• La notion d'État est liée à celles de pouvoir souverain, d'organisation permanente, de territoire et de population. On peut dire, d'un point de vue institutionnel, que l'État est l'autorité souveraine qui exerce son pouvoir sur la population habitant un territoire déterminé et qui, à cette fin, est dotée d'une organisation permanente. Renaud Denoix de Saint Marc expose la genèse de l'État en France puis analyse les relations de l'État au droit aujourd'hui. Il observe les rapports entre l'État et le citoyen, les services publics, la justice, les fonctionnaires, les collectivités territoriales. Il interroge enfin, à l'heure de la mondiali­sation, la place de l'État dans la société internationale.

  • Jusqu'où pouvons-nous encore maîtriser le monde aujourd'hui ? Pour répondre à cette question, l'ouvrage s'interroge sur la capacité des sociétés modernes à prendre en charge leur rapport au monde et à elles-mêmes. À partir d'une théorie des cycles d'action publique, il montre comment, ...

  • Le logement a jusqu'à présent échappé à la réforme en cours de l'État providence.
    Un processus de recentrage semble cependant s'amorcer, mais de façon rampante, par des mesures d'économies successives auxquelles une vision d'ensemble fait défaut et dont le projet de revenu universel d'activité révèle les limites, voire les dangers. Or c'est l'avenir de la politique du logement qui est en jeu : il mérite un débat.
    L'État peut-il éviter de restreindre la cible de sa politique au logement (ou à l'hébergement) des populations les plus modestes ? Dans l'hypothèse d'un recentrage, par qui seront prises en charge les actions de régulation du marché, qui devront être mieux ciblées mais resteront d'autant plus nécessaires que le processus de métropolisation a toutes chances de se prolonger, voire de s'amplifier ?
    Notre conviction est que le corollaire du recentrage doit être un approfondissement de la décentralisation. Les métropoles, communautés urbaines ou d'agglomérations s'y sont préparées. Il est temps de leur attribuer des compétences qu'elles exercent déjà largement, faute de quoi c'est un pan entier de la politique du logement qui risque de disparaître.

  • Les gouvernements élus répondent-ils aux attentes des citoyens ? Les institutions démocratiques favorisent-elles l'adoption et la mise en oeuvre de politiques publiques en adéquation avec les préférences citoyennes ? Selon le modèle de la représentation démocratique, les élus doivent élaborer et mettre en oeuvre les politiques publiques souhaitées par les électeurs. De leur côté, les électeurs devraient récompenser ou sanctionner les élus en fonction de leurs performance et de la satisfaction de leurs attentes.
    En s'intéressant à la relation qui unit la démocratie et les politiques publiques, cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur les enjeux relatifs à la réactivité et à l'imputabilité des élus. Les contributions rassemblées dans cet ouvrage expliquent les défis qui affectent la représentation démocratique. Il s'agit notamment du peu de place accordée à la participation du public dans les processus décisionnels, du fonctionnement et de l'organisation des administrations publiques et des difficultés d'accéder à une information crédible et fiable au moment de prendre une décision.

  • Les relations économiques et financières franco-allemandes ont leur spécificité qui en fait un champ d'étude à la fois varié et susceptible de maints prolongements. Cet ouvrage rassemble seize communications, également réparties entre les deux pays, dont plusieurs issues de recherches menées à partir de sources inédites. Toutes ont été présentées et discutées lors d'un colloque qui formait lui-même l'aboutissement de trois années durant lesquelles s'est réuni, au rythme de quatre à cinq séances par an, un atelier placé sous le double parrainage du Comité pour l'histoire économique et financière de la France et de l'Institut historique allemand de Paris. Les sujets abordés sont variés : études sectorielles ; monographies d'entreprises ; place des politiques publiques ; importance de certains espaces de confrontation et de coopération, proches ou lointains ; rôle de la construction européenne... Leur mise en perspective devrait apporter des éléments de réponse et fournir des pistes de réflexion à propos de problèmes qui, loin d'être inédits et particuliers à la période présente, forment autant de permanences dans les relations franco-allemandes, quelle que soit l'époque considérée : déséquilibres structurels, poids des facteurs politiques, multiples ambivalences des regards croisés où s'articulent fascination et répulsion, admiration et rejet, modèle et contre-modèle.

empty