In Fine

  • La collection d'estampes japonaises de la fondation Georges Leskowicz est l'une des plus impressionnantes qui soit en Europe. Comportant plus de 1800 pièces, elle offre un panorama complet de l'art de l'ukiyo-e de la période Edo. Elle rassemble les chefs-d'oeuvre des plus grands maîtres tels qu'Hiroshige, Hokusai, Utamaro, Sharaku, Harunobu. Parmi ses trésors, la fondation possède un ensemble unique et rarissime de 165 surimono, ce qui en fait l'une des plus grandes collections privées au monde.
    A l'inverse des estampes produites par les éditeurs pour le grand public, les estampes de surimono sont des commandes privées non commerciales, pièces rares et précieuses, éditées en très petit nombre, 20 à 100 pièces. Ses estampes sont commanditées par des cercles littéraires et des fans clubs d'acteurs lors d'occasions particulières : invitations, nouvel an, commémoration, nouvelles représentations théâtrales, etc. Les surimono sont créés et adressés à une élite citadine bourgeoise, férue de littérature, naviguant entre culture classique et distractions contemporaines.
    Libérés de contraintes commerciales, ces surimono se caractérisent par des impressions luxueuses, utilisant des pigments métalliques rares et des techniques d'impression raffinées : gaufrage, polissage du papier, laquage. L'artiste jouit d'une grande liberté d'expression et d'interprétation artistique. La valeur du surimono tient à la double complexité sémantique des poèmes et de l'image.
    L'art des surimono est encore peu connu des européens et pourtant, experts et collectionneurs ne peuvent que saluer la virtuosité technique de ses oeuvres particulières, la rareté et la richesse visuelle autant que littéraire. Ce livre constitue la première publication en langue française sur ce sujet.

  • Barbara Hepworth

    Collectif

    • In fine
    • 31 Octobre 2019

    Exposition présentée au Musée Rodin, Paris, du 5 novembre 2019 au 22 mars 2020, en partenariat avec la Tate Gallery de Londres.
    Figure majeure de la sculpture anglaise du xx e siècle, Barbara Hepworth a eu une brillante carrière d'envergure internationale, jalonnée de commandes publiques dont celle pour le secrétariat de l'ONU à New York. Figure de la sculpture organique, elle a participé au profond renouvellement des formes qui s'opère dans l'entre-deux-guerres, ce qui lui vaut de faire partie des grandes femmes sculpteurs du xx e siècle.
    L'artiste a beaucoup fréquenté le milieu artistique français dès les années 1930 et rendit visite à Brancusi, Picasso, Braque, Mondrian ou encore Kandinsky. Elle rencontra également Arp, Calder et Miro, et fut proche de Gabo, Moholy-Nagy, Gropius et Ozenfant. Invitée par Herbin et Hélion, elle exposa en 1934 avec Abstraction-Création, puis au Salon des Réalités Nouvelles en 1947.
    Le catalogue monographique offre une vue d'ensemble inédite de sa carrière et de son oeuvre, ainsi qu'une découverte de ses méthodes de travail grâce à l'évocation de son atelier. Il témoigne de la singularité de son esthétique, de la modernité de son vocabulaire formel proche de l'abstraction, qui produit une poétique propre à son oeuvre, fortement inspirée par la nature. Sont également présentés une dizaine de peintures, dessins et gravures, une sélection de documents et de photographies d'archives, ainsi que des outils et matériels liés à son processus créatif en provenance de son fonds d'atelier.

  • Exposition présentée au Musée de Grenoble, du 5 octobre 2019 au 5 janvier 2020 - en partenariat avec le Musée national Picasso-Paris.

    De Royan, qui correspond à l'épisode de la drôle de guerre, à l'établissement à Paris durant l'Occupation, dans l'atelier de la rue des Grands-Augustins, l'ouvrage s'attache aux jalons artistiques marquants de cette période dont les deux sommets sont sans aucun doute L'Aubade (1942) et L'Homme au mouton (1944). Durant ces années, fidèle à son obsession pour la figure féminine, Picasso ne cesse de revenir aux thèmes du portrait et du nu. La nature morte est un autre de ses motifs de prédilection et apparaît le plus souvent comme une allégorie de l'indigence, en ces temps où la nourriture est rare et rationnée. Enfin, de manière plus explicite, à travers la représentation de crânes d'animaux mais aussi de têtes de mort, Picasso traduit, avec un authentique sens du tragique qui n'est pas sans rappeler ses racines espagnoles, le drame de ces années obscures et d'une sourde violence.

  • Exposition présentée à l'Hôtel départemental des Arts du Var, Toulon, du 09 mars au 02 juin 2019 Olivier Rizzo alias Speedy Graphito expose depuis plus de trente ans son regard amusé et ironique sur le monde. Des murs peints aux expositions, ses oeuvres reflètent la mémoire de notre époque.
    L'histoire de l'art, le consumérisme, les nouvelles technologies... autant de sujets que de formes de représentations hautes en couleurs.
    Multipliant les styles et les médiums, il témoigne sans retenue, par sa créativité décapante, d'une liberté d'expression inspirée et joyeuse. Ses oeuvres, véritable journal de bord de son existence, résument son parcours de vie, son inlassable quête à représenter son aventure intérieure dans un monde en perpétuelle mutation.
    Rares sont les artistes qui peuvent présenter une telle boulimie de supports, de styles différents, une telle soif de créer. Speedy Graphito est de ceux-là, et son oeuvre prolifique ne cesse de nous étonner, de nous questionner.

  • Voilé.e.s / devoilé.e.s

    Collectif

    • In fine
    • 4 Juillet 2019

    Exposition organisée par le monastère royal de Brou, Bourg-en-Bresse, du 15 juin au 29 septembre 2019.

    L'exposition «Voilé.e.s / dévoilé.e.s » s'attachera à la représentation du voile, à travers toutes les époques.
    Du latin « velum », rideau, cet accessoire textile dissimule ou met en valeur certaines parties du corps, tel une frontière séparant le visible de l'invisible.
    Cet attribut vestimentaire appartenant à la tenue des femmes du bassin méditerranée depuis l'Antiqui- té, est aussi un sujet brûlant de nos sociétés modernes, sur lequel il est intéressant de prendre du recul pour mieux le comprendre. Parfois masculin, il revêt des significations et des types de représentations différentes suivant les contextes : voile de pudeur ou de deuil, religieux, identitaire ou allégorique, de soumission ou d'affirmation, de coquetterie voire de séduction...
    L'exposition, mêlant une soixantaine d'oeuvres de toutes époques (de l'Antiquité à nos jours) et de toutes natures (photos, peintures, sculptures...) montrera les multiples aspects du voilement et du dévoilement dans les arts.

  • La grotte d'Enlène n'est pas un simple habitat préhistorique parmi d'autres. Elle fut aussi le passage obligé, l'antichambre de la caverne des Trois-Frères avec laquelle elle communique par un long boyau.
    Des groupes de chasseurs-cueilleurs ont occupé Enlène dans toutes ses parties, jusqu'à 200 m du jour, peut-être pour se rapprocher des sanctuaires et de leurs « sorciers ».
    Les recherches ont révélé les traces de passage des Magdaléniens, les esquilles osseuses mystérieusement fichées dans les parois et les sols, et les zones d'habitat avec leurs foyers et pavages. Elles ont aussi révélé que cet habitat était un atelier où étaient façonnés des objets de la vie quotidienne et un art mobilier dont cet ouvrage établit le catalogue exhaustif.
    Qu'il soit amateur d'art, étudiant ou chercheur, le lecteur sera interpellé par l'inventivité dans l'élaboration des objets les plus divers, témoins d'une esthétique du quotidien. De nombreuses photographies aideront à faire partager notre empathie pour ces hommes, ces femmes et ces enfants qui firent halte à Enlène, il y a 17 000 ans, le temps de quelques saisons de chasse...
    Après la parution du Sanctuaire secret des Bisons (2009) et de La Caverne des Trois-Frères (, 2014), le lecteur, qu'il soit amateur, étudiant ou chercheur, aura désormais un ouvrage à consulter pour chacune des trois cavernes du Volp, avec leur histoire, leur problématique, leur richesse archéologique et leur extrême fragilité.

  • Exposition organisée par le Musée provincial Félicien Rops, Namur (Belgique), du 24 mai au 22 septembre 2019.

    Fils de l'artiste réaliste belge Charles Degroux (1825-1870), Henry de Groux (1866-1930) suit une formation à l'Académie de Bruxelles. Accepté au groupe des XX, il est obligé d'en démissionner pour avoir refusé d'exposer dans la même salle que van Gogh et avoir injurié celui-ci ainsi que Paul Signac et Toulouse- Lautrec.
    Protégé de Félicien Rops qui le prit sous son aile pour tenter de lancer sa carrière, il s'installe à Paris où il réalise la majeure partie de son oeuvre et côtoie d'autres artistes tels que Toulouse-Lautrec, Whistler, Gauguin, Ensor, Rodin et Debussy. Il fréquente également de nombreux écrivains, parmi lesquels son futur gendre Émile Baumann, Mallarmé, Apollinaire, Oscar Wilde, Léon Bloy - avec qui il entretient une amitié fusionnelle - Verlaine, Zola, Heredia, Gide, Milosz, Rémy de Gourmont et Huysmans.
    Il prend parti dans l'afaire Dreyfus et assure la protection de Zola contre la foule hostile à la sortie du tribunal.
    Peintre, lithographe, dessinateur et sculpteur, Henry de Groux multiplie les opportunités pour exprimer ses émotions qui semblent incontrôlables. Il reprend de grands textes de la littérature, tels ceux de Dante, ou de grands héros de l'histoire pour exalter la démesure de ses sentiments.
    À 22 ans, il réalise son chef-d'oeuvre un tableau de grand format, Le Christ aux outrages, conservé au Palais du Roure à Avignonet qui n'a plus été présenté dans une exposition temporaire en Belgique depuis l'Exposition centennale de l'art belge en 1930.
    L'artiste décèdera à Marseille le 12 janvier 1930, au terme d'une vie exaltée et instable.

  • Exposition organisée par le Musée des Beaux-Arts - La Cohue, Vannes, du 20 avril au 30 septembre 2019 et au Musée du Noyonnais, Noyon, d'avril à décembre 2020.

    S'il est habituel, et pratique, de classer les artistes par écoles, catégories ou influences, ce type de cloison- nement peut se révéler peu adapté à certaines personnalités ayant toute leur vie cherché à y échapper.
    Joseph-Félix Bouchor appartient précisément à cette catégorie d'artistes qu'il n'est pas possible de ratta- cher à un mouvement, ou plutôt qu'il faudrait rattacher à plusieurs : académiste, orientaliste, naturaliste, paysagiste, portraitiste, peintre militaire, il fut tout cela successivement...et parfois en même temps. Le talent seul du peintre n'apporte qu'une explication fragmentaire à cette diversité. Etudier une person- nalité aussi complexe nécessite de comprendre son époque, en d'autres termes d'interroger l'environne- ment pour expliquer l'homme.
    Né dans une famille de médecin, il mène une vie de bohème à Montmartre avec son frère poète, Maurice Bouchor, puis il se forme à la peinture en forêt de Fontainebleau. Voyageant beaucoup, il peint l'Égypte, l'Algérie, le Maroc... avant de s'installer à Freneuse en Seine-Maritime. À portée de Paris, ce coin de Nor- mandie ofre bien des thèmes à ce peintre de salon qui a un joli succès.

  • Le prix AICA France* de la critique d'art invite chaque année une dizaine de ses membres à défendre à tour de rôle le travail d'un artiste de leur choix.
    Chacun dispose de six minutes et quarante secondes, et s'appuie sur la projection d'une vingtaine d'images qui se succèdent toutes les vingt secondes. Autant d'approches différentes et de démonstrations éclairées. Autant d'analyses subjectives face à des oeuvres aux multiples résonances.
    Chercheur savant et vibrant, collecteur précis et intuitif, le critique d'art entremêle sensibilité et connaissances pour créer des ponts inédits entre analyse et fiction, réalité et poésie, actualité et utopie...

  • L'artiste Ben est un des artistes majeurs du XXe siècle, connu pour ses actions et ses peintures. Sa production, à la fois réflexion sur l'art dans ce qu'il a de plus fondamental et intégrant notre quotidien dans ce qu'il a de plus particulier, réussit à faire de la vie un art.
    Ben méritait de participer à cette programmation consacrée au cinéma dans le cadre des expositions « Nice 2019 : L'Odyssée du cinéma - La Victorine a 100 ans « , tant il a su faire appel à ce média, particulièrement pour les captations de ses performances artistiques.
    Suivre le déroulé chronologique de ses productions cinématographiques, c'est en outre réaliser un voyage dans le temps sur l'évolution des techniques cinématographiques, de leurs supports et de leurs usages. Mais pas seulement, Ben déploiera dans la Grande Halle du 109 une partie de son travail historique mais aussi invitera ses amis artistes à venir partager ce lieu pour y célébrer toutes les formes de créations originales.

  • Exposition organisée au Château royal de Blois, du 18 mai au 1 er septembre 2019.

    Maison d'enfance des deux filles de Louis XII et d'Anne de Bretagne, pouponnière des 7 enfants de François 1 er et Claude de France, palais familial pour Henri II et Catherine de Médicis qui viennent souvent à Blois pour rendre visite à leurs 10 enfants, puis demeure de la progéniture tardive d'Henri IV et de Marie de Médicis : le château n'a cessé de voir grandir ses enfants royaux !
    Nourrie de la richesse des diférentes sagas familiales du château royal de Blois, l'exposition «Enfants de la Renaissance» mêle intimement l'Histoire du château et l'évolution de l'éducation depuis le Moyen Âge, aborde les us et coutumes de la fin du XV e au début du XVII e siècle mais aussi le devoir de maternité des princesses ou encore la stérilité des rois et reines.
    Scindée en trois temps forts, l'exposition «Enfants de la Renaissance» présente :
    - les épreuves de la grossesse et de l'accouchement indissolublement liée à la mort, ou encore le personnage, essentiel, de la nourrice;
    - la figure enfantine et son portrait, son individualisation dans la société et sa distinction progressive avec le monde adulte;
    - l'enfance et le quotidien des dauphins ou futurs princes, apprentissage et enseignement organisé .

  • Testament artistique de l'artiste franco-japonais Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968), la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, connue aussi sous le nom de chapelle Foujita de Reims, conçue et entièrement décorée par lui entre 1965 et 1966, est devenue un lieu incontournable pour évoquer le célèbre peintre et la question de l'art sacré dans la deuxième moitié du XX ème siècle.
    Dans le sillage d'Henri Matisse à Vence, de Pablo Picasso à Vallauris ou de Jean Cocteau à Villefranche- sur-Mer, Foujita propose avec sincérité une oeuvre d'art total, un ouvrage d'apparente discrétion, mais traduisant de profondes convictions, qu'elles soient religieuses ou artistiques.
    C'est à Reims, en 1959, en la cathédrale, que Foujita reçoit son nom de baptême : Léonard. Il fait ensuite ériger, dans la cité des Sacres, une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-la-Paix, où il repose aujourd'hui au côté de son épouse Kimiyo. En 2013 et 2014, les héritiers de cette dernière ont donné au musée plus de 2 500 oeuvres et documents qui viennent de faire l'objet d'un catalogue de référence.
    Le guide viendra compléter la connaissance de ce créateur infatigable qui, à la veille de sa mort, s'attaque à la technique de la fresque.
    Cet ouvrage clair, pratique et bien illustré est proposé en trois versions : française, anglaise et japonaise

  • We were five

    Collectif

    • In fine
    • 27 Juin 2019

    Exposition organisée par le Musée Réattu, Arles, du 29 juin au 29 septembre 2019.

  • Exposition présentée au Musée du Louvre-Lens, du 25 septembre 2019 au 20 janvier 2020.

    Entre la disparition de la République des Deux Nations (Rzeczpospolita Obojga Narodów), celle du Royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie, conséquence du dernier partage de 1795, et la création de la Deuxième République (Druga Rzeczpospolita) marquant le retour à l'indépendance de la Pologne en 1918, 123 ans se sont écoulés. Plus d'un siècle durant lequel la Pologne n'est plus qu'un territoire sans nation, asservi aux puissances étrangères voisines que sont alors l'Empire de Russie, l'Empire d'Autriche et le Royaume de Prusse. Plus d'un siècle durant lequel les Polonais gardent toutefois l'espoir de recouvrer leur indépendance par des tentatives insurrectionnelles certes illusoires mais qui maintiennent la nécessité d'une « polonité » forte.
    C'est cette histoire d'une Pologne sans nation mais en quête de liberté qu'entend raconter le Louvre-Lens à travers une exposition de peintures des artistes les plus illustres de l'époque. Est mis à l'honneur l'oeuvre de ceux qui ont cherché à maintenir éveillée la conscience nationale, à faire vivre le souvenir d'un passé glorieux et à affirmer l'identité culturelle polonaise en s'inspirant notamment d'une historiographie nationale nouvelle et des écrits romantiques d'Adam Mickiewicz, Juliusz Slowacki ou encore Zygmunt Krasinski, défenseurs sans concession du patriotisme polonais, alors exilés à Paris.

  • Exposition présentée au Musée départemental Matisse, Le Cateau-Cambrésis, du 9 novembre 2019 au 9 février 2020 - En partenariat avec Le Louvre-Paris,/ Le musée d'Orsay/ Le MET de New York, La Maison familiale Matisse - Avec le précieux concours de La société des Héritiers Matisse.

    Toute sa vie, Matisse se considère comme un homme du Nord. On peut se demander comment, né dans une région aux tonalités grises et aux couleurs assourdies, il est devenu l'un des peintres de la couleur pure. La réponse est dans ses origines et dans le foyer textile artisanal dans lequel il a passé sa jeunesse.
    Le catalogue présente la genèse du parcours du maitre, l'influence des lieux dans lesquels Matisse est né et a grandi, son apprentissage et ses retours dans sa région natale et ses toutes premières oeuvres.
    Il a pour but de faire découvrir le travail de Matisse, de sa révélation à l'art en 1888 à ses premières peintures à Saint-Quentin en 1890, sa présence dans l'atelier Gustave Moreau à Paris et les différents ateliers parisiens qu'il a fréquenté, jusqu'à son Académie fondé en 1908 et fermé en 1911 à Paris.
    En plus de sa formation « scolaire », Matisse a beaucoup appris au contact des oeuvres d'autres artistes tels Cézanne, Van Gogh, Gauguin... ou en travaillant avec ses contemporains tels Marquet, Derain...

  • John hamon - c'est le texte qui fait l'artiste ou le degre zero de l'art Nouv.

  • Lydie Arickx ; arborescences Nouv.

    Traversant les genres, mêlant les matériaux et les formats les plus divers, l'oeuvre de Lydie Arickx célèbre la profusion de la vie par une puissance et une liberté d'invention qui en font l'une des artistes les plus singulières aujourd'hui. Ses arborescences dépassent le motif et ses prolongements symboliques pour constituer la matrice même de son travail, qui s'ouvre au multiple, à l'élan vital, aux croisements et métissages dans une pluralité joyeuse.
    Dans le sillage de grandes figures de l'histoire de l'art (Bosch, Grünewald, Goya, ou encore Ensor, Richier et Music), elle déploie une oeuvre intense qui charrie à la fois les tragédies de l'Histoire et la beauté du quotidien, la danse des couleurs et la pesanteur des matières.
    Face à ces oeuvres magnifiquement mises en scène, et subtilement éclairées par les textes qui les accompagnent, le lecteur se trouve embarqué dans une aventure éclatante, et profondément humaine.

  • 9e concept ; 30 ans de dialogue artistique Nouv.

    Depuis 30 ans le collectif d'artistes du 9ème Concept ne cesse de partager et diffuser auprès du plus grand nombre son esthétique à travers diverses expositions, résidences, concepts interactifs et happenings, déjouant les codes des musées et des galeries tout en essaimant dans l'espace urbain, pour rendre l'art accessible à tous.
    Le collectif, dont la ligne puise son inspiration dans la fusion de styles et genres variés (BD, tatouage, art premier, graffiti...), a su exploiter la publicité, la vidéo, le collage ou encore la fresque comme autant de canaux de diffusion novateurs pour rendre l'art accessible à tous.
    Né dans la rue avec l'utilisation de l'autocollant dans les années 1990, le collectif monté et incarné par Stéphane Carricondo, Ned et Jerk 45 poursuit son chemin jusqu'à exposer au Centre Pompidou, au Flow, dans les biennales de Street Art de Rio, Tokyo, Houston ou dernièrement avec le lancement des saisons des Francs-Colleurs dans différentes villes .
    Du 2 juillet au 20 décembre 2020, les membres fondateurs posent leurs valises, leurs bombes aérosols, leurs marqueurs et leurs pinceaux chez Fluctuart pour permettre aux curieux comme aux connaisseurs de (re)plonger dans 30 ans de création collective et de concepts artistiques (exposition rétrospective, résidence scratchpaper, performances live painting, soirées et ateliers tout public, soit six mois de programmation qui raviront curieux et connaisseurs)

  • Exposition organisée par le Musée national Gustave Moreau, du 12 février au 17 mai 2021 et le château de Waddesdon Manor (Buckinghamshire, Royaume-Uni) du 10 juin 2021 au 31 octobre 2021.
    L'histoire commence comme l'un de ces contes qui ont bercé notre enfance. Il était une fois un collectionneur, Antony Roux (1833-1913), natif de Marseille et grand amateur d'art, qui commanda à Gustave Moreau (1826-1898), peintre d'histoire fameux, des illustrations pour les Fables de La Fontaine (1621-1695). Réservés, à l'origine, à la seule jouissance du collectionneur et destinés à composer un unique livre, soixante-quatre chefs-d'oeuvre à l'aquarelle virent le jour à Paris, au 14, rue de La Rochefoucauld, entre 1879 et 1884.
    Notre souhait, en publiant, à l'orée du XXIe siècle, ces trente-cinq fables et les illustrations qu'en fit Gustave Moreau, est de les rendre aussi populaires que celles de Gustave Doré en leur temps et de retrouver ce bonheur d'enfance de la seule illustration en regard du texte de La Fontaine, sans autre commentaire.
    Le catalogue qui accompagne la présentation des oeuvres exposées explicite, de son côté, la genèse de cette extraordinaire série. La lecture de ces chefs-d'oeuvre de la littérature et la contemplation de ces chefs-d'oeuvre de l'aquarelle se su?sent ici à elles-mêmes et se passent de commentaire.

  • L'objet de ce catalogue est l'étude des soixante-quatre aquarelles illustrant les Fables de la Fontaine par Gustave Moreau (1826-1898) à la demande d'Antony Roux (1833-1913), l'un de ses principaux collectionneurs. Jamais exposées depuis 1906, trente-cinq d'entre elles reviennent aujourd'hui au musée Gustave Moreau, où elles ont été créées dans ce qui était alors l'atelier de l'artiste.
    Cette publication, qui rend compte dans le plus grand détail de la genèse de cette extraordinaire série, est une avancée majeure dans la connaissance de l'artiste. Grâce à un sujet populaire s'il en est, on découvre un Moreau rare et inédit, tout en lumière et en simplicité, qui sut, après Jean-Jacques Grandville et Gustave Doré au XIXe siècle, renouveler de manière magistrale l'illustration de ces chefs-d'oeuvre de la littérature française.

  • Comme la plupart des artistes de la modernité de la première moitié du XXe siècle qui s'installent dans la capitale, Raoul Dufy n'est pas, de naissance, un « Parisien de Paris ». Originaire du Havre, il quitte sa Normandie à l'âge de vingt-trois ans. Ses explorations le conduisent très vite à Montmartre, où il installe son atelier. Depuis le sommet de la Butte, il découvre le panorama parisien dont il transcrit, dès une première peinture de 1902, le moutonnement de la ligne des toitures et des cheminées, hérissé par les silhouettes des grands bâtiments et des célèbres monuments qui signent et signalent la spécificité de ce paysage urbain. Depuis des points de vue élevés, réels ou imaginaires, et jusqu'à la fin de sa vie, il déclinera sur tous les supports, pour tous les usages et destinations, et dans tous les formats, les infinies variations du Paris des années 1930, vu d'en haut.

    Like most of the modern artists in the first half of the twentieth century who settled in the capital, Raoul Dufy was not a 'Parisian of Paris' by birth. A native of Le Havre, he left Normandy at the age of twenty-three. His creative explorations soon led him to Montmartre where he set up his studio. From the heights of the Butte he discovered the panoramic views of Paris, and in an initial painting in 1902 he depicted the undulating outlines of the roofs and chimneys, broken up by the silhouettes of the major buildings and famous monuments that mark and characterise this urban landscape. From real or imagined elevated vantage points and until the end of his life, Dufy represented infinite variations of 1930s Paris seen from above on every type of support, for different purposes, and in every format.

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