Puf

  • Il nous reste dix années pour enfin affronter le monde tel qu'il est, et surtout tel qu'il est en train de devenir, à savoir de moins en moins favorable à nos existences et à celles de l'ensemble des êtres vivants. Dix ans pour nous débarrasser de nos lubies productivistes et consuméristes. Dix ans pour bâtir une société qui sache régénérer une nature en voie de destruction accélérée. Dix ans pour resserrer nos inégalités, tout en redonnant sens à nos existences.
    Instauration de quotas de consommations, nationalisation des banques, empaysannement de l'agriculture, instauration d'une chambre dédiée aux enjeux de long terme et d'un sénat transformé en chambre des biorégions, réforme du statut des élus et des fonctionnaires : cet ouvrage collectif propose des mesures économiques, institutionnelles et internationales pour réussir à bâtir une civilisation nouvelle.

  • La France n'a pas encore pleinement pris la mesure de l'ampleur et des incidences du racisme et des discriminations qui la déchirent. Des millions d'individus, notamment issus de l'immigration postcoloniale, subissent au quotidien micro-agressions et stigmatisation. Ils voient leurs opportunités d'ascension sociale entravée, leurs vies écourtées. Ces épreuves suscitent bien souvent colère et sentiments d'injustice.
    Elles poussent parfois à l'engagement des personnes qui n'y étaient pas disposées. A partir d'une enquête inédite dans plusieurs quartiers populaires en France et en Amérique du Nord, ce livre démontre les conséquences du déni de reconnaissance qui entoure les discriminations : dépression, exil, repli sur soi... Au regard du drame silencieux qui s'opère sous nos yeux, il invite à une prise de conscience collective.
    /> Mais le racisme suscite aussi des conséquences plus positives : une jeunesse se lève face aux violences policières, se mobilise dans des associations ou investit les partis politiques, en développant des savoirs et savoir-faire nouveaux, et par là son pouvoir d'agir. Peut-être est-ce l'émergence d'une nouvelle génération militante, engagée dans des luttes pour l'égalité ?

  • Grammaire globale du français contemporain tel qu'il s'écrit et se parle, la Grammaire méthodique du français accorde une place centrale à la syntaxe et à la morphologie, qu'elle articule avec les autres dimensions de la langue, tant formelles (phonétique, prosodie, ponctuation et orthographe) qu'interprétatives (sémantique et pragmatique). Elle constitue un outil de consultation et de travail pratique et efficace pour les étudiants et enseignants français et étrangers, mais aussi pour tous les amoureux de la langue française qui désirent en parfaire la connaissance et la maîtrise. Le texte de cet ouvrage applique les rectifications orthographiques de 1990.

  • Cités 2020, n° 84

    collectif

    Jamais sans doute le concept de biopolitique, inventé par Michel Foucault en 1975, il y a donc quarante-cinq ans, n'aura mieux prouvé sa pertinence que dans la période actuelle. La biopolitique chez Foucault se caractérise en particulier par deux dimensions : la prise directe du pouvoir sur le vivant (la natalité, l'alimentation, la reproduction, la mortalité, etc.) et l'application de ses procédures aux populations (et non plus aux individus en tant quel tels). Ces deux dimensions sont exercées par le pouvoir politique aujourd'hui en une sorte de biopolitique du coronavirus, qui peut aller jusqu'à menacer les libertés individuelles (contrôle électronique de la population sous différentes formes). Il va de soi qu'elle ne consiste pas qu'en un exercice des procédures du pouvoir, elle a besoin, comme on vient de le voir, d'un discours pour produire et reproduire la croyance et donc l'ordre. Donner crédit au discours du pouvoir est le rôle joué en France par ledit « conseil scientifique » (réunion de médecins et autres personnalités choisies en raison de leurs compétences supposées) : quelle que soit la compétence de chacun de ses membres, son fonctionnement sous l'oeil du pouvoir n'a rien de neutre ou d'anodin. Pour crédibiliser le récit du gouvernement, le conseil en question doit dire sur l'essentiel ce que le pouvoir veut entendre. Il devient par nature, et malgré quelques divergences, l'instrument du pouvoir qui l'instrumentalise. Se forme ainsi le noeud du savoir et du pouvoir qui produit le récit (le récit de récits) du pouvoir.

  • Rfp 2021, t. 85, n.1 Nouv.

  • La recherche urbaine s'est longtemps focalisée sur les très grandes villes mais aujourd'hui, plus de la moitié de la population urbaine mondiale vit dans des agglomérations de moins d'un demi-million d'habitants. Le projet de ce numéro de Monde commun est né du constat de ce que ces espaces non sensationnels sont le plus souvent décrits comme problématiques : urbanité lacunaire, léthargie économique et anomie culturelle se conjugueraient pour attiser les conservatismes politiques. Sans démentir ce constat, les auteurs montrent que ces espaces périphériques sont également le lieu de formes de politisation à bas bruit, ici documentées à l'échelle micro-locale. Les citadins des villes subalternes sont-ils aussi mauvais citoyens qu'on le dit ?
    De Tours à Riace, de Mayotte à Saint-Etienne, ce dossier de Monde Commun apporte une contribution significative à la compréhension des formes contemporaines de prise de parole en contextes disqualifiés.

  • Lire Le Capital

    Collectif

    "Une lecture philosophique du Capital n'est possible que comme l'application de ce qui est l'objet même de notre recherche, la philosophie de Marx dans les oeuvres du marxisme. Il s'agit donc de produire, au sens précis du mot qui semble signifier : rendre manifeste ce qui est latent ; mais qui veut dire transformer ce qui en un sens, existe déjà. Cette production, dans le double sens qui donne à l'opération de production la forme nécessaire d'un cercle, est la production d'une connaissance.
    Concevoir dans sa spécificité la philosophie de Marx est donc concevoir l'essence du mouvement même par lequel est produite sa connaissance ou concevoir la connaissance comme production."

  • La mondialisation contemporaine ne se résume pas à une simple mondialisation économique. Elle correspond aussi à une mondialisation urbaine.
    L'urbanisation contemporaine signifie que les moeurs urbaines se diffusent dans l'ensemble des territoires et affectent tous les paysages. Habiter se décline pour tous, à toutes les échelles et à toutes les vitesses.
    Le global est partout dans le local, le devenir urbain passe par l'interconnexion matérielle et immatérielle. Il n'y aura de mondialisation urbaine habitable et soutenable que celle qui associe le global et le local L'esprit de la ville est celui de la cité et de la démocratie.
    La démocratie politique ne peut pas se soustraire aux exigences de la démocratie sociale et de la démocratie urbaine.

  • Ordonnant chronologie et logique d'une réflexion synthétique, les auteurs ont privilégié les thèmes significatifs des émergences conceptuelles ayant joué un rôle décisif dans le devenir politique des sociétés. Onze chapitres structurent ce manuel et expliquent les principales doctrines ayant marqué le développement de la pensée politique. Les grands textes politiques sont à la fois des inventions et des réponses aux problèmes posés par chaque époque.

    Évelyne Pisier est professeur à l'Université Paris I François Châtelet était professeur à l'Université Paris VIII.

    Géraldine Muhlmann, ancienne élève de l'École normale supérieure, est journaliste.

  • Lévi-Strauss s'explique rudemment, dans les premières pages de Tristes tropiques, avec la philosophie, en particulier avec celle qu'il a apprise à la Sorbonne. Celle-ci se résume pour lui à des « exercices verbaux », « fondés sur un art du calembour » ; à une « contemplation esthétique de la conscience par elle-même », où « le savoir-faire remplacerait le goût de la vérité ». Il y renonce donc dès qu'on lui propose, en 1935 une mission au Brésil. Tout au long de son oeuvre, il lancera des flèches acerbes contre la philosophie, en particulier celle du sujet, lequel est qualifié « d'insupportable enfant gâté qui a trop longtemps occupé la scène philosophique » . D'où son opposition radicale avec Sartre. Mais on ne saurait s'en tenir là. Il y a aussi chez lui des références philosophiques dominantes. Il dit à maintes reprises sa dette, et celle de l'anthropologie tout entière, à l'égard de Montaigne et de Rousseau, mais aussi, à d'autres égards, à l'égard de Marx et de Freud. Mieux, l'immense matériau mythologique qu'il a étudié est sous-tendu par des interrogations philosophiques qu'il convient de mettre en évidence : une épistémologie et une esthétique qui ne resteront pas sans portée éthique et politique. C'est ce rapport ambivalent à la philosophie qui est au centre des études qui composent cette livraison de Cités.

  • La mort de la psychanalyse a été annoncée dès sa naissance. Une vieille antienne, donc, à ceci près que du temps de Freud elle venait de ses détracteurs, tandis qu'aujourd'hui il arrive qu'on l'entende aussi du côté des psychanalystes eux-mêmes. Est-ce une crainte lucide ? Un espoir ? Un projet ?
    Un fantasme dépressif voire hypocondriaque dont il faudrait analyser la dimension (auto)destructrice ?
    Dans cet ouvrage ont été recueillies les réflexions de divers psychanalystes, s'interrogeant sur la place possible de la psychanalyse aujourd'hui et sur ses capacités transformatives dans un monde en pleine mutation. De l'ensemble de ces textes se dégage l'idée que si l'analyse est selon toute vraisemblance mortelle, elle est bien vivante aujourd'hui, en tant que façon de penser, d'écouter et d'éclairer nos vies et notre monde intérieur, ouvrant toujours un chemin possible vers une façon plus libre, plus heureuse et plus responsable d'être au monde.

  • Ce premier volume est consacré à la période fondatrice, de l'inauguration de la capitale de Constantin sur le site de l'antique Byzance en 330 aux débuts de la conquête arabe au milieu du VIIe siècle qui détermine les limites territoriales réduites de l'empire mésobyzantin.
    Depuis 30 ans les perspectives et données ont été bouleversées par les nombreuses découvertes archéologiques et épigraphiques. Ce volume leur accorde la place nécessaire en particulier pour ce qui concerne l'économie et la vie des provinces.

  • Ce numéro vise à prendre un temps de recul et à porter un regard curieux, critique, ouvert, inventif sur les travaux en cours, les enjeux prioritaires, les perspectives d'avenir, les points d'achoppement, les terres inconnues à explorer ou encore les frontières de la recherche en design, considérée dans toute sa diversité. Sans prétendre faire un état des lieux, qu'il ne serait pas matériellement possible d'accueillir dans l'espace d'un seul numéro, ce numéro 10 donne carte blanche aux membres de la communauté de recherche en design pour soumettre des textes sur les thèmes qu'ils et elles jugent pertinent de traiter.
    Toutes les approches et toutes les sensibilitésy sont présentes. Il s'agit de présenter des recherches en émergence, d'analyser des marges, de traiter une polémique, de développer des spéculations, de faire des scénarios, de déployer des approches programmatiques, d'anticiper des futurs, de défendre des thèses, de poser un regard large sur la discipline, ou toute autre chose à quoi nous ne pensons pas. Ce que nous cherchons en priorité dans ce numéro, ce sont des regards nouveaux.
    Pour l'occasion, un format court est proposé, en vue d'accueillir une diversité de contributions et de favoriser des modes d'expression libres et variés.

  • « Vous croyez ? », c'est ainsi que nous reprenons la question de la croyance à un moment où celle-ci prend, dans notre monde, une actualité immense dans ses formes les plus problématiques, offrant ainsi le besoin de s'interroger sur son mécanisme. Quelle est donc la puissance qui est ainsi à l'oeuvre pour donner une telle résistance à ce mouvement interne qui commence par l'attente croyante, qui se manifeste dans le transfert, qui peut se déployer dans la passion meurtrière, mais qui est aussi à l'oeuvre dans le processus du savoir et le désir de vérité.

  • Sciences du Design publie des travaux de recherche touchant tous les aspects du design et de la recherche en design, quelle que soit l'approche théorique et quel que soit le domaine de pratique. Que vous soyez chercheur·se confirmé·e ou jeune chercheur·se, designeur·se ou praticien·ne réflexif·ve, professionnel·le ou étudiant·e, vous êtes invité·e à nous soumettre vos meilleurs travaux. Les articles retenus sont relus par les pairs en double aveugle, conformément aux standards internationaux de l'édition savante. Sciences du Design publie uniquement des travaux de recherche soumis en langue française, quelle que soit l'aire géographique ou la langue d'origine.

  • Les manifestations contemporaines de la haine, aussi bien dans la cure psychanalytique, où elle peut se manifester dans toute sa fureur, que dans la société, en particulier la guerre et les génocides où la haine se déchaîne et règne en maître.

  • Vincent CARRAUD et Alice RAGNI - Présentation : le néologisme orgueilleux Marco LAMANNA - La naissance de l'ontologie à Saint-Gall : Jacob Lorhard et la métaphysique monastique Domenico COLLACCIANI - Devenir cartésien ? La méthode de l'ontologie de Gerhard de Neufville à Johann Clauberg Alice RAGNI - L'ontologie à Genève : de David Derodon à Jean-Robert Chouet Michaël DEVAUX - Leibniz s'est-il livré à l'ontologie ?

    Giuliano GASPARRI - L'ontologie dans le Lexicon philosophicum d'Etienne Chauvin Francesco TOMMASI - L'ontologie comme anthropologie transcendantale. Kant et le problème de la métaphysique aux alentours de 1775

  • Nul ne s'émancipe de vingt-cinq siècles d'une conviction dualiste qui, depuis Platon, oppose radicalement l'âme et le corps et formate à notre insu nos catégories de langue et de pensée. Tout de l'expérience psychanalytique pourtant, celle de ce « corps étranger interne » qu'est l'inconscient, contribue à brouiller des distinctions trop claires. Il n'est de processus « psychique » qui, à l'image de l'angoisse ou du plaisir, ne dispose de son trajet somatique.
    Mais Psyché ne se contente pas de passer par le corps, elle en détourne les fonctions, à l'image de la faim de la boulimique, de la constipation chronique de l'obsessionnel ou de l'hypertension du patient « psychosomatique ». La psychanalyse navigue entre deux écueils, celui d'une différence de nature entre corps et psyché à l'image du dualisme cartésien, ou inversement, celui d'une identité à la Groddeck, qui en vient à supprimer l'hétérogénéité du corps, du soma biologique.
    Le premier écueil ignore à quel point Psyché est corporelle, le second réduit toute pathologie somatique (cancer compris) à un phénomène psychique. Où s'arrête le corps de Psyché, où commence le soma du biologiste ? « Psyché est corporelle, n'en sait rien ». Sous la direction de Jacques André, Catherine Chabert et Françoise Coblence. Contributions de Jacques André, André Beetschen, Isée Bernateau, Catherine Chabert, Françoise Coblence, Alexandrine Schniewind, Gérard Szwec.

  • La collection est dirigée par Jacques André et Jean Laplanche. Les ouvrages associent auteurs français et étrangers, car il devient indispensable pour enrichir le débat en psychanalyse, de franchir les barrières linguistiques et de refuser la transformation des théories en dogme.

  • La collection est dirigée par Jacques André et Jean Laplanche. Les ouvrages associent auteurs français et étrangers, car il devient indispensable pour enrichir le débat en psychanalyse, de franchir les barrières linguistiques et de refuser la transformation des théories en dogme.

  • Cet ouvrage a été réalisé en partie à partir des communications faites dans le cadre d'un séminaire animé par Jacques André (Sainte-Anne, 2002-2003).
    Les débats actuels : différence des sexes, différence des genres, intéressent évidemment la psychanalyse. Reste que l'altérité plus que la différence constitue l'originalité de l'objet de l'inconscient. L'anthropologue, le sociologue comme le psychanalyste, dépensent beaucoup d'énergie pour tenter d'y voir clair.

  • Cités a pour tâche de relever le défi d'une réorientation de la philosophie politique vers les débats contemporains, tout en conservant un ancrage indispensable dans l'histoire de la pensée. L'ambition intellectuelle de cette revue vise à associer le retour au réel et l'ouverture au possible. Par le retour au réel, on s'efforce de décrire et d'analyser les faits sociaux, politiques ou économiques dans ce qu'ils ont de plus rude et de plus irréductible. Le travail de l'analyse sera donc risqué dans des domaines en général peu fréquentés par les philosophes. Par l'ouverture au possible, on montre comment les choses pourraient ou devraient être autrement. Face à l'histoire réelle, on fait intervenir la dimension critique du possible.
    La revue tente de concilier deux exigences : la rigueur du travail de l'analyse et la clarté de l'écriture, L'un de ses caractères principaux est la pluridisciplinarité réelle : celle qui se réalise dans le travail du concept.
    Elle est largement ouverte aux débats contemporains et à tous ceux qui les animent.
    Les numéros sont plurithématiques (avec un thème principal). Dans sa structure, la revue comporte plusieurs rubriques : témoignage, débat, critique du discours politique, analyse de quelques événements significatifs, actualité de la recherche, recensions, bibliographie politique...


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