Beaux Arts Editions

  • Rubens

    Collectif

    Rubens (1577-1640)Jeunesse et formationRubens naquit à Siegen, le 28 juin 1577. Son père, Jan Rubens, échevin de la ville d'Anvers, converti à la Réforme, avait fui les Flandres pour des raisons confessionnelles, s'établissant avec sa famille à Cologne, cité catholique tolérante. À son décès, sa veuve regagna Anvers avec trois de ses enfants. Peter Paul dut entrer comme page au service de la comtesse de Lalaing. Dans les années 1590, le jeune homme fut placé en apprentissage chez le paysagiste Tobias Verhaecht, avant de rejoindre l'atelier d'Adam van Noort, un maître flamand aimant l'action héroïque exprimée dans sa réalité crue, puis vers 1594-1595, l'atelier d'Otto van Veen, dit Vaenius, artiste lettré, peintre éclectique, imprégné de culture italienne dont l'exemple sera déterminant. En 1598, Rubens fut reçu maître à la Guilde des peintres anversois. Il lui manquait encore l'indispensable voyage en Italie qu'il entreprit au printemps de l'année 1600.Le séjour en ItalieRubens devint le peintre attitré du duc de Mantoue, Vincent 1er de Gonzague, à la cour duquel il croise Galilée, Monteverdi... Parcourant la Péninsule, de Florence à Rome, étudiant et assimilant une immense culture archéologique, Rubens devient le modèle du peintre humaniste. La culture picturale qu'il acquiert en Italie et lors d'un voyage en Espagne auprès du roi Philippe III, en 1603, n'apparaît pas moins vaste. Les grands maîtres de la Renaissance ont ses faveurs ainsi que les Vénitiens, Tintoret, Véronèse et Titien avec lequel Rubens noue un dialogue pictural. Attentif à l'art de ses contemporains, il retient les solutions luministes de Caravage. Devenu un artiste de renom en Italie, Rubens reçoit d'importantes commandes de portraits, de peintures religieuses ou profanes. Le décès de sa mère le conduit à quitter l'Italie dont la culture l'habitera sans faillir.AscensionDe retour à Anvers, en décembre 1608, Rubens apparaît comme le maître le plus réputé de l'école anversoise (3). Plus encore, il révolutionne la peinture occidentale par un génie de la synthèse alliant l'art italien de la statuaire antique à la brillante tradition picturale nordique. En 1609, Rubens est nommé peintre de cours des Archiducs. Il épouse Isabelle Brant (1) et s'installe à Anvers dans une maison (Rubenshuis) qu'il transforme en un palais Renaissance abritant sa collection d'antiques ainsi que son atelier, véritable "manufacture picturale".Les années 1620Les commanditaires prestigieux affluent autour de Rubens, fondateur d'un grand style "baroque du nord" qui aborde tous les genres de la peinture jusqu'à la réalisation magistrale de grands cycles religieux et profanes: modèles de tapisseries, décors religieux, décors de palais. En 1621, Rubens se voit sollicité par Marie de Médicis, reine de France, pour exécuter une série de grands tableaux destinés à son palais parisien, le Luxembourg. Les 24 tableaux autographes de la galerie Médicis, peints entre 1622 et 1625, illustrent les épisodes mémorables de la vie de la reine mère sur un mode combinant l'histoire, la mythologie et l'allégorie (4). Par ailleurs, rompu aux usages des cours princières, polygotte, Rubens marie l'art et la diplomatie. En 1624, Rubens, "diplomate accrédité" et anobli par le roi d'Espagne, n'a de cesse d'oeuvrer en faveur de la paix. Par son intermédiaire, les rois Philippe IV et Charles Ier renoueront des liens rompus. Rubens regagne sa demeure anversoise en 1630.ConsécrationVeuf depuis la disparition d'Isabelle Brant, Rubens épousa en 1630 la jeune Hélène Fourment dont la beauté allait lui inspirer quelques-uns de ses derniers chefs-d'oeuvre, parmi les plus sensuels (2). Rubens jouit d'une célébrité considérable lorsqu'il s'éteint le 30 mai 1640, à Anvers. Son oeuvre devient un modèle pour les artistes fascinés par sa maîtrise de la composition (David), sa science de la couleur et son art de la saillie (Delacroix), son profond sentiment de la nature (Constable) jusqu'à Cézanne pour qui Rubens était "le plus grand peintre... le torrent du monde dans un pouce de matière".Anne Brandebourg et Alexis Merle du Bourg

  • Ce hors-série présente la complexité de la civilisation maya et en déchiffre ses codes, son organisation sociale, ses formes architecturales et ses styles artistiques. Il offre un panorama complet de la culture maya, de ses origines à son déclin. Comme dans l'exposition, la mémoire est au coeur de la réflexion : de récentes découvertes de sites archéologiques au Guatemala ont enclenché une dynamique de compréhension accrue des sociétés et de la culture de l'ère maya.

    Exposition au musée du Quai Branly en 2014-2015

  • A l'occasion du cent-cinquantième anniversaire de la naissance d'Henri Matisse (1869-1954), le Centre Pompidou lui rend hommage en réunissant des oeuvres incontournables qui explorent l'intrication texte/image au sein de son oeuvre et offrent une lecture singulière de sa création. En 1942, Henri Matisse déclare : "L'importance d'un artiste se mesure à la quantité de nouveaux signes qu'il aura introduits dans le langage plastique." Durant toute sa carrière, il est cet artiste. On ne compte plus en effet les signes qu'aura inventé le grand rival de Picasso. Son oeuvre, destiné à bouleverser le regard moderne, s'est exprimé en effet au travers d'une variété de techniques qu'il a approfondies infatigablement : peinture, dessin, sculpture, livres illustrés, et jusqu'à cette invention singulière, les gouaches découpées réalisées à la fin de sa vie.
    Beaux Arts Editions rend compte de l'incroyable invention plastique de l'oeuvre de Matisse et s'attache à analyser le vocabulaire, révolutionnaire de simplicité, de son oeuvre : de l'oeuvre au mot, du mot à l'oeuvre.
    Exposition au Centre Pompidou, du 21 octobre 2020 au 22 février 2021.

  • Né à Nantes, formé à l'École des Beaux-Arts de Paris et ayant mené carrière des deux côtés de la Manche, Jacques Joseph Tissot, est un artiste majeur de la seconde moitié du XIXe siècle, à la fois ambigu et fascinant. À la fin des années 1850, Tissot fait ses premières armes dans la capitale où sa passion pour l'art japonais comme ses relations avec les cercles les plus influents nourrissent sa peinture. Dans le creuset parisien, à une époque où la modernité théorisée par Baudelaire trouve son expression sous le pinceau de Whisler, Manet ou Degas, Tissot et son esprit dandy sont appréciés par la société mondaine. Après la guerre de 1870 et la Commune de Paris, il s'installe à Londres et poursuit une carrière en vue qui le voit naviguer dans les meilleures sphères. Peu à peu, son oeuvre se concentre sur la figure radieuse puis déclinante de sa compagne Kathleen Newton, incessamment présente dans ses tableaux.
    Beaux Arts Éditions explore les thèmes qui lui sont chers et leurs variations, mais également sa volonté de s'exprimer dans des techniques variées, telles que l'estampe, la photographie ou l'émail cloisonné, en sus de la peinture.

  • Blonde sous un gratte-ciel, Marilyn joufflue, écolière perdue ou succulente bibliothécaire, glaciale blonde ou carré sombre, clown tragique ou sinistre MILF... Cindy Sherman a endossé tous les rôles. Depuis trente ans, elle n'a cessé de montrer son corps et son visage comme seul motif de son oeuvre. La Fondation Louis Vuitton lui rend un vibrant hommage à travers l'ensemble de ses espaces.
    Beaux Arts Éditions s'attachera à rendre compte de toutes les métamorphoses d'une artiste qui se plaît à interroger les stéréotypes sociaux et culturels en reproduisant leurs modes de représentations. Son parcours frappe par sa drôlerie et son extravagance, mêlées à une part plus sombre. Ainsi, nous reviendrons sur la faune artistique new-yorkaise au milieu de laquelle elle émerge, dans un New-York Underground ; puis nous interrogerons sa relation au cinéma et au stéréotype féminin véhiculé par le cinéma et la société ; sur les enjeux féministes de ses images et sur son travail plus récent, notamment à travers son Instagram.

  • "Je vois la vie extérieure souvent si fantastique." Léon Spilliaert

  • Cette année, c'est à l'illustre photographe français Robert Doisneau (1912-1994) que le musée Jean Couty rend hommage à travers une série de 70 portraits d'artistes, photographiés dans leur atelier entre 1945 et 1971. Picasso, Braque, Giacometti, Dubuffet, César... lui ouvrent les portes de leur atelier. Instant d'intimité sur le vif ou mis en scène, l'oeil de Doisneau nous fait voyager dans le temps sans la nostalgie perdue d'une époque révolue. En parallèle de cette série de 70 photographies d'artistes, dont certaines méconnues, le musée Jean Couty présente un ensemble de 23 photographies de la ville de Lyon réalisées en 1950 lorsque Doisneau travaillait sous contrat pour Vogue. Pour compléter cet ensemble, l'étage du musée sera consacré aux peintures et oeuvres sur papier que Couty réalisa sur sa ville de Lyon qu'il ne se lassait jamais de peindre.
    Beaux Arts Éditions revient sur la vie de Doisneau, et sur les deux séries, dont certaines photographies sont montrées pour la première fois. L'occasion de dresser le portrait d'une ville et de la création artistique française.

  • Le paris des espions Nouv.

  • Le Palais Galliera rouvre ses portes après deux ans de travaux pour devenir le musée de la mode de Paris, avec une superficie plus importante, soit 670 m2 supplémentaires. Pour son exposition d'ouverture, le nouveau musée crée l'évènement en présentant, pour la première fois à Paris, et en France, une rétrospectve rendant hommage à l'inégalable Coco Chanel (1883-1971), figure emblématique de la mode, mettant ainsi en lumière son rôle essentiel dans la mode aujourd'hui. De ses premières créations en jersey, ses robes sophistiquées des années 1930 et le tailleur mythique d'après-guerre. Vêtements, accessoires, bijoux, parfum seront à l'honneur pour raconter comment Coco Chanel a revolutionné la mode et modernisé le vêtement féminin dès les années 1920.
    Beaux Arts Editions revient sur le destin incroyable de Coco Chanel, en dresse son portrait, définit l'Allure Chanel, décrypte ses codes vestimentaires et revient sur les créations emblématiques qui ont fait son succès.
    Expostion au Palais Galliera - Musée de la Mode de la Ville de Paris, du 1er octobre 2020 au 14 mars 2021.

  • « Le temps est venu de visiter tous les lieux célèbres du pays et de nous imprégner des choses vues, pour avoir des sujets de conversation en buvant le thé lorsque nous serons vieux et chauves. » Jippensha Ikku, À pied sur le T(...)kaid(...) (T(...)kaid(...)ch(...) Hizakurige), 1802.

  • L'exposition « Giorgio de Chirico. La peinture métaphysique » retrace le parcours et les influences artistiques et philosophiques qui ont nourri l'artiste Giorgio de Chirico (1888-1978) de Munich à Turin, puis à Paris où il découvre les avant-gardes picturales de son temps. De manière inédite, sont mis en lumière les liens du peintre, découvert par Apollinaire puis soutenu par le marchand Paul Guillaume, avec les cercles culturels et littéraires parisiens. Né en Grèce, formé à Munich en 1908 à la pensée de Nietzsche et Schopenhauer, puis de passage à Milan, c'est à Paris en 1911 qu'il mettra en place son vocabulaire plastique singulier au contact des révolutions picturales modernistes. Il est très vite remarqué par certaines personnalités artistiques de son temps. Guillaume Apollinaire, Maurice Raynal et André Salmon, mais aussi André Breton, Paul Éluard, Jean Paulhan, sont parmi les premiers à s'intéresser à son oeuvre et à la promouvoir.
    Beaux Arts Éditions s'intéresse particulièrement aux recherches picturales uniques, ainsi qu'aux liens entre Chirico et les artistes de son temps.

  • Cette nouvelle édition est consacrée à la découverte des cimetières de Paris : leur histoire, leurs locataires célèbres ou pas, leurs sculptures et monuments les plus étonnants. Les cimetière parisiens font partie intégrante du patrimoine culturel de la ville. On y vient du monde entier pour visiter la tombe de célébrités, comme celle de Jim Morrison au Père Lachaise. On s'y rend aussi pour une balade pittoresque et insolite.
    Certains ont disparu, mais d'autres lieux peu connus ont servi aussi de sépultures à des célébrités, à des condamnés politiques ou encore à des coupables d'assassinats... L'occasion d'analyser au fil des siècles l'évolution des rituels attachés aux morts, l'influence d'une Église omniprésente, puis les enterrements à caractère laïque. Les cimetières sont des espaces publics ; nous préciserons les conditions dans lesquelles il est possible d'obtenir une concession, de réserver comme au théâtre la place idéale. Les hommes jouent avec la mort, jouent donc avec les cimetières : découverte des épitaphes les plus extraordinaires et hit-parade des tombes les plus fréquentées. Lorànt Deutsch nous entraînera enfin à la découverte des sépultures de Paris qui le passionnent et bien sûr des hommes qui y ont effectué leur dernier voyage.
    Les cimetières de Paris n'auront plus de mystères pour vous !

  • Depuis sa formation, il y a 4.6 milliards d'années, la Terre produit une diversité inouïe de minéraux rares, convoités depuis des millénaires. Au Muséum national d'histoire naturelle, ces trésors sont devenus des objets de science dès le XVIIIe siècle. Depuis, minéraux et gemmes se révèlent une source d'inspiration pour les scientifiques et les joailliers du monde entier. Paris reste cependant la capitale des plus beaux minéraux, entre Quartier Latin et place Vendôme. Les trésors de la collection du Muséum - rarement exposés ou récemment redécouverts - établissent aujourd'hui un dialogue inédit avec une prestigieuse Maison qui nous invite à partager son inspiration et sa créativité : Van Cleef & Arpels. Un fabuleux récit : comment ces pierres sont-elles, extraites, taillées, facettées, serties pour devenir les plus beaux joyaux du monde ? A travers cette édition, Beaux-Arts Editions raconte les différentes étapes d'un processus qui conduit aux plus belles pièces de la collection Van Cleef & Arpels. Une exposition qui marie science, art et beauté.

    Exposition au Muséum national d'histoire naturelle - Galerie de minéralogie, du 16 septembre 2020 au 14 juin 2021.

  • Du 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021 Le Musée d'Art Moderne de Paris consacre à Victor Brauner (1903-1966), figure singulière du surréalisme, une importante monographie regroupant plus d'une centaine d'oeuvres, peintures et dessins, dont certaines montrées en France pour la première fois depuis la dernière rétrospective à Paris au musée national d'art moderne en 1972.

    Le parcours chronologique de l'exposition permet de redécouvrir l'univers braunerien, complexe de par la richesse de ses sources et de l'intrication constante de sa biographie avec ses oeuvres. Il se décompose ainsi : une jeunesse roumaine (1920-1925) ; Paris, la rencontre avec l'univers surréaliste (1925-1932) ; L'aventure surréaliste (1933-1939) ; « Les frontières noires » de la guerre (1939-1945) ; Autour du Congloméros (1941-1945) ; Après la guerre (1946-1948) ; Au-delà du surréalisme (1949-1966).

    Né en Roumanie, Victor Brauner participe à l'effervescence artistique de Bucarest dans les années 1920, avant d'intégrer le mouvement surréaliste à Paris en 1933 et jusqu'en 1948, date de son exclusion du groupe. Il est un familier des avant-gardes (expressionnisme, constructivisme et dada), dont la radicalité correspond à son caractère indépendant, jusqu'au glissement progressif vers une peinture surréaliste lors de ses séjours à Paris entre 1925 et 1938, date de son installation définitive. Dès son adhésion au surréalisme en 1933, il participe alors aux manifestations du groupe autour d'André Breton.

    La perte de son oeil en 1938 fait de son Autoportrait, peint sept ans auparavant, une oeuvre prémonitoire : illustration des théories surréalistes, sa peinture revêt alors un caractère magique. La guerre va le contraindre, de par son statut de juif, sa situation irrégulière et son opposition à toute forme d'oppression fascistes et totalitaires, à entrer dans la clandestinité dans le sud de la France, ne pouvant émigrer aux États-Unis. Brauner invoque alors les doctrines les plus secrètes (tarot, alchimie, spiritisme, kabbale) pour se protéger de la France occupée en se réfugiant dans ce monde de rêve où la réalité n'a pas cours donnant à ses oeuvres une dimension mystérieuse. Paradoxalement, cette période de frayeur et de dénuement matériel est d'une grande richesse d'invention techniques (l'usage de la cire et de matériaux de récupération) et de formes.

    L'après-guerre est marquée par une traversée de styles due à sa liberté recouvrée, sans atténuer les angoisses et les tourments des évènements qui l'entourent. D'autres influences se font sentir de la psychanalyse à la pensée sauvage à travers des cycles, comme les Victor de la série Onomatomanie, les Rétractés, puis Mythologies et Fêtes des mères. Il crée un langage nouveau pour donner à voir non pas le réel, mais les ressorts invisibles du monde.

    Le catalogue présente de nouvelles analyses sur l'artiste avec des contributions d'écrivain et historiens d'art tels Georges Sebbag, Fabrice Flahutez, Radu Stern, Sophie Krebs, Camille Morando et Jeanne Brun.

    Conçue par le Musée d'Art moderne, cette exposition sera ensuite présentée à La Barnes Foundation à Philadelphie d'octobre 2020 à janvier 2021.
    Commissaire : Sophie Krebs.
    Commissaires scientifiques : Jeanne Brun et Camille Morando.

  • Avec « Vasarely, le partage des formes », le Centre Georges Pompidou présente la première rétrospective française consacrée au père de l'art optique depuis plus de 50 ans. Victor Vasarely s'installe à Paris en 1930, où il travaille pour des agences de publicité comme artiste graphique. Il pose alors les fondements de l'Op art, qui s'épanouira au milieu des années 1950. L'Art optique, consiste à jouer avec un nombre réduit de formes et de couleurs pour créer des illusions d'optiques méthodiques et scientifiques. Ancré dans le contexte économique et social des années 1960-1970, l'artiste illustre aussi les grands changements sociétaux en s'appropriant la publicité et les médias de masse. Grâce à ses abstractions pop, Vasarely devient une figure majeure de la culture populaire et incarne ainsi l'imaginaire des Trente Glorieuses.
    Beaux Arts Éditions revient sur tous les aspects de la création de l'artiste à travers les grandes étapes de sa vie, depuis sa formation dans les traces du Bauhaus jusqu'à ses dernières innovations formelles, autour de la quatrième dimension.

  • Pour sa troisième année, l'Atelier des Lumières nous propose un voyage en Méditerranée, terre féconde et magique qui a séduit nombre d'artistes de l'avant-garde aux XIXe et XXe siècles. Source d'inspiration inépuisable, elle leur a inspiré une liberté créative et une audace artistique sans précédent.
    Chacun des peintres choisis nous offre son regard spécifique sur la Méditerranée. C'est l'oeil du paysagiste chez Vernet, impressionniste chez Monet et Renoir, pointilliste chez Signac et Cross, dans des couleurs criardes pour les fauves, intime chez Bonnard, mondain et nonchalant chez Dufy, rêveur mais surtout provocant par sa modernité chez Chagall.
    D'une séquence à l'autre, ce nouveau spectacle nous fait voguer d'un courant à l'autre, à la rencontre des fauves, pointillistes, cubistes, nabis... Beaux Arts Éditions s'attache à rendre compte des liens qui unissent les peintres Monet, Renoir, Vlaminck, Derain, Friesz, Denis, Bonnard, Dufy, Chagall... à la Méditerranée. Comment leur personnalité et leur peinture se sont révélées au contact de ces paysages maritimes d'Antibes, de Cagnes, Collioure, l'Estaque ou encore Saint-Tropez.

  • La ville fascine les cinéastes. Ils tournent parfois vraiment dans ces lieux mythiques et parfois en studio. Encore faut-il que la reconstitution des lieux soit réaliste. Ce douzième opus va raconter le tournage de 30 chefs-d'oeuvre s'étant déroulés à Paris en relatant la vérité sur le déroulement du film. Que penser de la cathédrale revue et corrigée par Jean Delannoy dans Notre-Dame de Paris ? Du Moulin Rouge de Jean Renoir dans French Cancan ? Du parcours emprunté par Gabin et Bourvil dans La Traversée de Paris ? Le 45, rue Poliveau existe-t-il ? De la rencontre de la Rolls Royce de De Funès avec la Deux Chevaux de Bourvil place du Panthéon dans Le Corniaud ? Récit et parcours d'Un américain à Paris de Minelli avec Gene Kelly ? Ou encore Cary Grant dans Charade de Donen ? Est-ce vraiment le Palais Royal, le centre de l'action, tourné en vrais décors, ou un simple décor de cinéma ?
    Des histoires et des anecdotes mêlées à des histoires de Paris permettent également de lever le voile sur le travail des décorateurs, des machinistes et autres accessoiristes.

  • L'industriel allemand Emil Georg Bu¨hrle (1890-1956), qui s'établit en Suisse en 1924, rassemble entre 1936 et 1956 une collection exceptionnelle de plus de 600 oeuvres d'art. Dévoilant une cinquantaine de trésors, l'exposition du Musée Maillol parcourt plusieurs courants de l'art moderne. Les grands noms de l'impressionnisme comme Manet, Monet et Pissarro sont représentés, tout comme les artistes majeurs du postimpressionnisme avec Cézanne, Gauguin ou encore Van Gogh. Le début du XXe siècle est, quant à lui, mis à l'honneur avec les Nabis, les Fauves, et l'École de Paris, pour finir avec l'art de Picasso. Après la Fondation de l'Hermitage à Lausanne en 2017 et trois musées majeurs au Japon en 2018, le musée Maillol aura le privilège de montrer des chefs-d'oeuvre tels que La petite danseuse de quatorze ans de Degas, Les coquelicots près de Vétheuil de Monet, Le garçon au gilet rouge de Cézanne, ou encore Le semeur au soleil couchant de Van Gogh.
    À travers la présentation de cette collection, Beaux Arts Éditions souligne les liens et les filiations qui existent entre les courants artistiques de l'art moderne, tout en illustrant l'apport personnel de chacun des peintres à l'histoire de l'art.

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