Lieux-dits

  • Chassés du royaume de France en 1394, d'Espagne en 1492 et de Provence en 1501, nombre de Juifs trouvent refuge en Avignon et dans le comtat Venaissin, territoires pontificaux. Peuple témoin de l'Ancienne Alliance, ils bénéficient de la tolérance ambivalente des papes. Contraints à un regroupement définitif au sein de quatre juiveries en 1624, ils occupent un quartier, appelé carrière, dans les villes d'Avignon, Carpentras, Cavaillon et l'Isle-sur-la-Sorgue. Ces carrières, et celle désertée dès le 16e siècle de Pernes-les-Fontaines, possèdent encore des vestiges ou des monuments, témoignant d'un culte et d'une culture millénaires, teintés de particularismes judéo-comtadins. Ces sites remarquables font actuellement l'objet d'une demande de classement au titre du patrimoine mondial de l'UNESCO. Voyage en des temps révolus, ce circuit propose la découverte d'un riche patrimoine mobilier et immobilier, parfois encore affecté à un rite religieux, une immersion dans un pan de l'histoire juive.

  • Avec pas moins de 300 oeuvres créées en relation avec la Première Guerre mondiale, la Normandie est particulièrement riche en verrières dites commémoratives. Les premières sont posées dès 1916, alors que les évêques appellent à inscrire dans le marbre ou sur le verre les noms des paroissiens morts sur des terres lointaines. Forte de son engagement dans la guerre, l'Église souhaite faire passer des messages forts, la promesse du salut divin pour les soldats sacrifiés mais aussi l'attachement chrétien à la nation. Ces verrières, mi-religieuses, mi-patriotiques, prolongent et célèbrent ainsi l'Union sacrée. Jusque dans les années trente, des centaines de paroisses normandes offrent des verrières, dans une démarche tantôt individuelle, tantôt collective.

    Pour les maîtres verriers, la représentation des souffrances liées à la guerre est un exercice inédit et difficile. Si la plupart réadaptent des images traditionnelles, beaucoup sont amenés à composer des oeuvres originales. Quelques ateliers abandonnent le style académique pour exprimer ce drame contemporain dans une esthétique nouvelle teintée d'Art déco.

    Cet ouvrage offre un éclairage nouveau sur ce patrimoine de verre fragile et menacé, ses commanditaires et ses créateurs, et révèle la richesse et la diversité de l'art du vitrail en Normandie.

  • Lyon 68 raconte l'histoire de l'agglomération lyonnaise à travers les mouvements contestataires et alternatifs qui s'y sont développés entre 1958 et 1979. Dans la capitale des Gaules, et en lien avec la mobilisation nationale de 68 mais aussi notamment les luttes du Larzac et de LIP, on assiste durant ces deux décennies à l'émergence de nouvelles formes et de nouvelles thématiques de revendication : autogestion, luttes des femmes, écologie, libre expression de l'homosexualité, luttes des travailleurs immigrés, antimilitarisme... De nouvelles attentes politiques et sociales émergent, dont on trouve les premiers signes avant mai 68, contrairement à ce que l'éclatement brutal de la mobilisation étudiante et ouvrière des mois de mai-juin laisse supposer.

    Confrontée à un développement tous azimuts des formes de contestation, l'agglomération lyonnaise révèle alors ses failles. Ces années 68 vont brutalement mettre en évidence l'appartenance de Lyon à un ensemble national par son adhésion massive à la contestation née de mai-juin, à rebours des représentations d'une ville enfermée dans ses réseaux institutionnalisés et dominée par une élite industrielle et commerçante. C'est donc une dynamique sociale nouvelle qui s'impose alors à Lyon et dans le Rhône, à l'exemple de ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde.

    Le récit général est ponctué de focus consacrés à un événement social ou une thématique revendicative sans oublier une chronologie des événements marquants de mai 68 survenus à Lyon et sa périphérie.

  • Ce beau guide invite à une balade inédite au coeur de Lyon sur les thèmes de la soie, du textile et de la mode à travers les âges. Il permettra de découvrir, à pied ou en vélo, les lieux chargés d'histoire qui, notamment à la Croix-Rousse, sont encore imprégnés de « La Grande Fabrique » et des Canuts. Mais, et c'est là sa grande originalité, ce petit guide fait aussi le lien entre la soierie d'hier, la haute-couture et la création contemporaine lyonnaise, remarquablement innovante dans le domaine du textile et de la mode. Guide en main, plan à l'appui, le lecteur appréciera le Village des créateurs et les différents lieux de création de la Presqu'Île et des quartiers Saint-Jean, Saint-Paul et Saint-Georges. À la fin du volume, d'autres lieux sont proposés pour poursuivre la découverte à Lyon et en Rhône-Alpes...

  • Ce livre raconte l'histoire d'un territoire rural, celui des communes de Provence-Alpes-Verdon, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Dans cette zone de montagne, au fort relief très contraignant, alternent hivers rigoureux et étés torrides, fortes précipitations et périodes de sécheresse. L'étude retrace comment les hommes s'y sont implantés au fil des siècles : villages perchés du haut Moyen Age (comme Demandolx, Sausses, Saint-Benoît...) puis lent processus de déperchement à la fin du Moyen Age. Si les villages ont concentré la majorité de l'habitat, nombre de fermes sont « éclatées » : maison dans le village, dépendances agricoles disséminées sur les terres exploitées ou regroupées en hameaux spécialisés. Des générations de paysans ont ainsi peu à peu aménagé le territoire pour assurer leur subsistance dans ce milieu difficile, asséchant des marais, dressant des kilomètres de murets de pierres sèches, conquérant des terres lointaines. La nature des cultures a elle aussi laissé des traces inédites, comme les ruchers-placards, et façonné des paysages ponctués d'oliviers, de pruniers ou de châtaigniers, avant que l 'élevage ovin ne devienne la principale et souvent unique activité agricole. De nombreux exemples individuels donnent un aperçu très précis, parfois inattendu, des exploitations paysannes des années 1830. Enfin, l'architecture agricole est détaillée, des grandes fermes seigneuriales servant de villégiature, comme la Bastide du Prévôt, aux fermes alpines d'Allos, en passant par les cabanes d'estive et les divers bâtiments agricoles disséminés et omniprésents dans les cultures.

    Marceline Brunet ; Laurent Del Rosso ; Alexeï Laurent ; Maxence Mosseron ; Frédéric Pauvarel ; Françoise Baussan ; Sarah Bossy.

  • Bordé par le Doubs, qui forme une frontière naturelle avec la Suisse voisine, et marqué par les reliefs du Jura, mêlant plateaux et vallées, le Pays horloger demeure profondément attaché à l'industrie qui lui a donné son nom. Implantée au 18e siècle, celle-ci s'est largement développée dans la deuxième moitié du siècle suivant, fournissant aux sociétés suisses aussi bien que françaises l'ensemble des pièces composant la montre. Elle connaît une forte période d'expansion au 20e siècle, jusqu'aux années 1960-1970 où elle peine à s'adapter à l'arrivée du quartz et aux conséquences de la mondialisation. De la multitude d'entreprises apparues au fi l du temps, peu nombreuses sont celles qui parviennent à se maintenir jusqu'à nos jours. En réalisant l'inventaire du patrimoine industriel du Pays horloger, la Région Bourgogne-Franche-Comté a souhaité rappeler l'importance de la tradition horlogère dans le Haut-Doubs et ses caractéristiques, aussi bien techniques qu'architecturales ; tradition qui perdure aujourd'hui et qui contribue à façonner l'identité de ce territoire. Richement illustré, cet ouvrage invite le lecteur à parcourir les villes et les villages du Pays horloger pour comprendre comment cette industrie s'y est déployée, quels savoir-faire se sont développés, transmis et pérennisés, et comment s'organisent les différents ateliers concourant à la fabrication d'une montre (de ses multiples composants à son montage).

  • Riche d'un héritage artistique exceptionnel (Amboise, Chambord, Blois, Chaumont-sur-Loire, Chenonceau, Azay-le-Rideau...), le Val de Loire est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Parce que le mouvement intellectuel et artistique de la Renaissance s'y est exprimé avec une grande vitalité, la Région Centre-Val de Loire célèbre en 2019 le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci et l'esprit d'innovation propre à ce moment de notre histoire. Ce livre invite le lecteur à redécouvrir cet héritage à travers le regard des photographes de l'Inventaire général qui ont constitué le plus important fonds photographique professionnel consacré au patrimoine en région Centre-Val de Loire.

    Offrant parfois un regard inattendu sur certains sites phares (Blois, Chambord, château de Diane de Poitiers à Anet, château de Châteaudun, tour du choeur de la cathédrale de Chartres, hôtel Lallemant à Bourges), ce livre présente également des oeuvres moins connues mais de grande qualité grâce à ses six parcours en Beauce, Perche, Berry, Touraine, Blésois, Gâtinais, Sologne. Sensible à cette beauté, l'écrivaine Léonor de Récondo s'en est inspirée pour lui dédier un texte inédit. Un clin d'oeil au vocabulaire descriptif de l'architecture et du mobilier vient, de temps à autre surprendre le lecteur.

  • L'habitat en pan-de-bois compte parmi les richesses du patrimoine architectural de l'Alsace, jusqu'à former désormais l'une des facettes de son identité culturelle. Des Vosges du Nord au Sundgau et du piémont viticole aux berges du Rhin, plusieurs milliers de maisons et de fermes édifiées dans les villes et les villages témoignent du savoir-faire séculaire des charpentiers.
    Elles se distinguent des bâtiments en maçonnerie par le jeu graphique de leurs ossatures de bois, dont le dessin varie notamment selon l'époque de construction et le terroir.

    Cet ouvrage propose de porter un regard nouveau sur l'architecture urbaine et rurale en pan-de-bois et ses principes constructifs, en profitant des apports récents de la dendrochronologie et de l'archéologie. Il embrasse une histoire longue de sept siècles, débutant au XIIIe siècle pour s'achever au cours des années 1900, qui voit l'abandon progressif de « cet art de construire » traditionnel. À travers trois périodes chronologiques sont exposées les différentes manières de bâtir en pan-de-bois, les innovations et les permanences, ainsi que la richesse des techniques d'assemblage et la grande variété du décor sculpté.

    Les figures des différents artisans qui, du bûcheron au menuisier, participent au chantier de construction sont passées en revue dans un chapitre spécifique, complété par un lexique des principaux termes tecHNIQUES.

  • Régions-frontières, l'Alsace et la Moselle ont été tout à la fois enjeux et victimes des trois grands conflits meurtriers des XIXe et XXe siècles. Marquée par autant de changements successifs de nationalités entre France et Allemagne, la commémoration des « morts pour la patrie » y constitue un enjeu mémoriel particulier, douloureux et parfois délicat.
    Aux côtés des nécropoles nationales érigées à proximité des champs de bataille, les monuments aux morts qui sont élevés au lendemain de la Première Guerre mondiale illustrent ainsi, par la spécificité et la diversité de leur iconographie, cette histoire tourmentée. Comment commémorer le sacrifi ce pour la patrie alors que la majorité des morts ont combattu pour le camp adverse ? Comment panser ses plaies dans le contexte du retour à la France ? Les thèmes guerriers et la représentation du soldat vainqueur s'effacent au profit de nombreuses allégories à l'antique, féminines et intemporelles, ou de scènes religieuses.
    Fruit d'un regard croisé entre historien et historiens de l'art, l'ouvrage entend faire mieux connaître ce patrimoine si spécifi que près d'un siècle après son édification.

  • Le service Patrimoine et Inventaire de la région Centre-Val de Loire restitue dans ce livre ses recherches sur le fonds d'atelier du peintre-verrier Jean Mauret, installé depuis 50 ans dans le Cher.

    Fils et petit-fils de peintres-verriers, Jean Mauret naît en 1944 à Heiltz-le-Maurupt (Marne). Après ses études à l'école des beaux-arts de Nancy puis de Bourges, il s'installe en 1969 comme verrier et sculpteur à Saint-Hilaireen-Lignières (Cher). Il abandonne la sculpture en 1974 pour se consacrer pleinement au vitrail.

    Son travail s'articule autour de deux axes principaux : la restauration de vitraux anciens et la création de vitraux contemporains, essentiellement pour des églises protégées au titre des Monuments historiques (128 églises en France). Parallèlement, il réalise quantité d'oeuvres personnelles.

    Jean Mauret collabore également avec plusieurs artistes contemporains : Jean-Pierre Raynaud (abbaye de Noirlac), Gottfried Honegger (cathédrale de Nevers), Jan Dibbets (cathédrale de Blois) et Shirley Jaffe (chapelle dite de la Funeraria à Perpignan).

    En 2006, il abandonne la restauration pour se consacrer uniquement à la création. Cet ouvrage restitue l'oeuvre et la démarche créative d'un artiste qu'il faut placer parmi les grands peintres-verriers français de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe siècle.

  • Vichy, ville d'eaux

    Collectif

    Un beau livre à paraître sur l'histoire et l'architecture de cette ville modèle, née des sources et fortement pénétrée d'espaces naturels, qui a réussi, bénéficiant du soutien de l'État, à devenir la reine des villes d'eaux. Petite métropole, mais capitale par la monumentalité de ses thermes ou ses palaces, par ses lieux de mondanité, sa vie culturelle et son caractère cosmopolite.

  • Sur le versant oriental du massif des Vosges, la vallée de Munster ou vallée de la Fecht se déploie de la grande crête, qui trace la frontière avec les Hautes Vosges lorraines, jusqu'à la plaine d'Alsace pour déboucher à la hauteur de Colmar. Le canton de Munster en occupe la plus grande partie, dont les seize communes sont rassemblées dans la communauté de communes de la vallée de Munster.
    Trouvant son origine dans l'établissement d'une communauté monastique vers 660, la ville de Munster offre aujourd'hui, à travers son patrimoine, un résumé de l'histoire religieuse et politique de ce territoire de moyenne montagne. De grands bâtiments et les vestiges du cloître de l'abbaye bénédictine Saint-Grégoire voisinent avec les bâtiments du pouvoir de la Communauté du Val et de la Ville de Munster, entité politique singulière qui regroupa dix communes jusqu'à sa dissolution en 1847.
    Encouragée par les moines dès le Moyen Âge, l'exploitation de la montagne par l'élevage, le pastoralisme, la viticulture et l'activité forestière modèle les villages et transforme les paysages par la construction de fermes et de marcairies. La fabrication du fromage de Munster pendant la période de l'estive assure très tôt la réputation de la vallée hors des frontières alsaciennes. Elle constitue aujourd'hui un facteur d'attraction touristique essentiel dans les nombreuses fermes-auberges et auberges qui s'égrènent sur les hautes chaumes.
    Profitant de la force motrice des eaux de rivières abondantes, l'industrie cotonnière s'établit dans la vallée à la fin du XVIIIe siècle et pour plus d'un siècle et demi. Introduite et dominée par la famille des industriels Hartmann, elle densifie le territoire par l'édification de tissages et de filatures, et par la construction d'habitations d'une grande variété destinées à loger ouvriers, cadres et directeurs. Le paysage se voit également façonné par les exigences de l'activité textile à travers l'endiguement des lacs de montagne, le creusement de canaux hydrauliques alimentant les centrales d'énergie.
    La vallée trouve enfin un nouveau visage suite aux destructions considérables de la Grande Guerre, qui ruinent Munster et les communes de la Grande et de la Petite Vallée situées sur la ligne de front. Au cours de l'entre-deux-guerres, plusieurs dizaines d'architectes et d'entrepreneurs oeuvrent alors à leur reconstruction intégrale. Des communes nouvelles renaissent ainsi au coeur des paysages les plus pittoresques du massif.

  • "Entre 1920 et 1980, les stations de sports d'hiver construites dans les Alpes ont été de véritables laboratoires d'urbanisme et d'architecture. À travers la présentation de six d'entre elles (Megève, Courchevel 1850, Flaine, Avoriaz, Les Arcs et Les Karellis), les auteurs montrent comment les concepteurs ont répondu à ces nouvelles commandes par des créations originales propres à chaque site.
    Grâce à de nombreuses illustrations, découvrez ces stations depuis leur fondation : du domaine skiable aux stations sans voiture, du chalet skieur au studio cabine, l'ouvrage témoigne du caractère novateur de ces aménagements. Rarement montrés, les intérieurs rivalisent eux aussi d'ingéniosité.
    L'ouvrage s'accompagne d'une liste analytique des principaux acteurs de la conception des stations, d'un appareil critique, d'une bibliographie et d'un index."

  • Trente objets du patrimoine de Saône-et-Loire, protégés au titre des Monuments Historiques, témoignent de la diversité de l?activité humaine au cours du temps sur ce territoire de Bourgogne du sud. De nombreux objets remarquables ont été découverts dans les édifices les plus variés, de la petite église de campagne aux bâtiments publics en passant par les demeures privées.  Le calice en cristal de Roussillon-en-Morvan, la locomotive à vapeur 241 P 17 du Creusot et la pirogue monoxyle médiévale de Geugnon évoquent tout autant un inventaire à la Prévert qu?une affaire de spécialiste.
    Ce livre propose d?informer le touriste, l?amateur, le citoyen soucieux de la sauvegarde de son patrimoine, sur le sens et l'?histoire de ces objets et sur les moyens mis en ?uvre pour les protéger.
    Les exemples choisis permettent d?évoquer la vie d?un objet à travers les siècles, de sa création à sa reconnaissance patrimoniale. Sont évoquées également les possibilités d?action pour sa sauvegarde et les pistes de réflexion sur les nouveaux patrimoines.

  • Lyon photographiée

    Collectif

    Ils l?ont photographiée sous toutes les coutures, de haut, en bas, de jour, la nuit, de près, de loin, au fil de l?eau et du temps. La ville, leur ville, son atmosphère tantôt brumeuse, tantôt lumineuse, ses montées qui n?en finissent pas de descendre, ses rues qui se prennent pour des avenues, ses places qui ont l?allure de grandes plages. Et que dire de ses quais !
    Qui sont-ils, ces photographes qui nous livrent un siècle de Lyon ? Tout d?abordB lanc et Demilly, deux noms pour une signature, et laquelle ! Deux vies pour la photographie et des clichés du Lyon des années trente, véritables tableaux de maître.
    Dans leur mouvance, René Basset, Prix Niepce 1958. Aux aguets, il évalue sa ville et fixe l?air du temps. Les années 70, quelque chose n?est plus comme avant, il est là pour saisir cela. EtA ndré Gamet, photographe résistant de Lyon occupée, puis libérée, une photographie du quotidien dans l?histoire, dans la plus belle tradition humaniste.
    Il fallait bien que nos quatre photographes soient semblables à ces piétons que l?on voit dans leurs images, passants d?un jour, promeneurs de toujours, pour saisir toute l?essence et l?existence de cette ville, son état d?âme .Comme s?ils ne l?avaient pas seulement vue, regardée, admirée, mais aussi habitée, vécue de l?intérieur.

  • Pur produit de l'éclectisme parisien de la Troisième République, le théâtre à l'italienne, baptisé aussi « théâtre d'or », est un des monuments les plus remarquables de la commune de Cherbourg-Octeville. Sa construction, confiée entre 1879 et 1881 à l'architecte Charles de Lalande, intervient au terme d'une cinquantaine d'années de débats et de recherches au cours de laquelle les projets les plus divers ne manquent pas de se succéder.
    Le bâtiment, inauguré le 28 janvier 1882, est établi dans une ancienne halle aux grains, où l'architecte a habilement aménagé une scène et une salle de spectacle. Habillé d'une façade monumentale en pierre calcaire, celui-ci est alors décoré par une pléiade d'artistes, peintres, sculpteurs, ferronniers d'art, dont certains ont exercé préalablement leur talent sur le chantier de l'opéra Garnier et au théâtre de la Renaissance à Paris.
    Le décor sculpté de la façade, le grand escalier, le foyer, les loges du maire et du préfet maritime constituent, avec la coupole de la salle de spectacle peinte par Georges Clairin, les éléments les plus spectaculaires de cet édifice.

  • Des chefs d'oeuvres de la peinture italienne des XVI, XVII et XVIIIème siècle en Bretagne ? Véronèse, Tintoret, Gentileschi, Giordano, Guido Reni, est-ce possible ?
    Source d'inspiration des arts, à l'opéra () comme dans la peinture (Pont-Aven, le Surréalisme), la Bretagne est aussi un très riche conservatoire du patrimoine international. Pour la première fois, la totalité des grands musées de la Région, Nantes incluse, s'est coordonnée pour restaurer, exposer et publier cette richesse méconnue.
    De longue date déjà, la plupart des musées avaient entrepris d'étudier ces collections insignes et mondialement connues des spécialistes, patiemment réunies par des collectionneurs devenus de généreux donateurs : François Cacault à Nantes et Jean-Marie de Silguy à Quimper.
    S'appuyant sur les travaux universitaires de Mylène Allano, ainsi que la contribution de l'institut national d'Histoire de l'Art à Paris, dont celle de Michel Laclotte, ancien directeur du musée du Louvre, l'exposition entend ainsi faire le point sur la dette séculaire de la culture française à l'égard de l'Italie.
    Une des originalités du projet par ailleurs réside dans la collaboration des différents partenaires. Celle-ci a permis depuis plusieurs années de coordonner de vastes campagnes de restaurations orchestrées par le Centre de Recherche et de Restauration des musées de France à Versailles, permettant ainsi de révéler une sélection de 80 oeuvres majeures entièrement restaurées, dont beaucoup totalement inconnues du grand public.

  • Fondée sur une éminence au nord-est de la ville par la reine Mathilde de Flandre, épouse de Guillaume le Conquérant, l'Abbaye aux Dames offre un point de vue exceptionnel sur la plaine de Caen et son port. Au sein d'un parc d'une dizaine d'hectares, les bâtiments conventuels, entièrement reconstruits au XVIIIe siècle et classés Monuments historiques, donnent à voir l'un des plus beaux exemples normands d'architecture classique.
    À proximité de l'entrée subsiste l'abbatiale de la Trinité, romane, qui cristallisa au XIXe siècle l'intérêt des architectes et des historiens férus de patrimoine, tel le célèbre Victor Ruprich-Robert. Bien que remaniée, elle présente un aspect harmonieux voire original, tant dans son élévation que dans son décor sculpté qui renvoie à l'Orient.
    Bouleversés par les occupations militaires dès la Révolution, les bâtiments conventuels et leurs jardins, parcourus de majestueuses allées de tilleuls, reçoivent à compter du Premier Empire de nouvelles attributions hospitalières : l'hôtel-Dieu de Caen, devenu hospice Saint-Louis, cèdera la place en 1983 aux services du conseil régional de Basse-Normandie.
    S'appuyant sur une recherche documentaire approfondie, l'ouvrage retrace plus de 900 ans d'histoire tout en apportant un éclairage nouveau sur les périodes plus récentes de cet ensemble monastique, dont la brillante réhabilitation en fait aujourd'hui l'un des fleurons de la ville de Caen.

  • Créé à la Renaissance, le lycée Ampère a traversé les siècles sans presque avoir jamais changé d'affectation. Cependant, il a été sans cesse modifié pour répondre aux transformations sociales et politiques. D'abord école, puis collège dirigé par des laïcs, portant le nom de collège de la Trinité, il est remis aux jésuites en 1565, qui en font au XVIIe siècle une institution de renommée internationale. Loin d'être un lieu exclusif d'enseignement humaniste et religieux, le collège regroupe en son sein une bibliothèque, un cabinet des médailles et des antiques, un observatoire, un théâtre et une apothicairerie.

    Le départ des jésuites, contestés puis finalement expulsés de leurs maisons et collèges en 1763, entraîne la réorganisation administrative de l'établissement et de l'enseignement, mais c'est au XIXe siècle que se pose de façon récurrente, au fil des changements de régime et des réformes de l'enseignement, la question de l'adaptation des locaux à leur destination. Sans cesse en devenir, l'institution scolaire impose son rythme et modèle les espaces en fonction de besoins qui évoluent. Le lycée Ampère est entré dans une nouvelle phase de mutation depuis 2012, date à laquelle s'est engagé un vaste projet de restructuration. Cet ouvrage retrace l'histoire architecturale de ce bâtiment, relève les vestiges de son passé et les inscrit dans son évolution.

  • A Pantin, les vastes nefs d?acier de l?ancienne usine de tubes Pouchard intègreront le futur pôle d?activités. Un siècle d'?histoire, la sage d?une famille d?industriels qui aura marqué la ville et l?industrie.

  • Le traité de Francfort entre la France et la Prusse établit en 1871 l'annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine qui constituent un nouveau Land impérial de l'Empire allemand. Strasbourg, élevée au rang de capitale de ce territoire, doit témoigner de l'ambition impériale face à la France et être en mesure d'accueillir l'immigration massive d'allemands de souche ainsi que les institutions liées à sa nouvelle fonction. La ville va faire alors l'objet d'un projet d'extension qui va presque tripler sa superficie. C'est au coeur de ce nouveau quartier, appelé Neustadt, que l'empereur Guillaume Ier établit une nouvelle université. Ouverte dès 1872, celle-ci est destinée à constituer une vitrine de la science et de la pédagogie allemande et se doit de déployer de vastes moyens dans des installations convenant à la recherche et à l'enseignement. Véritable pivot de l'extension urbaine, cet ensemble prestigieux inauguré en 1884, porte des Pêcheurs, entre l'ancienne cité et les nouveaux quartiers, constitue, dès lors, une référence de l'architecture mise au service de la connaissance scientifique.
    Après avoir retracé la genèse de l'université, le présent ouvrage convie le lecteur à une promenade au sein des jardins universitaires, en lui faisant découvrir les secrets des bâtiments du campus, ainsi que leurs collections.

  • Canaux de Bourgogne

    Collectif

    Parcourant près de 600 kilomètres, les canaux de Bourgogne sont des marqueurs forts de l'identité régionale. Le transport y fut intense, les sites grouillants de vie. Maisons, sites d'écluses, ouvrages d'art ou de franchissement rythment le tracé des canaux et comme eux sont construits en réseau. Ils sont l'oeuvre d'architectes et d'ingénieurs des 18 et 19e siècles, qui ont façonné le territoire et réfléchi à son organisation.
    Les industries, qui ont constitué une raison d'être de ces voies d'eau artificielles, et les activités de loisirs aujourd'hui, contribuent largement à alimenter l'histoire de ces canaux. Ce livre permet de mettre en lumière un patrimoine historique et paysager varié. Il fait suite à l'inventaire mené par la région Bourgogne sur quatre voies navigables en Bourgogne (la Seille canalisée et les canaux de Bourgogne, du Centre et du Nivernais). Il vise à la fois à synthétiser les résultats de cette étude et à faire ressortir les caractéristiques exceptionnelles, ingénieuses ou insolites de chacun des canaux. Une première partie historique revient sur leur construction, une deuxième développe la notion de patrimoine technique en réseau et la troisième s'attache à l'environnement proche des voies d'eau, rives mais aussi paysages. Qu'ils soient naturels ou ponctués de châteaux, d'églises ou de villages, ces paysages, souvent antérieurs à la construction du canal, en sont aujourd'hui indissociables.

  • Cet ouvrage retrace un épisode singulier de l'histoire provençale. À partir de la fin du 19e siècle, l'essence de lavande connaît un véritable engouement. Pour faire face à la demande des parfumeurs grassois, toute la Haute-Provence se lance dans une production effrénée. Alors que de vastes territoires se couvrent de leurs célèbres champs aux lignes bleues-violettes, les lavandes de Barrême et de ses environs s'imposent rapidement comme les meilleurs crus.
    Dans les années 1920, les industriels de Grasse prennent une part active à la course à l'or bleu et investissent massivement ce petit village des Alpes-de-Haute-Provence, au coeur du Pays Asses, Verdon, Vaïre, Var. Pendant quelques décennies, ils y installent leurs usines et en font la capitale de la lavande, jusqu'à ce que le développement de la culture du lavandin, qui gagne notamment l'ouest du département, conduise à un inexorable déclin. L'aventure des lavandes de Barrême aurait pu tomber dans l'oubli. À l'heure où les routes de la lavande offrent en toute facilité l'opportunité de redécouvrir ce patrimoine vivant, la principale distillerie de Barrême, enfin réhabilitée en centre d'interprétation de l'industrie de la lavande, permet au public de découvrir tout un pan méconnu du patrimoine des Alpes-de-Haute-Provence.

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