Bibliotheque Des Arts

  • Notre livre met en lumière trois générations de peintres actifs durant l'ère victorienne, à commencer par J. M. W. Turner, l'un des plus célèbres paysagistes britanniques de son temps, dont l'oeuvre magistrale annonce l'impressionnisme. La part belle sera aussi faite à la confrérie préraphaélite, fondée en 1848 par des jeunes étudiants de la Royal Academy de Londres, dont John Everett Millais et Dante Gabriel Rossetti. Ce mouvement de courte durée, qui entend s'affranchir des conventions académiques, prône un retour à la nature et s'inspire des maîtres italiens primitifs, en suivant les préceptes du critique d'art John Ruskin. Dans les années 1860, une seconde génération d'artistes emmenée par Edward Burne-Jones - généralement désignée sous le nom d'Aesthetic Movement - se nourrit de sources multiples, dont les légendes médiévales, la littérature, la poésie et le théâtre britannique ou encore l'Antiquité. Cette dernière est au coeur de la pratique de Lawrence Alma-Tadema, qui connaît un immense succès de son vivant grâce à la précision de ses représentations antiques. En point d'orgue, des figures singulières de la période victorienne seront également mises à l'honneur : Whistler, ou encore Sargent, deux artistes cosmopolites d'origine américaine. Une chance donc de pouvoir découvrir - ou redécouvrir - une peinture souvent méconnue.
    L'illustration sera enrichie d'une section dédiée à la photographie victorienne. Seront représentés les plus importants photographes britanniques du XIXe siècle.
    L'ouvrage illustre la richesse et la fascinante originalité de l'art anglais au XIXe siècle. L'âge d'or de l'Empire britannique et les profonds bouleversements induits par la révolution industrielle inspirent des scènes de genre saisissantes qui enregistrent les diverses facettes de la vie moderne : l'essor des villes et des transports en commun, la naissance de la classe moyenne ou le travail à domicile. En contrepoint, de nombreux artistes embrassent des thèmes antiques ou littéraires pour parfaire leur idéal de beauté, alors que d'autres se tournent vers la peinture de paysage.

  • La relation intime qui unit l'ombre et les arts remonte aux temps antiques. En effet, une légende rapportée par Pline l'Ancien raconte que la peinture est née lorsqu'une jeune femme corinthienne, éprise d'un homme qui devait quitter la ville, dessina sur un mur, à la lumière d'une chandelle, le profil de son bien-aimé. Au-delà du mythe, la part de l'ombre dans l'histoire de l'art occidentale est fondamentale. Dès la fin du Moyen-Âge et l'apparition des premières ombres portées dans la peinture, les artistes ne cesseront de s'intéresser à ce thème, que ce soit dans les recherches sur la perspective à la Renaissance, dans le travail sur le clair-obscur chez les ténébristes du XVIIe, ou pour la dramatisation des paysages chez les romantiques. Le XIXe siècle est celui de la révolution de l'ombre : l'apparition de la lumière artificielle, puissante et stable, transforme le quotidien lumineux.
    Les artistes rendent compte de ce changement : les scènes d'intérieurs à la lumière au gaz se multiplient ; les ombres se font moins sombres, voire se colorent ; le théâtre d'ombres est à son apogée... Sous l'influence des peintres surréalistes, des photographes et des cinéastes, l'ombre devient au XXe siècle un sujet autonome, détaché de l'objet tridimensionnel qui est censé la provoquer.

    Didier Semin, Michel Hilaire et Michel Pastoureau comptent parmi les nombreux auteurs de cet ouvrage original richement illustré.

  • « Le plaisir s'établit dans l'alcôve au lieu du luxe qui l'avait occupée jusqu'alors. » C'est ainsi que Jean-Claude Gorgy s'exprime en 1789 au sujet des cotons imprimés du XVllle siècle baptisés indiennes en raison de leur provenance, et qui connurent une vogue internationale sans précédent.
    Cet ouvrage dû à des spécialistes est en soi un petit évènement. En effet, il dévoile les trésors d'une célèbre collection privée française - celle de Xavier Petitcol, expert honoraire en étoffes anciennes - et que le Musée national suisse a acquis récemment.
    Nous voici racontée l'histoire des indiennes, de leurs origines jusqu'à leurs nombreuses imitations européennes. Des chefs-d'oeuvre issus des plus célèbres manufactures françaises et suisses permettent de s'immerger dans les secrets de fabrication ainsi que dans les arcanes d'un commerce florissant, et si étendu qu'il fait des indiennes un des premiers produits mondialisés. Une histoire passionnante. Jouant un rôle dans l'habillement, l'ameublement et l'économie, ces toiles aux motifs dessinés par des artistes talentueux se révèlent être d'une grande variété : motifs floraux et bucoliques, allégories diverses, Fables de La Fontaines ou thèmes musicaux, comme en témoignent « Les Noces de Figaro ». Un véritable enchantement. Mais ils sont aussi le reflet de l'actualité : le Premier vol en Montgolfière, la Prise de la Bastille, le Commerce de bois d'ébène (la Traite des Noirs), ou encore l'intervention française dans la guerre d'Indépendance en Amérique.
    Ce livre accompagne une exposition présentée au Château de Prangins-Musée national suisse du 22 avril au 14 octobre 2018.

  • Les oeuvres reproduites ici ont été réunies pour l'essentiel entre 1951 et 1956 par l'industriel Emil Georg Bührle (1890-1956). La collection de la Fondation Emil G. Bührle, à Zurich, est d'une qualité prodigieuse et forme l'une des collections particulières comptant parmi les plus prestigieuses au monde. Ce livre présente notamment les joyaux impressionnistes et postimpressionnistes de cette collection composée de chefs-d'oeuvre d'artistes du XIXe siècle : Pissarro, Manet, Degas, Sisley, Monet, sans oublier Renoir, et des pères de la modernité tels que Cézanne, Gauguin et Van Gogh.
    Une section de notre ouvrage est dévolue au portrait, et montre comment les impressionnistes s'insèrent dans une longue tradition de ce genre, de Hals à Renoir en passant par Ingres, Corot et Fantin-Latour. Une part belle est faite d'autre part à des oeuvres de Delacroix et de Daumier qui illustrent l'influence du romantisme et du réalisme dans l'émergence de la peinture moderne. Ce parcours éblouissant s'achève à l'aube du XXe siècle avec des oeuvres majeures des nabis (Bonnard, Vuillard), des fauves (Braque, Derain, Vlaminck) et de l'Ecole de Paris (Modigliani, Picasso, Toulouse-Lautrec).
    Enfin, une attention particulière est portée à l'histoire de cet ensemble hors du commun qui incarne le goût sûr d'un collectionneur passionné. De nombreux documents inédits illustrent cette aventure magnifique.

  • Cet ouvrage retrace le parcours de Charles Frederick Worth, un homme visionnaire. Cet Anglais, arrivé jeune à Paris, qui ose se lancer dans la mode féminine, et qui aujourd'hui est universellement reconnu comme le "père" de la haute couture. Il a contribué à faire de Paris la capitale mondiale de la mode. Ses descendants ne démentirent pas sa réputation, et cela sur près de quatre générations ! Ainsi Charles Frederick et son épouse Marie, Gaston et Jean-Philippe leurs fils, Jacques et Jean-Charles les fils de Gaston, Maurice et Roger les fils de Jacques, toujours en binôme, ont forgé, grâce à des créations fortes, le succès du nom et la pérennité de cette grande maison, pendant près d'un siècle.

    Ce magnifique ouvrage présente sous un angle inédit une saga familiale faite de mode, de parfum, d'architecture et d'histoire, la grande et la petite, grâce à des sources jamais exploitées à ce jour (archives familiales, objets personnels, robes et accessoires, flacons de parfum...) ainsi que des sources conservées dans les musées les plus prestigieux, aux quatre coins du monde.
    A ce jour, c'est la première monographie écrite en français - dont l'une des auteurs est descendante du grand couturier - sur l'histoire de Worth.

    Les auteurs ont sollicité des intervenants de grand talent, qui par leur texte apportent un éclairage original et précieux : Christian Lacroix pour la préface, Laure Chabanne, conservateur au musée de Compiègne, Carole Damour, chargée de conservation chez Tassinari et Chatel, Philippe Thiébaut, conseiller à l'INHA (Institut National de l'Histoire de l'Art), Nadja Swarovski, membre du comité exécutif de Swarovski, Nathalie Gaillard, directrice du musée d'Argenton-sur-Creuse, Jacqueline Durran, créatrice de costumes.

    "Obtenir et Tenir", la devise chère à Charles Frederick Worth a ainsi forgé, dans le sillage de l'élégance, le destin et l'esprit de cette maison, que nous racontent quatre auteurs : Chantal Trubert-Tollu, arrière-arrière-petite-fille de Charles Frederick Worth, a mené toute sa carrière dans l'univers du parfum, Francoise Tétart-Vittu, historienne du costume, ancienne responsable du Cabinet des Estampes du Musée Galliera, Jean-Marie Martin-Hattemberg, spécialiste du patrimoine industriel et artistique de la parfumerie du XXème siècle, et Fabrice Olivieri, titulaire d'un DESS Mode et Création -Université de la Mode de Lyon II, fondateur de Parfumologie, créateur de parfum.
    Ce somptueux ouvrage à l'iconographie souvent inédite et dont la lecture satisfera les amateurs du monde de la mode les plus exigeants est aussi une merveilleuse source d'inspiration.

  • Collectionneur et mécène, Jean Bonna à récemment financé la restauration d'une salle de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, à Paris, laquelle porte désormais le nom de « Cabinet des dessins Jean Bonna ».
    C'est là que furent présentées sa « Suite française » et sa « Suite italienne ».

    Tout d'abord bibliophile, Jean Bonna est un amoureux du papier, une passion qui l'a mené du livre aux ouvrages illustrés, puis à l'estampe et enfin au dessin ancien. Depuis trente ans, il réunit des oeuvres graphiques de très haute qualité, qui composent désormais un ensemble remarquable, digne des grandes collections privées constituées en Europe depuis le XVIe siècle.

    Au-delà de sa richesse, cet ensemble se distingue par sa variété, qu'il s'agisse des artistes représentés, des techniques utilisées ou encore des époques de création, allant de la Renaissance italienne au début du XXe siècle.
    Rassemblée par un seul homme, cette collection révèle une préférence pour les feuilles achevées, et le goût de l'amateur éclairé pour la figure féminine, le paysage et le monde animalier.

    Cet ouvrage abondamment illustré nous montre comment le goût du collectionneur transparaît dans ses acquisitions, au travers d'une large sélection de près de 150 chefs-d'oeuvre de maîtres tels que Raphaël, Carracci, Lorrain, Rembrandt, Tiepolo, Watteau, Guardi, Chardin, Boucher, Liotard, Greuze, Goya, Géricault, Delacroix, Redon, Manet, Renoir, Degas, Gauguin et Cézanne.

  • Qu'il s'agisse d'un jugement des âmes, de la séparation entre bons et mauvais, entre élus et réprouvés, ou qu'il s'agisse du type de pénitences infligées aux damnés et des récompenses attribuées à celles et ceux qui entreront, heureux, dans une vie éternelle, que savons-nous des représentations qui ont été faites du jugement dernier dans d'autres cultures qu'européennes ? L'historien de l'art et théologien Martin Zlatohlavek a voulu répondre à toutes ces questions, avec la complicité de deux ethnologues, tant par le texte que par l'image.
    Pas moins de 234 illustrations ! D'aucunes paraîtront connues. Elles le sont, en effet, par leur beauté, leur importance iconographique et la notoriété des artistes qui ont créé les oeuvres. Mais les auteurs en offrent ici une lecture nouvelle, un " déchiffrage " complémentaire, en apportant leur éclairage. Beaucoup de fresques sont souvent difficiles à voir in situ, des enluminures précieuses, soigneusement conservées à l'abri de la lumière, sont rarement visibles pour le grand public, tout comme certains tableaux difficilement accessibles.
    Dans le présent ouvrage, le " coup de projecteur " nécessaire éclaire le détail essentiel pour la démonstration des auteurs et la compréhension des lecteurs. C'est un véritable musée vivant du jugement dernier que nous offrent ces fins spécialistes qui ne laissent jamais de côté l'élément spirituel qui anima tous les artistes, renommés ou restés de modestes, d'humbles auteurs anonymes.

  • Réunissant une centaine d'oeuvres de collections privées et publiques suisses, cet ouvrage propose une véritable histoire de la technique fascinante du pastel, depuis les premiers maîtres de la Renaissance jusqu'à sa réinvention par les créateurs contemporains, en passant par ses heures de noblesse chez les portraitistes du XVIIIe siècle, les paysages foisonnants et denses des romantiques et de l'école de Barbizon, ainsi que les explorations avant-gardistes des artistes de la fin du XIXe siècle. La sélection, attentive avant tout aux artistes qui ont cherché à renouveler les possibilités du médium, rassemblera des pièces majeures, de Federico Barocci, Jacopo Bassano, Rosalba Carriera, Jean-Etienne Liotard, Maurice Quentin de La Tour, Jean-Baptiste Perronneau, Lorenzo Tiepolo, Giovanni Martinelli, Joseph Ducreux, Ippolito Leoni, Jean-François Millet, Eugène Boudin, Claude Monet, Alfred Sisley, Edouard Manet, Berthe Morisot, Mary Cassatt, James McNeill Whistler, Odilon Redon, Fernand Khnopff, Lucien Lévy-Dhurmer, Jean Delville, František Kupka, Maurice Denis, Théophile-Alexandre Steinlen, Giovanni Segantini, Giovanni Giacometti, Augusto Giacometti, Ernst Ludwig Kirchner, Egon Schiele, Pablo Picasso, Paul Klee, Joan Miró, Sean Scully, John Chamberlain, Lucas Samaras, Fred Sandback, Peter Stämpfli ou encore Nicolas Party. Ce panorama original d'oeuvres rarement exposées et encore moins souvent réunies invitera le lecteur à découvrir ou redécouvrir un médium virtuose, qui a autorisé toutes les expérimentations, et allie la grâce à la puissance de la couleur pure.

  • Le 31 décembre 1813, un groupe de citoyens genevois, emmené par Ami Lullin et Joseph Des Arts, proclamait la restauration de la République de Genève. Ces hommes courageux avaient saisi que la débâcle de Napoléon à Leipzig en octobre 1813 et l'avancée des Alliés russes, allemands et autrichiens vers Paris annonçaient la fin de l'Empire. Ils jugèrent le moment opportun pour restaurer l'indépendance de leur antique cité. Depuis quinze ans, Genève, annexée par la France, était chef-lieu du Département du Léman, mais la greffe n'avait pas pris et les Genevois, dans leur majorité, ne s'étaient jamais sentis Français.
    Les restaurateurs autoproclamés de l'indépendance, issus du patriciat de l'ancien régime, rêvaient de recommencer l'histoire là où elle s'était arrêtée, avant la révolution de 1792. Très vite pourtant, ils durent se rendre à l'évidence : leur projet n'était pas viable et le seul avenir possible, voulu par les Alliés, était l'entrée de Genève dans la Confédération helvétique. Pour cela, il fallait rédiger une nouvelle Constitution. Celle-ci fut adoptée, mais le texte était loin de faire l'unanimité. Wolfgang-Adam Töpffer, peintre de grand renom, père de Rodolphe Töpffer, créateur de la bande dessinée, proche des milieux libéraux, prit ses crayons et ses pinceaux pour dénoncer avec férocité et humour les travers de la Constitution.
    Le texte de présentation des caricatures de Daniel Baud-Bovy (1870-1958), de son vivant parfaite incarnation des beaux-arts à Genève, écrivain, critique et historien d'art réputé, n'a pas pris une ride. Avec érudition et sensibilité, il évoque Töpffer et les circonstances de l'époque, en s'appuyant souvent sur les témoignages de descendants directs des acteurs de la Restauration.
    Tout en faisant sourire, voire rire, la puissance de la protestation de Töpffer rappelle aux lecteurs d'aujourd'hui la nécessité d'une libre critique des régimes réactionnaires.

  • Papiers peints Poésie des murs (Collection du Musée national suisse) Collectif avec des contributions de: Bernard Jacqué, Fondateur et Conservateur honoraire du Musée du Papier peint de Rixheim, Philippe de Fabry, Directeur du Musée du Papier peint de Rixheim, Helen Bieri Thomson, Conservatrice au Musée national suisse - Château de Prangins et al. Un monde de rêve(s) présenté par les meilleurs spécialistes. Des textes novateurs et originaux sur cet aspect souvent mal connu de la décoration d'intérieur, dont l'histoire va des luxueuses impressions à la planche du XVIIIe siècle réservées à l'aristocratie aux rouleaux industriels du XXe siècle et à la démocratisation du papier peint.
    De Réveillon à Zuber! Les techniques, les motifs et leurs origines, la diffusion, les modes, la création d'artistes d'aujourd'hui: autant d'approches analysant le charme inépuisable des "tapisseries" de nos chambres d'enfants. Le tout accompagné d'une illustration originale enchanteresse. Au sommaire: L'âge d'or du papier peint (1780 - 1810) ? Histoire de l'usage du papier peint ? Le papier peint panoramique ? Diffusion et démocratisation du papier peint ? de l'Art nouveau à l'art contemporain: un siècle de papier peint ? Le papier peint: une branche de l'artisanat d'art qui mérite d'être prise au sérieux. Un livre qui s'adresse à tout public s'intéressant au papier peint et à son histoire, à la décoration d'intérieur et qui est à la recherche d'inspiration, tels que stylistes, designers et autres créateurs. Une mine d'idées! Un colloque international se tiendra cet automne au Château de Prangins en Suisse, dans le cadre d'une exposition, et qui réunira notamment les auteurs de cet ouvrage.

  • Issu d'une famille protestante du Dauphiné émigrée au moment de la Révocation de l'Edit de Nantes, Louis- Auguste Brun voit le jour en 1758 sur les rives du Léman. Habile dessinateur, excellent portraitiste, peintre animalier chevronné et paysagiste talentueux, Brun est aujourd'hui principalement connu pour les ouvres qu'il réalisa à la cour de France car dès 1781, notre peintre se trouve dans la capitale et, bientôt introduit à Versailles, il devient l'un des portraitistes de la famille royale et de la coterie de Marie-Antoinette. Il représente ses modèles sous forme de portraits équestres, de scènes de chasse à courre ou de petits portraits au crayon pris sur le vif, ouvres qui firent sa réputation. Sa carrière va prendre alors une dimension internationale.

    A la Révolution, il quitte la France et se réinstalle au bord du Léman où il continue à peindre. Il s'investira plus tard dans le commerce d'art et la politique. En 1815 on le retrouve à Paris où il s'éteint quelques mois plus tard, à l'âge de 57 ans. Le présent ouvrage rend un hommage à cet artiste trop méconnu et qu'il est temps de (re)découvrir. Bien que souvent cité dans les ouvrages consacrés à Marie-Antoinette et Louis XVI, Louis-Auguste Brun n'avait pas fait l'objet d'une étude approfondie depuis un siècle.

  • Le livre CGN Compagnie Générale de Navigation sur le lac Léman - Une histoire, paru en 2008, avait connu un grand succès et est aujourd'hui épuisé. Une réédition s'imposait donc, avec une mise à jour complétée par des chapitres consacrés à l'étonnant développement qu'a connu cette vénérable compagnie de navigation ces dix dernières années, d'une part, et aux campagnes de restauration de certaines unités de la flotte Belle Epoque d'autre part. Une récente campagne photographique a été réalisée spécialement pour cette publication.
    Les huit bateaux qui forment la flotte Belle Epoque ont été classés en 2011 « Monuments historiques ». En effet, lors de la sortie de notre premier livre, et nonobstant l'incroyable sauvetage du « bateau amiral » La Suisse (1910) par les donateurs de l'Association des amis des bateaux à vapeur du Léman (ABVL), le sort de plusieurs navires centenaires de cette flotte unique au monde par le nombre d'unités et par son homogénéité, était incertain. En moins de dix ans toutefois, deux d'entre eux, ont été intégralement restaurés grâce à un partenariat public-privé. Le lecteur découvrira dans ce nouvel ouvrage tous les défis qui sont à relever pour maîtriser avec succès de telles restaurations qui font appel au savoir-faire d'artisans chevronnés.
    Une partie de l'ouvrage est consacrée à la flotte moderne, équipée de bateaux plus fonctionnels et répondant aux exigences actuelles en termes de pollution, notamment.
    Un important chapitre traite du fort développement du trafic pendulaire entre les rives suisses et françaises, encore embryonnaire jusqu'au début du 21ème siècle.
    Un livre pour les passionnés de bateaux à vapeur et de navigation sur plan d'eau fermé.

    Les auteurs :
    Luc-Antoine Baehni, Directeur général de la CGN Maurice Decoppet, Président de l'ABVL, Président de CGN Belle Epoque S.A.
    Didier Zuchuat, Responsable de la documentation du Musée du Léman, Vice-président de l'Association Patrimoine du Léman, membre de la Commission patrimoniale CGN.

  • Ce somptueux ouvrage retrace 300 ans de l'histoire du kimono grâce aux pièces les plus représentatives de la Collection Khalili, la plus importante et la plus complète en dehors du Japon. Les auteurs, tous spécialistes reconnus - dont l'ancien Conservateur des Textiles au Musée national de Tokyo - ont travaillé sous la direction éditoriale de Anna Jackson, Conservateur du Département des arts asiatiques au Victoria & Albert Museum à Londres.
    Cet ouvrage offre une très large palette de types de kimonos, allant du plus habillé et cérémonieux au plus simple habillement ; sous-vêtements et jaquettes portés par les femmes, les hommes et les enfants. On trouvera aussi les vêtements de la cour impériale les plus recherchés, ceux portés par l'aristocratie samouraï et par les riches marchands de la période Edo ; le style changeant et la nouvelle gamme de couleurs marquant l'ère Meiji ; et particulièrement les kimonos audacieux et éblouissants des périodes plus récentes Taisho et début Showa, qui demandèrent des techniques de fabrication innovantes et qui surent mêler emprunts au monde moderne et tradition.
    Fête pour l'oeil, ce livre est une inépuisable source d'inspiration pour le monde de la mode et du design.

  • Bijou en jeu

    Collectif

    Cet ouvrage présente l'ensemble des acquisitions faites au cours des trente dernières années par ces deux institutions. Toutes les deux collections, qui réunissent plus de 220 objets, offrent un reflet de l'évolution d'un domaine en perpétuelle effervescence. Pas moins de quarante artistes, de nationalités différentes, sont représentés.
    Le bijou contemporain se veut une réflexion sur le sens du bijou et son rôle aujourd'hui. Pour la réalisation de leurs oeuvres, les créateurs détournent volontiers les codes et les symboles, utilisent des matériaux et des techniques inédits et inventent des formes nouvelles. Ils jouent avec les références, et certains n'hésitent d'ailleurs pas à faire entrer le mot « jeu » dans leur discours.
    La collection de la Confédération fait la part belle aux lauréats du concours fédéral de design, tandis que celle du mudac inclut, entre autres, des pièces réalisées en petites séries, mettant en évidence un travail proche de celui du designer. Les deux collections se complètent et se font l'écho de ces réflexions où le jeu de la transformation se mêle à l'enjeu de la démarche artistique. Le titre de ce catalogue - Bijou en jeu - met ainsi en relief le processus de création engagé.
    Plutôt qu'une représentation chronologique ou par artiste, les auteurs ont préféré créer des regroupements illustrant les fonctions, les usages, les formes, les matériaux et les techniques utilisées dans la création du bijou contemporain.
    Le collectif d'auteur(e)s est constitué de collaboratrices et de collaborateurs du mudac et de l'Office fédéral de la culture.
    * mudac = musée de design et d'arts appliqués contemporains, Lausanne

  • L'histoire de la Collection d'art verrier contemporain du mudac a débuté en 1970 sur l'impulsion d'un couple de mécènes passionné par les développements émergents de l'utilisation du matériau verre. Rappelons qu'il s'agit du plus important ensemble après celui du Corning Museum de New York. Le Catalogue général de la collection est paru en 2006. Il couvrait alors quelque 485 oeuvres de provenance internationale, collectionnées entre le milieu des années 1960 et 2005. Depuis lors, tant la collection du mudac que le domaine de la création verrière ont connu une évolution significative, puisqu'on assiste aujourd'hui à son retour en grâce auprès, notamment, des designers qui explorent les qualités et les défis que présente ce médium. Le mudac lui-même, lieu dédié au design, a ouvert son ensemble aux productions de ce type. Soutenue par le mécénat lié au musée, l'activité de prospection intense et toujours axée sur la création contemporaine, justifie que l'on consacre un nouvel ouvrage à cette thématique. Plus qu'un simple cahier d'actualisation du premier catalogue de 2006, l'ouvrage à paraître à l'automne 2013 est une invitation à faire l'examen de l'actualité et de la pertinence du recours au verre dans la création actuelle. Et ceci au moyen des acquisitions réalisées depuis 2006 par le mudac. C'est ainsi que quatre contributeurs extérieurs au musée ont été invités à s'exprimer sur ce sujet. Issus d'horizons distincts, ils ont en commun les liens qui les unissent à la collection du musée. Il s'agit d'Adriano Berengo, marchand d'art verrier vénitien et instigateur d'une biennale du verre contemporain, qui signe un texte avec sa proche collaboratrice Francesca Giubilei ; de Matali Crasset, designer française internationalement reconnue et dont le travail est bien représenté dans l'ensemble décrit ici; et enfin de Susanne Jøker Johnsen, artiste, enseignante et curatrice danoise. Tous nous livrent ici leur point de vue, tout comme Chantal Prod'Hom, directrice du mudac, et Bettina Tschumi, conservatrice en charge de la Collection d'art verrier. L'appareil critique comportera les notices biographiques, la liste des expositions, une bibliographie et une partie technique.

  • Marius Borgeaud compte parmi les artistes les plus cotés de sa génération, aux côtés de Ferdinand Hodler et Félix Vallotton. C'est à l'âge de 40 ans, après avoir dilapidé sa fortune que Borgeaud commence la peinture. Il fera alors ses classes à l'Atelier Cormon et à La Grande Chaumière. D'abord lié au mouvement impressionniste, il ne tardera pas à suivre sa propre voie, loin de toute école picturale.
    La centaine d'oeuvres reproduites permettra au public de se glisser dans l'intimité de l'atelier du peintre grâce à des oeuvres de contemporains, d'amis, mais aussi de modèles tels Francis Picabia, Camille Pissaro, Le Douanier Rousseau et, surtout, Félix Vallotton.
    Marius Borgeaud meurt à Paris en 1924, laissant un oeuvre riche de quelque 300 tableaux.

    Sylvie Wuhrmann est la directrice de la Fondation de l'Hermitage à Lausanne.
    Philippe Kaenel, professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université de Lausanne, a été commissaire de nombreuses expositions.

    Un ouvrage publié en coédition avec la Fondation de l'Hermitage, Lausanne, où se tiendra l'exposition éponyme du 26 juin au 25 octobre 2015.

  • Un livre attendu, puisque les derniers ouvrages consacrés à ce monument d'importance européenne sont introuvables.
    Un livre attendu, puisque les très importants travaux de restauration entrepris ces vingt dernières années ont livré des secrets et des trésors à l'oeil du visiteur d'aujourd'hui, indigène comme étranger.
    Cet ouvrage collectif réunissant des spécialistes suisses, français, anglais et allemands de renom vise, par le texte et par l'image, à remettre la cathédrale de Lausanne dans un large contexte, tant du point de vue de l'architecture que de celui des idées. D'un niveau universitaire, ces textes se veulent toutefois accessibles au lecteur curieux, et visent un large public.
    Des parallèles avec les cathédrales de Laon, de Braine comme de Strasbourg et de Paris, mais aussi de Canterbury en Angleterre ou de Bamberg en Allemagne confèrent à cette publication un caractère novateur.
    Les photographies étant l'oeuvre d'un seul et même photographe, l'iconographie de ce livre est unique.
    De nombreux documents historiques la complètent utilement.

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