Presses De L'universite De Laval

  • Cet ouvrage décrit comment les marchands, planteurs et autres élites des siècles modernes sont parvenus, avec succès, à exploiter un flux énorme de substances psychoactives.
    Nous vivons dans un monde environné de toutes parts par les drogues, licites ou non, douces ou dures, utilisées à des fins médicales ou récréatives.
    En présentant une synthèse de la circulation des drogues à l'échelle planétaire et de leurs conséquences sur les civilisations, ce livre montre aussi comment ce flux de ressources psychoactives a pu être exploité avec succès. Il révèle aussi pourquoi, en dépit des énormes profits et revenus provenant des taxes, les gouvernements ont fini par changer leur fusil d'épaule en restreignant ou en prohibant certaines de ces drogues... mais pas toutes.
    /> « Ce livre offre un compte rendu fascinant, divertissant et perspicace de la façon dont la politique, le profit et le plaisir ont façonné les attitudes contemporaines à l'égard des substances psychoactives.» - Jack H. Mendelson, Science

  • Cet ouvrage collectif est inspiré des réflexions et analyses qui ont été partagées lors de l'Université féministe d'été tenue sous le thème « Femmes, violences, politiques et résistances ». L'actualité nous rappelle fréquemment que les violences envers les femmes font partie du quotidien ; les dénonciations de harcèlement et d'agressions, notamment dans la foulée du mouvement #metoo, en constituent une preuve. Malgré les efforts déployés au cours des dernières décennies, les violences faites aux femmes et les violences genrées demeurent un enjeu prioritaire au coeur des réflexions et des mobilisations féministes. Visant à mettre en valeur la richesse des expertises et des points de vue, cet ouvrage présente le travail de chercheuses féministes issues de diverses disciplines, qui se sont intéressées à des contextes comme les milieux de travail à prédominance masculine ou féminine, l'éducation au primaire et à l'université, les mobilisations et les résistances pour les droits des femmes et contre les violences.

  • Comment expliquer cet engouement pour la figure du mortvivant ? On retrouve les zombis dans des annonces publicitaires, dans des ouvrages didactiques et dans l'espace public.
    Le zombie contemporain, mort-vivant mangeur de chair humaine, apparaît dans un grand nombre de productions esthétiques depuis le début des années 2000, contaminant une variété de supports (du livre au film, du jeu vidéo à la série télévisée) et différents genres, à commencer par celui de l'horreur.

  • Le XXIe siècle a débuté, dans bon nombre de pays, avec des progrès législatifs conséquents pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexes (LGBTI). Le mariage pour tous, l'ouverture à l'adoption pour les couples de même sexe, des lois réprimant les discriminations liées aux identités de genre et aux orientations sexuelles... autant de dispositions qui s'appliquent dans de nombreux pays de l'hémisphère Nord et quelques pays du Sud, même si quelques-uns, ici ou là, y voient encore une perversion de l'Occident et considèrent toujours les personnes LGBTI comme de dangereux délinquants, des malades chroniques, des pécheurs sans remords.
    Les jeunes « sont » le monde d'aujourd'hui et, à ce titre, le façonnent. Les jeunes LGBTI sont donc une partie de ce monde et de ses artisans. Mais ils investissent également d'autres mondes, à la marge, plus ouverts à leurs identités. Ils investissent des « lieux autres », réels et imaginaires, où ils peuvent enfin exister, être reconnus et, lorsqu'ils ont été symboliquement mis à mort, renaître. Il peut y avoir des passages d'un monde à l'autre, mais il peut aussi y avoir des frontières infranchissables, des murs de la honte. Le risque, c'est que ces deux mondes soient tellement étrangers l'un à l'autre et deviennent tellement inconciliables qu'aucun échange ni aucun partage ne puisse advenir.
    Cette enquête auprès des jeunes LGBTI plaide pour un métissage des cultures, pour une ode à la diversité, pour une attention distinctive à toutes les existences.

  • Pourquoi les personnes LGBT sont-elles plus à risque de subir des violences sexuelles ? Comment réagissent-elles à ces agressions ? Quels sont leurs besoins ? Et quelle aide leur est alors offerte ? À partir d'une recherche menée d'une part auprès de victimes relatant leurs expériences, en particulier quand elles ont cherché du soutien, et d'autre part auprès d'organismes d'aide aux victimes, les auteurs font le constant suivant : le sexe, le genre et l'orientation sexuelle des gens font parfois en sorte qu'ils ne reçoivent pas l'attention ou les services requis. Sont par conséquent proposées des solutions imaginatives, tablant sur une collaboration accrue entre organismes LGBT et organismes d'aide aux victimes.

  • Dans cet ouvrage révolutionnaire, Peter C. Gøtzsche lève le voile sur les comportements frauduleux de l'industrie pharmaceutique dans les domaines de la recherche et de la commercialisation et sur son mépris moralement répugnant pour la vie humaine. L'auteur établit des rapprochements convaincants entre l'industrie pharmaceutique et l'industrie du tabac et révèle l'extraordinaire vérité derrière les efforts déployés pour semer la confusion et détourner l'attention du public et des politiciens.

  • Montrant que le temps de grandes concertations internationales est certainement venu pour sauver un patrimoine commun, le texte passe en revue les réactions des États envers le cyberterrorisme pour couper le réseau aux terroristes... Le but du terrorisme est de semer le trouble, d'exercer du chantage, de provoquer le chaos. Il passe par deux vecteurs, l'un humain, l'autre technologique. Les terroristes agissent sur les hommes en suscitant la peur ou en étant prosélytes. Ils agissent par Internet, soit en laissant planer des doutes sur la sécurité et la sûreté des installations stratégiques, soit en provoquant la dépendance par des méthodes sectaires. Ainsi, les machines auraient un pouvoir sur les hommes, les uns seraient convertis, les autres terrorisés. Pour sortir du chaos et rétablir un ordre, passer les relais après l'état d'urgence, il faut se garder des dérives totalitaires qui seraient des leurres pires finalement que le mal. Le présent essai est un appel citoyen qui est fait aux familles qui doivent prendre conscience de la menace jusque dans les recoins les plus éloignés de la République et agir sur l'éducation des enfants. Le texte s'adresse également aux éducateurs qui ont en charge les plus exposés. Enfin, il invite à propager l'esprit de résistance, tout comme les terroristes propagent l'esprit de peur.
    Il porte une profession de foi dans cette « génération Y » qui saura serrer les rangs et former les bataillons numériques pour que le monde libre soit encore libre demain.

  • Ce livre dresse un portait pénétrant de la complexité des valeurs, des attitudes et des croyances relatives au travail de la population active québécoise. Issu d´une vaste enquête auprès d´un millier de travailleurs québécois, il montre que si le travail est toujours une valeur importante, la réalisation de soi et la quête d´équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle sont des aspirations de plus en plus partagées par les individus. Assiste-t-on à l´émergence d´un nouveau monde du travail ?

  • Le travail, est-ce encore la santé ? Ou faut-il perdre sa vie à la gagner ? Les réalités d'aujourd'hui offrent de troublantes réponses à ces vieux adages : dépression, épuisement professionnel, détresse psychologique et absences pour maladie témoignent d'une crise dans la relation entre la personne et son travail.
    Encore faut-il la reconnaître et accepter d'en partager la responsabilité. Cet ouvrage s'adresse particulièrement aux gestionnaires et aux étudiants en GRH qui sont préoccupés par l'évolution récente de l'organisation du travail et par le fait que certaines exigences des employeurs dépassent les capacités d'adaptation des personnes. Il signale aussi les impacts d'une dérive dans le fonctionnement des organisations et dans la structuration des rapports sociaux.
    Bien sûr, il reste toujours de bons milieux de travail et des employeurs renommés pour les qualités humaines de leur gestion. Mais les forces qui gouvernent présentement les marchés contribuent plutôt à la consolidation de pratiques de gestion nocives pour les travailleurs qui les subissent. Un équilibre a été rompu et les coûts humains et financiers de cette rupture sollicitent l'attention des acteurs sociaux.
    Il devient urgent d'agir autrement.

  • L'ampleur des moyens utilisés par les institutions mandatées pour la prévention de la maladie et la promotion de la santé n'est pas sans soulever de multiples enjeux éthiques.
    Les valeurs favorisant le bien-être et le bien commun, la bienfaisance ou l'utilité, au nom desquelles sont mises en oeuvre des interventions pour encourager de saines habitudes de vie, sont susceptibles d'entrer en conflit avec celles associées au respect de l'autonomie du citoyen, à la liberté de choix ou à la non-malfaisance. Éthique et santé publique présente aux scientifiques sociaux, aux éthiciens, mais surtout aux professionnels de la santé publique, un portrait d'ensemble des principaux enjeux éthiques qui découlent des potentielles dérives paternalistes, du mirage des certitudes épidémiologiques et de la raison instrumentale.
    Les valeurs en jeu à travers la communication du risque, la répartition du fardeau des interventions et de la recherche, l'étiquetage social des populations ciblées ou la moralisation des comportements à risque sont ici au coeur du sujet. Cet ouvrage propose un modèle d'analyse de ces enjeux fondé sur l'arbitrage d'une liste de valeurs phares présentées comme autant de balises définissant les justifications et les limites des interventions.
    Ce travail d'arbitrage devrait donc s'inscrire dans une éthique de la discussion ouverte à l'ensemble des acteurs sociaux concernés.

  • Cet ouvrage recontextualise une oeuvre classique dans un des champs d'interrogation sociopolitique et scientifique actuellement les plus importants.
    Il offre une synthèse de l'apport théorique de Max Weber dans le domaine des relations ethniques. L'analyse s'attarde sur trois notions en particulier : race, groupe ethnique et nation, toutes trois discutées à la fois dans leur contexte historique et comme concepts clefs de la recherche contemporaine. La deuxième partie de l'ouvrage présente la traduction française d'un débat qui a eu lieu entre Max Weber et ses collègues sur l'objet de la sociologie et les théories raciales et eugénistes dans le cadre du premier Congrès de la Société allemande de sociologie en 1910.

  • Les voix qui se font entendre dans ce volume sont celles de femmes latino-américaines (Mexique, Guatemala et Pérou) qui, pour des raisons socioéconomiques ou politiques, n'ont pas hésité à partir ailleurs pour s'en sortir, laissant derrière elles tous leurs repères. Leur récit est un continuel va-et-vient entre leur présent et leur passé, une sorte de bilan où chaque événement est soumis à une évaluation. La distance qu'elles prennent par rapport au trauma vécu leur permet de donner un sens à ces événements et d'en tirer toute leur force, faisant preuve d'une réelle capacité de résilience. Le rôle joué par le médiateur auprès de ces sujets narrants rappelle la relation binaire existant entre le psychanalyste et son patient : dans les deux cas un pacte de confiance s'établit et l'un écoute ce que l'autre a à lui révéler. Comme le thérapeute, le médiateur peut observer les effets positifs du travail de la mémoire sur l'estime de soi du sujet narrant. Ces femmes ont accompli des tours de force dans leur parcours de vie et particulièrement pendant et après leur démarche pour obtenir leur statut d'immigrantes. Elles n'avaient pas le choix, c'était comme le dit l'expression populaire : "Marche ou crève", et bien sûr elles ont choisi de marcher, marcher, marcher...

  • Cet ouvrage s'interroge sur ce que devrait faire la communauté internationale lorsqu'un Etat n'assure plus la fonction de protection qui est la sienne, mais qu'il use et abuse au contraire de son pouvoir, se retourne contre sa propre population et utilise les moyens dont il dispose pour fomenter, inciter ou encore laisser perpétrer une violation massive et systématique des droits de l'homme. Le concept de responsabilité de protéger qui s'impose depuis quelques années sur la scène internationale met en lumière que s'il est incapable d'assurer cette protection, l'Etat perd ce qui fonde sa légitimité dans le monde moderne et ouvre la porte à la responsabilité subsidiaire de la communauté internationale qui pourrait justifier d'employer la force armée pour protéger une population en péril.

  • Quand on évoque les arts martiaux, il existe un lieu commun où se retrouvent néophytes et initiés. Il s'agit d'une référence accessible à tous que l'on nomme, à tort ou à raison, la culture populaire. Chacun se forge une image plus ou moins précise, plus ou moins idéalisée, et s'appuie sur des références contenues dans des films, des bandes dessinées, des vidéos sur Internet, des séries et des émissions télévisées ou des compétitions sportives. La compréhension d'un ensemble aussi vaste et complexe que la diversité des disciplines martiales relève de l'imaginaire, porteur de bien des idéologies qui ont fait évoluer les civilisations, notamment l'idéal du guerrier toujours gravé dans le coeur et l'âme des gens de notre époque. Dans les récits mythiques, les livres et les films, la puissance redoutable du héros émerge des profondeurs de son inconscient, combinant ses valeurs les plus nobles et son ressentiment le plus sombre, et s'exprime souvent par les techniques des arts martiaux. Nos sociétés sont indubitablement traversées par un imaginaire des arts martiaux dont tous les membres sont dépositaires. Cet ouvrage réunit des chercheurs qui ont en commun l'avancement des connaissances sur la thématique des arts martiaux par le moyen des sciences sociales.

  • Les métiers relationnels, définis comme une activité transdisciplinaire d'aide ou d'accompagnement de personnes en situation de vulnérabilité, subissent de profondes mutations politiques et organisationnelles, tout autant qu'identitaires et de sens, dans les milieux sociosanitaires et de l'éducation. Cette reconfiguration structurelle et symbolique de l'aide à autrui impulse à la fois de nouvelles conduites dans leur pratique et des épreuves inédites du travail.

    Même si plusieurs recherches ont souligné le rôle de premier plan que jouent ces métiers dans la régulation et le rétablissement des subjectivités, peu ont examiné les logiques du métier. Aussi une attention particulière est-elle accordée dans cet ouvrage à la question du sens qu'ils prêtent eux-mêmes à leur activité, dans le contexte contemporain où le travail ne peut plus faire fi de la subjectivité de ses acteurs. De ce point de vue, la grammaire pratique et discursive des métiers relationnels met en relief l'émergence et la cristallisation de nouvelles « règles sociales » du travail avec autrui.

  • L'objectif premier de ce livre est d'être utile à l'intervention auprès des hommes. Il s'adresse tout particulièrement aux milieux de pratique, mais également à ceux et celles désirant mieux connaître les réalités masculines afin de mieux intervenir auprès des hommes. C'est l'expertise d'AutonHommie, acquise depuis plus de trois décennies auprès d'hommes en difficulté, qui constitue le socle de l'ouvrage. Une convergence importante des résultats de recherches récentes sur les hommes québécois en matière de santé et de bien-être, et leur rapport aux services, et l'expérience de l'intervention à AutonHommie, est mise en évidence. Plus spécifiquement, le livre rend compte des principes et des valeurs d'intervention promus par AutonHommie. Il présente également des protocoles et des guides d'interventions décrivant les règles de pratique en matière d'intervention individuelle et de groupe. Enfin, l'ouvrage s'inscrit dans une perspective de transfert des connaissances visant à rapprocher les services des hommes.

  • Les situations de la diversité en milieu de travail varient selon les pays et les régions. Nombre de facteurs expriment la variabilité de ces situations : faut-il désormais parler de diversités au pluriel? Des thèmes que l'on croyait enfouis, maintenant en résurgence (religion, esclavage), entraînent des clivages catégoriels insoupçonnés. Malgré cette hétérogénéité, surgit un intérêt convergent pour les personnes en périphérie du marché du travail - sans exclure l'apport central des gens qui l'occupent. Il ressort de cette quête de compréhension l'attente d'une démarche inclusive de la part d'acteurs du marché du travail : employeurs et État. Voilà l'intérêt fondamental de cet ouvrage. Ces diversités ont fait l'objet de réflexions approfondies à l'occasion des 13 e Rencontres internationales de la diversité (RID), tenues en octobre 2017 à l'Université Laval, à Québec. L'ouvrage regroupe une sélection de contributions présentées lors des Rencontres, aussi diverses dans leur contenu que dans leur provenance de terrains et d'auteurs.

  • "Racines de l'empathie repose sur une solide connaissance scientifique de la condition humaine. Mais, au-delà, le programme nous apprend à développer et à promouvoir l'attachement, la littératie affective, la communication authentique et l'intégration sociale. Il montre que l'on peut offrir à tous les enfants, même les plus difficiles, une expérience qui va littéralement changer leur vie en leur révélant le sens de la condition humaine dans un monde de diversité - un monde très dur, en fait." Extrait de la préface de Michael Fullan, professeur émérite, Institut d'études pédagogiques de l'Ontario, Université de Toronto.

  • La dépendance aux réseaux sociaux, aux jeux en ligne ou à lacybersexualité est-elle comparable à la dépendance aux drogues ? Ces dernières années, médecins, psychologues et criminologues ont mis au point des approches et des outils nouveaux pour caractériser les signes et les « symptômes » de la dépendance à Internet. Le diagnostic engage le mode de traitement des dépendances. Jacques- Louis Colombani, avocat et chercheur, nous éclaire ici sur les « causes complexes » des comportements de cyberdépendance, des pratiques de déviance jusqu'au passage au franchissement de l'interdit pénal. Quelles sont les voies à suivre pour les politiques publiques de prévention ? Soigner ou réprimer ?
    Le présent essai est conçu comme une sorte d'antivirus pour « vacciner les consciences ». Les États occidentaux tentent aujourd'hui d'apporter des réponses compatibles avec le respect des valeurs de la démocratie et des libertés publiques. Une solution majeure évidente passe, en démocratie, par l'éducation.

  • Contrairement à ce que laisse croire l'adage, ce ne sont pas tant les voyages qui forment la jeunesse, mais bien les relations.
    Ce sont elles qui fournissent, jour après jour, rencontre après rencontre, autant d'occasions d'explorer, de découvrir et de s'affirmer. Depuis que la jeunesse existe, s'insérer socialement, pour les jeunes, c'est d'abord et avant tout s'insérer dans des cercles d'amis, négocier son admission et sa contribution, trouver sa place. La découverte de soi, l'exploration des multiples facettes - professionnelle, sexuelle, ludique.- de son identité en construction, passe par le rapport aux autres.
    Alors qu'on sait que c'est précisément au début de l'âge adulte que les relations sont les plus nombreuses et les plus changeantes, peu d'ouvrages ont jusqu'ici proposé une lecture centrée sur ce thème pourtant au coeur de l'" être jeune ". Pendant l'enfance, les relations se nouent principalement dans l'espace de proximité, la famille, le voisinage, l'école primaire du quartier. Le passage à l'école secondaire élargit l'espace des rencontres nouvelles, comme le feront aussi bientôt les petits boulots.
    Les nouveaux amis fournissent à leur tour l'occasion d'entrer dans de nouveaux cercles de relations sociales, tout comme la mise en couple et le développement de nouvelles activités de loisir. Les relations interpersonnelles ont toutes leur propre histoire. Si elles évoluent au fil de la vie, on peut se demander ce que celles des jeunes ont de particulier. Les travaux de recherche sur lesquels s'appuient les textes proposés dans cet ouvrage sont basés sur des enquêtes quantitatives, des enquêtes par entrevues auprès de groupes ciblés, ainsi que sur des observations fines, offrant ainsi à la réflexion des dynamiques larges, des problématiques spécifiques et des microrituels que s'inventent eux-mêmes les jeunes au sein de leurs groupes d'appartenance.
    L'intensification de la sociabilité dans le passage à l'âge adulte, le maintien de différences entre les hommes et les femmes dans la dynamique de leurs relations interpersonnelles, l'importance de l'exploration identitaire et la fréquentation d'espaces diversifiés, tant du point de vue social que géographique, se combinent pour rendre les relations des jeunes particulièrement sensibles aux imprévisibilités de la vie.

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