Mots du libraire

  • Le serpent de l'essex

    Sarah Perry

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    Un très grand Serpent

    Un des meilleurs livres parus de Janvier 2018

    Danielle et Hélène

  • Abraham et fils

    Martin Winckler

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    Les Temps Modernes vous conseille

    L'histoire se passe à Pithiviers, à Montargis, Beaune la Rolande, Orléans...

  • Le chevalier de Maison-Rouge

    Alexandre Dumas

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    Les Temps Modernes vous conseille

    de lire aussi "Aurai-je sauvé Geneviève Dixmer ?" de Pierre Bayard.

  • Un an après

    Anne Wiazemsky

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    Les Temps Modernes vous conseille

    C’est avec la même élégance distanciée qu’Anne Wiazemsky reprend sa réécriture d’elle jeune femme. Elle est désormais mariée avec Godard, quand survient 68. Tout semble toujours aussi étranger aux yeux d’Anne, plus avide d’amitiés qu’intéressée par la rhétorique intellectuelle d’alors. D’ailleurs le tourbillon des évènements cesse vite et l’après-fête est triste…Godard veut casser son cinéma, prisonnier du verbe, prisonnier de sa jalousie aussi. Anne et Jean-Luc, c’est bientôt fini, Anne Wiazemsky peut alors cesser de remonter le temps, celui où elle fut un témoin privilégié. rédigé par Nicolas Trigeassou , 22 janvier

  • Amusements de mécanique

    Suzanne Doppelt

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  • Le Garçon Cousu

    Liliane Giraudon

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    Les Temps Modernes vous conseille

    Le corps (Nicolas Maury) dit qu’il vient des livres lus. Il tient à jour leur liste. Elle dit : Donnez moi la liste. Il accepte. Le Garçon Cousu est un monologue écrit par Liliane Giraudon pour Nicolas Maury, et mis en scène par Robert Cantarella. La première eut lieu à la Maison de la Poésie. La place coûtait 15 euros en plein tarif et 10 euros pour les adhérents. Nicolas Maury avance dans la travail de scène par sauts d’intensité variable, ce qui le fait se retourner sur une décision tout en ne la contredisant pas. Ce qui passe par lui est une charge d’énergie qui se condense provisoirement à cause d’une polarité avec une matière, un espace, un sens, une attitude d’une des partenaires de scène. Je peux ne pas saisir les variations, je sais que je dois me retrouver à un moment donné, mais imprévisible, sur le chemin de l’intensité quand elle va se déclencher et vibrer, ou plus simplement inventer. Ce qui s’invente alors est une forme. Par exemple Nicolas demande un autre espace pour créer un rapport avec la surface, l’odeur, la matière, la sensualité d’un plastique et ainsi se permettre une invention dans l’interprétation. Il se retourne et constate un blanc entre deux accessoires, et il s’agit bien d’un blanc c’est-à-dire d’une potentialité d’écriture. Il propose (comme une fissure dans la certitude précédente) de modifier une expression du corps et donc de la voix. Pourquoi ce qui est simplement une idée de scène venue depuis l’interprête est particulièrement singulière en ce qui le concerne? Tous les acteurs sont aussi des sismographes de la présence et sont à même de formuler une intuition de plateau, une invention. Tous je ne sais pas, mais Nicolas Maury va plus vite avec la délicatesse d’un chat. L’intensité le traverse et ne peut pas se contenter d’être pur trajet, elle le fait se déplacer sur lui même et j’assiste à un bouillonement de son être, à une sorte d’électrification qui saute le pas du sens ou de la logique pour accéder à la micro-création d’un présent. Travail d’acteur. Je ne sais pas exactement ce que le terme de grand acteur ou actrice recouvre mais je sais ce qu’un acteur qui laisse agir les intensités aux instants de la recherche est capable de ne pas fermer une idée/théâtre ou une sensation/message. En le regardant faire et défaire les mouvements de sens pendant la répétition je sais que j’aime la mise en scène avec Nicolas Maury. Robert Cantarella http://robert-cantarella.tumblr.com/post/72755883543/115

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