Dapper

  • Un ouvrage de référence superbement illustré de documents de terrain et de photographies d'objets du musée Dapper, du musée du quai Branly (Paris), du Rietberg Museum (Zurich), du Werelmuseum (Rotterdam), du musée Barbier-Mueller (Genève)...
    La thématique de ce livre s'attache aux croyances et aux pratiques liées aux façons de se nourrir lors de cérémonies spécifiques et, tout particulièrement, à celles marquées par les actes rituels telles les relations avec les ancêtres et les divinités.

  • Mascarades et carnavals

    Collectif

    • Dapper
    • 5 Octobre 2011

    Au-delà de leurs spécificités, sorties de masques en Afrique subsaharienne et carnavals dans les Caraïbes se vivent comme des rituels, des moments partagés, au sein desquels se renforcent les liens d'un groupe.
    Cette thématique souligne les caractéristiques essentielles des mascarades et des pratiques carnavalesques avec leurs enjeux, symboliques, religieux, sociaux, politiques et esthétiques. Ce livre, qui souhaite faire découvrir à un large public des univers extrêmement riches, privilégie des approches complémentaires. Les auteurs - anthropologues, ethnologues et sociologues - se sont attachés à rendre compte des rôles des masques, des costumes et des travestissements dans la transformation des individus.
    Les mascarades constituent de véritables performances, des mises en scène qui occupent une place importante dans la cohésion sociale. En Afrique, les masques apparaissent fréquemment dans des contextes liés à l'initiation et au pouvoir masculin. Cependant, le terme de "mascarade" recouvre des pratiques très différentes où la fonction didactique côtoie le divertissement. De même, aux Antilles, en Guyane et au Brésil, se sont développés des carnavals qui disent l'histoire d'un pays, sa diversité, et constituent souvent des stratégies de reconnaissance identitaire.
    Ces phénomènes urbains, ainsi que les mascarades qui gagnent les villes africaines pour de grandes festivités, nourrissent fortement les imaginaires. Les productions témoignent de croyances et de savoir-faire qui ne sont nullement figés. En effet, les carnavaliers et les porteurs de masques adaptent leurs pratiques et leurs instruments à l'inspiration du moment et aux matériaux dont ils disposent. Leurs créations traduisent de plus en plus souvent un regard moderne porté sur le monde, bien au-delà de leurs propres sociétés.

  • Les signes du corps

    Collectif

    • Dapper
    • 16 Septembre 2004

    Sur tous les continents, depuis la nuit des temps, dans les sociétés dites " traditionnelles ", les individus inscrivent à même leur chair des marques, éphémères ou indélébiles, qui affirment une identité, jalonnent une initiation, précisent une hiérarchie, accompagnent une thérapie.
    Le corps n'atteint sa véritable plénitude, sa dimension sociale, spirituelle, " civilisée ", que par cette ornementation peinte, gravée, sertie, par ces interventions et ces transformations artificielles. tatouage, scarification, piercing, implants, branding, font aujourd'hui surface dans les sociétés dites " évoluées ". ces pratiques fondées le plus souvent sur une volonté de transgression et de dissidence sont dissociées de toute ritualité sociale ou religieuse.
    Et vite sollicitées par la mode. se référant parfois à un primitivisme imaginaire, ces marques ont valeur d'affirmation personnelle. cet ouvrage, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, remonte aux sources objectives et " magiques " de ces métamorphoses charnelles à travers des oeuvres majeures, sculptures et parures d'afrique, d'asie, d'océanie et des amériques.
    Expression d'une esthétique autre, de la nécessité d'affirmer une différence, les signes du corps permettent aux hommes et aux femmes d'user d'un langage particulier pour dire leur relation au monde.

  • Mémoires

    Collectif

    • Dapper
    • 22 Mars 2013

    Gorée, Saint-Louis : deux lieux fortement liés à l'histoire de l'esclavage.
    Gorée compta plusieurs places où les esclaves étaient enfermés, et Saint-Louis, qui comme elle fut un comptoir colonial, accueillit longtemps le siège de la Compagnie des Indes qui s'occupait entre autres d'alimenter ce commerce triangulaire en fournissant des esclaves destinés principalement aux plantations des Amériques.

    Le musée Dapper a choisi ces lieux symboliques pour mettre en place des projets d'expositions avec des artistes originaires des Antilles et de La Reunion.
    Au cours de leurs residences courant 2012, leurs reflexions sur les questions identitaires, la memoire collective se sont enrichies.
    Leurs realisations, photographies, sculptures, installations, constituent la trame de ce livre qui offre differents axes de lecture, que lfon soit amateur dfart contemporain ou curieux du passe. Le texte de Sylvain Sankale, illustre de documents anciens, apporte une base historique solide au theme general.
    . Le photographe dforigine martiniquaise David Damoison penetre au coeur de la vie des habitants de Goree. Il a realise des portraits destines a reveler la diversite et lforiginalite des modes de vie, des attitudesc . Le Reunionnais Jack Beng-Thi sfinteresse aux processus qui ont favorise lfacces a la liberte. Son installation integre plusieurs registres qui, entre la dimension plastique, le son et la lumiere se completent pour donner une oeuvre forte qui interpelle le regard et lfemotion.
    . Le Martiniquais Herve Beuze et le Guadeloupeen Bruno Pedurand ont tous deux interroge le theme du navire negrier. Le premier evoque le retour symbolique en Afrique dfhommes et de femmes deportes vers les Antilles. Le second souhaite, quant a lui, commemorer a la fois le souvenir de la tragedie de la traite negriere et lfavenement dfun á homme nouveau â issu des societes post-esclavagistes.

    Les photographies des installations présentées à Gorée puis à Saint- Louis sont accompagnées de textes de critiques d'art internationaux qui permettent à la fois d'éclairer la démarche des plasticiens et de montrer en quoi le thème de la mémoire nourrit leur travail.
    Mémoires, ouvrage illustré, apporte un témoignage essentiel, sur des artistes en action, tout à la fois en prise avec leurs sociétés, leur histoire, mais aussi ouverts au monde.

  • Design en Afrique dévoile un univers voué principalement à des objets supportant le corps. Leur conception est marquée par une créativité en prise directe avec les attitudes, les mouvements, mais aussi avec les symboles de la décoration. Formes et fonctions dialoguent pour le confort des uns et le prestige des autres.
    Au-delà du temps et des frontières géographiques, les objets se transforment.
    Un siège, un appuie-tête, dont la réalisation nécessite souvent plusieurs journées de labeur afin de res- pecter les étapes successives de la taille du bois et l'inscription des motifs décoratifs, sont fréquemment remplacés par des pièces de mobilier contemporain.
    Certes, les créateurs d'origine africaine appliquent en toute liberté leurs réfl exions, leurs techniques, etl'inspiration de quelques-uns d'entre eux s'approche - volontairement / involontairement - des formes ancrées dans le répertoire des arts traditionnels.
    L'environnement immédiat est plus qu'une source d'inspiration pour les designers. Ces derniers, utilisant largement la récupération, n'hésitent pas à travailler avec des artisans locaux, fondeurs et soudeurs. Non seulement ils bénéficient de leurs connaissances, mais ils contribuent aussi à mettre en lumière des savoirfaire qui se transmettent de génération en génération.
    En recyclant matériaux et produits manufacturés, les artistes affirment un style, mais également un regard et une prise de conscience sur l'environnement urbain.
    Design en Afrique ne vise nullement la confrontation de l'ancien et du nouveau, mais essaie de montrer combien les besoins du quotidien stimulent depuis toujours la créativité.
    L'art du design, ouvert à des pratiques - telle que l'installation - réservées jusqu'alors à d'autres modes d'expressions plastiques, favorise ainsi l'émergence d'esthétiques nouvelles qui entretiennent souvent un dialogue original avec les cultures traditionnelles.

  • Masques

    Collectif

    • Dapper
    • 1 Septembre 1999

    En Afrique noire, supports privilégiés des actes rituels, les masques apparaissent lors.
    Des cérémonies importantes : cultes des ancêtres, des morts, rites d'initiation ou de fertilité. Une ample iconographie et l'apport de chercheurs et d'historiens d'art montrent l'extrême diversité des masques, tant du point de vue des formes que des fonctions. Simples ou complexes, heaumes ou cimiers, ces objets ont perdu, pour. la plupart, leurs extraordinaires costumes de fibres, de feuilles ou de plumes.
    Naturalistes, parfois zoomorphes ou stylisés à l'extrême, seuls les visages demeurent. Le premier ouvrage de synthèse sur le sujet est dû à Leo Frobenius : " Les Masques et les Sociétés secrètes ", paru dès 1898, mais inédit en français. Il contient un large inventaire des masques d'Afrique qui étaient déjà entrés, il y a plus d'un siècle, dans les principaux musées européens. Nous publions ici " Présentation ethnologique ", la deuxième partie de l'ouvrage, qui conserve un grand intérêt : de nombreuses pièces reproduites ont été détruites ou ont aujourd'hui disparu.
    L'étude du masque dans ses aspects fonctionnels et plastiques permet d'appréhender l'origine des thèses du grand ethnologue sur l'unité culturelle de l'Afrique, tout en témoignant de sa reconnaissance de la valeur des civilisations africaines.

  • Signes du corps

    Collectif

    • Dapper
    • 10 Septembre 2009

    Ce livre, qui regroupe des textes d'écrivains, de sociologues, d'anthropologues, d'historiens et de critiques d'art, témoigne de l'ancienneté et de l'universalité des transformations du corps. Les métamorphoses charnelles sont abordées à travers des sculptures et des parures d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques.
    Tatouage, scarification et piercing, marques obligées dans les sociétés dites "traditionnelles" correspondent aujourd'hui à un nouveau langage corporel dans les sociétés occidentales.

  • Receptacles

    Collectif

    • Dapper
    • 1 Septembre 1999

    Emblématiques de la richesse et de la profondeur de la vie culturelle et sociale de l'Afrique noire, les réceptacles sont les témoins séculaires d'une exceptionnelle création, tant dans le registre des formes, d'une intense inventivité, que dans celui des usages, fortement diversifiés.
    Certains de ces récipients conservent la nourriture des hommes, d'autres des substances aptes à préserver et à accroître la beauté et la santé, d'autres enfin recèlent et exaltent la puissance des rois ou recueillent les offrandes aux dieux. Boîtes, coupes, vases, jarres, cuillers, tabatières, pipes ouvragées, statuettes porteuses de coupe évoquent une infinité d'actes, quotidiens ou rituels : onctions du corps, offrandes de bouillies de céréales, de bière de mil, d'huile ou de vin de palme, rêveries de fumée qui donnent accès à un autre temps, un autre espace.
    Cet ouvrage collectif présente aussi d'anciens contenants remarquables et singuliers qui disent l'attrait de l'Europe pour des productions qu'elle commande à l'Afrique dès le XVIe siècle : boîtes et salières sculptées dans l'ivoire, ou oeufs d'autruche souvent gravés de motifs au goût des commanditaires. Cependant, c'est dans l'intimité d'oeuvres plus personnelles, créées pour les besoins propres de la communauté, dotées de formes dépouillées et de matières à peine effleurées d'un décor, que les artistes africains enferment les saveurs du monde.

  • Gabon, présence des esprits

    Collectif

    • Dapper
    • 20 Septembre 2006

    A travers des oeuvres d'une qualité plastique exceptionnelle, l'ouvrage Gabon, présence des esprits, donne une vision d'ensemble de modes d'expression témoins de savoirs ancestraux et de pratiques comptant parmi les plus aboutis des arts africains.
    Au coeur des relations qui unissent les vivants et les morts, le culte des ancêtres s'appuie sur un objet essentiel, le reliquaire surmonté d'une figure de gardien. Les Fang et les Kota en ont été les sculpteurs les plus inspirés. Les masques, dont les manifestations sont diversifiées, occupent également une place centrale chez la plupart des peuples du bassin de l'Ogooué, punu, lumbu, njabi, vuvi, fang, kota...
    Utilisés lors de cérémonies cultuelles ou au quotidien, d'autres types d'objets, instruments de musique, cuillers, couteaux, parures diverses, traduisent tout autant la créativité des peuples du Gabon et la richesse de leur patrimoine culturel ancien. Par ailleurs, cet ouvrage fait découvrir le travail de Myriam Mihindou, plasticienne d'origine gabonaise, parcourant le monde. Ses créations photographiques et ses sculptures interrogent un corps ritualisé, en quête de liberté.

  • Fondeurs, orfèvres, tisserands, sculpteurs et céramistes ont créé de tout temps au Ghana des objets qui magnifient le pouvoir politique et spirituel.
    Les oeuvres, aux origines diverses, asante, fante, ga, ewe ou brong, sont les reflets des modes de vie et de pensée qui se transmettent d'une génération à l'autre. Le Ghana, anciennement nommé la Gold Coast, a assis, durant des siècles, son rayonnement économique sur le commerce de l'or. La couleur et le symbolisme de ce métal l'associent intimement à la personne de l'Asantehene, le roi des Asante. Les bijoux royaux, de même que ceux des fonctionnaires du palais, objets témoins d'un travail d'orfèvrerie des plus raffinés, côtoient d'autres insignes de dignité investis d'une dimension sacrée, comme les sièges.
    /> La vie spirituelle, qui accorde une large place aux relations avec les défunts, a favorisé la production de terres cuites anthropomorphes, dont celles des Koma-Bulsa et celles des groupes akan. Pour ces dernières, les témoignages les plus anciens remontent à 1601. Un vaste ensemble d'oeuvres remarquables exécutées dans de nombreux styles régionaux est présenté dans cet ouvrage. Avec les transformations des structures politiques, les pratiques religieuses et artistiques ancestrales se sont progressivement modifiées.
    Des formes d'art originales sont nées, sans véritable rupture avec le passé. Elles traduisent de nouveaux modes de relations avec l'environnement urbain. C'est dans ce contexte que travaillent nombre d'" artistes des rues ". Cet ouvrage consacre une place importante à la créativité contemporaine et met en relief quelques exemples marquants : l'oeuvre de Owusu- Ankomah, dont la thématique corporelle marquée par le mouvement intègre des signes, résurgence ou libre interprétation des motifs " traditionnels " ; une autre démarche originale est représentée par Almighty God, dont les peintures foisonnent de symboles.
    Son art en perpétuelle évolution mêle texte et image, privilégiant le portrait fidèle ou l'hyperréalisme. En réunissant les contributions des meilleurs spécialistes, cet ouvrage de référence permet non seulement de plonger au coeur des anciens royaumes, mais aussi de découvrir le Ghana moderne et son riche patrimoine culturel.

  • Bresil l'heritage africain

    Collectif/Colle

    • Dapper
    • 23 Septembre 2005

    Du xve au xixe siècle, sur les onze à quinze millions d'africains qui ont traversé l'atlantique dans les soutes des bateaux négriers, environ trois millions et demi débarquèrent au brésil.
    C'est dans ce pays, oú ils s'efforcèrent de perpétuer leurs traditions, qu'ils furent les plus nombreux. cet ouvrage montre la parenté des productions afro-brésiliennes et des arts de l'afrique subsaharienne en privilégiant les regards croisés. dans cette perspective, les auteurs, anthropologues, sociologues, ethnomusicologue et historienne de l'art, chercheurs français et brésiliens, ont exploré les données matérielles et spirituelles à la lumière de cet héritage.
    L'étude d'erwan dianteill se concentre sur les principales religions afro-brésiliennes, candomblé, umbanda et macumba, avec leurs variantes et leurs codes spécifiques, tandis qu'ismael pordeus analyse la séquence rituelle du culte de guérison olubajé du candomblé. la transmission des croyances se fait notamment par l'intermédiaire des danses, des chants et des instruments de musique qui accompagnent les cérémonies.
    Xavier vatin en souligne la dimension sacrée et les origines africaines. les moments de communion partagés avec les autres membres, lors des cérémonies, renforcent la cohésion des fidèles. ils transmettent non seulement des valeurs héritées de l'afrique, mais aussi des codes marqués par le système esclavagiste qui, comme l'explique roberto motta, influent aujourd'hui encore sur leur image et sur leur place dans la société.
    Les actes cérémoniels afro-brésiliens trouvent leur justification dans des traditions anciennes. sans oublier que les esclaves venaient de quelques autres pays d'afrique, la contribution de christiane falgayrettes-leveau remonte aux sources principales auxquelles se rattachent trois grandes aires culturelles africaines yoruba (nigeria, bénin), fon/ewe (bénin, togo) et bantu (république démocratique du congo, congo et angola).
    Au brésil, la proximité et la complémentarité des croyances religieuses font se côtoyer sur les autels des éléments de l'héritage africain et des figures de saintes et de saints noirs, comme le montre vagner gonçalves da silva. des artistes brésiliens, plasticiens et photographes dont les démarches originales sont évoquées par joëlle busca, puisent une part de leur inspiration dans ces croyances et pratiques religieuses.
    A travers cet ouvrage accessible à un large public, le regard porté sur les racines africaines du brésil ouvre une nouvelle voie de réflexion pour les sociétés métisses, fortes de leurs identités plurielles. ce livre a été édité sous la direction de christiane falgayrettes-leveau, avec la collaboration scientifique d'erwan dianteill, à l'occasion de l'exposition brésil, l'héritage africain, conçue dans le cadre de l'année du brésil en france, sous l'égide des gouvernements français et brésilien.

  • Lam metis

    Collectif/Colle

    • Dapper
    • 16 Septembre 2001

    Publié presque vingt ans après la disparition de Wifredo Lam (1902-1982), ce livre abondamment illustré, vise, à travers ses diverses contributions, à souligner le caractère prémonitoire, et par là l'actualité, d'une oeuvre qui est parvenue à donner forme à l'utopie de cette culture de métissage qui est devenue la nôtre aujourd'hui.
    Faisant suite à un avant-propos où Christiane Falgayrettes-Leveau décèle dans les métaphores visuelles de Wifredo Lam les figures majeures de sa poétique, l'essai d'Edouard Glissant, l'un des plus éclairants qu'ait suscités la peinture de l'artiste cubain, en révèle les enjeux primordiaux et amène à percevoir l'art de Wifredo Lam à la mesure de ce qu'il préfigure : un humanisme du temps présent qui, récusant à la fois l'isolement communautariste et la résorption des différences en une fusion mondialiste univoque, engage une esthétique, autant qu'une éthique, de l'identité multiple.
    Sans verser dans le didactisme réducteur qu'implique le recours aux " influences ", Jacques Dubanton et Jean-Louis Paudrat, examinent, selon des focales variables, la pluralité des référents que l'oeuvre de Lam réfracte et diffracte. Julia P Herzberg, attentive aux transmutations plastiques de l'iconographie opérées par l'artiste durant sa présence à Cuba entre 1941 et 1952, en caractérise notamment les processus d'hybridation.
    L'inscription caribéenne de Wifredo Lam et de son oeuvre dans une culture composite où la religion déportée des dieux d'Afrique constitue l'une des instances fondatrices appelait à une approcha synthétique de ses principaux cultes. Erwan Dianteill retrace l'histoire de cette transplantation et décrit, à partir de la connaissance directe qu'il en a, les liturgies et leur symbolisme.

  • Parures de tete

    Collectif/Colle

    • Dapper
    • 25 Septembre 2003

    L'art d'arranger la chevelure, d'ornementer et de magnifier la tête, a suscité, en Afrique, la création de coiffures incomparables.
    Pharaons, prêtres de l'Egypte ancienne, peuples nomades du Soudan, rois et devins des grandes civilisations bantou, porte-parole des divinités yoruba ou initiés des puissantes confréries du centre ou de l'ouest de l'Afrique, tous se distinguent par leurs parures de tête. " Lieux de mémoire ", les coiffures ont été transposées par les sculpteurs sur les statues et sur les masques. Emanant du fonds Dapper, de grands musées et de collections privées, la centaine d'oeuvres reproduites révèle l'étonnante diversité des parures de tête, coiffes et coiffures, et des accessoires qui les accompagnent.
    Spectaculaires assemblages en cimier, à panier, en cascade, architectures nattées ou tracés de rasage, les coiffures, éléments de protection ou d'apparat, sont l'objet de compositions complexes où se mêlent formes et motifs, couleurs et matières, végétales, minérales ou animales. Boules, crêtes, tresses et chignons constitués par des ajouts de cheveux ou de fibres, plumes, peaux, cauris, les embellissements de la tête sont les témoins d'une imagination fertile.
    A travers ces parures, un langage symbolique exprime de façon originale la fonction ou le statut social. Dans les diasporas, aux Etats-Unis ou dans la Caraïbe, à l'image d'Angela Davis ou de Bob Marley, nombreux sont ceux qui donnent à leur chevelure un caractère protestataire pour affirmer une identité et une différence, dont l'influence touche le monde entier.

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