Armand Colin

  • On ne se souvient généralement pas que la pédophilie a été considérée comme une cause défendable voici seulement une cinquantaine d'années. Au nom du processus de libération des moeurs, de grands intellectuels, de grands éditeurs, de grands journaux, à gauche mais aussi à droite, homosexuels comme hétérosexuels, l'ont défendue de façon passionnée. Certes, une telle position faisait débat. Mais certains étaient résolument convaincus que la lutte en faveur de la pédophilie était un combat politique qui valait la peine d'être mené.
    Ce livre se replonge dans les controverses de l'époque et passe à la loupe les arguments des différents protagonistes. L'auteur observe ensuite comment ces controverses s'arrêtent, la défense de la pédophilie devenant peu à peu impossible. Mais c'est en 2020, avec la publication du Consentement de Vanessa Springora, que la question pédophile subit sa dernière métamorphose. Dans le sillage du mouvement #metoo, le livre connaît un retentissement mondial et paraît faire passer la France à une ère nouvelle : celle où l'on sait prendre la parole des victimes au sérieux.
    Cet ouvrage reprend les thèmes explorés dans L'enfant interdit et se veut un condensé de ce texte rendu accessible pour le grand public.

  • Nouv.

    Cet ouvrage présente les questions posées par les relations entre l'individu et la société, à partir d'un objet particulier : l'identité individuelle. Il s'agit de montrer comment l'identité individuelle ne peut se penser en dehors de différents processus sociaux qui cadrent la façon dont les individus peuvent se définir et se présenter aux autres. Les individus ne sont-ils pas le produit des sociétés auxquelles ils appartiennent, au point que ce que l'on considère comme individuel serait avant tout social ? Dire « je » serait-il pas dire « nous » ?
    Pour le démontrer, l'ouvrage analyse cinq dimensions de la présentation de soi en société : le nom, le corps, le sexe, la langue et la profession. Il montre que ce qui paraît comme le plus singulier, le plus spécifique, voire le plus naturel et spontané de l'identité individuelle, est à comprendre comme le produit de différents cadrages ou encadrements sociaux. Par ailleurs, il souligne les jeux qui restent possibles à l'individu pour négocier son identité et la faire valoir socialement..

  • Connaître l'histoire des pensées sociologiques est une étape essentielle pour tous ceux qui souhaitent aborder cette vaste discipline qu'est la sociologie. C'est en se familiarisant avec les modèles scientifiques et les théories concurrentes que l'on peut saisir l'originalité des discours sur le social et dépasser les clivages caricaturaux ou leurs apparentes contradictions : individu vs société, autonomie des acteurs vs déterminisme des structures sociales, prétention des sociologues à l'objectivité vs reconnaissance de la subjectivité des connaissances, visée critique ou émancipatoire des pensées scientifiques vs visée pratique et utile.

    Le présent ouvrage, véritable référence depuis sa première édition, dresse le panorama des grandes pensées qui ont fondé la sociologie et des débats sur leur actualité. Il est en cela guidé par plusieurs démarches : une présentation détaillée des auteurs, des analyses et des outils qu'ils ont conçus ; un retour aux textes originaux ; une trame historique et un regroupement par familles de pensée afin de situer les principaux courants théoriques et les débats récents.

    Cette nouvelle édition a été complétée d'une présentation des principales évolutions de la sociologie au XXIe siècle.

  • L'enfant interdit : de la défense de la pédophilie à la lutte contre la pédocriminalité Nouv.

    On se souvient de mieux en mieux que la pédophilie a été considérée comme une juste cause dans les années 1970-1980. Au nom de la libération des moeurs, de grands intellectuels, de prestigieux éditeurs, des journaux renommés, à gauche mais aussi à droite, des hétérosexuels comme des homosexuels, l'ont défendue avec passion, alors même que cette idée était loin de faire l'unanimité. Ce livre nous replonge dans cette époque et passe au scalpel les arguments des différents protagonistes.
    Aujourd'hui, la pédophilie, ou ce qu'on appelle désormais la pédocriminalité, est quasi unanimement considérée comme la pire chose qu'on puisse imaginer et celle-ci suscite d'autant plus la répulsion qu'elle est toujours plus envahissante tant dans l'espace public que dans notre propre intériorité.
    /> Pourtant, les sciences sociales sont restées presque totalement muettes sur ce problème, alors même que de nombreuses questions restent sans réponse : comment certaines élites ont-elles pu tenter de légitimer la pédophilie dans ces années-là ? Comment, en quelques années, le pédocriminel est-il devenu un danger pour la société ? Pourquoi un tel retournement a-t-il été aussi rapide que radical ? Qu'est-ce qu'a changé le phénomène #MeToo ? Ce sont ces énigmes, et quelques autres, que cet ouvrage tente de résoudre.

  • Observer directement les pratiques sociales en étant présent dans la situation où elles se développent est un moyen de les reconstituer avec plus de précision qu'au travers du seul discours des acteurs, recueilli par entretien ou par questionnaire.
    Les conditions de validité scientifique de cette démarche d'enquête sont ici précisées pour répondre au risque que représenterait une connaissance trop impliquée dans la situation. L'ouvrage propose des conseils pour les différentes étapes de l'enquête, depuis le choix du terrain jusqu'au compte rendu final en passant par le mode de participation à la situation, la prise de notes, l'analyse...

  • Les études sur le genre suscitent une production scientifique de plus en plus massive et pluridisciplinaire. Cette floraison requiert une présentation claire et rigoureuse des outils forgés par les sciences humaines et sociales pour penser le(s) masculin(s) et le(s) féminin(s).
    Comment naissent les identités de genre ? Quel éclairage les sciences sociales apportent-elles sur la sexualité ? Hommes et femmes ont-ils/elles le même rapport au travail ? Leurs loisirs et leur sociabilité sont-ils identiques ? Quel rôle le genre joue-til en politique ? Les identités de genre sont-elles en crise, une « domination » masculine persiste-t-elle ?
    Intégrant les développements les plus récents et des problématiques de plus en plus débattues (violences, genre et développement, brouillage des identités de genre, etc.), cet ouvrage présente de nombreuses études de cas. Il invite à questionner des catégories bien moins « naturelles » que ne le suggère le sens commun.

  • « Il faut une science politique nouvelle à un monde tout nouveau », écrivait Alexis de Tocqueville découvrant la démocratie américaine. De considérables changements ne travaillent-ils pas aujourd'hui de la même manière le système politique français ?
    Réformes néolibérales, érosion d'un État traditionnellement « fort », recompositions des savoirs experts, fin du cumul des mandats, féminisation du champ politique, transformation de l'espace public du fait des réseaux sociaux, avènement du macronisme, recours au dispositif des primaires, formes inédites de mobilisation populaire (Nuit Debout, Gilets jaunes)... Ces phénomènes nouveaux viennent interroger les acquis routinisés de la sociologie politique classique.
    Telle est l'ambition de cette Nouvelle sociologie politique de la France qui, en articulant les outils théoriques des différentes approches sociologiques à l'actualité la plus récente, permet de saisir la singularité française et d'interroger l'avenir de notre démocratie.

  • Les méthodes qualitatives occupent une place grandissante en sciences humaines et sociales, constituant depuis leurs origines américaines un courant aussi riche que diversifié.
    Cet ouvrage, véritable manuel, permet d'appréhender aussi bien l'histoire que les enjeux épistémologiques et applications pratiques de ces méthodes dans leur diversité (analyses thématiques, à l'aide des catégories, en mode écriture...).
    Réactualisé dans cette 5e édition, il cible toute la fécondité du dénominateur commun à ces méthodes : une démarche rigoureuse de reformulation, d'explicitation ou de théorisation des données d'enquête participant de la découverte et de la construction de sens.

  • Sociologie du travail salarié Nouv.

    Le travail salarié concerne 88% des actifs de la société française. Pourtant, dans un contexte de la promotion de l'autoentrepreneuriat, des voix s'élèvent pour suggérer que le salariat serait un modèle dépassé. L'ouvrage s'attache à l'analyser dans ses différentes conditions d'exercice, en tenant compte des caractéristiques des travailleurs salariés et de leur évolution.
    Il questionne les conditions dans lesquelles le travail est mobilisé au service de l'économie, et fait le point sur les débats sur l'avenir du salariat, à la lumière des formes d'hybridation qui s'observent entre travail salarié et indépendant. Traiter conjointement des évolutions du travail et de l'emploi permet également d'aborder les transformations juridiques et conventionnelles qui encadrent le travail salarié en lien avec le renouvellement des formes d'action revendicative ainsi que les nouvelles formes de conflictualité qui s'y observe.

  • Initiation à l'entretien en sciences sociales : méthodes, applications pratiques et QCM Nouv.

    Réaliser son premier entretien n'est ni évident ni intuitif. Cet ouvrage se propose d'apporter des outils et des conseils pratiques pour mieux s'y préparer, pour faire face aux difficultés les plus fréquentes, ou pour mettre à l'aise son interlocuteur tout en réduisant son propre stress. L'ouvrage permettra également de prendre conscience de tout ce qui peut influencer le discours : la première impression, le choix des lieux, le positionnement, les intonations, la gestuelle, les mimiques faciales, le mensonge, la retenue, le silence, la mémoire et les émotions.
    Pour ce faire, le lecteur trouvera des témoignages concrets, des QCM, des extraits d'entretien, des conseils pratiques, pour prendre contact avec ses interlocuteurs, préparer un guide d'entretien, rencontrer, questionner, relancer, écouter, et mettre fin à l'entretien Véritable manuel pratique, cet ouvrage est destiné à tous les étudiants en sciences sociales et à toutes personnes souhaitant s'initier à l'entretien comme méthode de recueil de données.

  • Comment évolue le travail aujourd'hui à l'heure du numérique ? Les espaces et les temps de travail se recomposent-ils ? Les salariés sont-ils plus autonomes grâce aux outils numériques ? Comment évoluent le rôle des managers et les modes d'organisation du travail ? Les sujets d'interrogations ne manquent pas concernant les mutations du travail en lien avec la diffusion des outils numériques, qu'il s'agisse de comprendre les transformations de l'activité des cadres, les mutations de certains métiers (comme ceux, par exemple, de la vente, du secrétariat ou de la formation), ou de certaines fonctions comme la GRH, le marketing ou le travail de conception en bureau d'étude. A travers des données récentes, l'ouvrage montre l'ambivalence des effets du numérique sur les organisations et les tensions qu'elle génère en matière de travail, entre autonomie et contrôle, nouveaux collectifs et isolement, injonction à collaborer et responsabilisation individuelle.

  • Tout intervenant en sciences humaines et sociales se doit de maîtriser la technique de l'entretien : celui-ci est un outil indispensable, mais de  « prise en main » et d'utilisation réellement délicates.  Comment préparer et faire advenir cette situation paradoxale qui consiste à provoquer un discours sans énoncer les questions qui président à l'enquête ? Comment réaliser et analyser les entretiens effectués dans le cadre d'une enquête ?  Ce petit livre, devenu un classique, pose les conditions de validité de la méthode, précise les principes de son usage et propose plusieurs techniques d'analyse des discours. Il s'appuie sur de nombreux exemples de recherches sociologiques et psychologiques effectuées à partir d'entretiens.  Il s'adresse aux étudiants en sociologie et psychologie mais aussi à tous ceux qui dans leurs études mènent une enquête par entretien (ethnologie, histoire, économie, etc.).

  • En raison de sa position particulière dans l'espace scolaire et de sa dépendance aux influences sociales, politiques, culturelles, le champ de l'EPS traduit depuis 1945 et avec une sorte d'effet de loupe les tensions et les débats relatifs qui ont soutenu l'exigence générale de démocratisation. D'où l'importance particulière que revêt, pour la discipline mais aussi au-delà, le présent travail d'historiens, devenu un « classique » depuis sa première parution en 2004.
    À travers une triple analyse, institutionnelle, politique et culturelle, les auteurs du présent ouvrage précisent les facteurs qualitatifs et quantitatifs de cette démocratisation. Ils apportent une attention soutenue aux grandes problématiques : apprentissage de la citoyenneté, socialisation, égalité des chances, diffusion des savoirs.
    Le livre a été soigneusement mis à jour pour cette quatrième édition en intégrant les effets des transformations dues aux réformes et changements sociaux (Covid-19, etc.) du premier quart du XXIe siècle.

  • Comment la société construit-elle les individus ? Quels sont les processus sociaux à travers lesquels nous devenons ce que nous sommes ? C'est toute la question de la socialisation.
    Cet ouvrage en dresse un panorama d'ensemble, des écrits des fondateurs de la discipline aux recherches les plus récentes, et propose une grille d'analyse de la façon dont la société nous forme et nous transforme.
    L'auteure montre comment, au fil du cycle de vie, s'articulent les actions socialisatrices respectives de la famille (et à travers elles de la structure sociale et des rapports sociaux de sexe), des professionnels de l'éducation et des normes éducatives, de l'école, des groupes de pairs, de la vie en couple, du travail, du passage par diverses institutions ou de la participation à diverses interactions.
    Chacun pourra ainsi mieux mesurer la puissance des processus de socialisation, et leurs enjeux.

  • De tous les sociologues français du XXe siècle, Pierre Bourdieu (1930-2002) est sans doute aujourd'hui le plus connu et le plus controversé. Son oeuvre foisonnante a durablement marqué le champ intellectuel en France et dans le monde. À l'origine d'une nouvelle théorie du monde social qui s'appuie sur des concepts clés tels que l'habitus, la violence symbolique ou le champ, Pierre Bourdieu s'attache à mettre au jour la réalité des rapports sociaux pour mieux la dénoncer.
    Cet ouvrage présente trois dimensions centrales de l'oeuvre de Pierre Bourdieu : sa réflexion sur le métier de sociologue, l'élaboration de ses principaux concepts d'analyse à travers l'étude de domaines particuliers (école et culture) et enfin sa théorie de l'espace social. Dans chacun des chapitres, sont présentés des travaux d'auteurs qui ont poursuivi la réflexion de Pierre Bourdieu ou qui s'en sont inspirés.
    C'est en s'intéressant aux apports et aspects critiques de la sociologie de Pierre Bourdieu que peuvent être saisies l'importance et la nature de son influence intellectuelle aujourd'hui.

  • Cet ouvrage répond à deux questions indissociables : à quoi servent les enquêtes par questionnaire ? Comment produire de « bons chiffres » ?
    Grâce à de nombreuses enquêtes, il permet d'acquérir une double compétence : d'une part, celle de la sociologie explicative, avec la recherche des déterminants sociaux des comportements ; d'autre part, celle des règles de la formulation des questions, le choix de l'échantillon, le codage et surtout les principes de lecture des tableaux statistiques. Tous ces actes mêlent réflexion théorique sur l'objet étudié et décision empirique. Et ce sont ces allers et retours entre les deux niveaux qui forment le raisonnement sociologique.
    Réactualisé dans cette 5e édition, l'ouvrage s'adresse aux étudiants en sciences sociales, aux chargés d'études, aux travailleurs sociaux et aux cadres des collectivités locales.

  • "Accoutrement obscène et dégradant", "négation de soi", "atteinte à la dignité humaine", "emblème du statut inférieur de la femme en islam", "symbole d'oppression", le niqab s'est vu dénoncé par des intellectuels, journalistes ou politiciens français en prologue à son interdiction par la loi votée le 11 octobre 2010.
    Un certain nombre de personnes dans notre société ont exprimé leur répulsion pour ces "fantômes en noir", Batman et autres Belphégor, allant jusqu'à les insulter sans avoir eu le moindre contact verbal avec ces femmes. Mais qui se cache derrière ce tissu voué aux gémonies?
    La sociologue Agnès De Féo met à profit ses dix ans d'enquête sur les usagères du niqab en France pour nous permettre de découvrir leurs motivations profondes, loin des clichés réducteurs que leur opposent leurs détracteurs. Certaines se sont radicalisées en rejoignant la Syrie ou l'Irak, d'autres ont abandonné le niqab et jusqu'à la pratique de l'islam Ce livre, préfacé par Olivier Roy, politologue spécialiste de l'islam, transcende les apparences et nous offre une plongée dans l'intimité insoupçonnée de celles qui ont fait trembler la République.

  • La sociologie de la culture, tout comme les définitions même du mot culture, est l'objet de débats et de polémiques passionnantes et souvent passionnées.
    Le but de cet ouvrage est de resituer les travaux - théoriques et empiriques - dans la dynamique de ce champ de recherches vaste et varié. Derrière des oppositions entre « des écoles » ou des auteurs, des méthodes ou des façons d'aborder la culture, peuvent être dégagés des points de rencontre et des complémentarités. Par ailleurs, les débats les plus actuels, soulevés par les (r)évolutions liées au numérique, l'importance prise par les études de genre, et l'émergence de nouveaux publics (les enfants, les fans), sont abordés, à la fois à travers les nouveaux terrains qu'ils font surgir, mais également par les questions méthodologiques qu'ils posent aux sociologues.

  • Cet ouvrage répond avec clarté et rigueur aux questions majeures que se posent tout concepteur d'enquête par questionnaire et toute personne souhaitant analyser statistiquement des données : qu'est-ce qu'un échantillon représentatif, un pourcentage significatif et une « bonne estimation » ? Comment recoder des variables et concevoir des indicateurs ? Comment analyser leurs relations, avec quelles méthodes ? Comment interpréter des résultats ?
    Sans recours inutile au formalisme mathématique, il expose les principes des raisonnements statistiques en sociologie. Les présentations des méthodes et notions sont accompagnées d'exemples concrets, issus de vraies enquêtes.
    Tous les éléments sont fournis pour comprendre, analyser et produire des données, que ce soit en sociologie ou dans les domaines des études, du marketing, des sondages d'opinion ou des enquêtes de comportement.
    L'ouvrage, actualisé dans cette 5e édition, répond aux besoins bien identifiés des étudiants, enseignants comme des chargés d'études.

  • Le concept de genre recouvre un corpus incluant d'autres concepts qui l'ont précédé, tels que « rapports sociaux de sexe » ou « domination masculine ». L'objectif de ce manuel est de mieux cerner la polysémie du genre et d'introduire aux recherches prolifiques qui sont rassemblées sous sa bannière.
    Tous les travaux de la sociologie du genre ont en commun une problématique : la construction sociale de la différence hiérarchisée des sexes et/ou des sexualités ; une histoire, commencée dans les années 1970, ancrée dans une critique féministe de la sociologie de l'époque qui voyait dans la classe sociale le seul clivage pertinent pour analyser les relations sociales ; une ambition : faire la preuve de la transversalité des rapports de sexe et de sexualité dans le monde social, et convaincre de la nécessité de leur prise en compte dans l'élaboration de n'importe quel objet sociologique.

  • Ce manuel présente de façon concrète les différentes étapes permettant de mener à bien un entretien compréhensif et d'élaborer un cadre d'interprétation. La démarche consiste à s'appuyer sur les catégories de pensée des informateurs, tant pour conduire les entretiens de façon efficace que pour formuler des hypothèses. Elle peut s'appliquer au-delà de l'entretien en face à face, dans les nouveaux espaces d'enquête offerts par Internet.  Jusqu'où et comment est-il possible de théoriser en partant du terrain ?  Cette 4e édition expose les apports les plus récents sur cette question cruciale.   

  • L'ouvrage montre de manière très concrète  comment «  faire discipline  » dans la classe et par là même prévenir et gérer les problèmes de violence et de harcèlement entre élèves ou vis-à-vis de l'enseignant.
    Cet ouvrage s'appuie sur des expériences de terrain récentes, menées à la fois en milieu banal mais aussi et surtout dans les établissements et écoles des sites de l'éducation prioritaire en France. Ces expériences impliquent diverses solutions  : la pédagogie coopérative, la discipline positive, la justice réparatrice, la communication non violente, la communication avec les parents. Il  évoque aussi les possibilités d'entraide dans un établissement scolaire.
    Ce livre sera d'un recours précieux  aux enseignants  en exercice et en formation,  peu préparés à  affronter ces problèmes de discipline ainsi qu'aux  formateurs d'enseignants.

  • Ce manuel propose un apprentissage guidé pour être en mesure de réaliser une enquête, par questionnaires et entretiens de qualité, dans le cadre des études en sciences sociales. Avec cet ouvrage à la fois complet et accessible, vous avancerez pas à pas dans l'enquête, en apprenant successivement à :
    - choisir une stratégie et définir les contenus ;
    - élaborer les questions d'entretien ou de questionnaire ;
    - tirer parti des données recueillies.
    Les exposés de chaque chapitre présentent sans simplification abusive, mais aussi sans sophistication inutile, la méthode de l'enquête. Ils sont immédiatement suivis d'exercices d'application concrètes de niveaux de difficulté variée, avec leurs corrigés détaillés permettant de s'approprier la méthode, d'acquérir des savoir-faire, de réfléchir sur ses pratiques et de disposer de modèles utilisables.

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