Bernard Chauveau

  • « Faire entrer Vienne l'impériale, la baroque, dans la modernité. Faire d'une ville-musée une grande cité tournée vers le futur, à la fois belle et pratique pour celles et ceux qui y vivent. Oser des formes simples, fonctionnelles, avec des façades débarrassées de l'historicisme pompeux qui caractérisait la capitale de l'Empire austro-hongrois. Voilà la tâche risquée à laquelle s'est livré avec brio l'architecte Otto Wagner (1841- 1918), dont l'oeuvre, immense et variée, donne à Vienne une grande partie de sa splendeur.
    Première grande exposition rétrospective de l'oeuvre d'Otto Wagner en France, ce catalogue présente, sur plus de 300 pages, le travail de celui qui fut l'un des témoins et des acteurs des grands bouleversements de l'architecture au tournant du XXe siècle.
    Le catalogue de cette large rétrospective comblera une lacune importante dans la bibliographie d'Otto Wagner, considéré comme le plus important précurseur, le pionnier de l'architecture moderne. Cet ouvrage propose de remettre sur le devant de la scène les écrits et réalisations révolutionnaires de Wagner, qui ont posé les fondements de l'architecture moderne, et s'avèrent être toujours d'actualité.
    Riche d'une iconographie inédite, ce catalogue rassemble des textes de spécialistes internationaux de l'architecture viennoise.

  • La villa Noailles est le lieu emblématique de la modernité qui a marqué profondément les décennies qui ont suivies la première guerre mondiale (Man Ray, Robert Mallet-Stevens, Sonia Delaunay, Djo Bourgeois, Marcel Breueur, Jean Cocteau, Erik Satie, Luis Buñuel, Paul Éluard, Jean-Michel Franck, etc.) Cet ouvrage, inédit, revient sur le travail de mécénat de Charles et Marie-Laure de Noailles, qui de 1923 à 1973, ont acquis des oeuvres d'art issues de toutes disciplines. Ils furent, toutes leurs vies, en éveil face aux enjeux plastiques et intellectuels de leurs temps ; et les ont stimulés par des commandes et des soutiens. Leurs histoires, qui a redéfinies le mécénat, est aussi notre héritage qui continue, plus que jamais, à nous interroger.
    Les textes sont écrits par les commissaires d'expositions permanents du lieu, Alexandre Mare et Stéphane Boudin-Lestienne qui apporte un regard précis et inédit sur ce travail exceptionnel mené par ce couple de mécène.

  • On connaît Jean Cocteau (1889-1963) le poète, le romancier, le dramaturge, le cinéaste, en d'autres termes l'auteur des Enfants terribles, de La Voix humaine, de La Belle et la Bête. On oublie peut-être que Cocteau fut aussi un dessinateur/illustrateur et un critique d'art fécond qui intégra les révolutions stylistiques, formelles et iconographiques de son temps dans son oeuvre graphique et eut une grande influence au sein de l'avant-garde. Homme-époque, il fut le témoin et le passeur privilégié de l'avènement de mouvements artistiques destinés à faire date.

    Dans la lignée de Braque, Picasso ou Miró, Cocteau se distingue par son implication active dans les deux piliers du livre d'artiste : l'illustration et l'écriture. À l'activité d'illustrateur de ses propres textes ou de ceux d'écrivains amis, comme Genet, Radiguet ou Valéry, répond l'activité d'auteur illustré par les peintres qu'il a toujours défendus en tant que critique d'art, comme Pablo Picasso, Giorgio De Chirico, Bernard Buffet, Raoul Dufy, Modigliani ou Foujita.

    Dans le cas de Cocteau, la pluridisciplinarité est axée sur l'interaction entre les pratiques artistiques et littéraires, l'absorption et le recyclage des unes par les autres, le passage continu des unes aux autres. C'est cette particularité qui a fourni le fil conducteur de l'exposition et du catalogue : Cocteau illustré, Cocteau illustrateur.

  • La maison Bonfils

    Collectif

    Présentes dans de nombreuses collections nationales et internationales, les photographies de la Maison Bonfils constituent l'une des plus importantes productions photographiques consacrées au Moyen-Orient dans la seconde moitié du xixe siècle. La famille Bonfils installe un studio photographique en 1860 à Saint-Hippolyte-du-Fort puis à Alès avant de s'établir à Beyrouth en 1867 et de sillonner la Grèce, l'Égypte, la Palestine, la Syrie, le Liban, afin de capter et de commercialiser des « vues de tout l'Orient ». L'ensemble des photographies, négatifs, albums, vues stéréoscopiques rassemblé dans l'exposition grâce au concours du fonds Gallier et de la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (MAP), permet de saisir la diversité et la richesse de l'activité de la Maison Bonfils qui consistue un ensemble d'archives historiques, anthropologiques et archéologiques exceptionnels, témoin d'une époque désormais révolue.

  • Nils-Udo

    Collectif

    Nils-Udo est né en 1937. Il vit et travaille en Allemagne où il a effectué ses études d'art graphique aux Beaux-Arts de Nuremberg entre 1955 et 1960. Précurseur du mouvement « Art in Nature », il interagit sur le paysage sans jamais le violenter.

    Du Connemara à la Réunion, de l'île de Vassivière à Central Park, ce globe-trotter conçoit chaque intervention avec les matériaux collectés sur place. Nils-Udo débute sa carrière d'artiste dans les années 60. Dès les années 70, il commence à photographier des installations qu'il réalise dans la nature. Ces réalisations se font « nids », « autels », « maisons d'eau ». En célébrant la nature comme il le fait avec ses installations, Nils-Udo nous oblige à redécouvrir ce que notre oeil et nos sens ne perçoivent plus.

    Le travail de Nils-Udo connaît aujourd'hui un vaste et légitime rayonnement international. Il est présent dans les plus grandes collections publiques et privées internationales et est aujourd'hui considéré comme un des maitres de la photographie plasticienne contemporaine.

    L'exposition au Centre d'art contemporain de la Matmut regroupe des oeuvres photographiques emblématiques de Nils-Udo mais aussi des oeuvres picturales inédites.

  • Première grande exposition rétrospective de l'artiste né en 1938 à Montpellier, ce catalogue monographique présentera, sur plus de 400 pages, le travail de celui qui fut l'un des témoins et des acteurs des grands bouleversements de la peinture contemporaine à partir des années 1960.
    Sa pratique picturale, tout à la fois recherche et expérimentation, occupe une place singulière et de premier plan dans l'histoire contemporaine.
    Fondateur en 1970, avec Claude Viallat et Daniel Deleuze, du mouvement Supports/Surfaces, il participe pleinement à la prospérité de ce mouvement essentiel. Tournant résolument le dos à l'abstraction, Vincent Bioulès se consacre à partir des années 1980 à une pratique picturale figurative. C'est l'occasion pour l'artiste de réinventer une peinture, plus intime, plus intérieure, témoignant d'une sensibilité et d'une poésie rares.
    Il reste aussi le peintre du paysage, tourné vers la mer ou vers les terres, puisant sa force et son inspiration dans ces paysages du Midi dont il est natif.

  • Cet ouvrage rend hommage à l'artiste Pierrette Bloch. Six artistes l'ayant connu personnellement (et dont Pierrette Bloch possédait des oeuvres dans sa collection personnelle) ont été invités à collaborer à cet ouvrage : Pierre Soulages, Pierre Buraglio, Philippe Favier, Alain Lambilliotte, Jean-Michel Meurice et Claude Viallat.

    Si Soulages a choisi trois oeuvres sur papier existantes, les cinq autres artistes ont produit pour cet hommage des oeuvres sur papier ou sur toile, toutes élaborées à partir de supports préparés pour Pierrette Bloch et restés orphelins dans son atelier parisien.

    Le livre rassemble cette moisson inédite de créations et de témoignages personnels et émouvants, rappelant la place unique que Pierrette Bloch a pu occuper dans leur vie. Les oeuvres reproduites seront successivement présentées à la Maison des Arts de Bages, du 30 juin 2018 au 2 septembre 2018, et au Salon Drawing Now (Paris, mars 2019, Galeries Karsten Greve et Ceysson-Bénétière).

  • Francis Bacon et Bruce Nauman : deux artistes de générations et d'inspirations artistiques distinctes.
    L'un, peintre britannique jouant de références à la tradition picturale ou cinématographique pour mieux les subvertir, l'autre, pilier américain de la performance vidéo puis de la sculpture et des installations.

    Chacun, dans sa pratique respective, conçoit l'art comme une expérience, poussant dans ses retranchements la confrontation du spectateur à son art. Contrainte, restriction du corps, rôle du hasard et de la performance émergent de l'oeuvre de l'un comme de l'autre. Quand Bacon projetait des taches de peinture blanche au hasard sur ses toiles, Nauman faisait rebondir des balles contre le plafond de son studio. Les deux explorent l'idée d'une réalité instable et interrogent dans une performance sans fin les structures de l'expérience humaine, notamment dans une observation crue du corps et de ses déformations.
    La peinture versus l'installation et la vidéo, la tradition anglaise figurative face à la scène underground américaine, l'expressionnisme et le minimalisme : la rencontre inattendue revivifie notre perception de ces deux monuments de l'art du xxe siècle.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au musée Fabre de Montpellier (1 juillet - 5 novembre 2017), cet ouvrage présente une série de face à face d'oeuvres éclairés par des essais de spécialistes et des chronologies fouillées. Il renouvelle en profondeur le regard porté sur ces deux immenses artistes du XXe et XXIe siècles.

  • Fragments

    Collectif

    Fragments est un « OLNI », une trilogie portée par le souffle et les mots de Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre (poète et slameur), les visuels de Fred Ebami (pop artist et graph'designer) et la musique bleue d'Alain Larribet (chanteur et musicien), compositeur de la bande originale du livre, BO à découvrir à partir du QR code imprimé entre les pages.

    Fragments est une passerelle entre univers d'esthètes dont l'ambition est de décloisonner les mondes, mélanger les genres et les gens, autour d'un feu d'arts sans artifice, qui disent et chantent l'humain, rien que l'humain.

    Fragments est né d'un rêve, celui du poète slameur de publier un livre illustré et sa bande originale, déployables sans cesse, en live sur scène, dans des galeries et autres lieux de diffusion culturelle.

    Fragments est un texte fleuve qui dit sans dicter les utopies qui nous fondent et font de nous celles et ceux que nous sommes. Par foi. Des marcheurs et des chercheurs d'art. En quête de sens, de lumière et de paix.

    Fragments est aussi une traverse´e, pour chaque lectrice, chaque lecteur emporté(e) par le rythme, le tempo de phrases et d'images et de notes, étincelles. D'âmes à âmes.

  • 2015, année du cinquantenaire de la mort de Le Corbusier, met à l'honneur l'architecte français le plus connu dans le monde par de nombreuses expositions (« Chandigarh » à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine, « La mesure de l'homme » au Centre Pompidou).
    Pourquoi un livre supplémentaire ?
    L'originalité de cet ouvrage réside dans le fait de solliciter douze architectes contemporains, inspirés par l'oeuvre de Le Corbusier et dont le témoignage met en lumière la contribution de Le Corbusier à leur propre réflexion et au monde des arts et des idées.
    Le style choisi est celui d'une lettre, comme celles que Le Corbusier aimait tant écrire et le ton d'une liberté totale, propre aux artistes. Chacun des contributeurs a réalisé un dessin original en hommage à Le Corbusier.
    Le dessein du livre que nous proposons est de s'approcher de ce personnage si complet, si complexe, au travers de lettres dont les auteurs expriment ce qu'ils retiennent, rejettent, admirent, repoussent des principes et des projets de Le Corbusier. Ses audaces, son avance sur son temps et sur les autres, son penchant à communiquer dans tous les sens méritent d'être commentés, décryptés, encensés ou critiqués.
    En hommage à cet homme qui aimait l'écrit et s'exprimait régulièrement de cette manière, il était une évidence que nos contemporains s'adressent ainsi à lui à leur tour.
    Ces lettres sans réponse constituent un prolongement à la postérité de Le Corbusier.

  • Cher Matisse

    Collectif

    60 ans après sa disparition, Henri Matisse (1869-1954) ne cesse de marquer encore et toujours les esprits tant son empreinte dans l'histoire de l'art du XXe siècle est profonde et incontournable. L'artiste qui livre à la fin de sa vie ce qu'il considère comme son chef-d'oeuvre, la Chapelle de Vence, n'a eu de cesse depuis de fasciner, de marquer, d'interroger des générations d'artistes.

    12 artistes contemporains, rendent ici un hommage à Matisse sous forme d'une lettre :
    - qui livre l'émotion que suscite encore l'oeuvre de Matisse ;
    - qui interroge les artistes sur leur pratique artistique, leurs préoccupations sur la couleur, la ligne, la composition ;
    - une réflexion sur la peinture et ses évolutions actuelles.

  • Le banquier Albert Kahn (1860-1940) a consacré sa vie et sa fortune à la mise en oeuvre d'un vaste projet documentaire conçu pour faire progresser l'humanité sur la voie de la paix universelle. Les Archives de la Planète, collection de photographies en couleurs et de films, en constituent le volet visuel. En dialogue avec plusieurs spécialistes des archives et de l'histoire de la Grande Guerre, cet ouvrage dévoile pour la première fois comment ce projet pacifiste s'adapte au contexte bouleversé de la Première Guerre mondiale.

  • Yann Kersalé

    Collectif

    Publiée à l'occasion de l'exposition URSULUMES à Quimperlé, cette monographie de Yann Kersalé propose une rétrospective complète de l'artiste, un parcours à travers tous les champs que recouvre son oeuvre : Expéditions, Paysages naturels et urbains; Architectures Objets.

  • Laure Albin Guillot (Paris, 1879-1962), un « nom sonore qui devait devenir fameux », peut-on lire au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Le paysage photographique français de ce milieu de siècle est en effet singulièrement marqué par la signature et par l'aura de cette artiste qui, de son vivant, fut certainement la plus exposée et reconnue.

    À la suite de l'exposition présentée en 2013 au musée du Jeu de Paume, grande rétrospective de plus de 200 oeuvres, la Maison Nationale des Artistes (MNA) présente à compter de septembre 2018 un ensemble inédits et originaux de photographies qui viendront éclairer la personnalité de cette artiste dont le travail complexe et controversé reste à découvrir.

    Laure Albin Guillot est le 3e titre de la Collection du Parc, coédité avec la Fondation nationale pour les arts graphique et plastiques (FNAGP), après Grégoire Korganow et Dalila Alaoui.

  • L'art de construire

    Collectif

    De grandes réalisations prestigieuses mettent en avant un ART DE CONSTRUIRE, fruit du travail de brillants ingénieurs et d'entreprises françaises dans la grande tradition du compagnonnage, favorisant l'excellence des gestes et des savoir-faire, comme par exemple le Mucem à Marseille (architecte Rudy Ricciotti), la Fondation Louis Vuitton au Bois de Boulogne (architecte Franck Gehry) ou encore le grand Stade de France.

    Le livre "L'Art de construire" vient dépasser le cadre classique des livres d'architecture pour faire découvrir au public la richesse des savoir-faire mis en oeuvre par les entreprises de construction. Un livre d'art sur les métiers de la construction comme pourrait être montrée l'excellence des ateliers d'art : celle-ci donne naissance à des réalisations contemporaines exceptionnelles. Ce livre permettra de découvrir l'intelligence et la beauté des gestes des personnes qui créent ces bâtiments et donnent ainsi vie aux dessins de l'architecte.

    Richement illustré, cet ouvrage aux 200 photographies inédites permettra de présenter ces gestes, la collaboration des métiers de la construction, la complexité des ouvrages, sur des dizaines de chantiers prestigieux tant en France qu'à l'international. Une épopée vertigineuse du dessin de l'architecte jusqu'à la livraison de l'ouvrage !

  • Janos Ber

    Collectif

    Dans la Grande halle des Tanneries, d'octobre à décembre 2018, le centre d'art contemporain accueille le geste de Janos Ber à travers l'installation spécifiquement pensée pour ce lieu, pour ce site, de grandes toiles suspendues.

    Prolongeant le déploiement d'un geste artistique engagé depuis la fin des années soixante, Janos Ber s'astreint avec passion et détermination à faire une peinture qui apparaît dans l'acte même, au-delà des limites habituelles de ses espaces et ses supports, de ses cadres induits par une pensée décidément classique.
    Son geste est un déployé allant de la mesure à la démesure.

    La mesure appréciée d'une pratique remise à l'épreuve, quotidiennement, d'une aptitude à user de ses pinceaux, de la peinture pour parcourir - encore une fois, une fois nouvelle - la toile ou le papier choisi. La mesure entre couleur et césure, entre blanc, vide, creux et ce qui forme masse, construction, mise en espaces, pôle de lumières et de couleurs.

    La démesure est, elle, abordée au gré des « architectures parcourues » par ce geste déployé.
    Les formants de la mesure y sont convoqués autant que rejoués. La peinture les déborde pour mieux les réinvestir et habiter le lieu.
    De l'une à l'autre, de la mesure à la démesure, une force se détermine, se manifeste et donne à voir : c'est celle de l'artiste disposé à penser le déploiement de la toile au mur, de l'atelier à l'édifice, de l'oeuvre au monde.

  • Artiste moderne - approfondissant le cubisme et développant des approches dada d'assemblage et de fusion de l'art et de la vie - femme, apatride, Marie Vassilieff rejoint par ses recherches, sa démarche artistique et sa vie des attitudes résolument contemporaines.
    Cette artiste femme fut la première à décider de s'installer à la Maison Nationale des Artiste à Nogent-sur-Marne. L'exposition A Day with Marie Vassilieff, du 16 mai au 21 juillet 2019 à la MNA, est l'occasion de découvrir ou de redécouvrir le parcours et les productions d'une artiste trop souvent oubliée de nos livres d'histoire.

  • Cher Nicéphore

    Collectif

    2015 : 250 ans de la naissance de l'inventeur de la photographie.

    12 photographes eux-mêmes rendent hommage à Nicéphore Niépce, dans une lettre, accompagnée d'un cliché qui fut leur « première photographie » ou celle qui les a fait devenir « photographe ».

    Ce témoignage de contemporains permet un questionnement personnel du photographe sur sa pratique et/ ou une réflexion sur la photographie et ses évolutions, tout en rendant un hommage à Nicéphore Niépce inventeur de la photographie.

    En dehors de leur parcours personnel, certains s'interrogent sur l'avenir de ce procédé de reproduction de l'image :
    - où est le photographe dans la marée d'images rendue possible par les nouvelles technologies?
    - jusqu'où ira la photographie ? A-t-elle atteint tous ses possibles ? Que reste-t-il à inventer ?

  • Lorsque l'on doit présenter Véra Molnar en quelques mots dans une notice biographique, les termes choisis sont le plus souvent : « Peintre abstrait géométrique depuis 1948 ». Sa lignée ascendante est donc toute désignée, c'est celle de la peinture abstraite géométrique. Ses ancêtres plastiques sont incontestablement Kandinsky, Malevitch, Mondrian et Klee. L'artiste demeure aujourd'hui l'une des représentantes, avec François Morellet et Julije Knifer, de l'art conceptuel en France.
    Très tôt, Véra Molnar utilise l'ordinateur comme un outil rapide et efficace pour mettre en oeuvre les idées qu'elle a imaginées. De cette pratique, elle a mis en place une conduite comme celle d'inoculer 1% de désordre dans un système pour produire un déplacement mettant en avant les contradictions et la force de l'oeuvre : « l'art est une faille dans le système » se plaît-elle à rappeler.

  • Le livre présente le travail de création du designer Christophe Pillet de ces 15 dernières années, et ses différents domaines d'expression -architecture, mobilier, objets- pour des sociétés telles que Lacoste, L'Oréal, Renault, Bernardaud, Daum, Cappellini... Cet ouvrage montre un ensemble important de projets, dessins ou croquis originaux du designer, avec des photos inédites du photographe Hervé Ternisien. Texte d'Olivier Reneau.

  • Auguste Herbin est, avec Matisse, le fondateur du musée du Cateau-Cambrésis auquel il offre vingt-deux oeuvres en 1956. Né, comme son concitoyen, au milieu des métiers à tisser, il est l'un des maîtres incontestés de la couleur. Il participe aux grandes révolutions fauves puis cubistes. Après la première guerre mondiale, il devient l'un des principaux protagonistes des grands mouvements de l'abstraction, en particulier « Abstraction - Création » et les « Réalités Nouvelles ». Fondateur de l'abstraction en France, il a marqué le siècle de façon magistrale.
    Cette exposition qui lui est consacrée, regroupera une sélection significative d'environ 250 oeuvres, aujourd'hui conservées dans les grands musées et collections privées occidentaux européens et américains, autour de la collection du musée Matisse, enrichie d'année en année et première collection au monde de cet artiste.

  • L'importance qu'Aldo Bakker attache à la temporalité de la création a séduit Sèvres-Cité de la céramique. Habitué de la patience et de la répétition des nombreuses interventions que nécessite l'usage de la laque Urushi pour les meubles qu'il crée, le designer prend le contrepied de la création de masse, qui exige un processus de fabrication extrêmement rapide. La céramique est pour lui une matière pour laquelle du « temps [est nécessaire] pour se l'approprier et apprécier ses qualités ».

  • Ce livre présente le travail sur verre de Régis Mayot réalisé au Centre international d'art verrier de Meisenthal en 2013. L'artiste-designer a choisi de travailler sur les moules historiques du CIAV qui servent à la fabrication d'objets édités (carafes, vases, bouteilles...).
    Par un jeu de retournement, l'artiste moule les moules, les transformant ainsi en objets d'art, les détournant de leur fonctionnalité première.
    Cette démarche du créateur interroge la fonction des moules en tant qu'objets de création industrielle et leur donne de cette manière un statut d'oeuvres d'art.
    Cet ensemble de pièces sera présenté pour la 1re fois à l'occasion des Designers' Days du 20 au 25 mai 2014.
    Ce livre est le 3e de la série consacrée aux créations en verre du CIAV (F. Azambourg. Le Vase Douglas ; Atelier BL119)

  • Dans le vocabulaire minimal qu'emploie Véra Molnar, la ligne tient une place majeure. Elle épouse toutes les directions possibles, courant sur le papier, la toile ou le mur. Elle peut être souple, tremblée ou rectiligne, courte ou longue, ténue ou épaisse, elle peut être dessinée avec un crayon, un pinceau trempé de gouache ou de peinture, elle peut être aussi générée par un ordinateur. Elle simule parfois une écriture, se concrétise dans certaines oeuvres par un fil tendu ou la juxtaposition de papiers déchirés.
    La meule de Claude Monet, le profil de la montagne Sainte-Victoire, chère à Cézanne, et le carré magique de la Mélancolie de Dürer inspirent à leur tour des structures linéaires inédites, soumises à de multiples variations.
    /> Cette ligne omniprésente est « comme un curriculum vitae, à l'image de l'ensemble de mes activités passées : somme de ma vie » (1997). Inventive et vagabonde, elle traverse tout l'oeuvre de Véra Molnar et est au coeur de l'exposition présentée au musée des Beaux-Arts de Caen.

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