ce « Je t'aime » de Dieu qui un jour l'a débordé. Il nous montre que ce mode de vie inauguré par la foi, vécu sous le régime de l'espérance, et s'achevant dans la charité - amitié plantée en terre d'Algérie -, n'a pas d'autre source que le Don, et que c'est là qu'il nous faut chercher le bonheur d'Évangile promis aux disciples..

  • Der Bezug auf Empirie wird in den aktuellen normativen und ordnungspolitischen Diskursen immer wichtiger. Dabei wird oft in den „harten« Fakten, die Naturwissenschaften und empirische Sozialforschung liefern, ein gemeinsamer Referenzpunkt jenseits weltanschaulicher, „ideologischer« Positionen gesucht. In all dem liegen beträchtliche Herausforderungen für Moraltheologie und Sozialethik, die sich als normative Disziplinen einerseits gegenüber Empirie abgrenzen, sich andererseits aber auch auf diese beziehen müssen. Wie das Verhältnis von Empirie und Normativität gesehen wird, bestimmt nicht nur entscheidend das theoretische Selbstverständnis von Moraltheologie und Sozialethik, sondern geht auch in die Methodik ihres Forschens ein. Nicht zuletzt hängt davon die Anschlussfähigkeit moraltheologischer und sozialethischer Forschung im Hinblick auf andere Forschungsdisziplinen und ihre Relevanz für gegenwärtige gesellschaftliche Diskurse ab.
    Der vorliegende Band macht die Beiträge des 36. Kongresses der „Internationalen Vereinigung für Moraltheologie und Sozialethik« , der vom 8.-11. September 2013 zu diesem Thema in Graz stattgefunden hat, einer breiteren Öffentlichkeit zugänglich. Er verfolgt das Thema zunächst auf einer allgemeinen, wissenschaftstheoretischen Ebene, um danach das Verhältnis von empirischem Wissen und ethisch-normativen Urteilen anhand konkreter Fragestellungen zu analysieren.

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