Perrousseaux

  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le XXe siècle, tome 1 : de 1900 à 1950 vient compléter les quatre volumes précédents de la collection créée par Yves Perrousseaux qui retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale.
    De 1900 à 1950, les caractères en plomb voient leur fabrication atteindre des sommets en matière de qualité, avant de disparaître définitivement dans la seconde moitié du siècle. C'est donc l'occasion de faire le point sur la gravure de poinçons et la frappe de matrices. À côté de cette tradition, la typographie se modernise grâce aux machines à composer, Linotype et Monotype. Il faut produire des caractères pour ces machines ; les fonderies du monde entier vont s'y employer. D'abord par un retour aux sources (Garamond, Cochin et autres Baskerville qui vont être souvent modernisés) tout en voyant la création de nouveaux caractères pour le plomb perdurer jusque dans les années 1970 (avec les caractères des Mendoza, Excoffon, et même les premiers de Frutiger). Un maître mot durant tout ce demi-siècle : lisibilité ; un chapitre entier est donc consacré aux avancées de cette discipline pratiquement née en France avec Javal vers 1900.
    Mais en parallèle, durant la période 1890-1950, la lettre s'ouvre au public. Elle n'est plus uniquement gravée par des typographes, elle est aussi dessinée par des graphistes. Elle n'est plus uniquement l'objet à lire de l'imprimerie, elle devient objet à voir. On ne la trouve plus seulement dans le livre ou la presse, elle se voit dans la rue, sur les affiches, les enseignes de magasins, dans la publicité, les magazines, etc. La lettre devient objet d'étude grâce aux mouvements artistiques tels que Arts Nouveaux, Bauhaus, Art Déco. Les typographes s'appellent alors Auriol, Renner, Tschichold ou Cassandre. Une nouvelle typographie est née.
    Ce cinquième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle. Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux lettres à pochoirs, à l'imprimeur Louis Jou et aux historiens de la typographie.
    Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie, de l'édition et des arts graphiques.

  • Peu de créateurs de caractères peuvent se targuer de représenter, à eux seuls ou presque, la création typographique d'un pays tout entier. Jean-François Porchez est de ceux-là. Profondément français, il a su créer de nombreuses passerelles avec le monde typographique anglo-saxon. Lorsqu'il ne parcourt pas le monde, il travaille sur des projets typographiques au sein de son studio ZeCraft, sur des caractères pour Typofonderie, ou bien il partage sa passion avec ses étudiants à Paris, toujours prêt à communiquer et échanger autour de son art, avec une passion et un enthousiasme intacts, de Los Angeles à Helsinki en passant par New York ou Bangkok. Ses alphabets habillent les pages de quotidiens comme « Le Monde » ou « The Baltimore Sun », les murs du métro parisien parisien et du BHV, les articles de maroquinerie de Louis Vuitton, la communication de Yves Saint-Laurent Beauté, de Peugeot, de La Poste, de Sephora ou de la chanteuse Beyoncé. Et pourtant, cet amoureux de la lettre, ce pédagogue-né n'avait jamais fait l'objet d'un ouvrage ou d'une monographie ; c'est maintenant chose faite.

  • Plusieurs lois récentes ont multiplié les catégories et les conditions permettant l'exploitation des fonds des établissements patrimoniaux. Il est parfois difficile pour leurs responsables, qui ont rarement reçu une formation de juriste, d'identifier la législation qu'ils doivent appliquer.


    C'est à la fois pour mieux connaître ces collections et pour mettre en lumière les questions juridiques liées à certains aspects particuliers de leur gestion que le Centre de conservation du livre (Arles) et le Centre Gabriel Naudé (École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques) ont lancé l'organisation de journées d'études annuelles « Droit et patrimoine ».


    La première journée, en juin 2007, avait pour objectif de retracer l'histoire de collections nées ou enrichies par des dons complexes. Ces dons ont une influence directe sur le fonctionnement courant d'un établissement lorsque les donateurs ont émis des conditions ou selon les circonstances dans lesquelles ont eu lieu ces dons : conditions de consultation ou de conservation spécifiques, réserves mises par les donateurs, etc.


    Organisée par Raphaële Mouren (maître de conférences à l'Enssib) et Stéphane Ipert (directeur du CCL), cette première journée a réuni plusieurs intervenants qui ont présenté des bibliothèques fondées ou enrichies par des dons et des legs exceptionnels depuis le XVIe siècle : la bibliothèque de Gênes, la bibliothèque de la bourgeoisie de Berne, la bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence, le musée Calvet d'Avignon, la bibliothèque du duc d'Aumale et les bibliothèques de Jacques Doucet.
    La journée s'est terminée par l'intervention d'une juriste spécialisée qui a précisé et expliqué l'état du droit dans le domaine en France.

  • Ce recueil rassemble les Actes des journées d'étude d'Aix-en-Provence qui se sont déroulées les 9 et 10 décembre 2002, à l'initiative du Centre de conservation du livre, dans le cadre du programme MANUMED, et de l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (IREMAM). Dans ces contributions, les spécialistes du monde berbère et de patrimoine manuscrit s'interrogent sur la localisation, l'identification, la conservation et la diffusion des manuscrits berbères au Maghreb et dans les collections européennes, afin de sauvegarder le fragile héritage manuscrit de la culture berbère, parfois seul témoignage tangible de traditions orales disparues ou en voie de disparition.

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