Mousse Publishing

  • Lars Fredrikson

    Collectif

    Première grande monographie consacrée à l'oeuvre radicale du Suédois, peintre, dessinateur, sculpteur et précurseur des arts sonores (CD audio inclus).
    Publié à l'occasion de l'exposition rétrospective de Lars Fredrikson au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain à Nice, organisé en collaboration avec le Nouveau Musée National de Monaco et le fils de l'artiste, cet ouvrage est la première monographie consacrée à l'oeuvre radicale du Suédois, peintre, dessinateur, sculpteur et précurseur de l'art sonore (1926-1997). Au cours de sa longue carrière, l'artiste a créé un vaste corpus multidisciplinaire visant à remettre en question notre perception - les frontières entre le visible et l'invisible, la présence et l'absence, l'intérieur et l'extérieur.
    Cette publication s'intéresse en particulier à l'approche non linéaire de l'art prônée par Lars Fredrikson, son exploration corporelle des vibrations et son objectif de saisir les ondes et les fréquences invisibles qui nous entourent.
    Publié à l'occasion de la rétrospective de l'artiste au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain, Nice, du 16 novembre 2019 au 22 mars 2020.

  • Un recueil d'essais de critiques d'art, de philosophes, de commissaires d'exposition, de designers, de chercheurs et de conservateurs dont les réflexions portent sur les transformations du paysage actuel de la réalisation et de la production d'art.
    Publié suite au colloque international éponyme organisé par l'AMACI (Association des Musées d'Art Contemporain d'Italie) et l'OGR (Officine Grandi Riparazioni) en 2017.

  • Un ensemble d'essais issu d'un cycle international de séminaires et d'expositions organisé au Murate Progetti Arte Contemporanea à Florence en 2018, sur les questions des dynamiques de l'identité globale, analysées sous le prisme de la production culturelle, de l'hybridation des langues et des récits postcoloniaux.

  • Une anthologie inspirée des théories architecturales provocantes et visionnaires des artistes Madeline Gins et Arakawa. Pensé comme une oeuvre de fan fiction, cet ouvrage rassemble des essais académiques, des écrits littéraires et de la photographie.

  • Le catalogue de la 33e Biennale des Arts Graphiques de Ljubljana, avec pour commissaire d'exposition le collectif artistique Slavs and Tatars, examine les liens entre satire et arts graphiques.

    Publié suite à « CRACK UP - CRACK DOWN », 33e édition de la Biennale des Arts Graphiques de Ljubljana, du 7 juin au 29 septembre 2019.

  • Latoya Ruby Frazier

    Collectif

    Nouvelle monographie de l'artiste américaine LaToya Ruby Frazier, l'une des photographes les plus marquantes de sa génération, qui développe depuis le début des années 2000 une pratique documentaire à la fois personnelle et militante, en prise avec les réalités sociales, politiques et économiques des États-Unis.

    Réalisée entre 2001 et 2014 autour de trois générations de femmes - sa grand-mère, sa mère et elle-même -, l'ambitieuse série qui l'a fait connaître, The Notion of Family, témoigne du déclin de sa ville natale, Braddock, ancienne capitale de l'acier de la banlieue de Pittsburgh en Pennsylvanie, devenue ville fantôme. À partir d'expériences individuelles, l'artiste fait émerger une histoire collective et des problématiques de portée universelle. « Braddock est partout », dit-elle.
    L'exposition de LaToya Ruby Frazier au Mudam Luxembourg regroupe trois ensembles photographiques. Autour de The Notion Of Family, se déploient deux séries récentes prolongeant l'attention qu'elle porte aux classes ouvrières et à l'articulation entre vie personnelle et enjeux sociaux et politiques. La première, On the Making of Steel Genesis: Sandra Gould Ford (2017), est le fruit d'une étroite collaboration avec Sandra Gould Ford, photographe et écrivain, qui fut employée dans l'industrie sidérurgique à Pittsburgh et documenta de multiples manières la vie dans les usines et leur fermeture. La seconde, Et des terrils un arbre s'élèvera (2016-2017), résulte quant à elle d'un ambitieux projet réalisé dans le Borinage, près de Mons, en Belgique, avec d'anciens mineurs et leurs familles.

    Cette publication, paraît à l'occasion de l'exposition, présente les oeuvres des trois séries, un entretien avec l'artiste et un essai d'Elvan Zabunyan.

  • Roman Slgner

    Collectif

    Une documentation complète sur la « sculpture temporelle » installée par Roman Signer dans le Piémont, première oeuvre permanente conçue pour l'espace public par l'artiste suisse.
    A l'occasion de la quatrième édition du projet « All'Aperto » pour la création artistique dans l'espace public, Roman Signer a présenté Horloge, une « sculpture temporelle » édifiée dans les environs de Trivero, dans la région piémontaise.
    Cette publication, abondamment illustrée, documente la genèse, la production et l'installation de l'oeuvre de Signer au travers d'une préface d'Anna Zegna, d'une introduction par Andrea Zegna et d'une longue conversation entre Roman Signer, Barbara Casavecchia et Giovanni Carmine (directeur de la Kunsthalle St. Gallen) au cours de laquelle l'artiste revient sur sa carrière, sur son obsession pour les horloges et les volcans et sur la dimension temporelle de son travail.

  • Mark Barrow

    Collectif

    Première publication consacrée à l'oeuvre géométrique abstraite de l'artiste américain, constituée de deux petits livres complémentaires : un livre d'artiste et un catalogue de ses peintures et dessins (réalisés par Mark Barrow sur les toiles de lin tissées à la main par son épouse Sarah Parke), avec une conversation entre l'artiste et Matthew Higgs.

  • Cette publication retrace les multiples origines du corpus le plus emblématique du pionnier de l'Arte Povera : les célèbres igloos de Mario Merz, réalisés de 1968 jusqu'à la fin de sa vie. Des essais de Germano Celant, Lisa Le Feuvre, Pietro Rigolo et Mariano Boggia complètent un riche ensemble d'illustrations et de documents inédits, dont une interview de Merz réalisée en 1974 par Harald Szeemann, ainsi qu'une reconstitution photographique de l'exposition Igloos au Pirelli HangarBicocca.
    Reprenant l'exposition historique de Mario Merz organisée par Harald Szeemann en 1985 à la Kunsthaus de Zurich, l'exposition au Pirelli HangarBicocca a réuni plus de trent oeuvres de grande taille (au lieu de dix-sept initialement), constituant un panorama au grand impact visuel.
    À travers cet ensemble d'oeuvres, l'exposition révèle les aspects et les thèmes les plus novateurs de la recherche de Merz, qui s'inscrit dans le panorama artistique contemporain international des 50 dernières années, avec l'utilisation de matériaux naturels et industriels, un déploiement poétique et évocateur du mot écrit et le dialogue avec l'espace et l'architecture environnante.
    La pratique de Mario Merz s'est développée à Turin à partir des années 1950. Figure clé de l'Arte Povera, il a été l'un des tout premiers à utiliser le medium de l'installation en Italie, brisant la nature bidimensionnelle de l'image en intégrant dans ses toiles des tubes au néon et des objets du quotidien, tels des parapluies et des lunettes.
    À travers son travail, il étudie et représente les processus de transformation de la nature et de la vie humaine, en utilisant des éléments du domaine scientifique et mathématique, comme la spirale et la séquence de Fibonacci, et introduit, à partir de 1968, ce qui allait rester l'un des plus récurrents et représentatifs motifs de sa pratique depuis plus de 30 ans : l'igloo.
    Ces oeuvres, visuellement reliées à des habitations primitives, deviennent pour l'artiste l'archétype des lieux habités et du monde, ainsi qu'une métaphore des diverses relations entre intérieur et extérieur, entre espace physique et conceptuel, entre individualité et collectivité. Ses igloos se caractérisent par une structure métallique recouverte d'une grande variété de matériaux courants, tels que l'argile, le verre, la pierre, le jute et l'acier, souvent penchés ou enlacés de manière instable, ainsi que par l'utilisation d'éléments et d'écritures au néon.
    Cinquante ans après la création du premier igloo, l'exposition offre un aperçu du travail de Mario Merz, de son importance historique et de sa grande portée novatrice. Rassemblés dans de nombreuses collections privées et musées internationaux, comme le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía à Madrid, la Tate à Londres, la Nationalgalerie à Berlin, le Van Abbemuseum à Eindhoven, le Kunstmuseum Wolfsburg à Wolfsburg et le Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen à Düsseldorf, les igloos sont présentés ensemble en si grand nombre pour la première fois.
    Le catalogue contient une documentation photographique détaillée de l'exposition, ainsi que des contributions de Germano Celant, Lisa Le Feuvre et Pietro Rigolo, et des notices pour toutes les oeuvres présentées.
    Publié suite à l'exposition éponyme au Pirelli HangarBicocca, Milan, du 25 octobre 2018 au 24 février 2019.

  • Première publication dédiée aux films de l'artiste.
    Publié à l'occasion de l'exposition « Paul Sietsema: Films and Works » au Museum of Contemporary Art Denver, de juillet à octobre 2014.
    Le travail de Paul Sietsema (né en 1968 à Los Angeles, vit et travaille à Los Angeles et à Berlin) est basé sur une stratégie de formalisation du processus de production artistique et de transposition d'informations visuelles entre différents médiums. L'artiste filme en 16 mm des objets - parfois ses propres sculptures et peintures - ou des espaces intérieurs qu'il a scrupuleusement reconstruits sous forme de maquette, constituant une « encyclopédie des manifestations physiques, visuelles, et intellectuelles de l'espace » pour explorer nos modes de perception.

  • Prometheus Unbound

    Collectif

    Qu'est-ce qui définit les cultures ? Sont-elles durables ? Et quels sont les fondements la culture européenne ? Prenant comme point de départ la figure de Prométhée, ce catalogue examine un ensemble de problématiques lié à la notion de culture. Il rassemble des oeuvres de Jonathas de Andrade, de Lothar Baumgarten, de Yervant Gianikian & Angela Ricci Lucchi, de Friedemann von Stockhausen, de Clemens von Wedemeyer et d'Aimée Zito Lema.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au festival Steirischer Herbst, Graz, du 23 septembre au 03 décembre 2017.

  • Coffret rassemblant une série de cinq catalogues éditée sur deux années pour accompagner un cycle d'expositions autour du spectre des couleurs, avec comme pièce maîtresse l'oeuvre Vocabulary of Solitude, une installation composée de 45 sculptures de clowns grandeur-nature. Édition limitée à 100 exemplaires, coffret signé par l'artiste.

    Ce coffret rassemble les publications suivantes : Good Evening Beautiful Blue, The World Just Makes Me Laugh, Let's Start This Day Again, Golden Days & Silver Nights et Vocabulary of Solitude.

    Publié suite aux expositions « Vocabulary of Solitude » au Museum Boijmans Van Beuningen, Rotterdam, du 13 février au 29 mai 2016 ; « Giorni d'oro + Notti d'argento » au Mercati di Traiano and Museo dei Fori Imperiali et au musée MACRO, Rome, du 10 juin au 11 septembre 2016 ; « Let's Start This Day Again » au Contemporary Arts Centre, Cincinnati, du 6 mai au 20 août 2017 ; « The World Just Makes Me Laugh » au Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive du 28 juin au 26 août 2017, et « Good Evening Beautiful Blue » au Bass Museum of Art, Miami, du 29 octobre au 25 mars 2018.

    Ugo Rondinone (né en 1963 à Brunnen, Suisse) a vécu de nombreuses années à New York. Utilisant tour à tour la photographie, la vidéo, la peinture, le dessin, la sculpture, le texte et le son pour de grandes installations, à la fois hypnotiques et mélancoliques, dans lesquelles il se met parfois lui-même en scène (déguisé en clown triste ou maquillé en figure de magazine de mode), Rondinone est un virtuose des formes et des techniques. Il développe des environnements sensoriels déstabilisants en jouant d'une manière poétique et très personnelle avec des éléments formels directement empruntés au monde extérieur, références à l'histoire de l'art et à la culture populaire, mais aussi au quotidien le plus banal (ampoules électriques, masques, arbres, auxquels Rondinone donne une dimension poétique en les isolant, les grossissant ou les soumettant à un traitement matériel particulier). Son travail, qui couvre ainsi une palette créative très large allant de paysages aux allures romantiques dessinés à l'encre de Chine à des sculptures lumineuses dont les couleurs de l'arc-en-ciel rappellent le psychédélisme des années 1960, conduit le spectateur à une expérience synesthésique.

  • Oslo Pilot

    Collectif

    Oslo Pilot est un projet de recherche visant à explorer les relations entre art et espaces publics, mené dans le cadre de travaux préliminaires à la première édition de la Biennale d'Oslo, en mai 2019. Cette publication rassemble un recueil de textes inédits ou réédités autour du sujet, ainsi qu'une transcription du symposium éponyme.

    Contributions de Lida Abdul, Kim Henning Andreassen, Merete Joelsen Aune, Mark Bain, Amy Balkin, Lene Berg, Dineo Bopape, Barbara Browning & Yve Laris Cohen, Pavel Büchler , Alice Creischer & Andreas Siekmann, Dora García, Mette Edvardsen, Marte Eknæs, Cassius Fadlabi, Jan Freuchen & Sigurd Tenningen, Alberto Giacometti, Félix González-Torres, Matthew Goulish, Johan Grimonprez & Catherine Bernard, Lina Viste Grønli, Ane Hjort Guttu, Flaka Haliti, Thomas Hirschhorn, Liv Kristin Holmberg, Jonas Ib F.H. Jensen, Farhad Kalantary, Mike Kelley, Karl Larsson, Mara Lee, LIGNA, Minouk Lim, Lotte Konow Lund, Inger Wold Lund, Metahaven, Henri Michaux, Juan Muñoz, Miriam Myrstad, Maurizio Nannucci, Maria Nordman, Douglas Park, Matthew Rana, Martha Rosler, Allen Ruppersberg, Natascha Sadr Haghighian, Lisa Tan, Lisa Torell, Vibeke Tandberg, Jan Verwoert, Annee Grøtte Viken, Andy Warhol, Haytham El-Wardany, Stephen Willats, Pamela Wye, Knut Åsdam.

  • Things we do together : the post-reader Nouv.

    Un recueil d'essais et de conversations franches avec des praticiens autour des pratiques collaboratives, à l'intersection de l'art, de l'éducation et de l'activisme.
    La collaboration est plus qu'un simple mécanisme de gestion collective des ressources. Elle peut être un moyen de perturber les systèmes existants tant dans le monde de l'art que dans la vie quotidienne, où le capitalisme et l'individualisme extrême conduisent à l'effondrement des communautés et à l'aggravation des inégalités sociales. Les artistes, les activistes, les chercheurs et les éducateurs initient des situations sociales partout dans le monde ; là où les institutions les abandonnent, ils établissent les leurs. Ils travaillent collectivement au profit de la communauté et en coopération avec celle-ci. Le champ d'influence de leurs pratiques se situe plus souvent en dehors de la galerie qu'à l'intérieur. Ils considèrent l'art comme un outil de construction de la communauté, et non comme un moyen de produire des biens commercialisables. Leurs recherches, leurs processus et leurs collaborations à long terme impliquent l'échange, la confiance et les prises de risque assumées. Ils s'opposent aux lois du marché et mettent l'accent sur le travail d'équipe, la solidarité et l'économie du don. Ils redéfinissent le concept d'art et opèrent une sorte de piratage des systèmes. Ils produisent des systèmes d'enseignement et de désapprentissage alternatifs, ainsi que de nouvelles économies et de nouveaux espaces d'imagination.
    Dans leurs pratiques variées, les contributeurs de ce recueil mobilisent des compétences dans de nombreux domaines. Ils soutiennent et créent des communautés dans le monde entier, à Ursus en Pologne, en Amazonie, dans un village de Java, dans la banlieue de la Nouvelle-Orléans. Les propos recueillis ici sont le fruit de nombreuses années d'expérience en Ukraine, en Pologne, en Indonésie, au Mexique, aux États-Unis et au Brésil, et peuvent être considérés comme une feuille de route, un recueil d'approches et de recommandations, et une source d'inspiration pour l'action.
    Cette exposition trouve son origine dans l'exposition Gotong Royong. Things We Do Together organisée au Centre d'Art Contemporain le Château Ujazdowski, à Varsovie, en 2017.

  • Georgia Gardner Gray

    Collectif

    Première monographie consacrée à la jeune peintre américaine, dont l'univers expressif et coloré prend pour thème principal le quotidien des marginaux. L'ouvrage présente également les oeuvres théâtrales de l'artiste et fait le lien entre ses deux pratiques.

    Publié suite à l'exposition de l'artiste au Kunsthalle Lingen, dans le cadre du Lingen Art Prize 2018, du 15 septembre au 11 novembre 2018.

  • Cette publication documente un projet inspiré de l'ouvrage Fahrenheit 451, dans lequel des interprètes mémorisent un livre de leur choix, constituant ainsi une bibliothèque vivante consultable par des visiteurs.

  • Une anthologie des textes d'expositions du Wattis Institute de 2014 à 2019. Célébrant la variété des voix et des formes de l'écriture curatoriale, cet ouvrage offre une contribution unique à l'étude de la critique d'art, de la curation et de l'histoire des expositions.

  • Monographie de référence (l'ouvrage le plus exhaustif à ce jour sur Robert Overby, avec une abondante iconographie, trois essais, une conversation à trois voix et une chronologie complète) : une vue d'ensemble d'une oeuvre parmi les plus secrètes de l'art américain d'après-guerre, dont la diversité, l'aura et l'influence actuelles sont inversement proportionnelles à sa visibilité du vivant d'Overby.
    Publié à l'occasion de la première exposition rétrospective de Robert Overby en Europe, organisée conjointement par quatre institutions en 2014-2015 : Centre d'Art Contemporain (Genève), GAMeC (Bergame), Bergen Kunsthall et Le Consortium (Dijon).
    Robert Overby (1935-1993) a produit une oeuvre éclectique qui a rarement fait l'objet d'expositions de son vivant. Bien qu'ayant employé une grande diversité de médiums et ayant abordé divers sujets, Overby n'a cessé d'opérer des retours à la figure humaine. Ses sculptures en polyuréthane et ses moulages en latex ont marqué l'histoire des expérimentations artistiques des années 1960-1970 et partagent des liens conceptuels cruciaux avec certains des développements les plus importants qui eurent lieu dans les mouvements de l'art processuel, de l'Antiforme et du post-minimalisme.
    Robert Overby est né à Harvey dans l'Illinois et, pour la majeure partie de sa vie, travaille à Los Angeles. Alors qu'il rencontre le succès en tant que graphiste - il crée notamment le logo Toyota, toujours en usage aujourd'hui -, Overby entame en 1969 sa production artistique, et développe un impressionnant ensemble d'oeuvres caractérisées par une constante expérimentation des matériaux et des procédés. Ses premières oeuvres les plus emblématiques sont des moules d'éléments architecturaux - portes, fenêtres, façades - en plastique, latex et béton; des pièces qui se situent entre la sculpture, la peinture et l'installation, et qui révèlent une approche conceptuelle des conséquences matérielles du temps qui passe.
    Les oeuvres produites entre 1969 et 1973, période cruciale d'intense productivité documentée dans le livre d'artiste 336 to 1. August 1973 - July 1969, illustrent la réflexion très personnelle de l'artiste sur les productions artistiques récentes et concurrentes, notamment les sculptures molles de Claes Oldenburg et les expérimentations post-minimalistes sur la perception des surfaces. Le travail d'Overby se distingue néanmoins rapidement de ces pratiques et évolue vers une approche plus psychologique et narrative, qui appréhende l'architecture et l'espace domestique comme une extension de la dégénérescence corporelle, et que l'artiste nomme « Baroque Minimalism ». C'est peut être sa préoccupation avec la nature physique de la mémoire qui font de son travail une oeuvre si pertinente dans le contexte de l'art des années 1990 et celui d'artistes plus tardifs comme Rachel Whiteread, Kai Althoff et Seth Price, pour n'en citer que quelques-uns.
    En 1973, la peinture devient un médium central pour Overby. L'artiste produit une série d'oeuvres figuratives qui explore la représentation du corps humain comme un site où l'identité est transformée, exprimée de manière théâtrale et dissimulée. De tailles et de styles différents, sa production picturale comprend à la fois des oeuvres intimes et délicates dans lesquelles les éléments figuratifs se mêlent à l'abstraction, et des pièces exubérantes et provocantes qui font références à la culture populaire, la sexualité et le consumérisme.
    Une exposition rétrospective lui a été consacrée au UCLA Hammer Museum. Ses travaux ont intégré les collections des plus grandes institutions américaines Art Institute of Chicago, Whitney Museum of American Art, Museum of Contemporary Art, Los Angeles, San Francisco Museum of Modern Art, Los Angeles County Museum, Museum of Modern Art, New York...

  • Fluxbooks

    Collectif

    Cette première étude sur le rôle et le statut du livre d'artiste au sein du mouvement Fluxus propose un retour détaillé sur une des transformations les plus productives et irrévérencieuses du médium livre à ce jour.
    « Abandonnant le rôle officiel et la nature élitiste du médium livre, les productions éditoriales de Fluxus ont occupé une position clandestine, refusant les formes conventionnelles et tout esprit commercial, assumant le rôle d'instrument de lutte pour impacter, à sa manière, sur la dichotomie entre vie et art. Cela a permis aux artistes de jouir d'une autonomie complète en terme de production en devenant leurs propres éditeurs ainsi qu'en utilisant de nouveaux procédés d'impression, souvent à bas prix, pour une plus large distribution (pochoirs, photocopies, offset).
    Remplaçant les musées, galeries et théâtres, les livres ne furent plus alors le simple support de l'information, mais bien le potentiel intermédiaire de la pratique artistique. Ils devinrent événements, cadre des pensées et des images, et présence physique des oeuvres artistiques. La structure traditionnelle du livre-objet fut peu à peu jugé inadaptée, elle se changea donc en boîte, conteneur, classeur. » Cet ouvrage n'est pas conçu comme un compte-rendu de l'histoire de Fluxus, la nature profonde du mouvement, fluide et ininterrompue, rendant difficile toute approche strictement historique. Considérant ce caractère insaisissable du mouvement, les éditeurs n'ont pas jugé opportun d'accompagner cet ouvrage d'un appareil critique trop rigide. Les notices détaillées et, surtout, les nombreuses images des livres eux-mêmes, éclairent cependant d'un jour nouveau la nature et le développement de la pratique du livre d'artiste au sein de Fluxus.

  • Cet ouvrage constitue une documentation en trois parties de la collaboration au long cours entre l'artiste Pope.L et le commissaire d'exposition Dieter Roelstraete, articulée autour des questions de connectivité, de foyer et de migration, abordant également le rapport entre l'art et le savoir.

  • Ce catalogue propose une relecture du mouvement Pop art européen à travers une sélection d'oeuvres issues de deux collections privées majeures. 42 oeuvres réalisées entre 1956 et 1966, par des artistes britanniques, allemands, les Nouveau réalistes français... ainsi qu'une importante section consacrée au Pop art italien (avec David Hockney, Allen Jones, Martial Raysse, Jean Tinguely, Daniel Spoerri, Gianfranco Baruchello, Michelangelo Pistoletto...).

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au MASI - Museo d'arte della Svizzera italiana, Lugano, du 23 septembre 2018 au 6 janvier 2019.

  • Cold revolution : central and eastern european societies in times of socialist realism, 1948-1959 Nouv.

    Issue d'une conférence internationale et d'un projet curatorial à la Zacheta - National Gallery of Art, Varsovie, en 2020-2021, cette publication est consacrée au réalisme socialiste, une période sensible et problématique de l'histoire de l'art contemporain, interrogeant la relation entre la culture visuelle des années 1950 et la révolution sociale radicale qui a eu lieu en Europe centrale et orientale dans le climat « froid » des tensions internationales croissantes et du renforcement des dictatures communistes.

  • Recueil d'essais inédits traitant de l'évolution de la notion d'utopie vers celle de dystopie dans les discours actuels de l'art et de la culture (publication accompagnant l'exposition éponyme au MAAT, Lisbonne).

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au MAAT - Museum of Art, Architecture and Technology, Lisbonne, du 22 mars au 21 août 2017.

  • Catalogue de la 15ème édition de la biennale genévoise consacrée aux films et vidéos d'artistes. La publication documente les 27 oeuvres produites pour l'événement à travers une série d'entretiens avec les artistes participants par des curateurs et des producteurs internationaux (du 9 novembre 2016 au 29 janvier 2017 au Centre d'Art Contemporain Genève).

    Entretiens avec Sophia Al-Maria par João Laia, Yuri Ancarani par Andrea Bellini, John Armleder & Stephan Eicher par Jeanne Graff, Karimah Ashadu par Dominic van den Boogerd, Trisha Baga par Anja Lückenkemper, Bertille Bak par Caroline Bourgeois, Hicham Berrada par Ralph Rugoff, Phoebe Boswell par Ndinda Kioko, Pauline Boudry & Renate Lorenz par Helga Christoffersen, Wu Tsang par Pia Bolognesi & Giulio Bursi, Brian Bress par Andrew Berardini, Loulou Cherinet par Elvira Dyangani Ose, Massimo D'Anolfi & Martina Parenti par Fabrizio Polpettini, Alessio Di Zio par Andrea Bellini, Bodil Furu par Yvette Mutumba, Jenna Hasse par Fabrizio Polpettini, Emilie Jouvet par Andrea Bellini, Evangelia Kranioti par Emilie Bujès, Salomé Lamas par João Ribas, Cinthia Marcelle & Tiago Mata Machado par Graham Domke, Boris Mitic par Fabrizio Polpettini, Tracey Rose, Cally Spooner par Cecilia Alemani, Kerry Tribe par Yann Chateigné, Emily Wardill par Emilie Bujès.

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