Reporters Sans Frontieres

  • Raymond Depardon a trouve´ dans les huit Olympiades qu'il a couvertes entre 1964 et 1992 des terrains d'e´lection pour son oeil a` la fois doux et infaillible. Plus sensible aux a`-co^te´s qu'aux e´preuves, dans un magnifique noir et blanc, il affirme face a` l'unanimisme triomphant des Jeux olympiques une inde´pendance qu'il de´fend aujourd'hui encore, en journaliste conse´quent, face aux nouveaux avatars de la propagande.

  • L'aphorisme est un tour de magie difficile à réussir. Il est la pièce d'un puzzle mais supporte mal la compagnie. Il cherche l'universalité plus que l'originalité, la concision plus que la simplicité. Il est souvent amer et il est mal-aimé.
    Dans le sillage de Lichtenberg et Kafka, Dominique Noguez nous peint ses aphorismes en bleu. Des pensées, des maximes, à l'image de son travail d'écrivain.
    Du style, de l'élégance, une dose de désespoir et beaucoup d'humour. Il y a des pensées classiques et d'autres ancrées dans l'actualité.

    « La plupart des hommes sont des Sancho Panza sans Don Quichotte ».

    « Avec les portables, les confessionnaux sont en pleine rue sans grillage et sans prie-Dieu ».

    « Pousser des cris d'Onfray ».

    « Quand on va prendre l'avion, soigner ses sous-vêtements : on pourrait retrouver le cadavre après la catastrophe ».

    « L'Académie : 40 membres. N'est-ce pas un peu se vanter ? »L'aphorisme est un tour de magie difficile à réussir. Il est la pièce d'un puzzle mais supporte mal la compagnie. Il cherche l'universalité plus que l'originalité, la concision plus que la simplicité. Il est souvent amer et il est mal-aimé.
    Dans le sillage de Lichtenberg et Kafka, Dominique Noguez nous peint ses aphorismes en bleu. Des pensées, des maximes, à l'image de son travail d'écrivain.
    Du style, de l'élégance, une dose de désespoir et beaucoup d'humour. Il y a des pensées classiques et d'autres ancrées dans l'actualité.

    « La plupart des hommes sont des Sancho Panza sans Don Quichotte ».

    « Avec les portables, les confessionnaux sont en pleine rue sans grillage et sans prie-Dieu ».

    « Pousser des cris d'Onfray ».

    « Quand on va prendre l'avion, soigner ses sous-vêtements : on pourrait retrouver le cadavre après la catastrophe ».

    « L'Académie : 40 membres. N'est-ce pas un peu se vanter ? » .

  • La sélection unique de photos qui compose le portfolio met l'accent sur ce qui constitue l'essence de cette musique, l'improvisation, la collaboration et l'innovation, à travers le regard de grands photographes de l'agence Magnum Photos.
    De célèbres fans de la note bleue improvisent sur ces images et la musique qu'ils aiment : Pierre Assouline, Jacques Gamblin, Francis Marmande, Jean- Pierre Marielle. Michel Butor, quelques jours avant son décès, a offert à RSF l'un de ses tout derniers textes. Et Toni Morrison, prix Nobel de littérature en 1993, nous ouvre une page swingante de son livre Jazz. Jean-Jacques Sempé participe également à cet album exceptionnel avec un dessin de couverture de The New Yorker.

    La sortie de l'album, le 1er décembre 2016, s'accompagnera d'une exposition et d'un concert de lancement à Paris au studio 104 de la Maison de la radio le 6 décembre 2016 au cours duquel se produiront notamment Shai Maestro Trio (dont le nouvel album, The Stone Skipper, est sorti le 10 novembre 2016). Le Jazz at Lincoln Center de New York, accueillera également une exposition et un concert de Richard Galliano le 13 décembre 2016.

    Le journalisme infiltré fait l'objet d'un dossier : ouvrier immigré, femme de ménage, jeune islamiste radicalisé ou réfugié en route vers Lampedusa, des journalistes adoptent une nouvelle identité et une nouvelle vie pour prendre et donner la réelle mesure de leurs sujets. Quel est le prix à payer ? Comment fait-on pour disparaître, changer de peau et exercer pleinement son métier ? Günter Wallraff, grand reporter et Frégoli allemand, s'est fait passer pendant deux ans pour un immigré turc et tout récemment pour un réfugié somalien. Dans un entretien avec Jean-Michel Boissier, il livre son regard sur le journalisme et raconte comment il conduit ses enquêtes clandestines.
    En zone de guerre, un grand reporter se confronte à de terribles réalités. Magnus Falkehed, journaliste indépendant suédois pris en otage en Syrie en 2014, témoigne de ses angoisses et de la difficulté d'interviewer les populations civiles meurtries tout en échappant aux balles et aux obus : « Un reporter ne peut rien empêcher (surtout s'il reste à la maison), mais ce qu'il peut et doit faire, c'est penser obstinément à sa sécurité. »

  • L'apparition du Che en couverture d'un album de Reporters sans frontières ne va pas de soi. Cette image, emblématique du travail de René Burri, est représentative de ses plus grands reportages. Après plus de soixante années de carrière, des photographies parmi les plus connues de l'histoire, des reportages publiés dans les journaux les plus réputés, des séries sur Le Corbusier ou Pablo Picasso devenues mythiques, René Burri appartient à la toute petite famille de ceux communément appelés les « monstres sacrés » de la Photographie.

    En avant-propos, Daniel Cohn-Bendit souligne, dans le travail de Burri, l'engagement du photoreporter ; François Hébel rend hommage, dans sa préface, à l'immense carrière de ce photographe historique.

  • David Burnett est un photographe moderne et tourné vers l'avenir. Cela fait maintenant plus de quarante ans qu'il parcourt le monde et pourtant il continue de nous étonner avec des images sans cesse renouvelées. Féru de technique photographique, il met son matériel au service de l'image. Connu pour son piqué exceptionnel et son travail novateur sur la profondeur de champ, il est l'un des acteurs majeurs du renouvellement du photojournalisme. En introduction, Raymond Depardon, un autre "grand nom" de la photographie, rend hommage à son ami David Burnett. II salue son aisance et son agilité sur le terrain et sa manière finalement si "française" de travailler. Nous sommes submergés d'images, c'est une certitude. Mais toutes les images ne se valent pas. Et, plus que jamais, nous avons besoin des journalistes, des photographes et des cameramen pour nous ramener les bonnes : celles qui vont participer à notre compréhension du monde. Reporters sans frontières sera toujours aux côtés de ceux qui prennent des risques pour capter ces images et nous les montrer. A la question souvent posée, faut-il aller dans les pays en guerre et prendre des risques au nom de la recherche de l'information ? notre réponse est simple : oui. Oui, il faut continuer de se rendre dans les zones les plus troublées de la planète. Oui, il faut couvrir les guerres et en ramener des témoignages. Pour une seule et bonne raison : sans image, sans information, les populations de ces régions sont laissées à leur sort fait de misère et d'horreur. En achetant cet album, vous nous aidez à faire passer ce message et à soutenir les journalistes et photographes dans leur mission la plus noble : raconter ce qui se passe sur notre planète et témoigner du sort des populations oubliées.

  • VII a été créée en 2001 par sept des plus grands photojournalistes au monde. En 2005, VII apparaissait déjà au troisième rang du classement des -100 personnalités les plus importantes de la photographie- publié par American Photo. VII représente à ce jour 22 photojournalistes majeurs dont les carrières couvrent 35 ans d'histoire mondiale.

    VII existe pour aider ses photographes à produire des contenus visuels exigeants dans leur approche journalistique, informatifs quant aux enjeux sociaux, politiques et culturels du monde actuel, et encourageant le changement constructif des sociétés. Grâce à la diversité de ses membres fondateurs et à l'arrivée de nouveaux photographes, l'agence a continuellement élargi le champ de ses perspectives photographiques.

    Réputées pour leur qualité photographique, les 60 000 pièces de l'archive collective de VII constituent un résumé emblématique des évènements marquants de la fin du 20ème siècle. Ce fonds continue à grandir avec l'entrée dans le nouveau millénaire.

    Depuis sa création, l'agence a travaillé avec les plus grandes revues, dont The New York Times Magazine, The New Yorker, National Geographic, Stern, The Sunday Times Magazine, GEO Germany, Paris Match, parmi bien d'autres. Pour leur travail cherchant à capturer la nature changeante de notre monde, nos photographes ont reçu des centaines de prix dont un prix Pulitzer, plusieurs prix World Press Photo et la Médaille d'or Robert Capa.

    VII a consolidé son positionnement culturel lors de nombreuses expositions organisées dans des musées phares tels que le Whitney Museum of Contemporary Art, le Louvre, ou encore à l'occasion d'invitations dans des festivals d'art ou de photographie renommés comme Les Rencontres d'Arles, PhotoEspaña ou Visa pour l'image.

  • En 2000, trente-deux journalistes ont été tués dans l'exercice de leur profession ou pour leurs opinions.
    Onze d'entre eux ont été assassinés par des groupes rebelles ou des mouvements indépendantistes dans des situations de conflits armés avec le pouvoir. c'est notamment le cas en sierra leone, au sri lanka et en colombie. l'impunité continue d'être la règle dans les affaires d'assassinats de journalistes dans le monde.
    Par ailleurs, trois cent vingt-neuf journalistes ont été interpellés dans l'année, cinq cent dix ont été agressés ou menacés et deux cent quatre-vingt-quinze médias ont été victimes de censure.
    Près du tiers de la population mondiale vit dans un pays où il n'existe aucune liberté de la presse.
    /> Si l'internet reste un formidable outil de contournement de la censure, de trop nombreux régimes tentent de mettre en place des dispositifs afin de contrôler ce nouveau moyen de communication. la fermeture des fournisseurs d'accès privés est une des méthodes utilisées.
    Si le nombre de pays où il n'existe aucune liberté de la presse diminue inexorablement, une vingtaine d'etats dans le monde continuent de s'en prendre aux professionnels de la presse.
    Ils n'hésitent pas à les incarcérer et à les torturer, simplement parce qu'ils ont écrit, enregistré ou diffusé des reportages ou des enquêtes qui leur déplaisent.
    Ce rapport de reporters sans frontières recense les atteintes à la liberté de la presse dans cent quarante-six pays.

  • Reza parcourt le monde depuis plus de 30 ans. Il est, pour reprendre les mots d'Alain Mingam, un véritable " pèlerin de l'authenticité ". Il sait capter les regards et la mémoire des pays traversés, les " pépites de la vie " de Kaboul au Soudan, du Caire à Bagdad. Ou, comme l'écrit Alain Genestar, il est un " attrapeur d'ombre et de lumière, de vie et de mort, de guerres et de paix, de simplicité et de vérité ". Photographe reconnu par ses pairs et maintenant connu du grand public, Reza a couvert tous les conflits, la générosité et l'humilité en bandoulière, habité par la pensée soufie. Collaborateur du prestigieux National Geographic, il est aussi le fondateur d'AINA, une association d'entraide et de formation pour les professionnels des médias qui a débuté en Afghanistan et qui se développe dans d'autres pays aujourd'hui. Né à Tabriz, en Iran, il a passé trois années en prison, arrêté par la Savak, la police politique du Shah. Adepte de la sobriété dans les cadrages, sous la double influence des icônes de son enfance et des natures mortes peintes par sa soeur, Reza appartient à la grande tradition de la photographie humaniste. Une leçon de solidarité et un acte de foi en l'homme dont il témoigne encore aujourd'hui en offrant 100 de ses photos à Reporters sans frontières, nous permettant ainsi de poursuivre le combat contre les ennemis de la liberté d'expression. Alors que plus d'un tiers de la population mondiale vit dans un pays où il n'existe aucune liberté de la presse, Reporters sans frontières oeuvre au quotidien pour que l'information reprenne ses droits. Au cours des cinq dernières années, près de 340 professionnels des médias ont perdu la vie alors qu'ils travaillaient pour nous informer. Actuellement, plus de 130 journalistes sont emprisonnés dans le monde pour avoir simplement voulu exercer leur métier. A Cuba, en Erythrée ou en Chine, un journaliste peut passer plusieurs années en prison pour un mot ou une photo. Parce que emprisonner ou tuer un journaliste, c'est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l'information, Reporters sans frontières mène son combat avec acharnement depuis plus de 20 ans.

  • La National Geographic Society est fondée en 1888 à Washington afin d'« accroître et de diffuser les connaissances géographiques tout en promouvant la préservation des ressources culturelles, historiques et naturelles du monde ».

    Neuf mois après la création de cette organisation paraît la première édition de National Geographic, son magazine officiel, facilement identifiable grâce au cadre jaune de sa couverture. Les reportages qui y sont publiés abordent des sujets aussi divers que la géographie, les sciences, l'histoire, la culture, la photographie, la vie animale, la protection des espèces menacées ou encore l'archéologie.

    Ce mensuel s'impose comme une des publications les plus novatrices du XXe siècle. La photographie y occupe une place essentielle dès 1905. La photographie en couleurs fait ses premiers pas dans les pages de National Geographic dans les années 20 et y triomphe dans les années 50. Plus récemment, National Geographic se distingue en généralisant très tôt l'usage du numérique.

  • Reporters sans frontières présente Human - 100 photos pour la liberté de la presse, un album consacré à l'oeuvre la plus engagée d'un des plus grands photographes contemporains, maître de la photo humaniste et environnementale. Par cette fresque hors norme, Yann Arthus-Bertrand dresse un portrait de l'humanité d'aujourd'hui qui résonne en chacun de nous.
    Le portfolio Human plonge le lecteur dans une sélection d'images aussi intimes qu'épiques, mettant en lumière des lieux d'une beauté insoupçonnée et posant un regard attentif sur la vie des Hommes.

    Des textes inédits apportent un éclairage sur cette oeuvre spectaculaire et des articles informés retracent l'actualité du combat de RSF pour la liberté de la presse.

  • Ne sommes-nous pas entrés dans une ère de double schizophrénie ? Et d'abord, celle de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ? Avons-nous oublié quelle incroyable combinaison de facteurs il a fallu pour que la vie puisse s'épanouir sur Terre ? Cette combinaison de facteurs revient à la même probabilité qu'il y aurait de prendre une boîte avec des lettres d'imprimerie, de la jeter par terre et que les lettres s'agencent pour écrire au sol l'article 1 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
    Nous sommes devenus une force tellurique au point de modifier en cinquante ans les écosystèmes de la planète plus vite qu'au cours de n'importe quelle autre période de l'histoire de l'humanité. Et comble de schizophrénie, celles et ceux qui aujourd'hui témoignent par leurs photos ou leurs écrits des atteintes à ce patrimoine commun de l'humanité sont parfois harcelés, menacés, voire emprisonnés, alors même qu'ils nous alertent pour mieux nous sauver.
    La liberté de préserver notre environnement et la liberté de la presse ne font qu'un. Pour avoir posé mes premiers pas de reporter photo au pays de l'apartheid, j'ai pu prendre conscience à la fois de leur unicité et de leur force pour faire avancer les justes causes. Ces pages sont d'abord un hymne au vivant, un flamboyant voyage au coeur des écosystèmes. Mais que deviendront ces merveilles ne serait-ce que dans dix ou vingt ans ? Puissent ces photos nous convaincre de la nécessité de faire alliance avec la nature et avec les hommes.
    Notre modèle de développement actuel n'est viable, ni pour la planète, ni pour l'homme. Les enjeux écologiques et sociaux sont étroitement liés et ne peuvent plus être traités de manière différenciée. Economiser et partager sont les mots-clés d'une vision renouvelée du progrès qui place le bien-être de tous les hommes comme critère premier.

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