Musees D'art Contemporain De Val De Marne

  • Compagne de route du MAC VAL depuis l'ouverture du musée, Melanie Manchot a participé à des expositions collectives (« Emporte-moi », « Let's Dance », « Situations », « Tous, des sang-mêlés »).
    Elle a participé également aux Nuits Blanches-Paris en 2009 et 2011 à l'invitation d'Alexia Fabre et Frank Lamy. C'est donc très naturellement que l'idée d'une exposition monographique est née afin de prolonger cette proximité.

  • La première exposition monographique de Jean-Luc Verna dans une institution offrira un parcours parmi une sélection d'oeuvres mettant en avant la constance et la récurrence des motifs et préoccupations de l'artiste. Il s'agira moins de donner à voir des objets d'art que de donner à éprouver et retranscrire en espace l'expérience singulière de son art. Si le dessin constitue « la colonne vertébrale de son oeuvre », Jean-Luc Verna est un artiste polymorphe, sa pratique incluant également la photographie, la sculpture, ou encore la performance, formant un ensemble cohérent autour du corps, de son propre corps, dans toutes ses dimensions et humeurs, tour à tour glorieux, misérable, jouissant, souffrant, vivant.
    À la fois acteur, musicien, chanteur, plasticien, dessinateur et photographe, né en 1966 à Nice, Jean- Luc Verna se met très souvent en scène dans ces oeuvres : devenu lui-même une oeuvre d'art élaborée au gré de tatouages, piercing ou maquillage, il est un sujet privilégié lorsqu'il s'agit de représenter le corps. L'autoportrait s'insère donc discrètement dans ses dessins, des transferts retravaillés à l'aide de pastels ou de fards, mais également de façon plus directe par la photographie.
    Les dessins, faisant apparaître le motif récurrent de l'étoile, mais aussi des éléments macabres, rendent compte d'un univers assez sombre et mélancolique. La série photographique permet quant à elle d'établir un lien entre Histoire des arts et Histoire du rock de façon ludique et subversive : Jean- Luc Verna y reprend des poses de tableaux célèbres qui ont été adoptées, volontairement ou non, par des stars du rock. Les références au monde du cinéma, et à la Paramount (Paramour) en particulier, et le thème de la vanité sont également des éléments clés de l'oeuvre.
    Pour ce catalogue également rétrospectif, qui s'inscrit entre le carnet de bal et le registre de deuil, l'artiste a souhaité inviter de nombreux auteurs à livrer leur vision de l'exposition, de son travail ou de lui-même : Laurent Devèze, Emmanuelle Lequeux, Philippe Liotard, Corinne Rondeau, Claude- Hubert Tatot, Bernard Vouilloux. Textes auxquels répondent ceux du commissaire Frank Lamy et de la conservatrice en chef du MAC VAL Alexia Fabre, ainsi qu'un long entretien avec l'historienne de l'art Valérie Da Costa.

  • Plus qu'une collection de commentaires, " c'est pas beau de critiquer ? " est un véritable programme culturel et scientifique mis en place dès l'ouverture du mac/val.
    Imaginé en partenariat avec l'aica, l'association internationale des critiques d'art, il réunit autour de la collection du musée une pluralité de paroles critiques : ni des histoires de l'art, ni des formules didactiques, mais des pratiques diverses de l'interprétation. tous les deux à trois mois, un critique membre de l'aica est invité à choisir une oeuvre dans la collection et à proposer un texte court, offert au visiteur face à cette même oeuvre.
    Les vingt-cinq contributions ici réunies constituent un paysage non exhaustif de la diversité de la critique d'art en france et à l'étranger.

  • L'oeuvre d'art contemporain est un « objet » de passion, une présence physique dérangeante, à la moralité parfois désignée comme douteuse pour justifier de tel ou tel acte de vandalisme, de destruction volontaire. À partir de contributions de critiques, historiens de l'art, juristes, restaurateurs, artistes et philosophes, les actes de ce colloque feront dialoguer art, vandalisme et conservation, tentant de circonscrire les forces qui poussent à conserver à tout prix, restaurer à grands frais, à refaire ou réitérer ou détruire ces oeuvres sacralisées par la collection privée ou publique. Que nous racontent ces gestes du rapport du regardeur à l'oeuvre, toujours en mal de légitimation ou de définition ? Qui fabrique l'autorité de l'oeuvre d'art contemporain : la collection publique, son exposition, le regardeur ? Qu'arrive-t-il quand cette autorité fait défaut ? Dégradation, vandalisme, retrait de l'artiste, du « geste créateur » ? Qui pourra la sauver ? L'artiste en personne, le restaurateur, l'historien, l'avocat, le collectionneur ?

  • « Lignes de vies - une exposition de légendes » réunit les gestes artistiques de quelques soixante-dix artistes de générations et de pratiques différentes. Cette exposition s'inscrit dans une ligne de programmation qui, depuis l'ouverture du musée avec les expositions « Détours » de Jacques Monory (2005) et « Le Grand Sommeil » de Claude Levêque (2006), s'attache à questionner les modalités et instances de construction de l'identité, ou plus précisément, des identités.
    C'est ici vers des territoires intimes et personnels que l'on se tourne. En effet, les oeuvres (au masculin comme au féminin) réuni-e-s dans l'exposition font de l'autobiographie et de la biographie une matière première, plastique, générant une réflexion autour des identités, de la mise en scène et de la construction de soi. Il s'agit d'interroger les relations entre l'art et la vie, et à terme, de questionner l'effectivité de l'art, son inscription dans le réel, au travers de postures artistiques diverses qui, toutes, mettent en oeuvre (entre illustration et activation) la dissolution de cette supposée frontière.
    Considérant que l'identité est une fiction qui se performe, un récit multiple et fragmenté, se raconter, faire de sa biographie - de sa geste - une matière première est donc un acte de déconstruction, d'affirmation, d'« empuissancement », de révolution moléculaire. Un geste politique de reprise en main de la narration de sa propre légende. Cette réflexion s'inscrit dans une mise en perspective critique du narcissisme et de l'exhibitionnisme contemporain, mais également la promesse de réalisation de soi par la consommation exaltée par les forces marketing. Il s'agit ici non pas tant de se représenter que de se construire, de s'inventer, de choisir, de refuser les assignations.
    Au coeur de la salle d'exposition se déploie un espace de lecture. Y sont rassemblés des livres de diverses natures (romans, catalogues, livres d'artistes, ouvrages théoriques...) ayant tous en commun d'être écrit à la première personne du singulier par des artistes plasticiens. Ce cabinet de lecture pointe l'origine et la dynamique littéraire de ce projet qui propose aux visiteurs et visiteuses un temps suspendu.
    La publication qui accompagne le projet prolonge cette exploration. Réunissant une dizaines de prises de paroles à la première personne du singulier, elle ouvre les perspectives vers la recherche, le cinéma, le post-féminisme, la pop, la littérature, ou encore l'histoire de l'art avec des textes de Érik Bullot, Julie Crenn et Pascal Lièvre, Agnès Gayraud, Yannick Haenel, Philippe Vasset...

  • À l'initiative de Patricia Brignone, critique d'art invitée du MAC/VAL pour l'année 2011, le cinquième colloque organisé par le musée proposera une réflexion sur les formes renouvelées de la performance, mêlant conférences, récits performés et autres mises en actes, doublées d'une programmation vidéo.
    Ce colloque-événement, singulier dans sa forme, envisage d'explorer à sa façon la vertigineuse dimension à laquelle renvoie le titre original de l'ouvrage désormais célèbre de John Langshaw Austin, How to do Things with Words (volontiers humoristique), traduit en français par Quand dire c'est faire. Alors que l'art contemporain, et plus précisément la performance, recourt abondamment à l'usage des énoncés performatifs (redevable en cela à J.
    L. Austin, tout en l'ignorant parfois) et plus précisément à l'heureuse postérité de cette formulation, il nous a semblé intéressant de nous essayer à ce jeu de possibles où s'énonce ce passage entre dire et faire. Les procédures artistiques proposées sont là pour attester de cette singularité conditionnée par ces rapports infinis au réel langagier. Pour traiter ce jeu croisé de questions, ce recueil conçu en amont, présentant les contributions de chaque intervenant - de Massimo Furlan & Marc Augé à Esther Ferrer, de Dora Garcia à Olivier Cadiot, de Tanguy Viel & Mathilde Monnier à David Zerbid, pour n'en citer que quelques-uns -, remplace les traditionnels actes du colloque.
    La forme particulière donnée à cet événement où se croisent le théorique et l'artistique, et dont témoigne cet ouvrage, se veut à l'image d'un principe de décloisonnement des fonctions pour lequel le MAC/VAL a opté dès son ouverture.

  • Co-produite par le MAC/VAL et le Musée national des beaux-arts du Québec, l'exposition Emporte-moi/Sweep me off my feet réunit une quarantaine d'artistes internationaux (photographie, vidéo, sculpture, installation, performance, etc.) dont les oeuvres métaphorisent le mouvement et les turbulences du sentiment amoureux. Tournant volontairement le dos à une approche ironique, l'exposition s'intéresse à la valeur de l'émotion dans l'art contemporain au moyen d'oeuvres qui évoquent le pouvoir d'enchantement et d'anéantissement de l'amour. À un espace d'exposition traversé de transports amoureux répond un catalogue proche du carnet intime, qui emprunte sa forme aux légendaires carnets Moleskine(r) : couverture noire, élastique, lignes sur les pages... Toutes les oeuvres de l'exposition sont reproduites, accompagnées d'une notice. Les deux commissaires de l'exposition, Frank Lamy pour le MAC/VAL et Nathalie de Blois pour le Musée national des beaux-arts du Québec, reviennent dans leurs textes sur le propos et le dispositif de cette exposition " sentimentale ".

    Exposition au Musée national des beaux-arts du Québec du 24 septembre au 13 décembre 2009 et au MAC/VAL du 7 mai au 5 septembre 2010.

  • Renaud Auguste- Dormeuil est un artiste aux aguets. Il travaille, d epuis le milieu des années 1990, au dévoilement des stru c t u res inv is i bles qui info rment notre relation à un réel toujours déjà médiat i s é .
    Sans relâche, il questionne la fabrique de l'image env i s agée dans son espace politique. Visibilité/ invisibilité, luminosité/ obscurité, mémoire/ oubli, ce que l'on sait/ce que l'on croit savoir, évoquer sans montrer.
    Sont autant de balises pour appréhender ces oeuvres qui mettent en fo rmes les codes qui organisent le flux des images.
    L' exposition « I n clude me out » , pre m i è re monographie de l'art i s t e dans un musée français, se construit à partir d'une question simple et néanmoins essentielle : est-ce le Temps qui nous trave rse - ou estce nous qui trave rsons le Temps ? Si le Temps est calculable, il est par essence irrega rdable. Comment traduire cette expérience de l'élasticité du Temps ? L' exposition se déroule comme un parc o u rs initiatique réunissant productions récentes et oeuvres clefs. Nous sommes invités, dès l'entrée, à abandonner nos certitudes pour entrer dans une zone de doute : le territoire de l'art . De l'obscurité à la lumière, aller/ retour, il sera question d'aveuglement. Que voyons-nous ? Comment voyons- nous ? Comment donner à voir l'irrep r é s e n t able ? Les oeuvres jalonnent ce parcours dans les terr i t o i res du suspens comme autant d'outils d'analy s e. Elles sont des supports plastiques à réflexion et mise en question de notre re l ation au réel. Paradox alement, Renaud Auguste- Dormeuil réalise des images « d'absence d ' i m ages » , des images arr ê t é e s. Ancrées dans des faits historiques, des légendes urbaines, les oeuvres constituent alors autant d'embraye u rs et de tremplins à histoires.
    Le titre « I n clude me out » est pour l'artiste une manière forte d'exprimer « une idée simple dont nous faisons tous l'expérience: ce n'est pas parce que je vis dans cette société que j'y adhère, ce n'est pas parce que je regarde la télévision que j'y adhère. et ainsi de suite pour tant d'autres ch o s e s.» L' exposition du MAC/ VAL sera suivie d'une exposition monographique à la Fondation d'entreprise Ricard : « Il serait temps » .
    Centré sur les nouvelles productions de l'artiste pour ces deux expositions, le catalogue permet de se rep l o n ger au coeur des préoccupations de l'art i s t e. S'appuyant sur une iconographie généreuse de l'ensemble des pièces présentées, e n r i chie d'ensembles d'oeuvres qui gravitent autour des mêmes préoccupations, le catalogue fait le point sur le travail de l'artiste depuis 2008, date de sa précédente publication.
    Avec les contributions de : Frank Lamy, commissaire de l'exposition au MAC/ VAL;Guillaume Mansart , critique d'art, membre de la rédaction du journal Horsd'oeuvre et co-re s p o n s able de Documents d ' a rt i stes ; Anaël Pigeat, critique d'art , rédactrice en chef de la revue artpress ;
    M athilde Villeneuve, commissaire indépendante, co- directrice des Laborat o i res d'Auberv i l l i e rs ; Sébastien Pluot, commissaire indépendant, p ro fesseur d'histoire et de théorie des arts à l'ESBA TALM site d'Angers.

  • L'oeuvre de Tania Mouraud, artiste française née en 1942 à Paris, où elle vit et travaille, revêt des formes très différentes, tout en restant fondée sur un réel engagement social et un questionnement ontologique :
    Elle mobilise chez le spectateur la conscience de soi et du monde dans lequel il se trouve. Tania Mouraud débute très jeune son parcours artistique avec ses « Initiation Rooms », espaces dédiés à l'introspection.
    Dans les années 1970, elle mêle art et philosophie dans un travail d'abord fondé sur les mots, puis plus tard sur leur typographie, porteuse de sens en elle-même. À cette même période, les séries de photographies qu'elle réalise se font de plus en plus nombreuses. À la fin des années 1990, Tania Mouraud crée ses premières vidéos, nourries par les thèmes de l'angoisse et de la responsabilité au monde. La vidéo amène l'artiste, dont la vie est marquée par le deuil et par la Shoah, au domaine du son.
    Après des concerts avec le groupe Unité de Production qu'elle fonde en 2002, Tania Mouraud poursuit dans cette direction avec de nombreuses performances live en solo. Ses récentes installations vidéo, dont le son scelle la puissance, marquent un nouveau tournant dans son oeuvre. Les années 2014-2015 offriront un beau focus sur la scène artistique à l'ensemble du travail de l'artiste, conjointement mis à l'honneur au MAC/VAL (où elle est déjà présente dans la collection permanente), au Musée d'Art moderne de SaintÉtienne Métropole et au Centre Pompidou-Metz.
    AD NAUSEAM est le titre de l'installation monumentale de vidéo et de son qui viendra envahir la salle d'exposition du MAC/VAL pour confronter le spectateur à l'un des thèmes majeurs de l'artiste, celui de la destruction par l'Homme de la propre histoire, notamment avec l'élimination massive de livres dans des usines. L'exposition éponyme, en coproduction avec l'Ircam (Institut de recherche et coordination acoustique/musique) et réalisée avec le soutien de la Ville de Vitry-sur-Seine, se déploiera à l'intérieur et à l'extérieur du musée.
    Centré sur les nouvelles productions de l'artiste pour l'exposition, le catalogue permet de se replonger dans les préoccupations de l'artiste. S'appuyant sur une iconographie généreuse et rétrospective des deux corpus de pièces représentés par l'exposition - le travail sur les mots et leur typographie d'un côté, le travail vidéo de l'autre -, enrichi de nombreux témoignages sur les performances qui sont au coeur de la pratique de l'artiste, le catalogue fait le point sur son oeuvre, notamment au fil d'un entretien avec le commissaire de l'exposition.
    Avec les contributions de : Alexia Fabre, conservateur en chef du MAC/VAL ; Frank Lamy, commissaire de l'exposition au MAC/VAL ; Éric Alliez et Jean-Claude Bonne, philosophe et historien de l'art ;
    Bastien Gallet, philosophe et codirecteur des éditions Musica Falsa ; Stéphane Léger.

  • « Bis repetita placent » est ce célèbre aphorisme inspiré par l?Art poétique d?Horace (circa 13 ap. J.-C.), dans lequel le poète déclare que telle ?uvre ne plaira qu?une fois, tandis que telle autre répétée dix fois plaira toujours. Le Festival « Bis repetita placent », articulé autour d?un colloque, de rencontres, de projections et de performances, propose de réfléchir sur les processus de création, de médiation et de transmission de l?art contemporain à partir de la reprise et de la figure de l?interprète, l?un des fils rouges tendus par l?exposition des ?uvres de la collection « L?Effet Vertigo », à l?occasion des 10 ans du MAC VAL.
    Pratique historique séculaire dans les processus de création et de transmission, pourquoi ces pratiques de la reprise sont-elles pourtant si souvent questionnées, attaquées ou suspectées dans le champ de l?art contemporain ? Peut-être parce qu?elles flirtent avec l?autorité des faits historiques, l?anachronisme, le plagiat, l?aura de l?original, l?amateurisme, la répétition, la liberté de création ?
    Peut-être aussi et surtout parce qu?elles mettent à mal l?idée d?une histoire de l?art linéaire où l?emprunt et autres procédés citationnels furent jugés de manière morale et souvent péjorativement ? L?idée du remake cinématographique ou de la reprise musicale peuvent-elles être transposables dans les arts plastiques ? Comment le musée, instance de patrimonialisation et de rémanence peut-il conserver un geste, une performance, une pratique culturelle voués au mouvement, sans le répéter au risque de sa désactivation ou de sa folklorisation ? La copie, l?imitation furent les modèles de transmission académique des beaux-arts. La modernité a bousculé cette pratique prônant l?invention et une table-rase du passé. La reprise, entre répétition active et relecture postmoderne, propose une expérience de l?art basée sur un nouvel usage de son histoire, une conception de l??uvre comme matériau, document, événement, partition, nécessairement dynamique.
    La publication qui accompagner le festival consiste en deux livres distincts, dont les contenus sont rigoureusement identiques. Ils le sont à la virgule près à l?exception du numéro d?isbn ; cependant, leur existence matérielle diffère de manière importante. Les deux ouvrages sont de même format ? celui de ceux qui les ont précédés dans la même collection ?, mais leurs mises en page ne sont pas les mêmes, tout comme le papier sur lequel ils sont imprimés. L?un « reprend » l?autre, ou inversement, sans que l?on sache lequel précède l?autre ou en serait le modèle. Chacun des deux ouvrages ? et il s?agit bien d?ouvrages distincts puisque leurs numéros d?isbn les différencient ? est un simulacre qui offre une expérience de lecture singulière. Ils sont le résultat d?exercices de style graphiques, manière d?affirmer que dans le champ du design comme dans d?autres, la réponse dépend du contexte et qu?elle n?est jamais unique ou immuable.

  • Plus qu?une collection de commentaires, « C?est pas beau de critiquer ? » est un véritable programme culturel et scientifique mis en place dès l?ouverture du MAC VAL. Imaginé en partenariat avec l?Aica (l?association internationale des critiques d?art), il réunit autour de la collection du musée une pluralité de paroles critiques.
    Si cet ouvrage n?a pas vocation à (re)définir le rôle de la critique, à témoigner de sa crise ou de son renouveau, il entend en revanche dessiner les contours d?un paysage fragmentaire, par la partialité assumée des regards qui nous ont accompagnés et par la multiplicité des voix qu?il accueille en son sein. Rassemblés dans ce volume, ces 21 textes témoignent d?autant de points de vue singuliers, certains assimilant la critique à une anamnèse en faisant remonter leurs sensations de visiteur à la surface pour mieux les retranscrire, quand d?autres, au contraire, adoptent un point de vue en apparence plus analytique et distancié.
    Plus généralement, en empruntant leurs codes et leurs outils aux divers registres de la littérature sur l?art ou en puisant dans des registres d?écritures voisins (récit de fiction, témoignage à la première personne, correspondance, expérimentation post-oulipienne?), cet ensemble de textes manifeste la très grande liberté des approches possibles dans ce dialogue entre un critique, une ?uvre et un visiteur de musée.

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