Bouquins

  • Léonard de Vinci (Leonardo di ser Piero da Vinci écouter, dit Leonardo da Vinci ), né à Vinci le 15 avril 1452 et mort à Amboise le 2 mai 1519, est un peintre italien et un homme d'esprit universel, à la fois artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain.
    Après son enfance à Vinci, Léonard est élève auprès du célèbre peintre et sculpteur florentin Andrea del Verrocchio. Ses premiers travaux importants sont réalisés au service du duc Ludovic Sforza à Milan. Il oeuvre ensuite à Rome, Bologne et Venise et passe les dernières années de sa vie en France, à l'invitation du roi François Ier.

  • Perceval le Gallois ou le Conte du Graal Perlesvaus, le Haut Livre du Graal Merlin et Arthur : le Graal et le Royaume Le Livre de Caradoc Le Chevalier à l'épée Hunbaut La Demoiselle à la mule L'Âtre périlleux Gliglois Méraugis de Portlesguez Le Roman de Jaufré Blandin de Cornouaille Les Merveilles de Rigomer Meliador Le Chevalier au papegau

  • Les Mille et Une Nuits ont été traduites une première fois par Antoine Galland, à l'époque de Louis XIV. Il en est résulté un chef-d'oeuvre de la littérature française classique, une "belle infidèle" , aussi éloignée de l'original que le Shakespeare de Letourneux ou le Milton de Chateaubriand.
    À la fin du XIXe siècle toutefois, les exigences littéraires étaient différentes. Le symbolisme et la littérature décadente avaient aiguisé le regard des lecteurs et sensibilisé le public aux raffinements et aux nuanes de la poésie arabe. Ainsi, le Dr Mardrus a donné une nouvelle version de ces contes merveilleurs, jamais égalée à ce jour.

  • "Et d'un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité. Béni soit le ventre qui l'a portée ! C'est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! Et il vit que la princesse était une beauté douce et blanche comme un tissu de lin, et qu'elle répandait de toutes parts la suave odeur de l'ambre, telle la rose qui sécrète elle-même son parfum originel. Et il la pressa dans ses bras et trouva en elle, l'ayant explorée dans sa profondeur intime, une perle encore intacte. Et il se mit à promener sa main sur ses membres charmants et son cou délicat, et à l'égarer parmi les flots et les boucles de sa chevelure, en faisant claquer les baisers sur ses joues, comme des cailloux sonores dans l'eau ; et il se dulcifiait à ses lèvres, et faisait claquer ses paumes sur la tendreté rebondissante de ses fesses. Et elle, de son côté, elle ne manqua pas de faire voir une partie considérable des dons qu'elle possédait et des merveilleuses aptitudes qui étaient en elle; car elle unissait la volupté des Grecques aux amoureuses vertus des Egyptiennes, les mouvements lascifs des filles arabes à la chaleur des Ethiopiennes, la candeur effarouchée des Franques à la science consommée des Indiennes, l'expérience des filles de Circassie aux désirs passionnés des Nubiennes, la coquetterie des femmes du Yamân à la violence musculaire des femmes de la Haute-Egypte, l'exiguïté des organes des Chinoises à l'ardeur des filles du Hedjza, et la vigueur des femmes de l'Irak à la délicatesse des Persanes. Aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu'à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l'un de l'autre, ivres de jouissances...
    Extrait de la 679e nuit.

  • Qu'est-ce que le judaïsme ? une histoire, une religion, une identité, une mémoire, une étiquette, une loi, un livreoe depuis les temps bibliques jusqu'à l'époque de l'état hébreux, le judaïsme n'a cessé de se transformer.
    Pour débrouiller cet écheveau, une centaine de chercheurs du monde entier ont exploré la vie quotidienne juive, le cycle des fêtes, les multiples aspects de la pensée juive, les principaux concepts du talmud, la différence entre achkenazes et sefarades, l'importance du hassidisme, les rapports entre le judaïsme et l'islam, l'enseignement des prophètes, et mille autres faits touchant aux relations entre le judaïsme et l'histoire du monde occidental.
    Sont ainsi expliquées, à travers quelque mille cinq cents articles, pour les juifs et les non-juifs - qui partagent d'ailleurs souvent la même méconnaissance du judaïsme les notions "d'ablution", de "chabbat", de "circoncision", de "torah" ou de "yiddish".
    Une esquisse de l'histoire du peuple juif, illustrée par de nombreuses cartes, et un calendrier juif complètent ce dictionnaire encyclopédique du judaïsme, dont l'original américain a été spécialement adapté pour le lecteur français.
    Un index thématique, enfin, facilitant au lecteur la circulation à travers tout l'ouvrage, fait de ce dictionnaire un outil de travail hors pair et unique en français.

  • « Pour comprendre la psychanalyse, déclarait Freud en 1922, le mieux est encore de s'attacher à sa genèse et à son développement. » C'est ce principe d'une confrontation constante entre les origines d'une pensée et son évolution que les auteurs de ce dictionnaire ont à leur tour voulu privilégier, en se situant résolument par-delà toutes les querelles de chapelle. Leur but est de proposer aux lecteurs d'aujourd'hui de découvrir, de mieux connaître ou d'approfondir la pensée de Freud en suivant tout à la fois sa fabrication, la manière dont elle s'est imposée et développée, les échanges dont elle s'est nourrie et la postérité qui est la sienne.
    Sarah Contou-Terquem, qui a conçu et dirigé cette entreprise ambitieuse, se réfère à deux maîtres en la matière, Laplanche et Pontalis, auteurs d'un Vocabulaire de la psychanalyse qui fait autorité, pour expliquer sa propre démarche consistant à « instaurer une manière vivante de lire les concepts freudiens, de les retravailler dans la poursuite de Freud ». Elle rappelle que cette oeuvre est elle-même une fabrication à la croisée de plusieurs traditions, un héritage « radicalement innovant par son contenu (l'inconscient et la réalité psychique) et par sa forme (un cadre clinique et une théorie métapsychologique) et dont la méthode se synthétise dans un esprit scientifique. Mais cette spécificité, souligne-t-elle, se nourrit autant des humanités que de la découverte proprement scientifique. » Ce dictionnaire montre comment Freud se sert aussi dans sa réflexion de la littérature, de l'histoire, de l'anthropologie, de la philosophie et de la linguistique. Des références multiples qui ont « produit sa nouveauté », la psychanalyse fondant aussi ses réflexions sur l'expérience de l'époque dans laquelle elle s'est constituée, ses croyances, ses moeurs et ses mentalités.
    C'est cette vision d'ensemble que les auteurs ont voulu restituer. Non affiliés à une quelconque appartenance psychanalytique, représentatifs d'une nouvelle génération d'universitaires et des champs multiples des sciences humaines, 75 spécialistes internationaux, d'Allemagne, des États-Unis, de Grande-Bretagne, de Grèce, du Canada, associés à des chercheurs français présentent ici l'univers freudien selon une approche renouvelée et diversifiée - fidèle à l'esprit du fondateur.
    Le livre comprend cinq « catégories » d'entrées : Notions, Points critiques, Biographies, Cartographies et Filiations. La première présente les grands concepts freudiens tels que « Complexe d'oedipe », « Fantasme », « Hystérie », « Inconscient », « Pulsion de vie-Pulsion de mort », « Sexualité infantile ». La deuxième catégorie regroupe des articles apportant un autre éclairage sur chacune de ces notions. Les Biographies sont celles des personnalités ou institutions marquantes dans l'oeuvre et le destin de Freud. Les Cartographies permettent de situer les lieux qui ont jalonné son itinéraire, tels que Vienne, Rome ou Paris. Dans la dernière de ces catégories, les auteurs montrent les rapports que la pensée de Freud a entretenus avec celle de ses prédécesseurs ou de ses contemporains, ainsi qu'avec ses héritiers, continuateurs ou critiques.
    Cet ouvrage offre ainsi autant de points de repère et d'analyses approfondies permettant d'avoir une vision d'ensemble de cette pensée et de la rendre accessible au plus grand nombre.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Le bouquin de Noël

    Collectif

    Si chaque année paraissent au moment des fêtes de fin d'année de petits recueils rassemblant quelques contes de Noël, jamais encore il n'a été produit une véritable anthologie rassemblant les récits des plus grands écrivains de tous les temps et de tous les pays. De même, jamais encore il n'a été tenté une explication des thèmes les plus souvent traités dans ces contes, où l'on rencontre des revenants, des spectres, des morts surtout, et particulièrement des morts d'enfants. C'est que le sujet, en vérité, relève plus encore de l'anthropologie et de la mythologie, que de la stricte littérature.
    Rassemblant ainsi des contes, récits et poèmes, aussi bien français qu'allemands, anglais, américains, scandinaves et russes, espagnols ou italiens, l'ouvrage calque son discours sur le calendrier de la fin d'année, évoquant « la mort de l'année » et sa résurrection au moment du solstice d'hiver. Partant de la Toussaint, que suit l'Avent, il glisse ainsi vers Noël, le jour de l'An et l'Épiphanie, éclosion finale de l'année nouvelle. C'est la raison pour laquelle on trouvera des contes relatifs à saint Nicolas, par le belge Camille Lemonnier, ou à sainte Lucie, par Selma Lagerlöf, ainsi que des textes sur la nuit de la Saint-Sylvestre, par Hoffmann ou Andersen. Mais c'est naturellement Noël même qui a le plus inspiré nos écrivains. Or, soit ils ont écrits dans la tradition, d'origine préchrétienne, ainsi qu'on peut le voir avec d'étranges textes médiévaux, soit ils ont évoqué la Nativité du Christ, substitut chrétien de la lumière recouvrée, soit encore ils ont évoqué la fête, le sapin, la crèche, les lumières, ou bien encore le sentiment toujours émouvant de la fête familiale, prétexte à établir un bilan de vie en cette fin d'année.
    Il faut attendre le XIXe siècle pour voir la littérature de Noël renouer avec l'esprit du Moyen Âge. Grâce au romantisme, l'éclosion littéraire de l'Europe provoqua la résurrection des cultures ancestrales, auxquelles chaque écrivain contribua en fonction de sa nationalité.
    Certains récits sont aujourd'hui devenus très célèbres, comme le Chant de Noël de Dickens, Les Trois Messes basses de Daudet ou La Petite Fille aux allumettes d'Andersen, mais d'autres, trop méconnus, méritaient d'être redécouverts, et il est de petits bijoux ciselés par l'émotion que l'on peut considérer comme des chefs-d'oeuvre. C'est le cas de la Fleur-de-Blé de Lemonnier, des Sabots du petit Wolff de Coppée ou de La Noël de Marthe d'Anatole Le Braz. Nul doute que le lecteur ne sera remué par de tels contes, quand au contraire il sera certainement étonné par les récits médiévaux comme La Chasse sauvage d'Orderic Vital ou l'anonyme Sire Gauvain et le Chevalier vert, bien éloignés des Noëls chrétiens et du mercantilisme ambiant aujourd'hui. C'est l'âme enfouie de Noël que nous rapportent ces écrivains anciens, relayés au XIXe siècle par Hoffmann, Gogol ou Erckmann-Chatrian. À l'opposé, certains incroyants, comme Louis Mullem, ne se sont pas privés de moquer Noël, ouvrant ainsi la voie à un XXe siècle déchristianisé, parce que matérialiste.

  • En quoi ce dictionnaire est-il encyclopédique ? parce qu'il réunit, pour la première fois, des articles (plus d'un millier) consacrés aux auteurs, aux oeuvres, aux écoles littéraires, aux institutions, aux genres, à la poétique, à la rhétorique.

    Plus de 700 notices retracent les biographies des auteurs français les plus marquants, des troubadours aux grands classiques, des encyclopédistes aux romantiques, des surréalistes aux auteurs contemporains. ces biographies critiques sont complétées par des bibliographies indicatives, qui permettent à chacun d'aller plus loin s'il le souhaite.
    Quelque 350 oeuvres sont analysées dans le détail, de la chanson de roland aux essais de montaigne, de polyeucte au soulier de satin, du paysan de paris à jules et jim.
    Ces analyses, dues aux meilleurs spécialistes, contiennent non seulement un résumé de l'oeuvre mais aussi des jugements critiques.
    Près de 300 articles - et c'est la grande nouveauté de ce dictionnaire - sont consacrés aux genres littéraires (drame, sonnet, science-fiction), aux institutions (académie française, prix goncourt), aux écoles littéraires (pléiade, romantisme, surréalisme), à la rhétorique et à la poésie (antonomase, polysémie, référent, synecdoque).

    La diversité des sujets traités, l'originalité des approches font de ce dictionnaire encyclopédique un outil de travail solide et maniable.

  • Pour tous ceux qu'intéressent la philosophie, la religion, la mystique et la méditation, ce dictionnaire de la sagesse orientale, le premier du genre, est à la fois un vaste ouvrage de référence, accessible à tous, et l'occasion d'une lecture enrichissante. Que ce soit dans les domaines de la physique, de la psychologie, de la biologie, de l'étude de la conscience, de l'écologie, de l'économie, de la médecine ou des théories évolutionnistes, les sagesses orientales se révèlent d'une importance croissante pour la science et la pratique quotidienne en Occident. En 4 000 articles, agrémentés d'une quarantaine de dessins, de tableaux de prononciation et d'une bibliographie détaillée, cet ouvrage expose et explique les concepts fondamentaux et les grandes doctrines des quatre sagesses dont la connaissance est devenue si importante pour notre culture : hindouisme, bouddhisme, taoïsme et zen. Il facilite l'accès aux Ecritures sacrées, aux différentes voies de formation spirituelle et à l'inépuisable trésor de sagesse que l'Orient a élaboré au cours des siècles.

  • Cet ouvrage ne propose pas un « simple » récit de la guerre, mais il étudie cette dernière par le prisme des problématiques contemporaines les plus fécondes. En mobilisant les derniers résultats de la recherche, les auteurs ont élaboré une histoire véritablement mondiale et composite de la conflagration guerrière. De ce fait, si la dimension strictement militaire n'est évidemment pas absente, le volume fait la part belle aux approches politiques, sociales, économiques et idéologiques. Il s'efforce de replacer l'événement dans le tragique « premier xxe siècle » et d'envisager notamment ses liens avec le premier conflit mondial. Il aborde les problématiques posées par la « sortie de guerre ». En outre, une attention toute particulière est portée aux aspects culturels et anthropologiques : à la vie des combattants et des civils en guerre, à leurs souffrances, à leurs espoirs, à leur retour (si possible) à la vie normale du temps de paix, à leurs représentations du conflit. Enfin, les enjeux et les conflits de mémoire(s) sont abordés, de même qu'est dressé un bilan historiographique.
    Des cartes, des indications bibliographiques précises et un index achèvent de faire du présent ouvrage un outil de réflexion et de travail propre à satisfaire aussi bien le monde académique que le grand public féru d'histoire.
    La liste des entrées a été établie à partir d'un synopsis thématique extrêmement détaillé qui balaye l'ensemble de l'événement guerrier, depuis ses prémices jusqu'au nouvel ordre international qui en a découlé, en passant par les affrontements concrets et par les différents enjeux liés au processus de « sortie de guerre ».

  • Surgi de l'au-delà, un casque géant tombe dans la cour d'honneur du Château d'Otrante et tue le fils du prince. Des guerriers de marbre descendent de leur socle et saignent du nez. Viendra d'Angleterre à leur suite, dans un concert de gémissements et d'enlèvements, de viols et d'assassinats et dans des décors de cachots, caveaux, confessionnaux, cimetières, châteaux et monastères baignés par la lune ou assaillis par l'orage, un cortège de nonnes sanglantes, de spectres bruyants, de moines impudiques, d'inquisiteurs masqués et d'orphelines ravies à leur couvent ou à leur fiancé...
    De cette masse de prodiges et méfaits entretenus par le fol engouement du public émerge l'inspiration de quatre maîtres incontestés. D'abord Horace Walpole, initiateur du genre avec Le Château d'Otrante (1764), puis Ann Radcliffe, spécialiste du surnaturel expliqué et dont Le Confessionnal des Pénitents noirs (1797) montre le triomphe de l'amour sur l'Inquisition et ses chambres de torture. Avec Le Moine (1795) de Matthew Gregory Lewis, l'intervention directe du diable porte le surnaturel à l'incandescence et l'amour jusqu'au blasphème. Le roman de la terreur a cédé la place au roman du Mal. Un Mal qui, dans Melmoth ou l'Homme errant (1820) de C.R. Maturin, va quitter les lieux de l'inspiration gothique pour écraser des hommes sous leur destin aux quatre coins du monde.
    Parmi les nombreux écrivains que le roman noir terrifiant a fascinés à l'aube du romantisme, de Balzac à Baudelaire en passant par Charles Nodier, Victor Hugo et George Sand, on retiendra l'auteur des célèbres Contes. Les Élixirs du diable (1816) d'Hoffmann constituent l'hommage du romantisme à un genre qu'on jugera frénétique et mal famé.

  • Au xviie siècle, le libertinage est un courant philosophique qui met en question et les limites de la raisonet les dogmatismes religieux ; il récuse les systèmes métaphysiques et les superstitions, révèle la diversité des croyances et des opinions, sapant ainsi les principes de la morale traditionnelle.
    Au siècle suivant, le mot se spécialise : il renvoie surtout à des moeurs dissolues, à la transgression des règles morales ; le libertinage s'allie à l'érotisme comme à la jouissance égoïste, à la volonté de puissance comme à la peinture d'une société essoufflée qui cherche dans le plaisir une fin en soi.
    Ce seront là les thèmes privilégiés pour tout un courant romanesque qui en exploitera les ressources et les raffinements.
    De crébillon fils, initiateur du genre, à vivant denon, en passant par duclos, dorat, nerciat, voisenon, la morlière, godard d'aucour, chevrier, fougeret de monbron et la scandaleuse thérèse philosophe attribuée à boyer d'argens, on lira ici l'essentiel de la production libertine du siècle des lumières. la liberté de pensée et d'imagination de ces auteurs n'a d'égale que l'absolue maîtrise d'une langue scintillante d'intelligence, de beauté et de désir.

  • Comment un idéal d'émancipation, de fraternité universelle, se retourna-t-il au lendemain même d'octobre 1917 en doctrine de la toute-puissance de l'etat, pratiquant la discrimination systématique de groupes sociaux ou nationaux entiers, recourant aux déportations de masse et trop souvent aux massacres gigantesques ? quatre-vingts ans après le coup d'etat bolchevique, une équipe d'historiens et d'universitaires a entrepris, continent par continent, pays par pays, de dresser le bilan le plus complet possible des méfaits commis sous l'enseigne du communisme : les lieux, les dates, les faits, les bourreaux, les victimes.
    Le livre noir du communisme a suscité dès sa parution un débat qui a traversé nos frontières. c'est, sur une tragédie planétaire, le premier livre de référence.
    " c'est pour la première fois en un seul volume un panorama international complet du communisme dans toute son étendue géographique et chronologique. ". jean-françois revel, le point.
    " le livre noir éclaire d'une lumière noire le totalitarisme le plus durable de notre siècle.
    C'est une lecture, éprouvante et nécessaire. ". bruno frappat, la croix.
    " lisons-le en silence, en imaginant la réalité de ce qu'il nous dit [ ... ] sur la réalité engendrée par une utopie mortifère qui a exploité le meilleur et le pire de l'être humain. ". jacques amalric, libération.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • L'histoire de la captivité de Napoléon à Sainte-Hélène, durant six ans : comment il fut livré aux Anglais, son embarquement pour l'île maudite, son installation à Longwood, ses combats contre ses gardiens...

  • Quel est le grand mérite des moralistes français ?
    D'avoir " déniaisé " l'humanité.
    Le mot est de Nietzsche, qui voyait en La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère l'expression la plus haute de la littérature. Jamais le " connais-toi toi-même " n'aura fait de plus impitoyables progrès qu'au siècle classique. Les formules assassines pleuvent comme autant de vérités mordantes. Mais " la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil ", nous apprend René Char, grand amateur de maximes.

    L'intérêt de ce volume n'est pas seulement de donner une vision renouvelée de nos classiques, mais de les entourer de tous ces auteurs, grands et petits, qui ont fait de l'anatomie du coeur et de l'âme leur passion des Rues : Garaby de la Luzerne ; Urbain Chevreau ; Madeleine de Scudéry ; Bussy-Rabutin ; Jean Puget de La Serre ; Mme de la Sablière ; Saint-Cyran ; le père Bouhours ; l'abbé d'Ailly ; Etienne-François de Vernage ; Pascal ; Jean Domat ; l'auteur anonyme du Discours sur les passions de l'amour ; La Bruyère ; Dufresny.

    Ce volume a été établi sous la direction de Jean Lafond, professeur émérite à l'université de Tours et auteur de nombreux travaux sur le XVIIe siècle, dont La Rochefoucauld, augustinisme et littérature.

  • Si l'histoire occupe la première place de ce volume, elle n'est pas pour autant confinée aux seuls récits des combats, batailles et conflits au cours desquels les volontaires des régiments étrangers se sont illustrés : les travaux les plus récents permettent d'éclairer le lecteur sur la sociologie de cette société masculine et de mieux cerner le profil complexe du légionnaire. Les grandes figures, mieux connues aujourd'hui grâce aux biographies qui leur ont été consacrées, côtoient la foule « des hommes sans nom », ces « héros subalternes » et anonymes aux destins contrastés.
    Les articles consacrés aux maladies et aux pathologies, aux plaisirs (l'alcool, les femmes, le bordel militaire de campagne), à l'acculturation apportent des éclairages inattendus, nouveaux à plus d'un titre, sur la vie quotidienne du légionnaire au temps des colonies. Le lecteur est plongé dans ce microcosme, le plus souvent imaginé et imaginaire depuis la fin du XIXe siècle. Nul ne s'étonnera de la place dédiée à la littérature (souvenirs ou mémoires, journaux et romans), à la presse, aux représentations en général (la chanson, le théâtre, l'opérette) et au cinéma en particulier.
    La ligne de partage entre le mythe littéraire et la réalité rapidement franchie, le lecteur est invité à déchirer le voile et à mieux connaître cette société jugée impénétrable. L'engouement marqué du public pour la littérature de guerre ou sur la guerre, qui a conduit les chercheurs à en comprendre les ressorts et à dégager les lignes de force d'une culture militaire originale, justifie pleinement la place tenue par les articles consacrés à la mémoire et aux traditions.
    Les aspects les plus neufs relèvent de l'histoire des relations internationales, plus exactement des relations franco-allemandes marquées par des crises et des tensions qui ont jalonné le premier XXe siècle (1900-1962). Le dictionnaire est précédé d'un texte - « Étrangers au service de la France » - sur la « préhistoire » de la Légion étrangère et comprend, outre une chronologie comparée, une bibliographie inédite, les premières discographie et filmographie sur la Légion, des cartes, plans et croquis, ainsi que des tableaux accompagnant divers documents et planches d'insignes.
    Une courte anthologie fait de surcroît découvrir l'âme sensible qui se cache derrière le légionnaire anonyme. Le public dispose désormais d'un outil de travail inégalé à ce jour.

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Le Nouveau Dictionnaire des Auteurs comporte 3 500 pages regroupant, en 3 volumes, les biographies complètes et détaillées de plusieurs milliers d'auteurs poètes, romanciers, philosophes, historiens, mémorialistes, essayistes, hommes de science ou musiciens, de tous les temps et de tous les pays.
    Ici, dans l'ordre alphabétique des noms, a été condensé tout ce qu'on peut savoir sur tous les créateurs de la culture écrite de l'humanité. Chaque article contient une biographie de l'auteur, l'inventaire de ses oeuvres, une définition des caractéristiques essentielles de son inspiration ou de ses découvertes. Une petite anthologie de « jugements » portés au cours des siècles sur l'auteur ainsi qu'une bibliographie des ouvrages qui lui ont été consacrés figurent en appendice d'une bonne partie des notices.

    Les articles, qui constituent souvent de substantielles monographies, sont signés par les meilleurs spécialistes européens.

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