• Malgré les clauses du traité de Versailles, le Reich a réussi, à la fin des années 20, son redressement économique. Mais la crise de 1929 révèle la fragilité financière de cette renaissance. La France, dont le stock d'or est important, refuse son concours à l'Allemagne et c'est alors que les deux pays se replient sur leurs espaces nationaux, dès avant l'arrivée au pouvoir d'Hitler. L'installation du régime nazi pose un problème crucial. Faut-il envisager avec lui des relations économiques et financières sur les mêmes bases qu'avec la République de Weimar ? Si, pour Hitler, les données sont simples - l'économie doit servir le réarmement -, il est en revanche plus difficile pour les gouvernements français de faire abstraction d'intérêts souvent contradictoires. Les responsables tentent les uns après les autres de sauver les intérêts financiers français en Allemagne en contrepartie d'avantages économiques accordés au Reich. A partir de 1938, ces décisions devront pour les uns sauver la paix, pour les autres gagner le temps nécessaire au réarmement français. Mais le répit dépendait d'Hitler! « Par la qualité et l'ampleur de la recherche, la profondeur de la réflexion, la précision de la synthèse, le caractère très neuf de conclusions solidement charpentées, cet ouvrage éclaire tout un aspect des relations franco-allemandes resté trop longtemps dans l'ombre ». Raymond Poidevin

  • La crise économique que traverse l'Europe à la fin des années vingt apparaît comme un long cortège d'échecs pour la coopération entre États. Mais les projets évoqués au cours des années 1929-1933 comportent malgré tout des perspectives originales d'organisation du continent européen. Certains frappent même par leur modernité : par exemple l'idée qui consiste à imaginer des blocs économiques homogènes qui iraient, chacun à son rythme, vers l'union économique de l'Europe ; ou encore celle qui vise à instituer une société internationale de crédit finançant le développement de l'Europe du Centre et du Sud-Est. C'est aussi durant ces années que germent les fondements d'une Europe monétaire. Le débat européen porte également - à coté de ces perspectives - sur le processus à mettre en oeuvre pour fédérer davantage les différents États du continent. Faut-il donner la priorité à l'économique ou alors au politique ? A bien des égards ces années apparaissent comme « un brouillon » pour la construction européenne de l'après seconde guerre mondiale. C'est pour cette raison que les propositions et les discussions des années de crise restent encore aujourd'hui d'une étonnante actualité en Europe

  • En s'interrogeant sur les conditions d'émergence et les formes d'institutionnalisation des études européennes, cet ouvrage développe pour la première fois une approche systématique de leur genèse et de leur diffusion. L'Europe intégrée serait ainsi le résultat d'une co-production politico-académique.

  • Le XXe siècle a posé au syndicalisme beaucoup de défis dont les enjeux ont dépassé les frontières nationales. Bien que conscient dès ses origines de l'importance de l'international, le mouvement ouvrier a-t-il cependant su leur faire face ? Pris dans les ambivalences de l'« âge des extrêmes » et les bouleversements économiques, le mouvement syndical est demeuré en quête d'unité et de convergence internationale. Cet ouvrage propose divers éclairages, portés à travers le XXe siècle, sur les succès ou l'infortune des rapprochements, réalisés ou simplement envisagés, dans le but de renforcer la position des travailleurs.

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